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Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux

Posté par diaconos le 2 octobre 2019

Mercredi 03 octobre 2019

Soyez attentifs, veillez à ne pas mépriser les hommes simples, pauvres ou faibles. Pour moi, je les tiens en très grande estime, à tel point que, pour les garder de tout mal, j'ai mis à leur service mes anges. Et quels anges ! N'allez pas croire qu'on puisse les comparer à des marmitons qui travailleraient dans ma cuisine. Non, ils sont les égaux des officiers de mon propre palais, car « ils voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux »...

Soyez attentifs, veillez à ne pas mépriser les hommes simples, pauvres ou faibles. Pour moi, je les tiens en très grande estime, à tel point que, pour les garder de tout mal, j’ai mis à leur service mes anges. Et quels anges ! N’allez pas croire qu’on puisse les comparer à des marmitons qui travailleraient dans ma cuisine. Non, ils sont les égaux des officiers de mon propre palais, car ils voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux .

Source de l’image : st-michel-archange.over-blog.fr

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : «Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ?» Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : « «Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.» Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. (Mt 18, 1-5.10)

Homélie

Des gens présentèrent à Jésus des enfants pour qu’il posa la main sur eux. Jésus les accueillit  et les bénit  (Mt 19, 13-15 ; Lc 18, 15-17; Mc 10, 13-16). La  bénédiction qui accompagne, est un geste habituel des rabbins. Elle est un don de Dieu. Sa bénédiction fait toujours jaillir la vie. Pour Israël la fécondité était un signe de la bénédiction divine : « Couronne des vieillards, leurs petits enfants » (Pr 17,6) ; « Tes fils, autour de la table sont comme des plants d’olivier. » (Ps 127, 3)

Les auteurs bibliques n’oublièrent pas que l’enfant était un être inachevé et qu’il fut important de l’éduquer fermement : « La folie s’agrippe au cœur du jeune enfant. » (Pr 22 ,15)

Dès l’Ancien Testament, en raison de sa faiblesse l’enfant apparaît comme un privilégié de Dieu. Le Seigneur lui-même est le protecteur des orphelins :   » Père des orphelins, défenseur des veuves, tel est Dieu dans sa sainte demeure.» (Ps 67, 6) et les enfants le louèrent : «Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits.» (Ps 8, 2)

Le psalmiste utilisa image du petit enfant pour montrer son abandon confiant au Seigneur : «Mon âme est en moi comme un enfant, comme, un petit enfant contre sa mère.» (Ps 130, 2) Dieu n’hésita pas à choisir le plus petit, un enfant, le plus jeune pour accomplir sa mission. Dieu se manifesta au jeune Samuel au Temple de Silo (1S, 3), il devint prophète.

David, le plus jeune de la fratrie, devint roi d’Israël. (1S ,16 et suivant). Le jeune Daniel se montra plus sage que les Anciens et sauva Suzanne de la mort à la suite de faux témoignages. (Dn 13).

Au temps de Jésus, les enfants furent objet de mépris, de rejet de la part des adultes. D’une part ils étaient des bouches à nourrir dans un monde où régnait la pauvreté, d’autre part, ils étaient encore ignorants de la Loi de Moïse, on les traita donc comme des hors-la-Loi.

C’est par un nouveau-né, Jésus, que Dieu visita et racheta  son peuple. (Lc 2, 68).  Dieu se fit homme : c’est l’Incarnation. Luc, dans son Évangile, a donné  les étapes de croissance de Jésus : nouveau-né de la crèche (Lc 2, 4-7), petit enfant présenté au Temple (Lc 2, 22-40), enfant soumis à ses parents et pourtant mystérieusement en lien de dépendance avec son Père (2, 41-52).

Devenu adulte, Jésus adopta le même comportement que Dieu son Père vis-à-vis des enfants. En bénissant les enfants, il révéla qu’ils étaient comme les pauvres, de plain-pied pour entrer dans le Royaume. Les vrais disciples sont ces tout-petits à qui la Père révéla  les mystères du Royaume (Mt 11, 25).

« Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme un enfant, celui-là est le plus grand dans le Royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.» (Mt 18, 4-5)

«Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.» (Mc 10, 14b)  La foi est d’abord un don de Dieu. Et le Christ est le seul médiateur, qui conduit à Dieu. Rendus participants de cette mission, parents, animateurs d’éveil à la foi…notre tâche est d’abord celle de témoin.

L’enfant est signe d’abandon, de confiance, d’émerveillement, de spontanéité, de simplicité :  ce sont des conditions nécessaires pour entrer dans Royaume et que les adultes ont bien souvent perdues. Ce sont les personnes qui ressemblent aux petits qui en seront bénéficiaires. Jésus montra sans cesse à ses disciples, qui manifestèrent aussi leur désir de grandeur ( Mc 9, 34 ; Mt 20, 21 ), qu’il fallait abandonner leur prétention et se faire petit, humble, pour apprendre à tout recevoir de Dieu et vivre de son amour : cette condition st  la porte d’entrée du Royaume.

Conclusion
Par sa bénédiction Jésus ouvre aux enfants, aux petits, le Royaume de Dieu, ils sont appelés à entrer dans la proximité de Dieu… en premier. Qui sont ces petits aujourd’hui ? Ils sont bien souvent les mêmes que ceux du temps de Jésus : les enfants, les malades, les handicapés, les étrangers, les femmes… Dieu ouvre son Royaume à toutes les personnes qui se font proche des petits.

Jésus dans l’Évangile de Matthieu nous parle de son retour dans la gloire et- du jugement (Mt 25, 31-46) :  «Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donnez à manger…  Amen je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.» (Mt 25, 34…40).

Les critères du Royaume ne sont pas ceux du  monde. Le petit enfant, dans sa dépendance peut nous le faire entrevoir.   Amen

Michel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊  Catholiques.org : cliquez ici pour lire l’article → Leurs anges voient la face de mon Père  qui esr aux cieux

◊ Diocèse de Cayenne : cliquez ici pour lire l’article →  Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face du Père

♥  Mépriser ceux que Dieu chérit – Le poison de l’orgueil

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XXVII Sunday of Ordinary Time, Year C

Posté par diaconos le 2 octobre 2019

If you had faith

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From the Gospel of Jesus Christ according to Saint Luke

At that time, the Apostles said to the Lord: « Increase in us the faith! » The Lord answered, « If you had faith, as big as a mustard seed, you would have said to this tree : « Uproot yourself and go into the sea, » and he would have obeyed you.

Which one of you, when his servant has ploughed or kept the animals, will tell him when he returns from the fields: « Come quickly and sit at the table » ?  Wouldn’t he rather say to him : « Prepare me for dinner, get dressed to serve me, while I eat and drink. Then you’ll eat and drink too’ ?  Will he be grateful to this servant for carrying out his orders ?

Likewise, when you have carried out all that has been commanded you, say: « We are simple servants: we have only done our duty » (Lk 17:5-10)

Homily Lord, increase your faith in us !

By frequenting Jesus, his apostles perceive the unity of his person centered on his relationship with the Father. It is not surprising that they tried to be like him and asked him to teach them to pray and increase their faith.  This request of the apostles : « Lord, increase our faith » (Lk 17, 5) reminds us that faith is a free gift that God gives to men.

God gives everyone the opportunity to recognize him and to put all his trust in him.  It is through prayer that we can ask for and receive this gift. God will give us the inner strength we need if we know how to ask Him. Yes, we need God!

Lord, may faith grow in us, such a request implies others: help us to know you better, keep us faithful in our relationship with God, strengthen us in difficult times, enlighten us when we doubt and help us to better understand what you expect from us.

In his answer, which may seem confusing, Jesus first emphasizes the effectiveness of faith, the effectiveness of a grain of faith! Faith, if you had a mustard seed, you would say to that big tree : « Uproot yourself and go to the sea », it would obey you. (Lk 17, 6)

Even if our faith is as small as a mustard seed, it has a power that we hardly suspect, it is as fertile and powerful as the life enclosed in that seed. We must not despise the faith we have, because it carries within it God’s infinite love for each of us, a love that only requires a generous response from us.

The Church asks us today to be apostles, that is, to be witnesses of Jesus, his thoughts, words, gestures, gestures, salvation and infinite love. « When you too have done all that God has commanded you, tell yourself : « We are ordinary servants, we have only done our duty » (Lk 17, 10).

Imagine the Lord returning among us and hastening to show our titles of glory : « Lord, I am catechising in my village! Well… but you’re just doing your duty ! Lord, I am in charge of the liturgical team… well done, but you are only living your baptism.

Lord, I’m a monk, I left everything for you. Thank you, but I also left everything for you. Don’t we sometimes try to affirm God’s right to love for us ? Does it not sometimes refer to the services rendered, the masses listened to, the sacrifices made ?   It is when we are convinced that we cannot do anything alone to save our brothers and sisters that we will see that God does great things through people who want to be little before Him.

Any servant, having only done our duty! Yes, but if we let God love us, we become His friends. He himself tells us: « I will no longer call you servants, but my friends » (Jn 15:15) : « Will you listen to his word today ? (Ps 94, 7)

The important word in this verse is « today ». It is the actualization in the present of the act of salvation done in the past. « It is the radical option of those who listen only to the voice that invites them to conversion and reconciliation with God.

To live, grow and persevere until the end of our life in faith, we must nourish it with the word of God, we must implore the Lord to increase it ; it must act through charity, be brought by hope and be rooted in the faith of the Church. May our love for Jesus inspire us to tell others about our faith. Amen.

Deacon Michel Houyoux

External links

◊ Univrsity Congregational : click here to read the article → If You Only Had Faith

◊ What is faith ? : click here to read the article →  How to Increase Your Faith – What Christians Want

Homily for 27th Sunday in ordinary time year C

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Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem

Posté par diaconos le 1 octobre 2019

Mardi 01 octobre 2019

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ?» Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. (Lc 9, 51-56)

Homélie  Suivre le Christ ?

 Jésus rencontra un homme qui en voulut, un homme prêt à le suivre jusqu’au bout du monde  : « Je te suivrai partout où tu iras  » (Lc 9, 57) L’homme qui disait cela ne savait pas que la route de Jésus passait par le Calvaire. Jésus lui refroidir ses élans : il ne chercha pas à faire du recrutement sans conditions. Il souligna, au contraire, qu’il fallut accepter l’inconfort, la pauvreté, l’insécurité pour le suivre : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête !  » lui dira t-il. (Lc 9, 52)

Cette réponse souligne la conscience que Jésus avait en montant vers Jérusalem. Il marcha vers un destin tragique. Qui veut suivre Jésus doit s’attendre aussi à être rejeté. Jésus dit à un autre homme : «  Suis moi !  » L’homme répondit : «  Permets-moi d’abord d’aller enterrer mon père  » Mais Jésus répliqua : «  laisse les morts enterrer les morts : Toi, va annoncer le règne de Dieu  » (Lc 9, 60)

Voilà l’une des paroles les plus dures de l’Évangile, une parole provocante, révoltante. Ici, Jésus va jusqu’à prétendre que celui qui n’a pas découvert le Règne de Dieu, est un mort ! Dans ce verset, le mot «  mort  » n’a pas le même sens : dans un cas, il s’agit des défunts…mais dans l’autre, il s’agit de toutes les personnes qui n’ont pas rencontré Jésus, et dont il ose dire qu’ils sont morts ! Pour Jésus la personne qui n’a pas le souci des choses de Dieu, ne vit pas au sens fort : elle est déjà morte ! C’est vraiment une parole dure à entendre, parole qui révèle la seule vraie vie, celle de Dieu, celle de son Règne.

C’est louable de penser à ses défunts mais il est plus qu’urgent de proclamer la Bonne Nouvelle de l’ Évangile à tous les vivants ; il n’y a pas une minute à perdre ! Il y a urgence de faire très sérieusement la catéchèse dans notre monde matérialisé, il y a urgence de solidarité, il y a urgence d’amour, il y a urgence d’apostolat.

Suivre le Christ, c’est aller à contre courant des modes. Suivre le Christ, c’est bouger soi-même avant de vouloir que les autres ne  bougent !  Un autre encore lui dit : « Je te suivrai Seigneur, mais laisse- moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu  »

Le service du Royaume de Dieu, exige tout de suite. Dieu conteste nos priorités. « Laisse-moi d’abord enterrer mon père, laisse-moi faire mes adieux à mes parents, ce sont des demande très légitimes. Ces gens sont très sérieux, ils sont raisonnables. Ils ont prévu leur emploi du temps. D’abord leurs affaires personnelles, et en second choix les affaires de Dieu !

Et nous, n’agissons-nous pas, trop souvent envers Dieu , comme ces gens cités dans l’Évangile ? Chaque Dimanche, d’abord me reposer, d’abord faire mon entraînement, d’abord me consacrer à ma famille, à mes copains et copines et après s’il reste du temps…aller à la messe.

Quelle est ton échelle des valeurs ? Le bronzage d’abord ? La santé ? ou bien l’essentiel d’abord

Dans sa lettre aux Galates, Paul rappelle cet essentiel :  « Si le Christ nous a libérés, c’est pour que nous soyons vraiment libres. Alors, tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage. Vous avez été appelés à la liberté. Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme : au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres.  » (Deuxième lecture – Ga 5, 1)

Jésus nous présente dans ce passage trois attitudes : ceux qui veulent agir ou défendre le bien par la violence ; ceux qui acceptent de suivre le Seigneur mais à condition de disposer de suffisamment de commodités ; ceux qui veulent retourner en arrière.

 Jésus réprimanda ses disciples qui veulent agir par la violence. Les disciples Jacques et Jean (le disciple bien-aimé !) voulurnt détruire par le feu les personnes qui ne voulaient pas accueillir Jésus. Cela paraît excessif, non ? Pourtant combien de fois sommes-nous tentés de résoudre les difficultés par la violence.

On aimerait qu’il n’y ait pas de mal, pas de défaut, pas de manquement, pas de péché, surtout chez les autres, chez les gens dont nous avons la charge ou autour de nous (enfants, élèves, collègues de travail, voisins). Nous voulons résoudre le mal en le supprimant, et le supprimer c’est malheureusement souvent agir avec violence.

En quoi je retrouve cette attitude dans ma situation aujourd’hui ? Qu’est-ce qui alimente ma colère ? Qu’est-ce qui me fait perdre patience? Dans quels domaines aimerais-je faire le bien et je me confronte aux attitudes différentes de la mienne ? Jésus nous demande de le suivre, de semer le bien, mais pas de cette manière.

Jésus prévient que celui qui veut le suivre ne disposera pas de toutes les commodités.  : « Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »  Quelles sont les commodités qui m’empêchent d’aimer et de suivre le Christ ? : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

Parfois les difficultés du moment présent nous font oublier tout le chemin parcouru avec le Christ et nous donne la nostalgie de notre vie passée. Quand notre cœur souffre dans le moment présent, il fuit en arrière. Le Christ nous invite à regarder en avant, à avoir confiance en lui. Amen

Diacre Michel Houyoux

 Liens externes

◊ Père Adrien Lentiampa  : cliquez ici pour lire l’article → Méditation dominicale : Déterminé, Jésus, prit la route de Jérusalem

◊ Bible – service.net : cliquez ici pour lire l’article →  Jésus et Jérusalem | S.B.E.V. – bible-service.net

Jésus pris la route de Jérusalem

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XXVII Dimanche du temps ordinaire, année C

Posté par diaconos le 1 octobre 2019

Si vous aviez la foi 

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De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : «Augmente en nous la foi !» Le Seigneur répondit : «Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici :
‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous aurait obéi.

 Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : ‘Viens vite prendre place à table’ ?  Ne lui dira-t-il pas plutôt : ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour’ ?     Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?

De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : ‘Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir’» ( Lc 17,5-10)

Homélie Seigneur, augmente ta foi en nous !

 En fréquentant Jésus, ses apôtres perçoivent l’unité de sa personne centrée sur sa relation avec le Père. Il n’est pas surprenant qu’ils aient essayé d’être comme lui et lui aient demandé de leur apprendre à prier et à augmenter leur foi.  Cette demande des apôtres : « Seigneur, augmente notre foi » (Lc 17, 5) nous rappelle que la foi est un don gratuit que Dieu fait aux hommes.

Dieu donne à chacun l’occasion de le reconnaître et de mettre toute sa confiance en lui.  C’est par la prière que nous pouvons demander et recevoir ce don. Dieu nous donnera la force intérieure dont nous avons besoin si nous savons comment le Lui demander. Oui, nous avons besoin de Dieu !

Seigneur, que la foi grandisse en nous, une telle demande implique d’autres : aide-nous à mieux te connaître , garde-nous fidèles dans notre relation avec Dieu, fortifie-nous dans les moments difficiles, éclaire-nous lorsque nous doutons et aide nous à mieux comprendre ce que tu attends de nous.

Dans sa réponse, qui peut paraître déroutante, Jésus souligne d’abord l’efficacité de la foi, l’efficacité d’un grain de foi ! Foi, si tu avais une graine de moutarde, tu dirais à ce grand arbre : « Déracine-toi et va à la mer », il t’obéirait. (Lc 17, 6)

Même si notre foi est aussi petite qu’une graine de moutarde, elle est dotée d’un pouvoir que nous ne soupçonnons guère, elle est aussi fertile et puissante que la vie enfermée dans cette graine. Nous ne devons pas mépriser la foi que nous avons, parce qu’elle porte en elle l’amour infini de Dieu pour chacun de nous, un amour qui ne demande qu’une réponse généreuse de notre part.

L’Église nous demande aujourd’hui d’être apôtres, c’est-à-dire d’être témoins de Jésus, de ses pensées, de ses paroles, de ses gestes, de ses gestes, de son salut et de son amour infini. « Quand vous aussi vous aurez fait tout ce que Dieu vous a ordonné, dites-vous : « Nous sommes des serviteurs ordinaires, nous n’avons fait que notre devoir » (Lc 17,10).

Imaginez le Seigneur revenir parmi nous et se hâter de montrer nos titres de gloire : ‘Seigneur, je catéchise dans mon village ! Eh bien… mais vous ne faites que votre devoir ! Seigneur, je suis responsable de l’équipe liturgique… bien fait, mais tu ne vis que ton baptême.

Seigneur, je suis moine, j’ai tout laissé pour toi. Merci, mais j’ai aussi tout laissé pour vous. N’essayons-nous pas parfois d’affirmer le droit de Dieu à l’amour pour nous ? Ne fait-il pas parfois référence aux services rendus, aux masses écoutées, aux sacrifices consentis ?   C’est quand nous sommes convaincus que nous ne pouvons rien faire seuls pour sauver nos frères et sœurs que nous verrons que Dieu fait de grandes choses à travers les gens qui veulent être petits devant Lui.

N’importe quel serviteur, n’ayant fait que notre devoir ! Oui, mais si nous nous laissons aimer par Dieu, nous devenons Ses amis. Lui-même nous dit : « Je ne vous appellerai plus serviteurs, mais mes amis » (Jn 15,15) : « Écouterez-vous sa parole aujourd’hui ? (Ps 94, 7)

Le mot important dans ce verset est « aujourd’hui ». C’est l’actualisation dans le présent de l’acte de salut fait dans le passé. « C’est l’option radicale de ceux qui n’écoutent que la voix qui les invite à la conversion et à la réconciliation avec Dieu.

Pour vivre, grandir et persévérer jusqu’à la fin de notre vie dans la foi, nous devons la nourrir de la parole de Dieu, nous devons implorer le Seigneur de l’augmenter ; elle doit agir par la charité, être apportée par l’espérance et être enracinée dans la foi de l’Église. Que notre amour pour Jésus nous inspire à parler aux autres de notre foi. Amen.

Diacre Michel Houyoux,

Liens externes

Fr. Dominique CHARLES, o.p. ; cliquez ici pour lire l’article →  XVII Dimanche du temps ordinaire. Année C

◊ Bibliothèque chrétienne online  ; cliquez ici pour lire l’article → Il était une fois… la foi! – Si vous aviez la foi comme…

Jésus nous dit : «Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait.» Pourquoi certains peuvent-ils faire des miracles ? À quoi servent les miracles ? Pour répondre à ces questions difficiles, un numéro consacré aux miracles avec un historien, Patrick Sbalchiero. La Foi prise au mot

Les miracles

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