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Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

Posté par diaconos le 8 mai 2020

Chemin en forêt

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.

Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jn 14, 1-6)

Autre conso­la­tion : la mai­son du Père

In­ter­rompu par Pierre dans son dis­cours d’a­dieux, Jé­sus le re­prit avec la même ten­dresse pour ses dis­ciples. Il leur a dit clai­re­ment qu’il va les quitter, ce qui déjà les eut rem­plis de tris­tesse ; la pré­dic­tion du re­nie­ment de Pierre, qui sui­vit de près la dé­cla­ra­tion que l’un d’eux le li­vre­rait, les consterna ; tout de­vant eux fut donc obs­cu­rité, su­jet d’in­quié­tude et d’an­goisse, leur cœur se troubla.

Jé­sus lut sur leurs vi­sages ce trouble, et il y com­pa­tit d’au­tant plus vi­ve­ment que lui-même l’éprouva. Pour les conso­ler, il les ex­horta à la confiance et dé­ve­loppa la pers­pec­tive qu’il en­trou­vrit de­vant eux dans cette ré­ponse à Pierre : « Là où je vais, … tu me suivras plus tard  » (Jean 13, 36). Pour sai­sir la force des pa­roles que Jé­sus op­posa au trouble de ses dis­ciples il im­porte de se sou­ve­nir que la foi est une pleine confiance du cœur.

 Le Dieu de vos pères qui, ac­com­plis­sant ses pro­messes, fonda son royaume dans ce monde en lui don­nant un Sau­veur ; en moi, sur qui re­pose tout l’a­ve­nir de ce royaume. Cette double confiance dis­si­pa le trouble de leur cœur. Ce qui frappa vi­ve­ment les dis­ciples, ce fut que Jé­sus leur de­manda d’avoir en lui la même confiance re­li­gieuse qu’ils avaient en Dieu.

Après avoir ex­horté ses dis­ciples à la confiance, Jé­sus voulut leur faire sen­tir qu’ils ne devraient pas s’af­fli­ger de son dé­part, puisque dans la maison de son Père où il va, il y a une place as­su­rée pour eux : plusieurs demeures, non les tentes pas­sa­gères du dé­sert, mais des demeures per­ma­nentes, où l’on res­pire la paix et l’a­mour la com­mu­nion du Père.

Im­pos­sible d’ex­pri­mer avec plus de sim­pli­cité, d’as­su­rance et de bon­heur l’i­dée de ce royaume éter­nel de Dieu, où ha­bitent des mil­liers d’anges créés pour sa gloire et d’autres mil­liers de pé­cheurs sau­vés, par­ve­nus à la per­fec­tion. Et là, ce­pen­dant, il y a en­core de la place : « Le serviteur dit: Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place. » (Lc 14, 22)

Ce fut pour les dis­ciples une pen­sée pleine de conso­la­tion. Cette ex­pres­sion : plusieurs demeures ne dé­signe pas des po­si­tions di­verses, des de­grés différents de bon­heur, comme le pensent plu­sieurs in­ter­prètes, mais l’im­men­sité de la mi­sé­ri­corde di­vine, grâce à la­quelle il y a place pour tous dans la mai­son du Père.

Que faut-il en­tendre par cette ex­pres­sion : « Vous préparer une place ?  » C’est Jésus, en re­tour­nant dans la mai­son du Père, en ouvrit l’ac­cès à ses rachetés.  Il y  en­tra pour nous comme pré­cur­seur, ayant été fait sou­ve­rain sa­cri­fi­ca­teur éter­nel­le­ment : « Là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » (He 6, 20)

 Il est donc le ga­rant de notre ad­mis­sion au­près de Dieu. Et, c’est par l’exer­cice de son in­ter­ces­sion au­près de Dieu, qu’il as­sure aux siens les droits qu’il leur a ac­quis. Après avoir af­firmé l’exis­tence de la mai­son du père où leur place sera pré­pa­rée, Jé­sus ajouta, pour ses dis­ciples, la pro­messe de revenir et de les prendre à lui, afin que là où il est, ils y soient aussi à tou­jours.

Pour eux, qui ai­mèrent Jésus et qui furent trou­blés à la pen­sée de son dé­part : «  Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jn 17, 24)  Jé­sus avait dit clai­re­ment à ses dis­ciples où il allait ; et il se pré­senta souvent à eux comme le chemin, le seul mé­dia­teur entre Dieu et leur âme.

La ques­tion de Pierre (Jean 13, 36) et l’ob­jec­tion de Tho­mas montrent que cette connais­sance fut en­core bien obs­cure. Aussi Jé­sus voulut-il, par cette der­nière pa­role pro­vo­quer en eux la ré­flexion sur les grandes pen­sées qu’il leur ex­pri­ma. Tho­mas est l’­homme po­si­tif qui n’ad­mit rien que sur des preuves évi­dentes et fut même en­clin au doute, au dé­cou­ra­ge­ment.

Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui » (Jn 11, 16) Il in­ter­rompit Jé­sus par cette brusque dé­cla­ra­tion qu’il ne connut ni le lieu où il va ni par consé­quent le chemin. Après les der­nières pa­roles de Jé­sus, il en sut, plus, mais il ne le crut pas.

La rai­son cherche tou­jours au loin ce que la pa­role de Dieu lui pré­sente tout près. Ainsi Marthe re­lé­gua dans un loin­tain ave­nir l’es­pé­rance de la résurrection de son frère et Jé­sus lui eut dit : «  C’est moi qui suis la ré­sur­rec­tion et la vie » (Jean 11, 25). De même, Tho­mas pré­tendit igno­rer le chemin ; il l’eut de­vant les yeux, Jé­sus lui ré­pondit : »C’est moi qui suis le chemin. »

Il l’est en tant qu’il est la ré­vé­la­tion com­plète de Dieu même, la vérité que nous devons nous ap­pro­prier per­son­nel­le­ment pour être sauvé. Il est par là même la vie, parce qu’il est pour les personnes qui croient en Dieu la source unique de la vie de l’âme, de la vie éter­nelle :« Mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. (Jn 6, 50)

Diacre Michel Houyoux

Complément

Homélie pour des obsèques : cliquez ici pour lire l’article →  Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 1-6)

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◊ Catéchèse : cliquez ici pour lire l’article → Je suis le chemin, la vérité, la vie – Idees-cate

◊ Frère Loïc-Marie Le Bot : Je suis le chemin, la vérité et la vie

Pourquoi Jésus dit : je suis le chemin, la vérité et la vie ?

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Publié dans Catéchèse, Histoire du Salut, Religion, Temps pascal | 1 Commentaire »

 

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