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Ta femme mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean

Posté par diaconos le 24 juin 2020

Annonce de la naissance de Jean-Baptiste

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée,  un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme aussi était descendante  d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth. Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur de façon irréprochable.

Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, tandis que Zacharie, durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres,  pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur.

Toute la multitude du peuple était en prière au-dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens. L’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. À sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte le saisit. L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée : ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.

Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boisson forte,  et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ; il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ; il marchera devant, en présence du Seigneur, avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. (Lc 1, 5-17)

Intervention divine

Le récit nous initie à l’épreuve intime d’une pieuse famille de sacrificateurs : Zacharie et Élisabeth, tous deux de la race d’Aaron, furent jusqu’ici privés d’enfants et ils étaient âgés.  Zacharie fut appelé à entrer dans le sanctuaire pour offrir le parfum. Pendant qu’il accomplit cet acte solennel et que la multitude était dehors en prières, un ange lui apparut.

 L’ange rassura Zacharie et lui déclara que sa prière fut exaucée, qu’Elizabeth lui enfantera un fils qui se nommera Jean ; sa naissance sera un sujet de joie pour plusieurs. Cette joie fut justifiée, car Jean fut grand devant Dieu, austère dans sa vie, rempli du Saint-Esprit ; il exerça une action profonde sur son peuple ; il fut le précurseur de Jésus.

 Zacharie demeura incrédule et demanda un signe, l’ange lui déclara qu’il se nomme Gabriel, qu’il est envoyé de Dieu. Il lui donna un signe qui fut en même temps un châtiment : Zacharie resta muet jusqu’à l’accomplissement de la promesse . Le peuple s’étonna qu’il resta si longtemps dans le temple. Quand il en sortit, il fit comprendre par des signes qu’il eut une vision.

Après avoir achevé ses fonctions, il retourna chez lui, et alors la prédiction de l’ange s’accomplit : Élisabeth devint enceinte : elle se cacha pendant cinq mois, jusqu’à ce qu’il apparut que Dieu lui ôta l’opprobre de sa stérilité. Jé­sus na­quit vers la fin d règne d’Hérode.  Se­lon L’historien Jo­sèphe, la mort d’­Hé­rode eut lieu au prin­temps de l’an 750 de Rome.

Zacharie et Élisabeth, sa femme  ap­par­tinrent l’un et l’autre à la race sa­cer­do­tale. Éli­sa­beth eut même hé­rité du nom de sa pre­mière aïeule, la femme d’Aa­ron : « Aaron épousa Elisabeth, fille d’Aminadab, sœur de Nahasson, dont il eut Nadab, Abiu, Eléazar et Ithamar. » Ex 6, 23)

Après un si­lence de quatre siècles, Dieu parla de nou­veau, à ce mo­ment dé­ci­sif de l’­his­toire. Il ouvrit une ère nou­velle de ses ré­vé­la­tions, qui dé­sor­mais ne furent plus in­ter­rom­pues et s’é­ten­dirent à l’­hu­ma­nité en­tière. Mais il re­lia le pré­sent au passé, en choi­sis­sant l’or­gane de ses com­mu­ni­ca­tions parmi les personnes à qui ce rôle fut dé­volu au­tre­fois.

Comme au siècle de la ré­for­ma­tion il prit dans son couvent un moine de l’an­cienne Église pour com­men­cer l’œuvre de ré­no­va­tion, de même il fit naître de la race sa­cer­do­tale d’Aa­ron ce­lui qui fut le plus grand des pro­phètes et pré­pa­ra les voies au Mes­sie issu de la race royale de David.

Toute la sa­cri­fi­ca­ture  fut di­vi­sée en vingt-quatre classes dont les membres fonc­tion­nèrent chaque se­maine à tour de rôle  : Celle d’A­bia était la hui­tième. Être juste, c’est confor­mer sa conduite et sa vie aux pres­crip­tions de la loi de Dieu  :  » D’où me connais-tu ? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. (Jn 1, 48).

Cette jus­tice, ainsi que le mot irréprochable, n’ex­clut pas le pé­ché, et n’est pas op­po­sée à la grande doc­trine bi­blique de la jus­ti­fi­ca­tion par la foi. Les Is­raé­lites pieux le surent bien, puis­qu’ils re­cou­rrent sans cesse aux moyens pres­crits par la loi elle-même pour ob­te­nir le par­don de leurs pé­chés et pour s’en pu­ri­fier.

Cal­vin et, après lui, Ben­gel firent entre les commandements et les ordonnances du Sei­gneur cette dis­tinc­tion, que les pre­miers signigirent les pré­ceptes de la loi mo­rale, le Dé­ca­logue, tan­dis que les se­condes in­di­que­rèrent les pres­crip­tions re­la­tives à la loi cé­ré­mo­nielle, au culte…

Les mots : dans l’ordre de sa classe, dé­si­gnent le rang où chaque classe de sa­cri­fi­ca­teurs fut en fonc­tion  ; ce rang res­ta tou­jours le même. la coutume ou l’u­sage vou­lut que, entre les sa­cri­fi­ca­teurs de ser­vice, cha­cune des di­verses fonc­tions fût at­tri­buée par le sort. De cette ma­nière rien, dans ces fonc­tions saintes, ne fut li­vré à l’ar­bi­traire, rien ne put pro­vo­quer des ja­lou­sies entre les sa­cri­fi­ca­teurs. Il échut donc ce jour-là à Za­cha­rie le pri­vi­lège d’entrer dans le sanctuaire et d’offrir le parfum.

Cette of­frande eut lieu chaque jour, le ma­tin et le soir, sur un au­tel spé­cial si­tué au fond du sanc­tuaire, tout près du voile qui fer­ma le lieu très saint.  Pen­dant que le sa­cri­fi­ca­teur rem­plis­sa cette fonc­tion, le peuple at­ten­dit dans le par­vis ex­té­rieur et adres­sa à Dieu des prières, dont la fu­mée de l’en­cens, mon­tant vers le ciel, était le sym­bole :  » Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens. » ( Lc 1, 10)

C’est avec l’ap­pa­ri­tion de cet ange que s’ouvrit la sé­rie des faits sur­na­tu­rels ra­con­tés dans ces pre­miers ré­cits de Luc. Ceux-là seuls purent les trou­ver étranges qui ne crurent pas au  mys­tère de piété, au­quel ces faits se rat­tachèrent tous, : « Dieu ma­ni­festé en chair »

Au mo­ment où la Pa­role éter­nelle s’u­nis­sait à notre hu­ma­nité de­vaient se pro­duire ces ma­ni­fes­ta­tions du monde des es­prits qui ne sont point né­ces­saires en des temps or­di­naires. (Olshausen)

Un té­moin ocu­laire seul put avoir conser­vés, que l’é­van­gé­liste ra­conta, non une vi­sion, mais un fait réel : « L’ange lui apparut, se tenant debout, au côté droit de l’autel. » Au coté droit, c’est-à-dire au sud, entre l’au­tel et le chan­de­lier, à la gauche de Za­cha­rie qui en­trait dans le sanc­tuaire.

Bien que l’ange vint an­non­cer à Za­cha­rie une grâce im­mense, ce­lui-ci éprouva cette crainte qui saisit l’­homme pé­cheur, chaque fois que quelque ma­ni­fes­ta­tion du monde in­vi­sible lui donna le sen­ti­ment de la pré­sence im­mé­diate de Dieu  : « Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point! Je suis le premier et le dernier, » ( Ap 1, 17)

Ne boire ni vin, ni cervoise (li­queur fer­men­tée faite de di­vers fruits, autres que le rai­sin), était l’une des abs­ti­nences que s’im­po­sa le nazir ou naziréen, c’est-à-dire ce­lui qui fut séparé, ou mis à part, et consacré au ser­vice de Dieu. Cette consé­cra­tion put être tem­po­raire, ou à vie, comme dans le cas de Sam­son et de Sa­muel.

Tel fut le cas de Jean-Bap­tiste. Comme pro­phète ap­par­te­nant en­core à l’an­cienne al­liance, il prê­cha la re­pen­tance par ses pa­roles et par la pra­tique du na­zi­réat, en at­ten­dant que ce type, comme tous ceux de la loi, fût aboli par Ce­lui qui, au mi­lieu du monde, vain­quit le monde. Cette abs­ti­nence eut pour com­pen­sa­tion le fait qu’il fut rempli de l’Esprit-Saint ; re­non­çant à tout ex­ci­tant char­nel, il pos­séda le sti­mu­lant le plus élevé et le plus pur.

Diacre Michel Houyoux

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Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article →  Son nom est Jean

◊ Wikipedia  : cliquez ici pour lire l’article → Zacharie (père de Jean le Baptiste) 

Ta femme mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean

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Thirteenth Sunday in Ordinary Time – Year A

Posté par diaconos le 24 juin 2020

 He who does not take up his cross is not worthy of me. Whoever welcomes you welcomes me

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From the Gospel of Jesus Christ according to Saint Matthew

At that time Jesus said to his Apostles : « He who loves his father or mother more than me is not worthy of me ; he who loves his son or daughter more than me is not worthy of me ; he who does not take up his cross and follow me is not worthy of me. He who has found his life shall lose it ; he who has lost his life for my sake shall keep it. Whoever welcomes you welcomes me; and whoever welcomes me welcomes Him who sent me.

He who welcomes a prophet as a prophet shall receive a prophet’s reward; he who welcomes a righteous man as a righteous man shall receive a righteous man’s reward. And whoever gives even a glass of cold water to one of these little ones as a disciple, amen, I say to you, no, he shall not lose his reward.  » (Mt 10, 37-42)

He who loses his life, finds it

All earthly love, even the most legitimate and pure, subordinated to the love of Jesus, is the supreme law of His reign. What should we think of the one who claims this right from God, if he were not God ? Moreover, the love of Jesus, far from excluding the affections of the family, makes them holier and sweeter to whoever made the sacrifice to him. Here again, he who loses his life finds it.

He who does not take up his cross and follow me is not worthy of me: a reference to the custom that the condemned should take up and carry the cross themselves, the instrument of their torment : « And he himself, carrying his cross, went out to the place called The Skull (or Calvary), which is said in Hebrew Golgotha. «  (Jn 19, 17)

No less obvious allusion to the supreme hour when he himself would be this condemned man. Jesus knew in advance what death he would die. For his disciples, to take up their cross and follow him is to renounce everything and suffer everything with him and for him, including death. He acquired on the cross the right to speak this way, the supreme right of love.

So here is the alternative: one’s own life, to keep it in this world by fleeing bodily death, is to lose it for the day of eternal decisions. But to lose it in time, slowly through suffering or suddenly through martyrdom, is to find it for eternity.

The meaning of these words should not be limited to the external life, but extended to the life of the soul in this sense they concern all Christians. In the languages of the Old and New Testaments, the word we render through life means the soul, the soul as the seat of life and with all the faculties God has endowed it with.

Jesus ended his discourse with a last encouragement to the disciples whom he sent out devoid of everything, assuring them that God Himself will take it upon Himself to pour out His rich blessings upon the people to whom they will have recourse, and who will receive them with love in their homes.

In order to remove their scruples in this regard, he condescended to assimilate them to himself who sent them, although, on the other hand, he did not hesitate to assimilate himself to God who sent him. But these words have this even more intimate meaning than those who receive the servants of Jesus actually receive him himself, for he lives in them as the Father lives in him ; « And I have given them the glory which you gave me, that they may be one even as we are ONE: I in them and you in me. That they may thus become perfectly one, so that the world may know that you sent me, and that you loved them as you loved me. « (Jn 17, 22-23).

These words explain and generalize the preceding ones, without Jesus ceasing to apply them to his disciples, for they were both prophets as charged with a divine message, and righteous in their communion with the Savior. Those, therefore, who receive them in this capacity are assimilated to them in regard to reward, because they showed themselves to be animated by the same spirit as they were, by the same love for Jesus who sent them.

What a contrast between this cup of cold water and the eternal reward, because to this light service is attached a movement of love, which in God can never be lost. Here we learn that in God works are appreciated by the heart, not the heart by works. (Grotius)

Deacon Michel Houyoux

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Links to other christian websites

◊ Catholic for live : click here to read the paper →  HOMILY FOR THE THIRTEENTH (13TH) SUNDAY IN Year A

◊ Pathsway to God  : click here to read the paper → Thirteenth Sunday in Ordinary Time Year A

Fr. Tom Eckert, C.S.C. preaching on the 13th Sunday in Ordinary Time.

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