Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Posté par diaconos le 10 novembre 2019

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Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !».

Alors Jésus leur dit cette parabole : «Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’. Je vous le dis: C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit». Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit. (Lc 15, 1-10)

ENSEIGNEMENT

Aujourd’hui, l’évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d’agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l’image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s’est éloigné du péché. C’est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32).

Le Seigneur n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver ( Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l’écouter» (Lc 15,1), puisqu’il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d’un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d’aller voir le médecin, et l’évangéliste nous dit que c’est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd’hui.

Si nous sommes spirituellement malades, Jésus s’occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n’avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…».

Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire ! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu’Il a mis à notre portée avec tant de compassion ! Que l’orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l’exemple de l’humilité pour nous guérir du « cancer » de l’orgueil, «car l’homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (Jn 13, 34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

Seigneur Jésus, je crois que ton Royaume est déjà parmi nous. Tu es là présent auprès de ton Église qui chemine dans ce monde. Tu es là présent en mon cœur par la grâce de ton Esprit. En accueillant plus pleinement ton Royaume dans mon cœur, je peux déjà rendre ma vie meilleure. Par ma participation plus active dans ton Église, je peux aussi hâter son avènement dans le monde. Aide-moi, Seigneur, à donner davantage d’importance à cela dans mon quotidien. Amen

+ Père Marie Landry Bivina

Résolution
Prendre un moment de prière pour remercier le Seigneur pour les grâces reçues dernièrement dans ma vie et constater sa présence auprès de moi.

Contact → Père Marie Landry Bivina

Complément

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Jésus raconta cette parabole parce que quelques pharisiens rechignent à le voir accueillir des pécheurs et manger avec eux. En d’autres circonstances, Jésus se contenta de dire qu’il vint  pour les pécheurs et non pas pour les justes . Les pharisiens se considérèrent comme des justes mais ils ne connurent pas la miséricorde de Dieu.

Quelle révélation pour les pharisiens d’apprendre que Dieu se réjouit du retour du pécheur à qui il n’a jamais refusé sa tendresse et son amour !

Aidons-nous l’Église dans les efforts qu’elle fait pour atteindre les incroyants, les pauvres, ceux et celles qui sont loin ?

Joie ou murmure ?. Acceptons-nous que notre curé nous fasse passer au second plan de ses préoccupations pour aller vers ceux et celles qui ne viennent pas à lui ? Coopérons-nous à cet effort ?. Ne disons-nous pas parfois qu’il n’y a rien à espérer ?

Réjouissons-nous que  les personnes qui se sont toujours senties marginalisées, exclues et qui vivent sans doute dans la déception et l’illusion, viennent à  Jésus. Non, les scribes et les pharisiens ne comprirent pas qu’avec Jésus s’achevait le temps où il fallait se purifier pour accueillir le Seigneur, mais le temps commence quand on devient pur en accueillant le Seigneur. Ils ne l’ont pas compris.

C’est ainsi que Jésus leur raconta cette parabole divisée en trois parties. La première partie est celle du berger qui a perdu un mouton et a laissé l’autre quatre-vingt-dix-neuf pour chercher le perdu : «Quand il l’a trouvé, il l’a pris sur ses épaules, tout heureux…». (Lc 15,1-32) C’est la joie qui caractérise ce passage et le mot «joie» et le verbe «se réjouir» sont répétés.

Ce que les pharisiens et les scribes ne comprirent pas, c’est que Dieu, au lieu de se soucier d’être obéi et respecté, se préoccupe davantage du bonheur des gens. C’est ce que le Seigneur a dans son cœur. Et ainsi, «tout joyeux, il le prit sur ses épaules ». La brebis perdue est l’image du pécheur qui est parti. Quand le berger l’a trouvé, il l’a chargé sur ses épaules.

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul déclare : «Nous sommes ambassadeurs du Christ, laissez-vous réconcilier avec Die ». Devenir ambassadeurs du Christ, de son esprit de miséricorde, c’est répondre avec joie à l’appel de Dieu à nous réconcilier les uns avec les autres. Dans cette parabole de l’enfant prodigue, Jésus-Christ révéla comment Dieu est gratuité, don, désintéressement, amour. Jésus nous a révélé le vrai visage du Père. Tout le contraire d’un Dieu maléfique, jaloux et méchant. Père prodigue de l’amour ! Laissons-nous réconcilier avec Dieu. Demandons pardon pour notre manque de confiance et d’amour. AmenMichel Houyoux, diacre permanent

Liens externes

◊ Guy Aurenches : cliquez ici pour lire l’article → Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

◊ Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →  La miséricorde et la joie

Francis_Corbiere : la miséricorde de Dieu, c’est son amour

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