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Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !

Posté par diaconos le 19 novembre 2020

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Jésus pleura sur Jérusalem

# L’entrée de Jésus à Jérusalem est un événement tiré des quatre évangiles canoniques, il a lieu dans les jours précédant la Cène, marquant le début de la Passion du Christ. Dans Jean 12, 9–11, après la résurrection de Lazare d’entre les morts, des foules se rassemblèrent à Béthanie apprenant la présence de Jésus et voulant constater le miracle. Le lendemain, les foules qui rassemblérent à Jérusalem pour la fête accueillirent Jésus à son entrée dans la ville. Dans Matthieu 21, 1–11, Marc 11, 1–1, Luc 19, 28–44 et Jean 12, 12–19, Jésus descendit du mont des Oliviers vers Jérusalem où les foules étendirent leur vêtement sur le chemin pour l’accueillir, entrant solennellement dans la ville. Les chrétiens commémorent l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem pendant le dimanche des Rameaux, une semaine avant le dimanche de Pâques.

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »  (Lc 19, 41-44)

Jésus pleura sur Jérusalem

Comme Jésus arriva à proximité de la ville de Jérusalem, il pleura sur elle, en disant : «  Si toi aussi, tu avais connu, au moins dans ce jour qui est à toi, les choses qui regardent ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. » (L 19, 41-42). Les paroles qu’il prononça dirent la cause de ses larmes. Mais ces larmes mêmes révélèrent, mieux encore que ses paroles, à la fois sa tendre compassion, son amour pour son peuple dont il prévint la ruine, et la certitude des jugements de Dieu que ce peuple attira sur lui par son endurcissement.

Plus tard, au sein même de la ville coupable, Jésus éprouva encore cette profonde et douloureuse émotion : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! « (Mt 23, 37).  Chacun des mots qu’il y accumula eut sa signification profonde :  » Si tu avais connu !… » C’est  par ignorance que le peuple juif  le rejeta et combler par ce crime la mesure de ses péchés ; mais cette ignorance fut volontaire : «  Vous ne l’avez pas voulu !  » « Toi aussi, comme mes disciples, ces âmes droites et simples qui se sont ouvertes à la foi, au moins dans ce jour qui est à toi , viens te repentant vers moi ! »

Il y eut dans le développement des peuples comme des individus des moments qui, mis à profit ou négligés, déterminèrent leur destinée pour longtemps ; ce furent des temps de crise, de décision pour le bien ou pour le mal.

La présence de Jésus provoqua une lutte entre un petit nombre d’âmes bien disposées et la masse corrompue du peuple. Tandis que celles-là s’ouvrirent à son influence et trouvèrent en lui la lumière et la vie, celle-ci n’en reçut que l’anéantissement de ses vaines espérances et de ses visées égoïstes. (Olshausen)

Les choses qui regardent ta paix, ces choses d’une immense importance, furent la vérité, le pardon, le salut que Jésus offrit à tous. S’ils l’eurent reçu avec foi, tous auraient trouvé en lui la paix et la prospérité.  Ce fut  un fait accompli ; et cependant Jésus alla encore prêcher à Jérusalem durant toute une semaine, et ses apôtres après lui pendant quarante ans ; mais, pour le grand nombre, la mesure des iniquités fut comblée, le temps de la grâce, de la visitation étant passé.

« En voyant, ils ne verront pas ; en entendant, ils n’entendront pas ». Ces redoutables paroles n’excluèrent pas du salut les Israélites qui, individuellement, crurent au Christ :   » Je dis donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? Loin de là! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin. 2Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez-vous pas ce que l’Écriture rapporte d’Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël: 3Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie? 4Mais quelle réponse Dieu lui fait-il? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont point fléchi le genou devant Baal. 5De même aussi dans le temps présent il y a un reste, selon l’élection de la grâce.  » (Rm 11, 1-5)

« Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’environneront d’un retranchement et t’enfermeront et te serreront de toutes parts » (Lc 19, 43)  Ici encore, la phrase fut suspendue par l’émotion. Puis les divers traits de la prédiction se succédèrent, liés les uns aux autres par le mot et, cinq fois répété. Un retranchement, autour d’une ville assiégée, était une sorte de rempart en palissade, élevé par l’ennemi, afin de réduire la ville par la famine. L’historien Josèphe raconta que les Romains élevèrent un tel retranchement autour de Jérusalem, d’abord en bois puis en pierre, quand le premier eut été brûlé par les Juifs.

Tous les habitants de Jérusalem furent concernés de ces malheurs que Jésus indiqua clairement à la fin de sa prédiction. Dieu visite une ville, un peuple, une âme, quand il s’en approche et leur parle, soit par sa parole et son Esprit, soit par de grandes épreuves ou de grandes bénédictions. Certains critiques prétendirent que la prophétie que Luc attribua à Jésus fut écrite après l’événement. Ils se fondèrent sur la ressemblance qu’elle présenta avec le récit de Josèphe. Un passage d’Ésaïe annonça le siège de Jérusalem par les Assyriens : « Je t’investirai de toutes parts, Je te cernerai par des postes armés, J’élèverai contre toi des retranchements. » (Is 29, 3)

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !

◊ Spiritualité 2000   : cliquez ici pour lire l’article   : cliquez ici pour lire l’article  → Jésus pleure sur Jérusalem (Lc 19,  41-55)

Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix !

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Christus ist König des Universums (Jahr A)

Posté par diaconos le 19 novembre 2020

Jesus ist der König

Jesus Christus ist der König des gesamten Universums. Die Geschichte des Festivals geht auf das Jahr 1899 zurück, als Papst Leo XIII. am 11. Mai die universelle Weihe der Menschheit an das Herz Jesu einführte. Im selben Jahr schrieb der italienische Jesuit Sanna Solaro an alle italienischen Bischöfe, um eine Petition zu unterzeichnen, in der er um die Einführung eines liturgischen Festes bat. Neununundvierzig Bischöfe schlossen sich der Petition an. Eine weitere Petition wurde Papst Pius XI. nach dem Internationalen Eucharistischen Kongress vorgelegt, der in den ersten Monaten seines Pontifikats in Rom stattfand und von 69 Prälaten unterzeichnet wurde. Im Jahr 1923 wurde eine dritte Petition mit den Unterschriften von 340 Kardinälen, Erzbischöfen, Bischöfen und Generaloberen vorgelegt.

Die Petition forderte : « Um die an Jesus Christus durch den offiziellen Atheismus begangenen Vergehen wiedergutzumachen, sollte sich die Kirche herablassen, ein liturgisches Fest einzuführen, das die souveränen Rechte der königlichen Person Jesu Christi verkündet, der in der Eucharistie lebt und mit seinem Heiligsten Herzen in der Gesellschaft herrscht ». Diese Forderung wurde von zweihundert religiösen Orden und Kongregationen, zwölf katholischen Universitäten und Petitionen unterstützt, die von Hunderttausenden von Gläubigen in aller Welt unterzeichnet wurden. Es fehlte nicht an Einwänden: Einigen zufolge war das Thema dieses Festes bereits bei der Dreikönigsfeier gefeiert worden.

# Ein Pastor ist eine Person, die in einer christlichen Kirchengemeinschaft Leitungs- und Lehrfunktionen ausübt. Der Begriff bezieht sich auf einen protestantischen oder evangelischen Pfarrer. Er bezieht sich auch, jedoch in einem weniger institutionellen Sinne, auf einen Priester oder Diakon in der katholischen und orthodoxen Kirche. Der Begriff bezieht sich auf das Thema des Hirten in der Bibel, insbesondere im Neuen Testament, und auf die Identifikation von Jesus Christus mit dem Bild des Guten Hirten. In der katholischen Religion bezieht sich das Wort auf jede Person, die mit der geistlichen Leitung einer Religionsgemeinschaft betraut ist, und wird manchmal verwendet, um den Priester oder Bischof zu bezeichnen. Im nordamerikanischen Englisch, in Norddeutschland und in der niederländischen Sprache wird ein Pfarrer Pastor oder Pastoor genannt. In einigen Teilen der protestantischen Kirchen können Frauen Pfarrerinnen sein. Einige evangelikale Denominationen erlauben offiziell den Dienst von Frauen in Kirchen.

# Dem Bild des guten Hirten im Christentum begegnete man bereits in der vorgeburtlichen Zeit. Das Bild der Hirtin wurde in vorchristlicher Zeit im gesamten Alten Orient (Sumerer, Akkader, Assyrer, Babylonier, Ägypter) und auch von den Griechen und Römern auf Herrscher und Verantwortliche angewandt; zu den Aufgaben des gerechten Herrschers gehörte auch die Fürsorge für die Schwachen [11]. Das Bild des Guten Hirten wird durch die liturgischen Insignien des Palliums symbolisiert, das der Papst und die Metropoliten der katholischen Kirche bei der heiligen Messe tragen. Es symbolisiert das wiedergefundene Schaf, das der Gute Hirte auf seinen Schultern trägt. Das Äquivalent der orthodoxen Kirche zum Pallium ist das Omophorion. Latein Da die alte Kirche die Lesungen des Evangeliums für jeden Sonntag festlegte, stand der 2. Sonntag nach Ostern (Misericordias Domini) im Zeichen des Guten Hirten (wie es auch heute noch in der lutherischen und reformierten Kirche sowie in der alten katholischen Kirche der Fall ist). Mit der Liturgiereform verlegte die römisch-katholische Kirche den Guten-Hirten-Sonntag auf den vierten Ostersonntag, um die ersten drei Sonntage für die wahren Osterevangelien (Begegnungen mit dem auferstandenen Christus) zu reservieren.

Aus dem Buch des Propheten Hesekiel

 # Das Gleichnis vom verlorenen Schaf, auch bekannt als das « Gleichnis vom guten Hirten » oder « vom guten Hirten », das Jesus von Nazareth zugeschrieben wird, findet sich in zwei kanonischen Evangelien des Neuen Testaments. Es wird von Matthäus (Mt 18,12-13) und Lukas (Lk 15,3-7) berichtet. Es findet sich auch im apokryphen Thomasevangelium, Logion 107. Mögliche Parallelen im Alten Testament sind Hes 34,6, 12 und Ps 119,176. Das Gleichnis gab Anlass zu einem Ausdruck, dem « verlorenen Schaf », der sich wie der « verlorene Sohn » in einem Gleichnis, das kurz darauf bei Lukas folgt, auf die Person bezieht, die moralisch in die Irre geht, oder, wiederum bei Lukas, auf die verlorene Drachme. Die ersten beiden und manchmal alle drei Gleichnisse dienen als Grundlage für die von Theologen und Predigern entwickelten Überlegungen über die Notwendigkeit, das verlorene Schaf zu holen, um es in die Herde zurückzubringen, wenn es sich unfreiwillig verirrt hat, oder um den reuigen Sünder mit Gnade aufzunehmen, wenn es sich freiwillig verirrt hat.

Du, meine Herde, siehe, ich werde zwischen Schafen und Schafen urteilen

So spricht Gott der Herr: Siehe, ich selbst werde für meine Schafe sorgen und über sie wachen. Wie ein Hirte über die Schafe seiner Herde wacht, wenn sie zerstreut sind, so werde ich über meine Schafe wachen und sie an allen Orten, wo sie zerstreut wurden, an einem Tag voller Wolken und dunkler Wolken ausliefern. Ich bin es, der meine Herde weiden wird, und ich werde sie zur Ruhe bringen, spricht Gott der Herr. Ich werde die verlorenen Schafe suchen, und ich werde sie zurückbringen. Ich werde die Verwundeten heilen. Ich werde die kranken Schafe wieder stark machen. Ich werde das dicke und starke Schaf behalten und es nach dem Gesetz weiden lassen. Und du, meine Herde, so spricht Gott, der Herr, siehe, ich werde richten zwischen Schafen und Schafen, zwischen Widdern und Ziegen. (Hes 34, 11-12.15-17).

Der wahre Hirt seines Volkes

Der Herr, der wahre Hirte seines Volkes, greift ein, um diesen Zustand zu beenden und einen besseren zu finden :  » Gott hörte ihre Klagen und gedachte seines Bundes mit Abraham, Isaak und Jakob. Gott schaute auf die Kinder Israel und erbarmte sich ihrer » (Exodus 2,24-25). Er suchte nach ihnen und ergriff wirksame Maßnahmen, um sie aus diesem Staat herauszuführen. Gott selbst wird tun, woran frühere Führer nicht dachten ; er wird alle Formen physischen und moralischen Elends beheben. Aber dazu wird er immer noch die Ordnung innerhalb der Nation selbst ausüben müssen. Denn es gab in Israel nicht nur Könige des Bösen, es gab auch reiche und mächtige Mitglieder des Volkes, die andere unterdrückten. Sie sind das, was Hesekiel die Großen und Starken nennt. Der Herr wird sie gerecht behandeln.

Zwischen den schwachen und kranken Schafen und den fetten und starken Schafen – Widder und Ziegen; übersetzen Sie nicht so, als gäbe es: zwischen Widdern und Ziegen; denn diese beiden Begriffe gelten nur für die zweite Klasse von Schafen, die fetten und starken Schafe. Im Hebräischen ist das hier verwendete Wort für Schaf sehr allgemein, es umfasst alle kleinen Rinder, Ziegen und Schafe, männlich und weiblich.

Diakon Michel Houyoux

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Stift Heiligenkreuz : « Jesus will nicht König sein ! »

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Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

Posté par diaconos le 18 novembre 2020

Un serviteur rend la mine à son maître

# La parabole des talents est racontée dans l’Évangile de Mathieun (Mt 25, 14-30)V, 14-30. La parabole des mines se trouve dans l’Évangile de Luc (Lc 19, 12-27) Elles dépeignent un maître qui gratifia des serviteurs méritants, et qui en punit un autre pour sa paresse. Jésus cherche à ce que ses enfants donnent du fruit, qu’ils partager, aident, et fassent vivre la compassion. Les deux récits évoquent également le sort des élus et le sort des damnés lors du Jugement dernier. Dans leur commentaire de la parabole des mines, l’exégète Daniel Marguerat et Emmanuelle Steffelk indiquèrent que le prince en attente de royauté représenta Jésus, et que le moment où les serviteurs durent rendre des comptes correspond au Jugement dernier.Selon un dicton selon : les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Là encore, les mœurs politiques de l’époque se font jour. ». Dans son commentaire, Paul Jorion releva: « une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admonesta son serviteur de ne pas avoir investi fut un tyran méprisable. »
 De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”

Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”     Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?
À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”   “Seigneur, il a dix fois plus ! Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant» (Lc 19, 11-28)

La parabole des mines

Comme Jésus entra dans Jéricho, un chef des péagers, Zachée, chercha à le voir. En étant empêché par sa petite taille, il monta sur un sycomore. Ses efforts récompensés Jésus, arrivé près de l’arbre, leva les yeux et annonça à Zachée qu’il dut loger chez lui. Zachée le reçut avec joie. L’entrée de Jésus chez un péager provoqua les murmures des assistants. Zachée se présenta devant Jésus et déclara sa résolution de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de restituer le quadruple. Jésus déclara à son tour que le salut entra ce jour même dans la maison de Zachée, car le fils de l’homme vint chercher et sauver ce qui fut perdu.

Jésus prononça cette parabole pour calmer l’excitation que provoquèrent dans son cortège l’approche de Jérusalem et l’attente de l’avènement immédiat du royaume de Dieu.  Un homme de haute naissance alla dans un pays lointain recevoir l’investiture de la royauté. Il confia à dix de ses serviteurs dix mines à faire valoir par leur travail. Ses concitoyens envoyèrent une ambassade à sa suite pour combattre ses prétentions à la royauté. Le maître revint investi de la royauté et fit rendre compte aux serviteurs. L’un rapporta dix mines et reçut dix villes ; l’autre rapporta cinq mines et reçut cinq villes.

Un serviteur vint, apportant sa mine cachée dans un linge. Il expliqua sa conduite par la crainte que lui inspira la sévérité de son maître. Le maître répondit qu’il le jugea sur cette parole : cette crainte dut le pousser à mettre l’argent à la banque. Il ordonna de lui ôter sa mine et de la donner à celui qui en reçut dix, et, sur l’objection qu’on lui fit que ce serviteur en eut déjà  reçu dix , il déclara qu’on donna à celui qui eu eut déjà, et qu’à celui qui n’eut rien, on ôta ce qu’il eut. Après ces paroles, Jésus marcha en tête de son cortège, montant à Jérusalem.

Ce trait principal de la parabole fut emprunté aux circonstances politiques du temps. La maison des Hérode n’exerça la royauté que sous la dépendance des Romains. Chaque prince de cette famille dut, avant de prendre le gouvernement de ses États, s’en aller à Rome pour y chercher la confirmation impériale. Ce que Jésus appela être investi de la royauté. Il arriva parfois que les Juifs, mécontents d’un prince, envoyèrent après lui des délégués qui durent, en l’accusant auprès de l’empereur, empêcher son élévation à la souveraineté. Ils combattirent de la sorte l’avènement d’Archélaus, ainsi que le renseigna  l’historien Josèphe.

« Quoique Antipater eût fait disparaître ses frères et chargé son père du plus impie des crimes et du remords qui les vengeait, ses espérances d’avenir ne s’accordaient pas à ses desseins. Délivré de la crainte de voir ses frères partager le pouvoir avec lui, il s’apercevait que l’accession au trône serait peur lui chose fort ardue et embarrassante, tant la nation avait conçu de haine contre lui. [2] C’était là un obstacle gênant ; mais ce qui le tourmentait plus encore, c’étaient les mauvaises dispositions de l’élément militaire, de qui dépendait, toute la sécurité de la maison royale toutes les fois que le peuple venait, à tenter une révolution. Telle était la situation pleine de péril que lui fit la mort de ses frères. » (Josèphe (Antiquités Juives, XVII, 11, 1)

Jésus se représenta lui-même dans la position d’un de ces princes ; il ne dut pas prendre immédiatement possession de son royaume, mais s’en aller auparavant auprès de son Père, où son autorité fut confirmée. Les Juifs agirent envers lui comme ils agirent envers un prince qu’ils n’aimèrent pas. Mais il eut aussi des serviteurs fidèles, auxquels il confia les moyens de travailler à l’établissement de son règne. Les concitoyens du prince représentèrent les Juifs, qui refusèrent de reconnaître Jésus : « Mais ils s’écrièrent : Ôte, ôte, crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons de roi que César. » (Jn 19, 15 Ils le haïrent à cause de la vérité qu’il leur annonça.

Avec quelle tristesse Jésus prononça cette parole ! La vraie cause de la révolte de l’homme pécheur, fur que Jésus voulut régner sur lui.  Plus le serviteur se montra humble, plus fut belle la louange et grande la récompense que jésus lui accorda. Avec ces dix mines, il aurait à peine acheté une maison, et le maître lui donne dix villes à gouverner. Telles sont les richesses de la grâce. Comment faut-il entendre cette récompense quand il s’agit du royaume de Dieu ? Jésus ne le dit pas ; mais il est évident que la position plus élevée et l’activité plus étendue qui fut assignée aux serviteurs furent une image de la vie glorieuse et féconde que les enfants de Dieu posséderont dans la maison de leur Père.

Dans la parabole des talents, la récompense fut ainsi énoncée : «  Bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup ; entre dans la joie de ton Seigneur »  (Mt 25, 21). Récompense également proportionnée à la fidélité. Elle suppose des degrés divers de félicité et d’activité dans le royaume de Dieu. Dans Matthieu, les deux serviteurs reçurent la même louange et la même récompense, bien que les résultats de leur travail fussent différents. Ce fut une autre face de la même vérité. Le don immense de la vie éternelle fait disparaître les diversités.

Dans Matthieu, le serviteur infidèle cacha l’argent de son maître dans la terre ; ici, il le garda dans un linge. L’expression de Luc : « Tu prends ce que ta n’as pas déposé », est plus rude encore que celle de Matthieu. La principale divergence résulte du fait que dans la parabole de Luc tous les serviteurs reçurent la même somme à faire valoir. Cette plainte s’explique mieux dans la parabole de Matthieu : l’unique talent qu’il eutt reçu lui parut comme rien en comparaison des multiples talents confiés aux autres. Jésus quitta Jéricho et prit la route pour aller à  Jérusalem. L’heure fut décisive.Il se mit en marche, à la tête d’un cortège qui devint plus important à chaque instant.

Diacre Michel Houyoux

                                                                                                                 Complément

 ◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → L’histoire de Zachée est une histoire de regards (Lc 19, 1-10)

 Liens avec d’autres sites chrétiens sur Internet

◊  Entretiens chrétiens  : cliquez ici pour lire l’article → La parabole des mines – Lc 19(11-27)

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → « Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

◊ Les informations de la semaine : cliquez ici pour lire l’article → Paroisses du Confluent 78

Paroisse du Confluent (Diocèse de Versailles) :  « Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? ».

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Christ is King of the Universe (Year A)

Posté par diaconos le 18 novembre 2020

You, my flock, behold, I will judge between sheep and sheep

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Jesus Christ is the king of the entire universe. The history of the festival dates back to 1899, when Pope Leo XIII instituted the universal consecration of mankind to the Heart of Jesus on 11th May. In the same year, the Italian Jesuit Sanna Solaro wrote to all the Italian bishops to sign a petition requesting the institution of a liturgical feast. Forty-nine bishops joined the petition. Another petition was presented to Pope Pius XI after the International Eucharistic Congress held in Rome in the first months of his pontificate, signed by 69 prelates. In 1923, a third petition was presented with the signatures of 340 cardinals, archbishops, bishops and superiors general.

The petition asked : « In order to make reparation for the offences committed to Jesus Christ by official atheism, the Church should deign to institute a liturgical feast proclaiming the sovereign rights of the royal person of Jesus Christ, who lives in the Eucharist and reigns, with his Sacred Heart, in society ». This request was supported by two hundred religious orders and congregations, twelve Catholic universities and petitions signed by hundreds of thousands of faithful throughout the world. There was no lack of objections: according to some, the theme of this feast had already been celebrated at the Epiphany.

# A pastor is a person who exercises management and teaching functions in a Christian church community. The term refers to a Protestant or evangelical minister. It also refers, but in a less institutional sense, to a priest or deacon in the Catholic and Orthodox Churches. The term refers to the theme of the shepherd in the Bible, especially in the New Testament, and to the identification of Jesus Christ with the image of the Good Shepherd. In the Catholic religion, the word refers to any person charged with the spiritual leadership of a religious community, and is sometimes used to refer to the priest or bishop. In North American English, Northern Germany and the Dutch language, a parish priest is called pastor or pastoor. In some parts of the Protestant churches, women can be pastors. Some evangelical denominations officially allow the ministry of women in churches.

From the book of the prophet Ezekiel

# The parable of the lost sheep, also known as the « parable of the good shepherd » or « of the good shepherd », attributed to Jesus of Nazareth, is found in two canonical gospels of the New Testament. It is reported by Matthew (Mt 18:12-13) and Luke (Lk 15:3-7). It is also found in the apocryphal Gospel of Thomas, logion 107. Possible parallels in the Old Testament are Ez 34,6, 12 and Ps 119,176. The parable gave rise to an expression, the « lost sheep », referring, like the « prodigal son » in a parable which follows shortly after in Luke, to the person who goes astray morally, or, again in Luke, to the lost drachma. The first two parables, and sometimes all three, serve as a basis for the considerations developed by theologians and preachers on the need to go and fetch the lost sheep to bring it back into the flock, in the case of involuntary straying, or to welcome the repentant sinner with grace, in the case of voluntary straying.

You, my flock, behold, I will judge between sheep and sheep

Thus says the Lord God : Behold, I myself will care for my sheep and watch over them. As a shepherd watches over the sheep of his flock when they are scattered, so will I watch over my sheep, and I will go and deliver them in all the places where they have been scattered on a day of clouds and dark clouds. It is I who will feed my flock, and I who will cause them to rest, says the Lord God.
I will seek the lost sheep, and I will bring them back. I will heal the wounded. I will make the sick sheep strong again. I will keep the fat and strong one and feed it according to the law. And you, my flock, thus says the Lord God, behold, I will judge between sheep and sheep, between rams and goats. (Ez 34, 11-12.15-17).

The true shepherd of his people

The Lord, the true shepherd of his people, intervenes to put an end to this state of affairs and finds a better one: « God heard their lamentations and remembered his covenant with Abraham, Isaac and Jacob. God looked at the children of Israel and had mercy on them » (Exodus 2:24-25). He looked for them and took effective measures to bring them out of that state.

God himself will do what previous leaders did not think of; he will remedy all forms of physical and moral misery. But for this he will still have to exercise order within the nation itself. For there were not only kings of evil in Israel, there were also rich and powerful members of the people who oppressed others. They are what Ezekiel calls the big and strong. The Lord will treat them justly.

Between the weak and sick sheep and the fat and strong sheep – rams and goats; do not translate as if there were: between rams and goats; for these two terms apply only to the second class of sheep, the fat and strong sheep. In Hebrew, the word used here for sheep is very generic, it includes all small cattle, goats and sheep, male and female.

Deacon Michel Houyoux

 Links to other Christians websites

◊ Friamusings : click here to read the paper →   Christ the King

◊Theology for the common man   : click here to read the paper →  Christ the King of the Universe A Year

The Solemnity of Our Lord Jesus Christ, King of the Universe

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