Mardi de la deuxième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 19 janvier 2021

Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat

Le Seigneur Jésus doit-il observer le sabbat ?

# Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent l’Ancien Testament (ou Torah) : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour de repos, souvent nommé « jour du Seigneur », vers le dimanche, jour du repos dominical.

Cependant, divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi au lieu du dimanche comme « jour à part ».Le sabbat, est dans l’Ancien Testament, le quatrième des Dix commandements donnés par Dieu à Moïse dans le désert. Dans le judaïsme, le septième jour de la semaine (de la tombée de la nuit le vendredi à celle du samedi), est un jour de repos. Il renvoie à la création. Au IIe siècle certains Pères de l’Église jouèrent un rôle important dans l’adoption du dimanche.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre  Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »  (Mc 2, 23-28)

Les disciples arrachent des épis

Un jour de sabbat, Jésus traversa des champs de blé ; ses disciples se mirent à. arracher des épis. Les pharisiens attirèrent l’attention de Jésus sur cette violation du sabbat. Jésus , dans sa réponse, invoqua l’exemple de David qui, ayant faim, entra, avec ceux qui l’accompagnèrent, dans la maison de Dieu et mangèrent les pains de proposition, réservés aux seuls sacrificateurs. Jésus enseigna que le sabbat fut fait pour l’homme et que, par conséquent, le fils de l’homme fut maître du sabbat.

Les trois évangélistes rapportèrent ce trait, mais avec quelques divergences quant à la chronologie et aux détails ; tous trois aussi le mirent dans un rapport direct avec l’opposition du parti des pharisiens qui eut commencé à se manifester dans la guérison du paralytique , dans le repas donné par Lévi, dans la question du jeûne ;  tous trois enfin le firent suivre d’une guérison le jour du sabbat :  « Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. » (Mc 3, 1)

 Ce fut, dans l’observation du sabbat que les adversaires cherchèrent avec le plus d’ardeur des motifs d’accusations contre Jésus. La même attitude fut marquée dans l’Évangile de Jean.

Voici en quels termes Marc rendit l’action des disciples : « Ils commencèrent à faire chemin en arrachant les épis » ; d’où Meyer conclut que l’intention des disciples n’était point de froisser ces épis pour en manger les grains, ce dont Marc ne parla pas ; ils voulurent seulement se frayer un chemin à travers les blés, ce que les pharisiens blâmèrent comme un travail le jour du sabbat.

Ce théologien pensa que ce fut là le sens originel de la tradition apostolique que Marc seul conserv. Mais ce ne fut pas en arrachant les épis qu’on se fraie un chemin et il est plus naturel d’admettre que Jésus suivit un sentier tracé. Si les disciples n’arrachèrent pas les épis pour les manger parce qu’ils eurent faim, comme le remarqua Matthieu, que signifierait, dans la réponse de Jésus, l’observation que David se mit au-dessus d’une ordonnance de la loi quand il eut faim ?

Marc plaça sous l’action d’Abiathar le trait cité par Jésus. Or ce fut Achimélec, père d’Abiathar, qui fut alors sacrificateur ; mais il fut bientôt mis à mort par Saul, et son fils, plus connu que lui sous le règne de David, lui succéda : « Un fils d’Achimélec, fils d’Achithub, échappa. Son nom était Abiathar. Il s’enfuit auprès de David » (1Samuel 20, 20)

 Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat : Cette parole remarquable, que Marc seul  conserva, est à la fois la consécration du sabbat et le principe de son interprétation. Le sabbat est fait pour l’homme, pour son bien, pour son repos, pour le développement de sa vie intérieure et les intérêts suprêmes de son âme ; donc c’est une institution digne de Dieu et de sa miséricorde ; et non l’homme pour le sabbat, car l’homme a été crée libre, pour l’obéissance de l’amour, et non pour la servitude d’une ordonnance cérémonielle.

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article→    Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat

◊ Diacre Jean-Yves Fortin Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme  pour le sabbat

Prédication du Pasteur Pierre Olivier Léchot : « Une affaire de regard »

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