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Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu

Posté par diaconos le 1 septembre 2020

Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement car sa parole était pleine d’autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par l’esprit d’un démon impur, qui se mit à crier d’une voix forte :  « Ah ! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus le menaça : « Silence ! Sors de cet homme. » Alors le démon projeta l’homme en plein milieu et sortit de lui sans lui faire aucun mal.     Tous furent saisis d’effroi et ils se disaient entre eux : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! » Et la réputation de Jésus se propageait dans toute la région.  (Lc 4, 31-37)

Séjour à Capharnaüm

Jésus étant descendu à Capharnaüm, enseigna un jour de sabbat, et tous furent frappés de l’autorité de sa parole, quand un démoniaque, qui se trouva dans la synagogue, cria que Jésus vint pour le perdre, qu’il le connut  comme le Saint de Dieu. Jésus ordonna au démon de se taire et de sortir de cet homme. Tous furent dans l’étonnement de son autorité et de sa puissance. De la synagogue, Jésus se rendit chez Simon. La belle-mère-de celui-ci eut une forte fièvre. Jésus, sollicité, se pencha sur la malade. Délivrée de la fièvre, elle se leva et les servit .

De nombreux malades et des démoniaques furent amenés devant la maison au coucher du soleil. Jésus les guérit. Il défendit aux démons de dire qu’il fut le Christ.  De grand matin, Jésus se retira à l’écart ; les foules le cherchèrent et voulurent le retenir, mais il leur dit qu’il dut aller ailleurs annoncer l’Évangile du royaume. Il porta cet Évangile de synagogue en synagogue.

Diacre Michel Houyoux

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Liturgie par le Pasteur Béatrice Cléro-Mazire

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Vingt-troisième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 1 septembre 2020

S’il t’écoute, tu as gagné ton frère

 Vingt-troisième dimanche du temps ordinaire

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux  personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.     En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » (Mt 18, 15-20)

Que faut-il faire si ton frère a commis une faute ?

 Jésus a prévu très lucidement que les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres. L’Église est faite des mêmes personnes fragiles que la société profane. Jésus nous donne, dans cette page d’évangile, une procédure pour essayer de résoudre les difficultés qui naissent un jour ou l’autre dans tout groupe de personnes : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère » (Mt 18, 15)

Ce que Jésus nous dit, ici, peut être appliqué à tous nos milieux de vie : famille, équipe, groupe d’amis, associations, collègues… Que de conflits, de tensions, d’oppositions naissent dans nos communautés et si on n’y fait pas attention, conduisent à des situations conflictuelles.  Parfois, au départ, tout a paru simple et harmonieux. Et puis, à la longue, l’élan étant retombé, le groupe risque de se saborder si personne ne porte le souci de la cohésion et de l’entraide fraternelle.

Aucun groupe n’est à l’abri de la faute, de la misère humaine… et l’Église non plus ! Que faut-il faire si ton frère a commis une faute ? Va lui parler seul à seul… et montre-lui sa faute…s’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Ce conseil de Jésus ne parle que de délicatesse et de miséricorde envers la personne fautive. « Gardez-vous de mépriser quiconque… Soyez comme le berger, qui a perdu une brebis, court à sa recherche… Votre Père qui est aux cieux veut qu’aucun ne se perde » (Mt 18, 23.35).

Ainsi, c’est dans un climat d’amour que nous avons à intervenir. Nous n’avons le droit de faire une remarque à un frère que si nous l’aimons. Tout l’Évangile nous enseigne que Jésus était bon pour les pécheurs. Va lui parler seul à seul… et montre-lui sa faute…s’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Jésus souhaite que ce soit cela la solution du conflit. Rencontre ton frère fautif en tête à tête, dans la discrétion, pour que le mal reste inconnu si possible et pour qu’il puisse garder sa réputation et son honneur. Il ne faut pas agir avec précipitation et il faut éviter l’arbitraire.

 Dans la deuxième lecture, l’apôtre Paul nous rappelle : « Nous ne devons garder aucune dette envers personne, sauf la dette de l’amour mutuel » (Rm 13,8) Respecter la personne fautive, respecter son foyer, respecter sa réputation, tout cela se résume à l’aimer. Nous restons tous et toutes en dette en ce qui concerne l’amour fraternel. Nous n’avons jamais vraiment aimé les autres comme soi-même. Ne nous arrive-t-il jamais de dire : « J’en ai fait assez, maintenant je suis quitte ! » ?Ayons ce respect pour le pécheur, qui est le premier geste de l’amour sauveur qu’a Jésus Christ pour chaque personne.

 Jésus nous invite donc à progresser dans notre vie fraternelle, il nous apprend à regarder l’autre : toute personne est un frère ou une sœur, quelle que soit sa faiblesse ou sa misère. La personne fautive n’est jamais quelqu’un que l’on rejette après l’avoir condamnée, c’est une personne à sauver. Jésus ne voit pas autrement les personnes qu’il rencontre.Pour pardonner, nous devons faire une démarche fraternelle auprès de la personne qui nous a offensés. Il ne sert à rien d’attendre qu’elle vienne présenter ses excuses.

 Rassemblés, en ce dimanche, dans cette église pour écouter la parole de Dieu, tournons-nous d’un même cœur confiant vers le Père : Père de miséricorde, sans te lasser, tu nous offres ton pardon. Accorde-nous la force de nous pardonner les uns aux autres.

Diacre Michel Houyoux

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◊ Abbaye du Mont des Cats : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-troisième Dimanche du Temps Ordinaire | Mont des Cats

◊ Porteurs de paix  : cliquez ici pour lire l’article →  23ème dimanche du Temps Ordinaire - Année A

La correction fraternelle

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