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Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous

Posté par diaconos le 13 octobre 2020

Jésus condamne les pharisiens en raison de leur hypocrisie et de leurs traditions religieuses

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, pendant que Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et prit place. Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions précédant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »  (Lc 11, 37-41)

Jésus à table chez un pharisien

L’occasion

Les discours que Jésus vint de tenir portèrent un pharisien à l’inviter à dîner chez lui. Jésus entra et se mit à table sans procéder aux ablutions traditionnelles. Par cette omission, il excita l’étonnement de son hôte.

Trois vices des pharisiens

  • L’hypocrisie. Jésus prit sur le fait l’hypocrisie des pharisiens : elle se montra dans le scandale que sa conduite  causa. L’importance qu’elle donna aux purifications extérieures fut folie en présence de Dieu qui regarde avant tout à l’être moral. Pratiquer la charité, voilà le vrai moyen d’être pur. L’hypocrisie des pharisiens se montra encore dans leur empressement à payer la dîme, joint à la négligence des obligations fondamentales de la loi.
  • La vanité. : « Ils recherchent les premiers sièges et les salutations.
  • L’influence occulte :comme des sépulcres cachés, ils souillèrent les hommes sans que ceux-ci s’en doutèrent.

Trois reproches aux légistes

Un légiste, se sentant atteint par ces paroles, protesta. Jésus s’adressa alors aux légistes et les censura.

  • Ils prêchèrent et ne pratiquèrent pas, chargeant les hommes de fardeaux qu’ils se gardèrent de remuer du doigt.
  • Ils honorèrent les persécutés et persécutèrent. Bâtissant hypocritement les tombeaux des victimes de leurs pères, ils se montrèrent animés du même esprit qu’eux. Dieu leur enverra encore des prophètes à persécuter, afin que le sang de tous les martyrs fut redemandé à cette génération.
  • Ils détinrent la clef de la connaissance du salut et n’entrèrent ni ne laissèrent entrer

Au sortir de la maison, Jésus fut violemment pris à partie et assailli de questions insidieuses. Jé­sus s’é­tant mis à table dès son en­trée, le pha­ri­sien s’étonna qu’il n’eût pas d’a­bord fait d’a­blu­tion. Cet éton­ne­ment put pa­raître d’au­tant plus fondé que Jé­sus re­vint du mi­lieu de la foule, où il eut pu contrac­ter des souillures lé­gales et où même il eut chassé un dé­mon et guéri un ma­lade.

Mais peut-être Jé­sus s’abs­tint-il de ces cé­ré­mo­nies pré­ci­sé­ment à cause de l’im­por­tance su­per­sti­tieuse que les pha­ri­siens y at­ta­chèrent. Qui sut même si ce ne fut pas là le point spé­cial sur le­quel ils vou­lurent l’é­pier ? Rien ne prouva qu’il y eût eu ré­cem­ment dans l’­hy­po­cri­sie des pha­ri­siens un pro­grès que Jé­sus pût re­le­ver. Luc fit de la coupe et du plat l’i­mage de l’é­tat mo­ral de ses au­di­teurs. La ré­dac­tion de Mat­thieu n’ex­clut pas ce sens, mais le sup­posa.

Mat­thieu, Marc et Luc lui-même  rap­portèrent des pa­roles qui at­testèrent que Jé­sus  fit un grand dis­cours contre les pha­ri­siens à Jé­ru­sa­lem. Mat­thieu seul nous le conserva en en­tier. . On peut être cer­tain que Jé­sus a fait en­tendre en plus d’une cir­cons­tance de vives pro­tes­ta­tions contre l’es­prit du pha­ri­saïsme. L’une de ces pro­tes­ta­tions fut pro­vo­quée par le for­ma­lisme hy­po­crite d’un hôte qui l’eut in­vité à sa table.

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Vingt-neuvième dimanche du Temps Ordinaire — Année A

Posté par diaconos le 13 octobre 2020

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Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? »  Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à  Dieu. »     (Mt 22, 15-21) 

Rapports entre L’État et l’Église

Cette dernière réplique de l’évangile de ce jour est célèbre, c’est une des phrases les plus connues de Jésus, les plus importantes, et aussi les plus difficiles car elle pose tout le problème des rapports entre L’État et l’Église, les chrétiens et la politique, le pouvoir et la liberté de conscience.

 Pour l’Ancien Testament, tout pouvoir vient de Dieu. Nous avons entendu, dans la première lecture, tirée du livre d’Isaïe, que le roi Cyrus avait été oint par Dieu pour faire l’œuvre divine sans Le connaître (Is 45, 1-6). Saint Paul, appliquant ce même principe, demanda aux premiers chrétiens de se soumettre aux autorités civiles (Rm 13, 1.7)

  »Est-t-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? «   Mais Jésus connaissant leur perversité, riposta :  » Hypocrites ! Pourquoi me tendez-vous un piège ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt.  » Ce passage nous révèle que ni Jésus, ni ses disciples n’eurent cet argent sur eux, tandis que les pharisiens, soi-disant opposés à Rome, eux, en possédèrent.

 » Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.  » Quand Jésus renvoya à César ce qui lui appartint et à Dieu ce qui lui revint, il nous livra la véritable leçon de cet épisode. Il y eut autre chose à faire qu’à controverser entre soi à propos de l’impôt.

Rendez à l’empereur les honneurs qui lui sont dus, en particulier l’impôt. Quant à l’inscription sur les pièces, qui fit de l’empereur un dieu : ne rendez de culte qu’à Dieu. Durant toute sa vie publique, Jésus ne cessa de dire cela. Créer à l’image de Dieu, nous avons pour destin de partager Sa vie. Toute personne mérite un respect absolu parce que sa destinée est divine.

Le Dieu auquel je crois se révèle dans le visage de Jésus Christ. Il ne s’impose par aucune formule. Il s’interroge avec nous : « Pour vous qui suis-je ? «. Il est relation, don et pardon. Il est un et il est trois. Il est communauté et réciprocité. Il est amour.

La seule chose qui compte, le plus important, c’est de se situer face à la prédication de Jésus, pour ou contre Dieu, ouvert ou fermé à son Royaume. La réalité de la terre, qu’elle fut régie par César ou par un autre, s’estompa pour faire place au nouveau Royaume. Par le baptême, le chrétien est citoyen du Ciel, et, seul Dieu y règne, non par des impôts mais par sa grâce de lumière et d’amour.

Sommes-nous décidés à appartenir à Dieu aussi totalement que ce denier appartenait à l’empereur Tibère ? Voilà la conversion que Jésus attend de nous tous. Cet épisode nous rappelle notre dépendance totale par rapport à Dieu. Il ne s’agit pas de fabriquer des dieux à notre image, surtout celle de l’argent, mais de découvrir que la seule image de Jésus, c’est nous. Que le souci du bien-être personnel ne nous fasse pas oublier celui des autres !

C ‘est aujourd’hui la Journée Mondiale des Missions… . Le Christ nous convoque pour nous envoyer, témoins de l’amour de Dieu pour tous les hommes. Ce dimanche est devenu le Dimanche « de la Mission », où est rappelée notre mission. Pour le monde nous devons être des communautés rayonnantes. Nous portons vraiment un témoignage fort lorsque, comme les Thessaloniciens, nous avons une foi active, une charité qui se donne de la peine, et une espérance qui tient bon. (2ième lecture)

Michel Houyoux, diacre permanent

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◊ Spiritualité 2000 : cliquez ici pour lire l »article → 29e dimanche du temps ordinaireAnnée A

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Nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre

Posté par diaconos le 12 octobre 2020

L’image contient peut-être : 3 personnes, texte qui dit ’tere Nous ne sommes pas es enfants d'une servante, nous sommes ceux de la femme libre. C'est pour que nous soyons LIBRES que le Christ nous a libérés. Ga4 4,22-24.26-27.31-5,1 @NotreDamedesInternautes’

Nous sommes les enfants de la femme libre

De la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères, il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un né de la servante, et l’autre de la femme libre. Le fils de la servante a été engendré selon la chair ; celui de la femme libre l’a été en raison d’une promesse de Dieu. Ces événements ont un sens symbolique : les deux femmes sont les deux Alliances. La première Alliance, celle du mont Sinaï, qui met au monde des enfants esclaves, c’est Agar, la servante. tandis que la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle, notre mère. L’Écriture dit en effet : Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n’enfantes pas ; éclate en cris de joie, toi qui ne connais pas les douleurs de l’enfantement, car les enfants de la femme délaissée sont plus nombreux que ceux de la femme qui a son mari. Dès lors, frères, nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre. C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.  (Ga 4, 22-24.26-27.31 – 5, 1)

Allégorie des deux alliances

Abraham eut deux fils ; l’un d’une femme esclave, et l’autre d’une femme libre. Celui de l’esclave naquit selon la chair ; et celui de la femme libre, en vertu de la promesse  divine. Abra­ham et Sara ne purent plus avoir d’es­pé­rance de voir cette pro­messe se réa­li­ser. Ces choses al­lé­go­ri­sées , ont un sens pro­fond ren­fermé sous les faits his­to­riques.

Si l’on a pu dire de l’­his­toire pro­fane, avec une en­tière vé­rité, que chaque évé­ne­ment porta en lui l’en­sei­gne­ment qui res­sortit de tout l’en­semble de l’­his­toire ; à plus forte rai­son en fut-il ainsi dans l’­his­toire du règne de Dieu. Ce règne se dé­ve­loppa gra­duel­le­ment, d’une ma­nière or­ga­nique, sous la di­rec­tion de Dieu, de sorte que les faits les moins im­por­tants en ap­pa­rence re­flétèrent les plus grands évé­ne­ments ou plu­tôt les ren­fermèrent en germe, comme le chêne ma­jes­tueux fut pen­dant un temps ca­ché dans le gland qui lui  donna nais­sance  : « Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. (Mt 13, 31-

Tous les faits du règne de Dieu sont à la fois his­toire et pro­phé­tie. Il est donc lé­gi­time de re­cher­cher dans les Écri­tures de l’An­cien Tes­ta­ment ces grains de se­mence qui conte­naient la riche mois­son du Nou­veau Tes­ta­ment ; mais il faut bien prendre garde à la position qu’oc­cupe dans l’en­semble de l’­his­toire chaque évé­ne­ment par­ti­cu­lier et ne ja­mais le dé­ta­cher de cette liai­son na­tu­relle et organique, qui seule en in­dique le sens.

L’er­reur de tant d’in­ter­pré­ta­tions al­lé­go­riques vient de ce que, per­dant de vue le cours gé­né­ral de l’­his­toire, aban­don­nant le ter­rain des faits, on a voulu rat­ta­cher ces in­ter­pré­ta­tions à des res­sem­blances for­tuites, à des ana­lo­gies ar­bi­traires ; de sorte qu’au lieu d’expliquer l’­his­toire vé­ri­table, on se créa à côté de celle-ci une his­toire fan­tas­tique, et alors il n’y eut plus de bornes aux aber­ra­tions de l’i­ma­gi­na­tion. Telles furent les in­ter­pré­ta­tions al­lé­go­riques fort en usage dans la lit­té­ra­ture juive au temps de Paul.

En re­cou­rant à l’al­lé­go­rie, Paul fut sûr d’être bien com­pris de ses pre­miers lec­teurs. Mais put-on dire qu’il eut évité tous les écueils du genre et ne fut pas tombé dans l’ar­bi­traire en ap­pli­quant aux deux al­liances l’exemple d’A­gar et de Sara ? Ce rap­pro­che­ment forcé n’ajouta rien à sa dé­mons­tra­tion.

Par le moyen des al­lé­go­ries on ne peut rien fon­der ni rien prou­ver d’une ma­nière cer­taine ; mais elles servent à or­ner, à éclai­rer, à rendre plus in­tel­li­gible une thèse bien dé­mon­trée d’autre part. Si Paul n’a­vait pas com­mencé par éta­blir à force d’ar­gu­ments so­lides que nous ne sommes pas jus­ti­fiés de­vant Dieu par les œuvres de la loi, mais par la foi seule, il n’au­rait rien prouvé par cette al­lé­go­rie. Mais après avoir fondé cette vé­rité sur l’ex­pé­rience des croyants, sur l’exemple d’A­bra­ham, sur les té­moi­gnages et les dé­cla­ra­tions de la sainte Écri­ture, il ajoute fi­na­le­ment cette al­lé­go­rie pour agrémenter  sa dé­mons­tra­tion. Comme un ta­bleau orne une mai­son qui a été au­pa­ra­vant bâ­tie sur de fermes as­sises et lui donne bonne ap­pa­rence, ainsi l’al­lé­go­rie em­bel­lit une so­lide ar­gu­men­ta­tion. (Luther)

 Paul vit dans Agar et Sara une image des deux alliances, ou des deux tes­ta­ments, d’où furent issus deux peuples dif­fé­rents.

D’une part, Agar, es­clave, qui en­fanta, non se­lon la pro­messe, mais se­lon la chair, re­pré­senta le Tes­ta­ment de Sinaï qui ne pro­duisit  que l’esclavage. Elle correspondit à la Jérusalem d’à présent, le centre théo­cra­tique de ce peuple juif qui s’obs­tina à vou­loir res­ter dans la servitude de Si­naï, en re­pous­sant la li­berté de la grâce ; à vou­loir ob­te­nir par la chair ce qui ne s’ob­tint que par la pro­messe.

 Sara, la femme libre, de qui des­cendirent les en­fants de la pro­messe, re­pré­senta le Tes­ta­ment de la grâce, la vraie Église de Dieu, la Jérusalem d’en haut, qui fut la mère des croyants, puis­qu’ils naquirent de nou­veau dans son sein, et par les moyens de grâce dont elle fut dé­po­si­taire,  puis­qu’elle ren­ferma tous ceux que le Fils eut af­fran­chis et ren­dus fils de Dieu, ses vrais hé­ri­tiers.

Ainsi Paul, vou­lant ca­rac­té­ri­ser les dif­fé­rences des deux Tes­ta­ments par des types his­to­riques, mit en contraste : Agar et Sara, la chair et la pro­messe, l’es­cla­vage et la li­berté ; et, dans le dé­ve­lop­pe­ment de cette com­pa­rai­son, une autre image s’offrit à lui pour rendre la même pen­sée, et il op­posa : Si­naï et la Jé­ru­sa­lem ter­restre à la Jé­ru­sa­lem d’en haut, ou à la vraie Église de Dieu.

Paul vou­lut rap­pe­ler la pa­trie des des­cen­dants d’Ismaël, dont plu­sieurs tri­bus ha­bi­tèrent l’A­ra­bie, et qui furent les en­fants d’A­gar. Paul chercha à com­plé­ter ainsi et à rendre plus frap­pant le pa­ral­lèle éta­bli dans tout ce pas­sage entre Agar et Si­na. Paul appliqua à Agar et à Sara, ainsi qu’à leur pos­té­rité res­pec­tive, l’une se­lon la chair, l’autre se­lon la pro­messe, les pa­roles du prophète, qui furent le com­men­ce­ment d’une ma­gni­fique des­crip­tion de l’é­tat pros­père du peuple de Dieu sous la nou­velle al­liance.

Dans le pas­sage pro­phé­tique, il n’est pas di­rec­te­ment ques­tion de Sara ; Isaïe s’adressa au vé­ri­table Israël, au­quel il pro­mit un glorieux ave­nir. Mais Sara pou­vait, à bon droit, être consi­dé­rée comme la mère de ce peuple de Dieu. Sa longue sté­ri­lité, sui­vie de la nais­sance d’I­saac, était une juste image de la sté­ri­lité spi­ri­tuelle du peuple d’Israël, sui­vie de la plénitude de bé­né­dic­tions qu’il de­vait re­ce­voir en Jé­sus-Christ. (Olshausen)

Te­nez-vous fermes dans la li­berté en Christ, et gar­dez-vous des sé­duc­teurs

La liberté par Christ et en Christ, la servitude sous la loi et dans toute propre jus­tice de l’­homme, voilà le contraste qui fit le mieux com­prendre l’Évan­gile de la grâce de Dieu. Ces pa­roles furent à la fois la conclu­sion de tout ce qui pré­céda, et une tran­si­tion na­tu­relle à l’ex­hor­ta­tion sui­vante.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ Le monde orthodoxe : cliquez ici pour lire l’article → Du fils libre et du fils de la servante

◊ Marcel Braekers : cliquez ici pour lire l’article →  Enfants de la femme libre

Nous ne sommes pas les enfants d’une servante

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Ventinovesima domenica in tempo ordinario – Anno A

Posté par diaconos le 12 octobre 2020

Rendete a Cesare ciò che è di Cesare, e a Dio ciò che è di Dio

Date a Cesare quello che è di Cesare e a Dio quello che è di Dio

Dal Vangelo di Gesù Cristo secondo Matteo

A quel tempo, i farisei andarono al concilio per intrappolare Gesù facendogli parlare. Gli mandarono i loro discepoli, accompagnati dai seguaci di Erode : « Maestro », gli dissero, « sappiamo che tu sei sempre vero, e che insegni la via di Dio nella verità ; non ti lasci influenzare da nessuno, perché non consideri le persone secondo il loro aspetto ».
Allora ci dia la sua opinione : è ammissibile, sì o no, pagare le tasse a Cesare, l’imperatore ?  » Conoscendo la loro perversione, Gesù disse : « Ipocriti, perché volete mettermi alla prova ? Mostrami i soldi delle tasse.  » Gli presentarono una moneta da un denario. Egli disse loro : « Questa figura e questa iscrizione, di chi sono ? Hanno detto : « Di Cesare ». Poi disse loro : « Date dunque a Cesare ciò che è di Cesare e a Dio ciò che è di Dio ».  » (Mt 22, 15-21)

Rendete a Cesare ciò che è di Cesare, e a Dio ciò che è di Dio

Quest’ultima replica del Vangelo di oggi è famosa, è una delle frasi più conosciute di Gesù, la più importante, e anche la più difficile perché pone tutto il problema del rapporto tra Stato e Chiesa, cristiani e politica, potere e libertà di coscienza.

Per l’Antico Testamento, tutto il potere viene da Dio. Abbiamo sentito nella prima lettura del libro di Isaia che il re Ciro è stato unto da Dio per compiere l’opera divina senza conoscerlo (Is 45,1-6). San Paolo, applicando lo stesso principio, chiese ai primi cristiani di sottomettersi alle autorità civili (Rm 13, 1.7).

« È ammissibile, sì o no, pagare le tasse all’imperatore ? « Ma Gesù, conoscendo la loro perversione, rispose : « Ipocriti ! Perché mi stai tendendo una trappola? Mostrami i soldi delle tasse.  » Questo passo ci dice che né Gesù né i suoi discepoli avevano questi soldi con sé, mentre i farisei, che si suppone si opponessero a Roma, li avevano.

« Rendete a Cesare ciò che è di Cesare, e a Dio ciò che è di Dio.  » Quando Gesù ha rimandato a Cesare ciò che gli apparteneva e a Dio ciò che gli apparteneva, ci ha dato la vera lezione di questo episodio. C’era qualcos’altro da fare che non era discutere tra di noi sulle tasse.

Date all’imperatore gli onori che gli spettano, soprattutto la tassa. Per quanto riguarda l’iscrizione sulle monete, che ha fatto dell’imperatore un dio : venerare solo Dio. Durante tutta la sua vita pubblica, Gesù non ha mai smesso di dirlo. Creando a immagine di Dio, siamo destinati a condividere la sua vita. Ogni persona merita rispetto assoluto perché il suo destino è divino.

Il Dio in cui credo si rivela nel volto di Gesù Cristo. Non si impone con nessuna formula. Si chiede con noi : « Chi sono io per voi ? Egli è relazione, dono e perdono. Lui è uno e lui ne ha tre. Egli è comunità e reciprocità. È amore. »

L’unica cosa che conta, la cosa più importante, è porsi davanti alla predicazione di Gesù, a favore o contro Dio, aperto o chiuso al suo Regno. La realtà della terra, che sia stata governata da Cesare o da qualcun altro, svanisce per far posto al nuovo Regno. Attraverso il battesimo, il cristiano è cittadino del Cielo, e solo Dio vi regna, non attraverso le tasse, ma attraverso la sua grazia di luce e di amore.

Siamo determinati ad appartenere a Dio tanto quanto questo denario apparteneva all’imperatore Tiberio? Questa è la conversione che Gesù si aspetta da tutti noi. Questo episodio ci ricorda la nostra totale dipendenza da Dio. Non si tratta di fare degli dei a nostra immagine, soprattutto del denaro, ma di scoprire che l’unica immagine di Gesù siamo noi. Che la nostra preoccupazione per il nostro benessere non ci faccia dimenticare quella degli altri !

Oggi è la Domenica della Missione Mondiale… . Cristo ci chiama a mandarci come testimoni dell’amore di Dio per tutti gli uomini. Questa domenica è diventata la « Domenica della Missione », dove si ricorda la nostra missione. Per il mondo dobbiamo essere comunità radiose. Siamo veramente una testimonianza forte quando, come i Tessalonicesi, abbiamo una fede attiva, una carità che si dona, una speranza che tiene salda. (2a lettura)

         Un commento da parte vostra, in relazione a questo articolo, sarebbe gradito. Scrivi il tuo commento nella casella sotto l’articolo

Michel Houyoux, diacono permanente

Link ad altri siti cristiani su Internet

◊ Maranatha (Italia) : clicca qui per leggere l’articolo → Liturgia della XXIX Domenica del Tempo Ordinario

◊ Qumran clicca qui per leggere l’articolo → XXIX Domenica del Tempo Ordinario (Anno A)

Padre Fernando Armellini : « Rendete a Cesare ciò che è di Cesare, e a Dio ciò che è di Dio »

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