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Je vous donne ma paix

Posté par diaconos le 12 mai 2020

Je vous donne ma paix - Jean 14 : 27

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.

Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. » (Jn 14, 27-31a)

 Je vous donne ma paix

Jésus, pres­sen­tant toutes les dif­fi­cul­tés et toutes les craintes qui purent en­core as­saillir le cœur de ses dis­ciples, leur fit part d’une grâce su­prême, d’un bien sans le­quel il n’y eut pas pour l’­homme de bon­heur, avec le­quel il ne put ja­mais être mal­heu­reux : la paix. Jé­sus fit al­lu­sion dans ces pa­roles à la for­mule de sa­lu­ta­tion par la­quelle les Is­raé­lites s’a­bor­dèrent ou se quit­tèrent :  » Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux, et dit: La paix soit avec vous !3 ( Jn 20, 26)

La plu­part des com­men­ta­teurs al­le­mands prirent le mot de paix dans le sens de l’­hé­breu schalôm, bien-être, prospérité, salut, et pensèrent que Jé­sus pré­senta aux siens tous les fruits ob­jec­tifs de son œuvre, en un mot, le sa­lut éter­nel. Mais non, ce qu’il leur donna, ce fut la paix in­té­rieure d’une âme rem­plie d’une douce confiance en son Dieu Sau­veur.

Il leur laisse la paix, comme le plus pré­cieux des legs à son dé­part. Il fit plus : il leur donna réel­le­ment la paix in­al­té­rable et pro­fonde dont il eut jouit lui-même et qu’il pui­sa constam­ment dans la com­mu­nion de son Père. Ce fut ainsi qu’il leur fit part en­core de sa joie : « Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11), car tout ce qui fut à lui ap­par­tint à ses ra­che­tés.

Le monde en fut ré­duit à de vains sou­haits, à de trom­peuses pro­messes, sou­vent in­té­res­sées. Jé­sus donna réel­le­ment, abon­dam­ment et par l’a­mour le plus pur. Ces pa­roles ins­pi­rèrent aux dis­ciples la plus en­tière confiance en lui. Jé­sus, à la fin du dis­cours, re­vint ainsi à son point de dé­part  ; mais ce fut après avoir donné aux siens tous les se­cours les plus puis­sants pour dis­si­per le trouble et les craintes qui purent en­core as­saillir leur cœur.

 Les dis­ciples n’eurent que trop bien en­tendu cette pa­role : je m’en vais,,  mais ils eurent moins bien saisi  celle-ci : je reviens à vous ; de là leur tris­tesse et leur trouble. Ce  fut pour cela que Jé­sus leur fit sen­tir que leur amour pour lui de­vrait leur faire de son élé­va­tion au­près du Père un mo­tif de joie : prendre part à la joie qu’il éprouva lui-même de quit­ter ce monde de pé­ché et de souf­france pour re­tour­ner au­près du Père et par­ta­ger sa fé­li­cité et sa gloire.

Obéis­sant à son in­vi­ta­tion, l’a­pôtre Paul, après avoir dé­crit le pro­fond abais­se­ment de Jésus, célébra son élé­va­tion avec amour :  »C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » (Ph 2, 9-11), et la joie qu’il ex­prima dans ce chant de triomphe est celle de l’Église tout en­tière :  « Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » ( Ep 1, 20-23)

C’est à ce point de vue que Lu­ther, Cal­vin, MM. Lu­thardt et Go­det en­vi­sagèrent ce pas­sage : « Christ, dit Cal­vin, ne com­pare point ici la di­vi­nité du Père avec la sienne, ni sa na­ture hu­maine avec l’es­sence di­vine du Père ; mais plu­tôt son état pré­sent avec la gloire cé­leste dans la­quelle il al­lait être reçu bien­tôt. C’est comme s’il di­sait : Vous dé­si­rez de me re­te­nir dans le monde ; mais il vaut mieux que je monte au ciel ».

Quant à la di­vi­nité de Jé­sus-Christ, cette pa­role la pro­clame hau­te­ment ; car si un homme, un ange du ciel di­sait : Dieu est plus grand que moi, il émet­trait une af­fir­ma­tion que son évi­dence même ren­drait oi­seuse. Il ne faut pas, quand Jé­sus nous parle de sa joie, que l’exé­gèse trans­forme cette joie en dog­ma­tique.

Que vous croyiez que je m’en suis réel­le­ment allé à mon Père, et que vous com­pre­niez la na­ture spi­ri­tuelle de mon règne. Ces pro­messes si po­si­tives de Jé­sus, bien­tôt ren­dues vi­vantes dans leur cœur par le Saint-Es­prit, leur furent ex­pli­quées par les grands évé­ne­ments de sa mort, de sa ré­sur­rec­tion et de son re­tour dans la gloire. Alors ils crurent.

Le prince du monde vint, s’ap­procha. Jé­sus le vit ve­nir dans les mi­sé­rables ins­tru­ments dont il  se ser­vit pour ac­com­plir son œuvre de té­nèbres  :  Mais il  ajouta aus­si­tôt : » Tout prince du monde qu’il est, il n’a rien en moi, ni droit, ni pou­voir.

La mort même à la­quelle Jé­sus se sou­mit fut par­fai­te­ment libre et vo­lon­taire : « Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père. (Jn 10, 18)  ; ce fut le sa­cri­fice de son dé­voue­ment et de son amour. Pour par­ler ainsi, il fal­lut que Jé­sus eût la conscience de sa par­faite sain­teté.

La mort libre et vo­lon­taire de Jésus fit connaître au monde que le Fils aime le Père et agit selon son commandement. Ce fut afin de four­nir au monde cette dé­mons­tra­tion écla­tante que Jé­sus dit aux dis­ciples : « Levez-vous, partons d’ici, al­lons cou­ra­geu­se­ment dans ce jar­din de Geth­sé­mané, notre lieu de réunion ha­bi­tuel »  (Jean 18.2), où je me li­vre­rai à la troupe conduite par le traître !

Diacre Michel Houyoux

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« Je vous donne ma paix »: homélie de l’abbé Julien FLEURY

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6ème Dimanche de Pâques — Année A

Posté par diaconos le 12 mai 2020

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Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre  Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.  Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » (Jn 14, 15-21)

Aimer Jé­sus et garder ses commandements

 Jé­sus fit à ses dis­ciples une pré­cieuse pro­messe :« Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » (Jn 14, 13-14)  et il en fit une plus pré­cieuse en­core : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre aide, afin qu’il soit éternellement avec vous, » (Jn 14,16) ; il leur pré­senta la condi­tion mo­rale qu’ils devront rem­plir pour re­ce­voir ce qu’il leur pro­mit, il les in­vita à de­meu­rer avec lui dans une vraie com­mu­nion d’a­mour et d’o­béis­sance, alors leur cœur sera ou­vert à l’ac­tion du Saint-Es­prit.

Par ses commandements, il ne faut pas en­tendre cer­tains pré­ceptes ou cer­tains de­voirs pres­crits mais tout ce qu’il  en­sei­gna sa ré­vé­la­tion com­plète : gar­der sa pa­role : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » (Jn 8, 51), la conser­ver pré­cieu­se­ment dans le cœur et la mettre en pra­tique dans la vie.

 

Ce que Jé­sus de­man­dera au Père, en leur fa­veur, c’est donc un autre sou­tien, tou­jours à leur por­tée, tou­jours prêt à ve­nir à leur aide, au pre­mier ap­pel, dans leur lutte avec le monde. De cette si­gni­fi­ca­tion fon­da­men­tale dé­coulent ai­sé­ment les ap­pli­ca­tions sui­vantes : sou­tien dans les mo­ments de fai­blesse ; conseiller dans les dif­fi­cul­tés de la vie ; conso­la­teur dans la souf­france. Par là il fera pour eux ce qu’a­vait fait pen­dant ces der­nières an­nées le Maître bien-aimé qui les quit­tait. En di­sant : un autre, Jé­sus se donne im­pli­ci­te­ment à lui-même le titre de Paraclet

— Godet

Cet aide ne fut pas avec les dis­ciples pour un peu de temps seule­ment, comme le fit Jésus dans sa vie terrestre, il sera pour tou­jours, éternellement avec eux. Toute vé­rité ré­vé­lée n’est pour nous la vérité que lorsque par l’Es­prit de Dieu nous en avons fait une ex­pé­rience vi­vante. C’est lui qui, en nous met­tant en com­mu­nion avec Dieu nous le ré­vèle tel qu’il est dans sa sain­teté et son amour, c’est lui qui glo­ri­fie Christ en nous, c’est-à-dire nous met en pos­ses­sion de lui. C’est lui en­fin qui ré­ta­blit dans le vrai tout ce qui est faussé en nous, qui, en un mot, éclaire, ré­gé­nère sanc­ti­fie l’âme.

Le monde, éloi­gné de Dieu et in­cré­dule, ne peut recevoir cet Es­prit, dit Jésus, parce qu’il ne  ne sait le dis­cer­ner dans au­cune de ses ma­ni­fes­ta­tions, il ne le connaît pas par une ex­pé­rience in­time, parce qu’il reste étran­ger et fermé à son in­fluence: « Mais l’homme animal ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. » (1 Co 2, 14)

Bien dif­fé­rents furent, alors déjà, les dis­ciples, aux­quels Jé­sus put dire : « Vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous. » Car, les disciples eurent, dans une cer­taine me­sure, res­piré cet Es­prit en vi­vant avec Jé­sus, en étant les té­moins de ses actes, de sa sainte vie, en écou­tant ses pa­roles, en se sou­met­tant aux di­rec­tions par les­quelles Jésus s’efforça de faire leur édu­ca­tion. En Jé­sus, et par son in­ter­mé­diaire, l’Es­prit agis­sait constam­ment sur eux : « Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 16, 17)

Diacre Michel Houyoux

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◊ Abbaye de Tamié : cliquez ici pour lire l’article →Homélie – 6ème dimanche de Pâques

◊ Le Carmel en France : cliquez ici pour lire l’article → 6e Dimanche du Temps Ordinaire (Année A)

Le Père vous donnera un Défenseur pour toujours / Abbé Christian Beaulieu

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