Mercredi de la quatrième Semaine de Carême

Posté par diaconos le 17 mars 2021

Comme le Père relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils fait vivre qui il veut

Jésus Aujourd'hui

Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent la Torah : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour vers le dimanche.

Divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi. L’Église du Septième Jour est l’héritière de congrégations sabbatariennes venues d’Europe (Angleterre, Hollande, Moravie, Hongrie). L’Église retrace son histoire en remontant aux apôtres, en passant par divers congrégations médiévales gardant le sabbat, comme les Vaudois, apparus avec les disciples de Pierre Valdo, et le paulicianisme. Les adventistes affirment que le sabbat est le sceau de Dieu. L’Église éthiopienne orthodoxe connaît aussi dans certaines régions une pratique du Sabbath

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.

Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.

Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.

Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»  (Jn 5, 17-30)

Jésus faisait du bien le jour du Sabbat

Jésus, pour se justifier d’avoir fait du bien le jour du sabbat, éleva sa pensée vers Celui qu’il nomma son Père, dans un sens que lui seul put donner à ce nom. Il vit son Père exerçant une action immense et incessante sur tout l’univers et, en particulier, sur ses créatures intelligentes, qu’il veut amener au salut.

Ce fut là ce que Jésus, par une expression populaire, appela le travail de Dieu. Ce travail ne fut pas interrompu par aucun sabbat. Dieu agit non seulement depuis la création du monde d’une manière continue, incessante, mais il agit jusqu’à présent ou jusqu’ici.

Par ce dernier terme Jésus désigna le moment actuel, l’instant où se fut accomplie la guérison qu’on lui reprocha et dans laquelle précisément s’est manifestée l’action de Dieu. Et, se sentant en communauté parfaite de volonté et d’action avec le Père, Jésus ajouta : « Moi aussi je travaille. »

Il travailla, non par simple imitation de Dieu, mais en vertu d’une nécessité morale de sa nature divine. Et en agissant ainsi, il ne viola pas plus le sabbat que Dieu ne le viola, il l’accomplit selon l’esprit et dans l’amour qui  porta Dieu à l’instituer.

Il ne répond pas que la loi de garder le sabbat a été temporelle, et que maintenant elle serait abolie : mais plutôt il nie qu’il ait violé la loi, d’autant que ce qu’il avait fait était une œuvre divine… C’est le point sur lequel Christ s’arrête, que le saint repos qui a été commandé par la loi de Moïse n’est point troublé quand on s’emploie à œuvres de Dieu. Et par cette raison, non seulement il excuse son fait, mais aussi le fait de cet homme qui a chargé son lit. Car c’était une dépendance et comme une partie du miracle, d’autant que ce n’était qu’une approbation d’iceluy. Et puis, si on estime entre les œuvres de Dieu l’action de grâces, et la publication de sa gloire, ce n’était point une profanation du sabbat de rendre témoignage de pieds et de mains de la grâce de Dieu. (Calvin)

Cette dernière réflexion de Calvin réfuta d’avance une objection de M. Weiss qui, estimant la réponse de Jésus déplacée puisqu’on lui reprocha de pousser les autres à violer le sabbat, mit en doute son authenticité. Si Jésus, pour se justifier, invoqua ici sa relation unique avec Dieu, une affirmation semblable était impliquée dans cette parole conservée par les synoptiques : «Le Fils de l’homme est maître du sabbat»Les Juifs articulèrent trois griefs contre Jésus :
  1. Il violait le sabbat ; les adversaires firent entendre que Jésus s’en fit une habitude.
  2. Jésus prétendit que Dieu était son propre Père. Les accusateurs comprirent qu’en disant mon Père, et jamais notre Père, Jésus employa ce mot dans un sens unique, exclusif, et qu’en se disant Fils de Dieu, il s’attribua une dignité qui lui appartint à lui seul.
  3. Jésus se fit égal à Dieu, en ce qu’il déclara que son activité était semblable à l’action créatrice et constante de Dieu, et qu’elle n’était pas limitée par la loi du sabbat. Tout cela constitua, pour des adversaires, un blasphème que la loi punissait de mort ; et cette prétention d’être le Fils de Dieu fut réellement le sujet de la condamnation de Jésus.

Jésus confirma la déclaration qu’il fit en l’expliquant. Pour cela il énonça une pensée négative, puis une grande affirmation. Dans la première, il ne nie pas qu’il n’eut de pouvoir à soi, mais il exprima l’impossibilité morale où il fit rien faire qui ne fut pas  en  harmonie avec la volonté de son Père.

Il fut, comme un fils, qui suivit avec attention tout ce que fit son Père, afin de ne jamais s’écarter de la voie que le Père lui montra. De cette union de nature, de volonté et d’amour, dans laquelle le Fils vit avec le Père, il résulta que  les choses, quelles qu’elles fussent, que le Père fit, le Fils les fit pareillement. Cette déclaration fut une confirmation de la parole qui scandalisa les Juifs.

L’unité d’action du Père et du Fils ne résulta pas seulement de la relation de nature qui les unit en tant que Père et Fils. Jésus eut  soin, dans l’explication qu’il en donna, d’accentuer son caractère moral : ce fut un ineffable rapport d’amour, dans lequel le Père se communiqua au Fils et lui montra tout ce qu’il fit.

Le Fils fut l’objet de la part du Père d’une initiation de tous les instants. Lui, contempla les pensées éternelles de Dieu, qui sont déjà virtuellement des œuvres, et il les accomplit, il les fait passer l’une après l’autre à l’état réel. Mais cette initiation du Fils est progressive, et l’activité qu’il déploie en vertu de cette initiation est de même soumise à une gradation.

Ce dernier mot se rapporta, suivant Monsieur Godet, à la guérison de l’impotent et aux miracles du même genre que Jésus accomplissait, et dont les Juifs furent les témoins ; suivant M. Weiss, il désignerait les œuvres que Jésus accomplissait le jour du sabbat , en prétendant régler sa conduite sur l’activité de Dieu qui ne connaît pas l’interruption du sabbat.

Jésus justifia et expliqua son affirmation que le Père lui montra des œuvres plus grandes, en nommant ces œuvres : ce furent la résurrection et le jugement de l’humanité.

Honorer Dieu, avec tous les sentiments de vénération et d’amour qui lui sont dus, c’est l’adorer, et cette adoration revient au Fils comme au Père. Jésus confirma cette vérité par une déclaration négative qui la rendit plus absolue encore : « ne pas honorer le Fils, c’est ne pas honorer le Père qui l’a envoyé », qui se révéla en lui seul et qui ne fut connu qu’en lui.

Jésus aborda le second point de son discours.  Il décrivit l’œuvre de jugement et de vivification que son Père lui confia. Jésus ressuscita les morts par sa parole, dont la puissance divine créa en eux, tout ensemble, la foi et la vie, une vie impérissable de l’âme, la vie éternelle que posséda dès à présent le croyant et qui se développa jusqu’à la perfection.

La voix du Fils de Dieu, c’est sa parole, dont la puissance créatrice fait revivre les morts. Ceux qui, malgré ces preuves, les appliquent à la mort et à la résurrection corporelle sont forcés d’expliquer ce mot maintenant par les quelques résurrections miraculeuses que Jésus opéra au cours de son ministère.

Le Fils de Dieu ne ressuscita les morts, ne répandit la vie divine dans les âmes, que parce qu’il la posséda en lui-même comme le Père a la vie en lui-même. De même que le Père est la source souveraine de toute vie, de même le Fils a la vie en lui-même et est, lui aussi, dès le commencement, la source de la vie par lui eut lieu la création de l’univers, par lui aussi s’accomplit la création nouvelle dans le monde moral.

Jésus, après avoir repoussé l’accusation portée contre lui par ses adversaires, en s’élevant à une hauteur divine où l’accusé  devint le juge des accusateurs revint  à  cette unité parfaite avec Dieu hors de laquelle il lui fut moralement impossible de rien faire. Il l’affirma en s’attribuant plus directement cette prérogative : il ne dit plus seulement : «Le Fils ne peut rien faire», mais : «Moi je ne puis rien faire».

Tout ce qu’il fit eut pour sanction l’autorité de Dieu même ; quand il jugea . Son jugement fut juste, parce qu’il ne fit qu’accomplir la volonté de celui qui l’ envoya.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la quatrième semaine de Carême

◊ Sensus Fidelium  : cliquez ici pour lire l’article → LE MERCREDI DE LA QUATRIÈME SEMAINE DE CARÊME

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