• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 3 mai 2020

Cinquième Dimanche de Pâques — Année A

Posté par diaconos le 3 mai 2020

Je suis le chemin, la vérité et la vie

Jean 14:6 Jésus lui dit:Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,  Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : ‘Je pars vous préparer une place’ ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis,vous soyez, vous aussi.

Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père.

Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répond : « Il y a si  longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : ‘Montre-nous le Père’ ?     Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi !

Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.     Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père. (Jn 14, 1-12)

La mai­son du Père

In­ter­rompu par Pierre dans son dis­cours d’a­dieux, Jé­sus le re­prit avec la même ten­dresse pour ses dis­ciples. Il leur eut dit clai­re­ment qu’il allait les quit­ter (, ce qui déjà les eut rem­plis de tris­tesse ; la pré­dic­tion du re­nie­ment de Pierre :« Jésus répondit: Tu donneras ta vie pour moi! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. » (Jn 13, 38), qui sui­vit la dé­cla­ra­tion que l’un d’eux le li­vre­rait  : Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit, et il dit expressément: En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. » (Jn 13, 21)

Jésus les  conster­na avec cette déclaration, su­jet d’in­quié­tude et d’an­goisse, leur cœur se troubla. Jé­sus lut sur leurs vi­sages ce trouble, et il y com­pa­tit plus vi­ve­ment que lui-même l’éprouva.  Pour les conso­ler, il les ex­horta à la confiance et dé­ve­loppa la pers­pec­tive qu’il vint d’en­trou­vrir de­vant eux dans cette réponse à Pierre : « Simon Pierre lui dit: Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. » (Jnn 13, 36)

Pour sai­sir la force des pa­roles que Jé­sus op­posa au trouble de ses dis­ciples il im­porte de se sou­ve­nir que la foi est une pleine confiance du cœur. On pour­rait donc tra­duire ainsi : Confiez-vous en Dieu, confiez-vous aussi en moi. Le Dieu de vos pères qui, ac­com­plis­sant ses pro­messes,  fonda son royaume dans ce monde en lui don­nant un Sau­veur ; en moi, sur qui re­posa tout l’a­ve­nir de ce royaume. Cette double confiance dis­si­pa le trouble de votre cœur. Ce qui  frap­pa vi­ve­ment les dis­ciples, ce fut  que Jé­sus leur de­manda d’a­voir en lui la même confiance re­li­gieuse qu’ils eurent en Dieu.

Ici, tu vois clai­re­ment que Christ parle de lui-même comme étant égal au Dieu tout-puis­sant, puis­qu’il veut que nous croyions en lui ainsi que nous croyons en Dieu. S’il n’é­tait pas vrai Dieu avec le Père, cette foi se­rait une er­reur et une ido­lâ­trie. car le cœur de l’­homme ne doit pla­cer sa foi et sa confiance qu’en Dieu seul. (Luther)

 Après avoir ex­horté ses dis­ciples à la confiance, Jé­sus voulut leur faire sen­tir qu’ils ne s’af­fli­gèrent pas de son dé­part, puisque dans la maison de son Père où il va, il y a une place as­su­rée pour eux  des demeures per­ma­nentes, où l’on res­pire la paix et l’a­mour la com­mu­nion du Père. Im­pos­sible d’ex­pri­mer avec plus de sim­pli­cité, d’as­su­rance et de bon­heur l’i­dée de ce royaume éter­nel de Dieu, où ha­bitent des mil­liers d’anges créés pour sa gloire et d’autres mil­liers de pécheurs sau­vés, par­ve­nus à la per­fec­tion. Et là, ce­pen­dant, « il y a en­core de la place : « Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” (Lc 14, 22)

Ce fut pour les dis­ciples une pen­sée pleine de conso­la­tion. Cette ex­pres­sion : plusieurs demeures  révèle l’im­men­sité de la mi­sé­ri­corde di­vine, grâce à la­quelle il y a place pour tous dans la mai­son du Père. S’il n’y avait pas plu­sieurs de­meures dans la mai­son de son Père, Jésus leurs aurait dit.

Après avoir af­firmé l’exis­tence de la mai­son du père où leur place sera pré­pa­rée, Jé­sus ajouta, pour ses dis­ciples, la pro­messe de revenir et de les prendre à lui, afin que là où il est, ils y soient aussi à tou­jours. Pour eux, qui ai­maient leur Maître et qui étaient trou­blés à la pen­sée de son dé­part, c’é­tait la su­prême conso­la­tion :  » Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Jn 12, 26)

 Jé­sus avait dit clai­re­ment à ses dis­ciples où il allait  : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place ?  » (Jn 14, 2) ; et Jésus se présenta constam­ment à eux comme le chemin, le seul mé­dia­teur entre Dieu et leur âme. Ils purent donc savoir et le but et le che­min.

Mais la ques­tion de Pierre :  » Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » (Jn 13, 36) «   et l’ob­jec­tion de Tho­mas montrent que cette connais­sance fut bien obs­cure. Aussi Jé­sus voulut-il, par cette  parole provoquer en eux la ré­flexion sur les grandes pen­sées qu’il  exprima.

Tho­mas fut cet homme po­si­tif qui n’ad­mit rien que sur des preuves évi­dentes et fut par là même en­clin au doute, au dé­cou­ra­ge­ment  :  » Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11, 16) Il  in­ter­rompit Jé­sus en déclarant qu’il ne connaissait ni le lieu où Jésus irait, ni par consé­quent le chemin pour y aller. Après les der­nières pa­roles de Jé­sus , il en sut, plus qu’il ne voulut dire, mais il ne le crut pas.

La rai­son cherche tou­jours au loin ce que la pa­role de Dieu lui pré­sente tout près. Ainsi Marthe re­lé­gua dans un loin­tain ave­nir l’es­pé­rance de la ré­sur­rec­tion de son frère et Jé­sus lui dit : « Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25)  Tho­mas prétendit ignorer  le chemin et il l’avait de­vant les yeux, et Jé­sus dut le confirmer : « C’est moi qui suis le chemin. »

Jésus l’est en tant qu’il est la ré­vé­la­tion com­plète de Dieu même, cette vérité que nous devons nous ap­pro­prier per­son­nel­le­ment pour être sauvé. Il est par là même la vie, parce qu’il est pour le croyant la source unique de la vie de l’âme, de la vie éter­nelle : « Le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. » (Jn 6, 50) ; tel­le­ment que qui­conque ne puise pas cette vie en lui de­meure dans la mort.

De ces pré­misses ré­sulte cette sen­tence ab­so­lue qui se com­prend d’elle-même après de telles pa­roles : nul ne vient au Père que par moi. Jésus leur  af­fir­ma qu’après l’ins­truc­tion pro­fonde qu’ils reçurent, ils connurent le Père et qu’ils lls virent  en lui.

Les dis­ciples n’eurent sans doute que les pre­miers ru­di­ments de cette connais­sance ; mais il y eut une grande sa­gesse pé­da­go­gique à les en­cou­ra­ger ainsi, en leur sup­po­sant plus de lu­mières qu’ils n’en reçurent ; et, du reste, la Pa­role di­vine que Jé­sus ré­pan­dit alors dans leur âme y res­ta comme le prin­cipe vi­vi­fiant de la connais­sance qui leur manqua en­core. Ce fut ainsi qu’il leur parla Jean : « Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.’ (Jn 15, 3)

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Homélie pour des funérailles : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

Liens sur Internet avec d’autres sites chrétiens

◊  Mouvement des Cursillos francophones (Canada)  : cliquez ici pour lire l’article → Cinquième dimanche de Pâques, Année A

◊ Idées -Caté : cliquez ici pour lire l’article →  Je suis le chemin, la vérité, la vie

Prédication de Bertrand de Cazenove

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Catéchèse, La messe du dimanche, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaire »

Quatrième dimanche du Temps de Pâques dans l’année A

Posté par diaconos le 3 mai 2020

+PÈRE MARIE LANDRY BIVINA

Je suis la porte des brebis

L’image contient peut-être : une personne ou plus

 «Amen, amen, je vous le dis: celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus».
x

Jésus employa cette parabole en s’adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu’il voulait leur dire. C’est pourquoi Jésus reprit la parole: «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance». (Jn 10,1-10)

Homélie

Dans l’Évangile, Jésus utilise des images qui se référent à lui-même. Il est le Bon Pasteur. Il est la Porte. Jésus est le Bon Pasteur qui connaît ses brebis «il les appelle chacune par son nom» (Jn 10,3). Pour Jésus, chacun d’entre nous a un contact personnel avec lui, nous ne sommes pas des numéros. L’Évangile n’est pas uniquement une doctrine: c’est l’adhésion personnelle de Jésus avec chacun d’entre nous.

Et il ne nous connaît pas seulement personnellement. Il nous aime personnellement également. « Connaître », dans l’Évangile de Jean, ne signifie pas seulement un acte de compréhension, il signifie une adhésion à la personne connue. Alors, Jésus, porte dans son cœur chacun d’entre nous. Nous aussi, nous devons le « connaître » de la même façon. Connaître Jésus implique non seulement un acte de foi, mais aussi de charité et d’amour. Saint Grégoire le Grand nous dit: «Voyez si vous êtes ses brebis, voyez si vous le connaissez, voyez si vous percevez la lumière de la vérité. Je parle de percevoir, non par la foi, mais par l’amour». Et l’amour se démontre par des actes.

Jésus est aussi la Porte. La seule Porte. «Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé» (Jn 10,9). Et plus loin il souligne: «personne ne va vers le Père sans passer par moi» (Jn 14,6). De nos jours, une théorie œcuménique mal comprise fait que certains pensent que Jésus et un sauveur de plus: Jésus, Bouddha, Confucius, Mahomet, enfin peu importe… No! Celui qui se sauvera, se sauvera uniquement par le Christ, même si dans cette vie il ne le sait pas. Celui qui lutte pour faire le bien, même s’il ne le sait pas il est du côté de Jésus. Nous, par un don de foi, nous nous le savons. Remercions-le. Faisons l’effort de passer par cette Porte, qui est certainement étroite mais que Jésus nous ouvre en grand. Et témoignons que toute notre espérance repose dans le Christ.

Seigneur, ce passage d’Évangile me permet d’entrevoir ta bonté et ta miséricorde : tu ne forces personne, tu nous laisses libres et nous pouvons même ne revenir à toi qu’à la dernière minute. Le saint Curé d’Ars disait que l’on ne peut jamais affirmer que celui qui s’est suicidé est en enfer. Personne ne sait ce qui s’est passé entre lui et le Seigneur à l’ultime instant de son dernier souffle. La grâce de Dieu sera toujours là pour être reçue.

Seigneur, l’enseignement que tu donnes aux personnes  qui se sont rassemblées pour t’écouter leur paraît difficile à entendre et à comprendre. Mais, Seigneur, qu’en est-il de nous, tes disciples d’aujourd’hui, alors que par le saint sacrifice de la messe tu nous fais participer à ton sacrifice et nous communiques ta vie divine ?

Avec peu de choses, Seigneur, tu accomplis de grandes œuvres : accorde-moi la grâce de comprendre qu’il n’y a rien de plus important que de recevoir la sainte Eucharistie qui communique ta divinité à mon humanité. Oui, Seigneur, permets-moi de te remercier de cet amour toujours accordé à celui qui te cherche vraiment mais humblement. Amen

Contact → Marie Landry Bivina

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Quatrième dimanche du temps pascal dans l’année A

Vous pouvez ajouter une note sur cet article dans la case située sous cet article :  « Laisser un commentaire (add a comment)  » .

Liens sur Internet avec d’autres sites Chrétiens

◊ Le jour du Seigneur  : cliquez ici pour lire l’article → Homélie du 4ème dimanche de Pâques

◊Abbé Jean Compazieu  : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie du 4ème dimanche de Pâques

Monseigneur Cattenoz : «  »

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Accueil sur mon blog, Catéchèse, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion, Temps pascal | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS