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Va d’abord te réconcilier avec ton frère

Posté par diaconos le 6 mars 2020

Bible 29 - Matthieu 5, 23-24 - iamfree007-Shutterstock.com

 Jésus dit : Si tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,

  laisse là ton    offrande  devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.

 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Vous avez appris  qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement.

Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.

Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.» (Mt 5, 20-26)

Manière d’interpréter la Loi

 Ces pa­roles in­tro­duisirent le dis­cours suivant sur la ma­nière d’in­ter­pré­ter la loi. Ses dis­ciples durent réa­li­ser une justice bien su­pé­rieure à la jus­tice ex­té­rieure, su­per­fi­cielle et for­ma­liste des pharisiens dont il fit res­sor­tir toute l’in­suf­fi­sance. Il ne dit pas, dans le ser­mon sur la mon­tagne, par quel moyen ses dis­ciples obtiendront cette jus­tice su­pé­rieure.  Jé­sus fit com­prendre à ses disciples l’éten­due et la pro­fon­deur de  la vraie jus­tice, telle que l’é­ta­blit la loi sai­sie non dans sa lettre mais dans son es­prit.

Les Juifs entendirent la lec­ture de la loi à chaque sab­bat. Les anciens furent toutes les gé­né­ra­tions pré­cé­dentes aux­quelles Moïse et les doc­teurs qui lui suc­cé­dèrent en­sei­gnèrent la loi. Le commandement cité est de Moïse :  » Tu ne tueras pas  » ‘Ex 5, 13) et les pa­roles qui y furent ajou­tées : « celui qui tuera… « est une dé­ter­mi­na­tion des in­ter­prètes, fon­dée sur la lé­gis­la­tion mo­saïque.

Le jugement de­vant le­quel le meur­trier fut  jus­ti­ciable ), était une cour de jus­tice se­con­daire, éta­blie dans chaque dis­trict :  » Tu établiras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l’Éternel, ton Dieu, te donne, selon tes tribus, et ils jugeront le peuple avec justice. »  (Dt 16,  18)  Ce com­man­de­ment, ainsi que tous les autres, put être violé dans le cœur par les pas­sions : la co­lère, la haine, le mé­pris ; et cette vio­la­tion mé­rita, de­vant la jus­tice di­vine, le même châ­ti­ment que le meurtre pro­pre­ment dit.

Jésus éta­blit une gra­da­tion dans la trans­gres­sion, et aussi dans la peine qu’elle fit en­cou­rir. D’a­bord la colère contre un frère qu’il fau­dra ai­mer. Quant à la peine éga­le­ment gra­duée qui cor­respondit à ces vio­la­tions de la loi, Jé­sus l’in­diqua par des images ti­rées de la jus­tice pé­nale de son temps et de son peuple. Il ne voulut pas dire que ce­lui qui ma­ni­feste ces mau­vais sen­ti­ments du cœur dut être puni par les di­vers tri­bu­naux qu’il  nom­ma, mais qu’il fut est aussi cou­pable que ceux qu’on y amena.

Le jugement dé­signa le tri­bu­nal in­fé­rieur. Le sanhédrin, au­to­rité su­prême de la na­tion, fut com­posé de 71 membres, an­ciens, scribes et sa­cri­fi­ca­teurs, sous la pré­si­dence du sou­ve­rain sacrificateur. «  Ce qu’ayant entendu, ils entrèrent, vers le point du jour, dans le temple, et ils enseignaient. Mais le souverain sacrificateur étant venu, et ceux qui étaient avec lui, ils assemblèrent le sanhédrin et tous les anciens des fils d’Israël, et ils envoyèrent à la prison pour les faire amener. «  (Ac 5, 21) Il connut de toutes causes re­li­gieuses, ci­viles ou cri­mi­nelles ; en ces der­nières, dont il fut ici ques­tion, il ser­vit de cour d’ap­pel.

Le nom de  géhenne du feu pro­vint de la val­lée de Hin­nom, qui en­tou­ra Jé­ru­sa­lem du côté du sud et dans la­quelle se célébra jadis le culte de Mo­loch. De­puis le temps de Jo­sias  :  » Le roi souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l’honneur de Moloc. (2 R, 23, 10)  On y jeta, afin de la pro­fa­ner, les corps des animaux morts et des sup­pli­ciés, et l’on y en­tre­tint un feu pour les consu­mer. Ce lieu était ainsi de­venu une image de l’en­fer, et c’est dans ce sens que le Nou­veau Tes­ta­ment em­ploie ce terme.

« Ils bâtirent des hauts lieux à Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, pour brûler au feu leurs fils et leurs filles: Ce que je n’avais point ordonné, Ce qui ne m’était point venu à la pensée. C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où l’on ne dira plus Topheth et la vallée de Ben-Hinnom, Mais où l’on dira la vallée du carnage ; Et l’on enterrera les morts à Topheth par défaut de place. » ( Jr 7, 31-32)

Jé­sus sup­posa le cas d’un homme qui, déjà oc­cupé dans le temple à pré­pa­rer un don, là, sous l’im­pres­sion de la sain­teté de son acte, se souvenant que son frère eut  quelque res­sen­ti­ment contre lui. Fusse parce qu’il  of­fensa ce frère ? Mais Jé­sus ne le dit pas. Quoi qu’il en soit, Jésus n’ad­mit pas que cet homme puisse en­trer en com­mu­nion avec Dieu par son of­frande, par la prière, tant qu’il ne se réconcilia pas avec son frère, et toute conscience chré­tienne confirme ce ju­ge­ment.

. Jé­sus re­com­manda en­core le de­voir de la ré­con­ci­lia­tion, mais sous une autre forme. Il sup­posa deux adversaires un créan­cier et un dé­bi­teur , dont le pre­mier em­mena l’autre chez le juge pour se faire payer, comme cela se pra­ti­quait chez les an­ciens. Le conseil que donna Jésus à ce­lui qui sera ac­cusé est de se mettre promptement d’accord avec son ad­ver­saire tan­dis qu’il  en eut le temps en­core. S’il ne le fit pas, il courut  le risque d’être livré au juge, puis à l’huissier (exé­cu­teur du ju­ge­ment), et d’être jeté en prison.

Est-ce là tout le sens de cette ex­hor­ta­tion ? Dans ce cas, elle ne ren­fer­me­rait qu’un bon conseil de pru­dence, de sa­gesse dans les af­faires de cette vie. Mais comme ici Jé­sus ex­horta ses dis­ciples à la ré­con­ci­lia­tion avec leurs frères et cela à cause de leur res­pon­sa­bi­lité en­vers Dieu.Nous sommes tous en che­min vers le juge, qui est Dieu. Com­ment es­pé­rer être ab­sous de­vant le tri­bu­nal cé­leste ? Il ne res­te­rait en pers­pec­tive que le pur­ga­toire.  Cette pa­ra­bole rentre har­mo­ni­que­ment et pro­fon­dé­ment dans le dis­cours de Jé­sus.

Diacre Michel houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?

◊  Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement.

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Le pardon  : cliquez ici pour lire l’article  →  Vas d’abord te réconcilier avec ton frère

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article  →   Va d’abord te réconcilier avec ton frère

Surpasser la justice des scribes / Pierre Desroches

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