XXX dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 22 octobre 2019

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

XXX dimanche du temps ordinaire de l'année C.jpg 330

En ce temps-là, à ceux qui étaient convaincus que c’était juste et méprisaient les autres, Jésus dit la parabole suivante : « Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était un pharisien, et l’autre, un public (c.-à-d., un percepteur d’impôt). Le pharisien se leva et pria en lui-même : « Mon Dieu, je te remercie, car je ne suis pas comme les autres hommes. -Ils sont des voleurs, injustes, adultérins, ou comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je paie un dixième de ce que je gagne. Le publicain, par contre, était à distance et n’avait même pas le courage de regarder le ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, montre-toi au pécheur que je suis !  Je vous le déclare : quand il est rentré dans sa maison, c’était lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Celui qui se lèvera sera abaissé ; celui qui se lèvera sera élevé. (Lc 18,9-14).

Homélie

Plus un être est déficient, endommagé, malade,  défiguré… plus Dieu l’aime. Plus un être peut mériter le mépris, plus il a besoin d’être aimé d’un amour libre. Le vrai Dieu, le seul Jésus révélé, est le Dieu des perdus, des rejetés, des condamnés, des marginalisés, des indifférents. Mépriser ! Comment Dieu aurait-il pu mépriser l’une de ses créatures ?

« Le Seigneur ne fait aucune différence entre les hommes. Il ne désavantage pas les pauvres. Il écoute la prière des opprimés, il ne méprise pas la supplication de l’orphelin, ni les plaintes répétées de la veuve » (Si 35, 16-17) C’est une certitude : le cri des hommes est toujours entendu par Dieu. Dieu écoute et accueille celui qui le sert de tout son cœur.

L’amour le plus pur et le plus gratuit va à l’être qui en a le plus besoin… et qui, à tout le moins, ne peut pas rendre l’amour. Dieu, en tout cas, est ainsi. Amour sans calcul et sans retour. L’amour absolu.  Jésus a dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus de leur justice et méprisaient tous les autres. Un pharisien et un publicain sont tous deux allés au Temple pour prier. (Lc 18,9-10)

Le pharisien a vraiment prié et sa prière peut être considérée comme humble : il est conscient de sa justice, mais il sait que c’est un don de Dieu. Il remercie Dieu pour la grâce qu’il a reçue d’être un homme juste : « Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, je jeûne deux fois par semaine et je verse un dixième de ce que je gagne.  «  (Lc 18,11-12)

Son attitude n’est pas très différente de celle de Paul dans sa lettre à Timothée : « J’ai livré le bon combat, je suis à la fin de ma course, j’ai gardé ma foi… » (2 Tm 4,7) Quant au publicain, il n’osa même pas regarder au ciel. Il dit simplement : « Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !  » (Lc 18,13b)

Il est certain que personne dans notre assemblée ne se reconnaît dans ce pharisien prétentieux et méprisant : les pharisiens sont toujours les autres. Il est également difficile de se reconnaître dans ce publicain qui appartient à la catégorie des pécheurs publics. Pourtant, si nous avons l’humilité de nous laisser interpeller par la parole de Jésus, nous pourrions peut-être découvrir qu’il y a en nous un pharisien qui s’ignore et aussi un publicain qui pourrait vraiment se reconnaître comme tel.

Devant Dieu, nous sommes tous au même point : pécheurs, incapables de nous sauver, nous devons nous confier à l’amour du Christ. Quelle est notre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ? Notre foi, notre charité, nos efforts sont-ils pour nous des raisons de fierté ? Sommes-nous heureux avec nous-mêmes, au lieu d’être heureux avec Dieu ?

Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis juste une parole et je serai guéri. Croyons-nous parfois que nous ne sommes pas vraiment dignes et croyons-nous que Jésus seul nous sauve avec une parole de pardon ?  » Le Seigneur écoute les personnes qui l’appellent : Il les libère de toute angoisse. Il est proche du cœur brisé, sauvant l’esprit inconsolable  » (Ps 33, 18-19). Partageons avec les personnes que nous rencontrerons cette certitude que nous sommes tous écoutés et aimés de Dieu, attentifs à toutes nos demandes.

En conclusion  Rappelons-nous que tout pardon vient de Dieu. Lui seul peut justifier, arranger les choses. Il suffit que l’homme se reconnaisse lui-même comme pécheur. Par-dessus tout, il nous suffit de croire que la miséricorde de Dieu est disproportionnée par rapport à notre misère. Amen.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Dans cette parabole, Jésus nous met en présence de ces deux hommes dont les dispositions morales sont totalement aux deux pôles extrêmes de la vie religieuse, et leur fait exprimer clairement leurs pensées. Le pharisien est un homme pieux et honnête qui respecte la loi juive et la met en pratique : il est en matière de religion pour une stricte observance qui pratique encore plus que la loi l’exige. Il est venu au Temple pour rendre grâce à Dieu, d’abord pour le mal qu’il ne fait pas, puis pour tout le bien qu’il fait.

« Il priait pour lui-même. « (v   sa pensée, s’arrêtant complaisamment sur lui-même, ne s’éleva pas vers Dieu. Dans son examen de conscience, il prend comme mesure, non pas la loi de Dieu, mais d’autres hommes (v 11b) ; et ces hommes, exagèrent leurs vices au point de les calomnier (voleurs, injustes, adultères…), car ils ne sont pas tous comme il les décrit. Enfin, son dernier mot trahit un profond mépris pour le public.

La prière du Pharisien et celle du publicain

La prière du Pharisien et celle du publicain

Dans sa prière, le pharisien rappela à Dieu qu’il jeûnait deux fois par semaine et qu’il donnait un dixième de ce qu’il gagnait au Temple. Jeûner deux fois par semaine (lundi et jeudi), et donner une dîme de tous ses revenus, était le devoir de tout Israélite. Peut-être auriez-vous voulu que Dieu le félicita pour son attitude ?

Quant au publicain, il appartenait à la catégorie des pécheurs publics. Tout chez cet homme montra sa repentance la plus profonde pour ses péchés, son attitude et ses paroles : il était à distance du sanctuaire ; il n’osait même pas lever les yeux vers le ciel, de peur d’y rencontrer son juge ; il se frappait la poitrine, en signe de douleur profonde.

Sa prière fut une humble confession et une supplication ardente. Il n’eut pas beaucoup de mots, ce fut un cri du cœur. D’un côté, un homme plein de lui-même et de ses mérites (le pharisien) qui crut que Dieu lui dut le féliciter, et de l’autre, un homme (le publicain) qui connaissait sa misère morale et qui sut qu’il pourrait être pardonné : il compta humblement sur Dieu pour être sauvé ; il eut pleine confiance et espéra  bénéficier de la grâce de Dieu. Il savait que Dieu aime librement !

Devant Dieu, nous sommes tous au même point de ce publicain. Pécheurs, nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes ! Nous devons nous confier à l’amour du Christ.

* Quelle est votre attitude dans la prière : celle du pharisien ou celle du publicain ?

* Pensez-vous que seul Jésus peut vous sauver avec une parole de pardon ? (Sacrement de la Réconciliation)

Où êtes-vous avec l’amour de Dieu et de vos frères et sœurs ? 

Liens externes

◊   Liturgie : cliquez ici pour lire l’article → Trentième dimanche ordinaire, année C

◊  Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → La parabole du Pharisien et du publicain - Lc 18 (9-14)

Le pharisien et le publicain en nous / Christian Beaulieu

Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS