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Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie

Posté par diaconos le 5 novembre 2019

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 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, au cours du repas chez un chef des pharisiens, en entendant parler Jésus, un des convives lui dit : «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !» Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde.

À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à  s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.”

Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.”

Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités » (Lc 14, 15-24)

Enseignement

Aujourd’hui, le Seigneur nous offre une image de l’éternité représentée par un banquet. Le banquet signifie le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissant de la compagnie, de la conversation et de l’amitié autour de la table. Cette image nous parle de l’intimité avec Dieu Trinité et du plaisir que nous trouverons dans notre séjour au ciel. Il a tout fait pour nous et nous appelle car « Venez, maintenant le repas est prêt» (Lc 14,17). Il veut que nous soyons avec Lui ; il veut tous les hommes et toutes les femmes du monde à ses côtés, chacun et chacune d’entre nous.

Il est nécessaire, cependant, que nous ayons envie d’y aller. Et bien que l’on sache que c’est là où l’on est le mieux, car le ciel est notre demeure éternelle, qui dépasse toutes les aspirations humaines les plus nobles des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment (1Co 2,9) et, par conséquent, rien ne lui est comparable ; cependant, nous sommes capables de repousser l’invitation divine et de laisser passer à jamais la meilleure offre que Dieu pouvait nous faire : partager sa maison, sa table, son intimité pour l’éternité. Quelle grande responsabilité !

Nous sommes, malheureusement, capables d’échanger Dieu pour toute chose. Certains, comme nous lisons dans l’Évangile d’aujourd’hui, par un champ ; d’autres par des bœufs. Et toi et moi, contre quoi sommes-nous capables d’échanger celui qui est notre Dieu ainsi que son invitation ? Il y a celui qui le fait par paresse, par laisser-aller, qui par confort arrête d’accomplir ses devoirs d’amour pour Dieu : Dieu vaut-il si peu pour que nous le substituions par n’importe quelle autre chose ? Que notre réponse à cette invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d’admiration. C ’est un jour de sabbat où Jésus a été invité à un repas chez un chef des Pharisiens, ce qui veut dire que les convives devaient être des Pharisiens ou des gens du même rang social. Les Pharisiens ont commencé à avoir des soupçons sur Jésus. On a déjà mentionné qu’ils l’épiaient (Lc 6,7) et aujourd’hui à ce repas on l’observe (Lc 14,1).

Un malade se présenta et Jésus l’a guéri. Personne n’osa parler. Jésus fit ensuite une recommandation aux convives de ne pas choisir les premières places. Se glorifier soi-même ne vaut pas une glorification faite par un autre. Il s’adressa ensuite à son hôte sur le choix des invités. S’il invite des gens de l’élite comme ceux de son milieu, ils lui rendront la pareille : sa seule récompense sera donc la réciprocité. Si au contraire il invite des gens qui ne peuvent pas lui rendre son invitation comme des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, en somme des gens en marge de la bonne société, heureux sera-t-il puisque ce sera Dieu qui le lui rendra lors de la résurrection des justes. C’est la seule rétribution qui est importante. Le traitement des pauvres est un thème sur lequel Luc revient souvent mais la liste qu’il vient de donner va revenir dans notre texte avec un autre sens.

C’est la mention de la résurrection des justes qui amène un convive à déclarer : « Heureux celui qui participera au repas dans le Royaume de Dieu ». Ce fut une remarque bien générale qui ne dérangea personne dans l’immédiat et c’est ce qui amena la parabole de Jésus.

Quelqu’un prépara un grand dîner et fit un grand nombre d’invitations. Il envoya un serviteur dire aux invités : « Venez, maintenant le repas est prêt. » Les “maintenant” comme les “aujourd’hui” sont importants dans Luc. C’est dans Luc que Jésus dit : « Voici, le Royaume de Dieu est parmi vous.  (Lc 17,21) Il n’est pas dans le futur, ni ailleurs : il est ici. À Zachée, le riche publicain, il déclara : « Descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi. » Et il conclut à la fin de l’épisode : « Aujourd’hui le salut est arrivé pour cette maison. » (Lc 19,5.9)

Jésus en croix dit au bon larron : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Lc 23,43)
Sous-jacente à la parabole que nous avons, il y a une question adressée aux convives : Allez-vous maintenant, vous aussi, refuser l’invitation, comme les premiers invités ? Devant le refus des premiers invités, le maître de la parabole, envoya un serviteur (Jésus) dans la ville d’abord pour inviter des pauvres, des estropiés, des aveugles et des boiteux. C’est la liste que Jésus avait déjà utilisée pour illustrer des pauvres. Ici, la liste sert à donner des exemples de ces gens que Jésus aimait particulièrement alors qu’ils étaient en marge de la société.

Le maître envoya encore son serviteur en dehors de la ville, sur les routes et les sentiers de la campagne pour en ramener d’autres qui étaient encore plus loin que les marginaux de la ville, comme étaient les païens et les non-juifs. Jésus avait déclaré à Zachée : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » C’est la déclaration qui, pour Luc, est fondamentale pour la personne de Jésus. Il est le serviteur qui est venu apporter l’invitation et il espère une réponse maintenant (Lc 14,15-24)

Merci au Père Marie Landry Bivina pour son envoi

vert-rouge-feuille-verte---fleurs-de-printemps_18-6045Avec mes salutations amicales et fraternelles

croix diaconaleMichel Houyoux. diacre permanent

Contact → Père Marie Landry Bivina

Complément

« Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu !  » Tu es à table avec différentes personnes et l’une d’entre elles est émerveillée par ce que tu dis au sujet du festin le soir de ton retour au milieu de nous, le dernier jour. Tu profites de ce compliment pour faire annoncer que tous les hommes sont invités mais qu’il est nécessaire de bien comprendre ce que tu attends des personnes qui participeront : tout le monde sera là et chacun sera récompensé en raison de ce qu’il  fit, de ce qu’il apporta et du témoignage de ce qu’il rendit dans son milieu de vie et là où il exerce un métier.

« Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. » Tous ne répondirent pas à ton invitation. Chacun eut des occupations  nombreuses qui, en elles-mêmes, purent très bien s’inscrire dans la réponse à ton invitation mais la façon de gérer ces activités, quelles qu’elles furent, ne fut pas forcément selon ta volonté et correspondit à une gestion égocentriste ou même égoïste sans référence à Dieu.

L’un alla visiter son champ, l’autre s’occupa de ses bœufs… sans tenir compte que chaque activité fut à vivre pour toi et en fonction de toi. Ils se sont laissé dominer par les activités sans rester près de toi. Ils n’ont pas compris que si « tout était permis, tout n’était pas profitable » selon le conseil de saint Paul aux Corinthiens (1 Co 6, 12) et qu’il ne fallait rien faire, rien entreprendre, sans référence à toi et à ton Royaume.

« Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les  ici.  » Tout fut organisé, tout fut prévu pour que le repas fut un véritable repas de fête et de joie. Pourtant, les gens qui furent  invités, qui auraient pu en profiter, ne manifestèrent ni désir, ni joie, ni empressement pour répondre à cette invitation.

Leur intérêt fut ailleurs et sans Dieu. Mais le Maître  étant revenu, la célébration de la fête ne pouvait plus attendre. Alors le Seigneur envoya ses serviteurs chercher d’autres convives. Il les envoya auprès des aveugles, des boiteux, des malades, des pauvres, des oubliés et des marginaux.

Ne sommes-nous pas, nous, les serviteurs dont la fidélité est un plaisir pour Dieu ?  Ne le décevons pas !  Amen

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article →   Va sur les routes et sur les sentiers pour inviter les gens à mon festin

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article → Accepterez-vous l’invitation ?

Le vêtement de noce : indispensable pour l’entrée dans le Royaume / Pierre Desroches

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XXXII dimanche du temps ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 5 novembre 2019

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Ce n’est pas le Dieu des morts, c’est le Dieu des vivants

De l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

En ce temps-là, quelques sadducéens, ceux qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, s’approchent de Jésus et lui demandent : « Maître, Moïse nous a prescrit : il doit épouser la veuve pour élever les descendants de son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfants ; le second et le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept moururent sans enfants.  A la fin, la femme mourut aussi.

Eh bien, à la résurrection, cette femme, dont l’une sera sa femme, puisque les sectes l’avaient pour femme ? » Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femmes et maris. Mais ceux qui ont été jugés dignes de participer au monde à venir et à la résurrection des morts ne prennent ni femme ni mari, parce qu’ils ne peuvent plus mourir : ils sont comme des anges, ils sont fils de Dieu et fils de la résurrection.

Pour que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le dit clairement dans le récit du buisson ardent, lorsqu’il appelle le Seigneur Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ; il n’est pas le Dieu des morts, mais celui des vivants. « Car tous vivent pour lui. «  (Lc 20,27-38)

Homélie

Les Sadducéens se sont distingués des Pharisiens, notamment sur la question de la résurrection des morts. Les familles de la noblesse sacerdotale étaient parmi eux. Ils ne croyaient pas en la résurrection des morts et n’acceptaient pas certains livres de la Bible comme celui de Daniel. Pour attaquer cette croyance en la résurrection, ils ont essayé de la ridiculiser en essayant de démontrer à quel point la résurrection est insignifiante.

Moïse lui-même, et pas seulement les prophètes (Is 26,19-21 ; Dn 12,2), Moïse, la seule autorité reconnue par les sadducéens, indiquait clairement que la mort était survenue (voir le Livre de l’Exode) : si Abraham, Isaac et Jacob étaient définitivement morts, ces formules auraient été insignifiantes (dernier paragraphe du texte).

En réponse aux sadducéens, Jésus cita un extrait du livre de l’Exode, Jésus  dit qu’il y aura un changement radical lequel aura lieu par la résurrection ; il s’oppose à ce monde et au monde à venir… un monde où vous vous mariez, et un monde où vous ne vous mariez plus… un monde où vous ne devez plus le générer.

Il y a quelque chose de fantastique dans cette déclaration de Jésus : Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants, parce que chacun a la vie par lui. Tous les croyants, et pas seulement les trois patriarches nommés ici, vivent pour Dieu, par rapport à lui, même s’ils sont morts pour les hommes et pour ce monde.

La résurrection du Christ n’est pas comparable à l’acte de donner la vie à un mort, comme ce fut le cas avec Lazare (Jn 11). Il y a en fait des différences importantes entre cet épisode et la résurrection de Jésus. Premièrement, le corps ressuscité de Jésus n’a pas toujours l’apparence de son corps terrestre, même s’il le fait parfois.

Parfois, il doit faire un geste pour vaincre la peur de ses apôtres, qui pensent voir un fantôme. Avec eux, il consomme de la nourriture, leur montre ses blessures et invite Thomas à la toucher (Lc 24,40 ; Jn 20,20-27). Ce faisant, il leur montre que son corps ressuscité manifeste tous les aspects de la corporéité ordinaire.

e corps ressuscité de Jésus jouit de toutes les dimensions de notre corps commun, sans être limité par le monde de l’espace, du temps et de l’histoire. C’est un corps qui inclut et transcende la corporéité telle que nous la connaissons et qui, contrairement à Lazare ressuscité, ne mourra plus jamais (Jn 12, 10) « . - (Resurrectio tamquam eventus eventus eventus storicus et transcendens)

La raison de la joie de Pâques

 Après avoir maltraité, torturé, torturé, torturé, blessé puis abandonné à son triste sort sur la croix, après l’avoir entendu crier de désespoir, en révolte contre son Père : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? Quelques jours plus tard, il entendit les témoins oculaires dire : « Nous l’avons vu, il nous a parlé, il est venu parmi nous. Il est vivant. » Nous réalisons qu’il est en effet le Messie, le Christ.

La résurrection nous donne l’espoir que quelque chose nous attend. Pâques est la fête de l’avenir. L’image de la pierre roulée devant la tombe est une merveilleuse source d’espoir et d’engagement. La résurrection du Christ a donné lieu à des témoignages, elle transforme la relation entre Dieu et les hommes. L’événement a une portée universelle et inspire les croyants. Le Crucifié est vivant dans la gloire du Père.

En ressuscitant Jésus des morts, Dieu a confirmé sa vie et l’accomplissement de ses promesses. Dans les communautés chrétiennes, comment faire l’expérience de Jésus, le Christ ressuscité, aujourd’hui ? Cela se fait en comprenant les Écritures, en rompant le pain.

Le Seigneur ressuscité nous fait comprendre que nous ne pouvons l’atteindre que dans la foi. Le péché est le symbole du travail que l’Église doit faire. Si Jésus n’était pas ressuscité, il y a longtemps que l’Église n’existerait plus !

Une petite voix intérieure nous dit qu’il y a de l’espoir. La vie, la mort et la résurrection de Jésus sont un tout. Le Royaume de Dieu est déjà là. Il y a en effet une dimension personnelle au pardon. Ce n’est pas Dieu qui nous domine, c’est Lui qui nous attend.

Diacre Michel Houyoux

Liens externes

◊ Ordo liturgique pour l »année C : cliquez ici pour lire l’article →  32° dimanche du temps ordinaire , année C

◊ Catholique.org : cliquez ici pour lire l’article →   Dieu des vivants – Les méditations chrétiennes

32e dimanche ordinaire C – Intégrale

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