Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson

Posté par diaconos le 1 mai 2020

Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson  dans Catéchèse 22979110

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

En effet, ma chair est la vraie nourriture,  et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.

Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. (Jn 6, 52-59)

 Manger le corps du Christ

Jésus expliqua à ses auditeurs com­ment il peut don­ner sa chair à man­ger, Jé­sus se contenta d’af­fir­mer so­len­nel­le­ment la né­ces­sité de manger la chair du Fils de l’homme, sous peine de n’avoir point la vie et de res­ter dans la mort. Il ajouta pour com­plé­ter sa pen­sée : « Si vous ne buvez son sang. » Par là, il ré­pondit à la ques­tion des Juifs, en ren­dant beau­coup plus pré­cise l’al­lu­sion à sa mort, à une mort san­glante, dont ils s’ap­pro­prièrent les fruits par la foi et par une communion vi­vante avec Lui.

Jé­sus se dé­signa comme le Fils de l’homme, parce que c’est par son in­car­na­tion qu’il  im­planta au sein de notre hu­ma­nité le prin­cipe d’une vie nou­velle : « Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. » (Mt 8, 20)

Jé­sus confirma, par une dé­cla­ra­tion po­si­tive, la pen­sée qu’il exprima né­ga­ti­ve­ment au ver­set pré­cé­dent. Comme il est lui-même la vie, ce­lui qui mange sa chair et boit son sang, et s’ap­pro­prie ainsi sa per­sonne, tout son être, par une com­mu­nion in­time et vi­vante avec lui, a, dès ce mo­ment, une vie im­pé­ris­sable, la vie éternelle.

Sans doute, la même grâce est pro­mise à la foi. Cette com­mu­nion vi­vante et pro­gres­sive avec Jésus est plus que la simple foi en Lui. Ce fut que l’a­pôtre Paul ap­pela :  » Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ » (Ga 3, 27), ou en­core : «  ), En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection » (Rm 6, 5), c’est ce qui lui per­mit de dire : « En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. » (Ph 1, 21)

Rien de plus na­tu­rel, dès lors, que la glo­rieuse consé­quence af­fir­mée  par Jé­sus-Christ : « Je le ressusciterai au dernier jour.  » Cette ré­sur­rec­tion est virtuellement avec la vie di­vine que le croyant a pui­sée en Christ, qui achè­vera son œuvre en lui, en le res­sus­ci­tant et en le glo­ri­fiant :  » Et si Christ est en vous, votre corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais votre esprit est vie à cause de la justice. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus habite en vous, celui qui a ressuscité Christ rendra aussi la vie à votre corps mortel par son Esprit qui habite en vous. » (Rm 8, 10-11)

Une nourriture et un breuvage qui ren­ferment la vie et la com­mu­niquent. C’est par là qu’ils sont vrais. Par ces mots, Jé­sus confirma et prouva la né­ga­tion et l’af­fir­ma­tion des ver­sets pré­cé­dents. Ces pa­roles pro­fondes ex­pliquent com­ment manger la chair de Jé­sus et boire son sang pro­cure la vie. Les personnes qui croient et qui se nour­rissent ainsi de­meure en  Jésus et Jésus demeure en lui ; il vit avec jésus dans une com­mu­nion ha­bi­tuelle et per­ma­nente.

Jésus est alors le centre de sa vie, do­mi­nant ses pen­sées, ses af­fec­tions, sa vo­lonté, tous les mo­tifs de sa conduite. Cette ma­nière d’ex­pri­mer une vraie communion avec Jé­sus est par­ti­cu­lière aux écrits de l’évangéliste Jean. source sou­ve­raine de la vie (grec), le Père vivant, com­mu­nique in­ces­sam­ment la vie au Fils, qui vit par le Père, qui trouve dans le Père le prin­cipe de sa vie et de tout son être, et, du Fils, cette vie se ré­pand sur qui­conque est en com­mu­nion avec lui.

Le croyant, lui aussi, en se nour­ris­sant de Jé­sus, trouve en lui la même source et ga­ran­tie de vie que celle que Jé­sus trouve lui-même dans sa re­la­tion avec le Père. (Godet)

Jus­qu’ici Jé­sus avait dit : « Man­ger ma chair et boire mon sang ». Voici un terme plus di­rect en­core : « Celui qui me mange« , ex­pri­mant, d’une part, l’u­nion du croyant avec la per­sonne en­tière de Jésus et af­fir­mant, d’autre part, une com­mu­nion ha­bi­tuelle et per­ma­nente avec Lui.  Jé­sus, en re­ve­nant à la pre­mière image qu’il  em­ploya, celle du pain, ré­suma et conclut tout ce dis­cours sur le Pain de Vie.

À l’é­poque de la ré­for­ma­tion, cette ques­tion a été vi­ve­ment dé­bat­tue entre ca­tho­liques et pro­tes­tants, d’une part, et entre ré­for­més et lu­thé­riens d’autre part. Il faut faire ici une dis­tinc­tion : si l’on en­tend par la cène le rite cé­ré­mo­niel de la com­mu­nion, que Jé­sus ins­ti­tua plus tard, on de­vra ré­pondre : Non, Jé­sus ne parle cer­tai­ne­ment pas de cet acte sym­bo­lique.

C’eût été une an­ti­ci­pa­tion sans exemple dans ses ins­truc­tions ; en­suite, ja­mais au­cune Église chré­tienne ne pro­fessa l’ab­so­lue né­ces­sité de la cène pour avoir la vie dans le Christ. Dans les pa­roles qu’il pro­nonça à Capharnaüm, comme dans le sa­cre­ment qu’il ins­ti­tua à Jé­ru­sa­lem, Jé­sus ne ré­véla pas autre chose que la né­ces­sité d’en­trer et de res­ter dans une com­mu­nion vi­vante avec Lui.

Liens  sur Internet avec d’autres sites chrétiens

◊ Vie chrétienne : cliquez ici pour lire l’article → Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson

◊ Regnum Christi   : cliquez ici pour lire l’article → Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson

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