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Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres

Posté par diaconos le 6 juin 2020

Auteur Père Marie Landry Bivina

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De l’Évangile selon saint Marc

Dans son enseignement, il disait: «Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés».

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes. Jésus s’adressa à ses disciples: «Amen, je vous le dis: cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre».

Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes

J’ouvre mon cœur et tout mon être à ta présence, Seigneur Jésus. Aujourd’hui, assis dans le Temple, tu enseignes. Tu m’enseignes. Je connais peut-être déjà ce passage mais je m’ouvre à l’enseignement qu’aujourd’hui la Parole vivante de Jésus voudra me suggérer.

Marie, je t’invoque au début de cette prière : toi qui as toujours su rester généreuse aux enseignements de Jésus, aide-moi à recevoir à mon tour cette Parole, avec l’intelligence du cœur. Aide-moi à la garder en moi et à laisser l’Esprit Saint me parler. Que peu à peu s’éclaire pour moi l’enseignement que Jésus veut m’offrir aujourd’hui.

Aujourd’hui, comme à l’époque de Jésus, les dévots —et surtout les “professionnels” de la religion— peuvent être tentés par une certaine hypocrisie spirituelle, qui se manifeste par des attitudes vaniteuses, qu’ils justifient en se disant qu’ils sont supérieurs aux autres: “après tout nous, nous sommes les croyants et les pratiquants:… les purs!”. En tout cas, à l’intérieur de notre conscience, nous raisonnons parfois de cette manière, sans arriver pour autant à “faire semblant” de prier ou encore moins de nous “jeter sur les bien de quelqu’un”.

Pour nous mettre en évidence le contraste avec les maîtres de la loi, l’Évangile nous présente le geste, simple et insignifiant de la veuve qui a tant suscité l’admiration de Jésus: «Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes» (Mt 12,42). La valeur du don était quasiment nulle, mais la décision de cette femme était admirable et héroïque: elle avait fait don de tout ce qu’elle avait pour vivre.

Par son geste, elle faisait passer Dieu et les autres avant elle et ses propres besoins. Et elle se mettait entièrement entre les mains de la Providence. Elle n’avait plus rien à quoi s’accrocher car elle avait, volontairement, tout mis au service de Dieu et des pauvres. Jésus qui a vu cela, a loué, son oubli de soi et son désir de glorifier Dieu et de venir en aide aux pauvres, et a qualifié son don comme le plus important de tous les dons qui avaient été faits —peut-être ostensiblement— au même endroit.

Tout cela indique que le choix fondamental et salvateur a lieu dans le for intérieur de notre propre conscience, quand nous décidons de nous ouvrir à Dieu et de nous mettre au service du prochain, la valeur de notre choix ne vient pas de la quantité ou de la qualité de notre action mais de la pureté de l’intention ainsi que de son don d’amour au centre de notre propre conscience.

Fort est ton enseignement, Jésus ! Lumineux ! Tu donnes la vraie lumière sur les choses et sur les personnes. Tu nous montres où est le sel qui donne le goût à la vie. Tu as toi-même vécu cette offrande totale au Père, par amour, par amour pour lui et par amour pour nous.

Que ces paroles de saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens continuent d’éclairer notre prière : « J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. » (Co 13, 1-2)

Contact  Père Marie Landry Bivina  ou  peremarielandry@gmail.com

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres

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◊ Paroisse saint Stanislas d’Ascot Corner: cliquez ici pour lire l’article →   Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres

◊ Parfait Beugré  : cliquez ici pour lire l’article → Le mystère de l’offrande de la pauvre veuve

Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres

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Cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres

Posté par diaconos le 6 juin 2020

obole de la veuve

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les  salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »

 Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12, 38-44)

La veuve qui donna deux pites

 Mat­thieu conserva un long dis­cours dans le­quel Jé­sus cen­sura les scribes et les pha­ri­siens, en les apos­tro­phant di­rec­te­ment que Jésus mit en garde  contre l’es­prit de ses conduc­teurs.  La vo­lonté est tou­jours du parti des af­fec­tions, bonnes ou mau­vaises. Ces longues robes aux­quelles tinrent tant les scribes, ces sa­lu­ta­tions qu’ils re­cher­chèrent dans les places pu­bliques, furent chez eux le signe cer­tain de la va­nité qu’ils ti­rèrent de leur rang, de leur pro­fes­sion, de leur secte. Le fait qu’ils pré­ten­dirent aux premières places dans les synagogues, aussi bien qu’à celles dans les festins, dé­voi­la un autre de leurs vices, l’a­va­rice

 Jésus, assis vis-à-vis du trésor, observa ce que les gens y mirent. Il vit une pauvre veuve qui donna deux pites. Il appela à lui ses disciples et leur déclara que cette femme, qui  mit dans le tronc tout ce qu’elle eut pour vivre, donna plus que les autres qui y mirent leur superflu. Le tré­sor du temple se trou­vait dans le par­vis des femmes et consis­tait, se­lon les rab­bins, en treize coffres ou troncs, aux­quels on don­na le nom de trompettes à cause de leur forme sem­blable à cet ins­tru­ment.

Deux lepta qui font un quadran. Le qua­drant fut une mon­naie ro­maine, et ce mot que Marc mit ici comme une ex­pli­ca­tion ou une tra­duc­tion de la va­leur in­di­quée, montre à quels lec­teurs son Évan­gile fut des­tiné. (Bengel)

La pauvre veuve eut réel­le­ment mis dans le tré­sor plus que tous les autres, toutes pro­por­tions gar­dées ; car leur of­frande, à eux, fut prise dans le su­per­flu, tan­dis que la sienne pro­vint d’une pau­vreté que l’é­van­gé­liste Marc s’ef­força de faire sen­tir par trois ex­pres­sions dif­fé­rentes : de son indigence, de son déficit, de son manque, tout ce qu’elle eut, toute sa subsistance.

Ce qui consti­tua sur­tout l’im­mense su­pé­rio­rité de son of­frande sur celles des autres, ce fut ses mo­tifs, dont Jé­sus pé­né­tra la va­leur mo­rale. Elle ne fi­t pas une au­mône, mais un don pour le culte di­vin, ins­piré uni­que­ment par l’a­mour pour Dieu, à qui elle don­na ainsi son cœur et sa vie. Et ce qui ne fut pas moins touchant que son amour, ce fut sa confiance sans bornes en Dieu, à qui elle re­mit le soin d’un ave­nir ab­so­lu­ment des­ti­tué de tout.

Marc et Luc nous conservèrent cette perle entre les ré­cits évan­gé­liques. Com­ment se fait-il que Mat­thieu ne l’eut pas re­cueillie ? Quoi ! Mat­thieu au­rait eu sous les yeux un do­cu­ment où se trou­vait ce trait si ins­truc­tif et si tou­chant, et il l’au­rait vo­lon­tai­re­ment omis ?

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → La veuve généreuse

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◊ Diacre J. Y. Fortin : cliquez ici pour lire l’article → En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres

◊KT42  : cliquez ici pour lire l’article → Comprendre le récit de la veuve généreuse au temple

♥  Prédication du pasteur Richard Cadoux

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