Mercredi de la deuxième Semaine du Temps Pascal

Posté par diaconos le 14 avril 2021

Dieu a envoyé son Fils dans le monde, pour que, par lui, le monde soit sauvé

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# Le salut est une notion spirituelle qui signifie « délivrance et libération ». Le croyant qui possède le salut se trouve ainsi délivré et libéré du péché, de l’insatisfaction et de la condamnation éternelle (enfer). Il bénéficie d’une relation avec Dieu et a ainsi accès au paradis. La sotériologie est un domaine de la théologie qui étudie les différentes doctrines du salut. Au Ve siècle, l’évêque africain Augustin d’Hippone s’opposa à ce sujet au moine britannique Pélage. Ce dernier soutenait que l’Homme a en lui la force de vouloir le bien et de pratiquer la vertu, une position relativisant l’importance de la grâce divine.

Augustin refusa cette vision et déclara que Dieu est le seul à décider à qui il accorda (ou non) sa grâce. L’Homme a donc un attrait irrésistible et dominant pour le bien, qui lui est insufflé par l’action de la grâce efficace. Mais le salut de l’âme après la mort ne vient que de la seule volonté de Dieu (Sola gratia). La théologie médiévale laissa peu de place à la liberté humaine : Thomas d’Aquin tenta d’organiser autour de la pensée d’Augustin un système métaphysique permettant de concilier grâce et liberté humaine.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »  (Jn 3, 16-21)

Dieu a tellement aimé le monde

Dieu a tellement aimé : cet amour est le principe et la source suprême du salut. Il a aimé le monde, ce monde déchu, pécheur, en révolte contre lui ; il a aimé notre humanité tout entière à laquelle il destinait cette manifestation de son amour. Il a donné, non seulement envoyé, mais abandonné, ce qu’il avait de plus cher, son Fils unique : « Il l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ?  »(Rm 8, 32)

Il n’exige de tout homme, pour qu’il ne périsse pas dans son péché et sa misère, que de croire en son Fils, mettre en lui toute la confiance de son Cœur. Enfin, il ouvre aux yeux de ce croyant les immenses et bienheureuses perspectives de la vie éternelle.

Plusieurs exégètes de tendances théologiques diverses se demandèrent st ce passage extrait de l’évangile selon Jean (Jean 4, 16-21) furent la continuation de l’entretien de Jésus avec Nicodème, ou s’ils renfermèrent une méditation que Jean y aurait ajoutée, et ils se décidèrent pour cette dernière opinion.

Le mot de Fils unique est propre à Jean (Jean 1.14-18 ; 1 Jean 4.9), mais pourquoi Jésus ne s’en serait-il pas servi, lui qui s’appelle si souvent le Fils, le Fils de Dieu ?  Enfin, on invoqua le silence de Nicodème, qui parut ôter à ce discours le caractère d’un entretien, mais combien n’était-il pas naturel que cet homme, venu auprès de Jésus pour s’instruire, et de plus en plus pénétré de ses paroles, se contentât de les écouter avec une religieuse attention ?

Quiconque se livre à des œuvres mauvaises ou fait le mal non seulement n’aime pas la lumière, mais il la hait, parce qu’elle révèle, accuse et condamne les dispositions intimes de son cœur, et il se garde bien de s’approcher de Jésus ; car il sait que ses œuvres seraient reprises, convaincues de culpabilité, comme devant un tribunal. Il en fut autrement de celui qui pratique la vérité, la vérité morale, qui, dans les écrits de Jean, fut souvent synonyme de sainteté.

Faire la vérité désigne l’effort persévérant d’élever sa conduite à la hauteur de sa connaissance morale, de réaliser l’idéal du bien perçu par la conscience. (Godet)

Celui qui agit ainsi vient à la lumière, s’approche avec confiance de Jésus, mais désirant, que ses œuvres fussent manifestées. Ce qu’il eut en lui  témoigna que ses œuvres, sa vie, les dispositions de son cœur furent faites en Dieu, en communion avec lui, en conformité avec son esprit et sa volonté. En Israël, en dehors de la sphère théocratique, ce fut d’une impulsion divine que provint tout bien dans la vie humaine .

Partout où il y eut docilité de la part de l’homme envers cette divine initiative s’appliqua cette expression d’œuvres faites en Dieu, qui comprend aussi bien les soupirs du péager humilié et du croyant repentant que les nobles aspirations d’un Jean ou d’un Nathanaël. Ainsi, Jésus reconnut qu’il y eut des hommes qui, même avant de venir a lui, la lumière parfaite, eurent un cœur sincère et droit, aimant la vérité et cherchant la lumière. : «  Quiconque est de la vérité : écoute ma voix  »(Jn 18, 37)

Ce sont les âmes que le Père attire à Jésus et qui ne lui résistent pas. Cette parole, qui termine l’entretien, était un encouragement pour Nicodème, qui  rencontra lui-même  Jésus.

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