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Treizième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 22 juin 2020

Matthieu 10, 37-42

 Celui qui ne prend pas sa croix n’est pas digne de moi. Qui vous accueille m’accueille

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la  perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.

Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » (Mt 10, 37-42)

Ce­lui qui perd sa vie, la trouve

Tout amour ter­restre, même le plus lé­gi­time et le plus pur, su­bor­donné à l’a­mour de Jé­sus, telle est la loi su­prême de son règne. Que fau­drait-il pen­ser de ce­lui qui re­ven­dique ce droit de Dieu, s’il n’é­tait pas Dieu ? Du reste, l’a­mour de Jé­sus, loin d’ex­clure les af­fec­tions de la fa­mille, les rend plus saintes et plus douces à qui­conque lui en a fait le sa­cri­fice. Ici en­core,  ce­lui qui perd sa vie, la trouve.

Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi : al­lu­sion à l’u­sage qui vou­lait que les condam­nés prissent et portassent eux-mêmes la croix, ins­tru­ment de leur sup­plice : « Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. » (Jn 19, 17)

Al­lu­sion non moins évi­dente à l’­heure su­prême où lui-même se­rait ce condamné. Jé­sus sa­vait d’a­vance de quelle mort il mour­rait. Pour ses dis­ciples, prendre leur croix et le suivre, c’est re­non­cer à tout et tout souf­frir avec lui et pour lui, y com­pris la mort. Il s’est ac­quis sur la croix le droit de par­ler ainsi, le droit su­prême de l’a­mour.

Voici donc l’al­ter­na­tive : sa vie propre, la conser­ver en ce monde en fuyant la mort cor­po­relle, c’est la perdre pour le jour des dé­ci­sions éternelles. Mais la perdre dans le temps, len­te­ment par la souf­france ou brus­que­ment par le mar­tyre, c’est la trouver pour l’é­ter­nité.

Il ne faut pas bor­ner le sens de ces pa­roles à la vie ex­té­rieure, mais l’é­tendre à la vie de l’âme dans ce sens elles concernent tous les chré­tiens. Dans les langues de l’An­cien et du Nou­veau Tes­ta­ment, le mot que nous ren­dons par la vie si­gni­fie l’âme, l’âme comme siège de la vie et avec toutes les fa­cul­tés dont Dieu l’a douée.

 

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