Lundi de la quatrième semaine du temps pascal

Posté par diaconos le 26 avril 2021

Moi, je suis la porte des brebis

Le Bon Berger comme exemple parfait de service

# Le Bon Pasteur est un des vocables, ou « titres », par lesquels Jésus s’identifie (Jn 10. 11). Il fait partie des sept paroles Je suis… que l’on trouve uniquement dans l’Évangile selon Jean et fait allusion à un aspect de la mission de Jésus : celui qui rassemble, guide, recherche (celui qui est égaré) et donne sa vie pour les autres. Il fait paître ses brebis ou ramène la brebis égarée. Cette appellation est à l’origine du mot « pasteur » en usage dans le christianisme.

Cette image se réfère toujours à Dieu dans l’Ancien Testament. Le thème du Bon Pasteur connaît une large diffusion dans l’art grec antique, où il est appliqué à l’Hermès criophore, mais aussi aux porteurs d’offrande, puis dans l’art romain au sein duquel il est particulièrement utilisé dans un contexte funéraire, selon des formules dont s’inspira pleinement l’art chrétien naissant. Ce thème aurait lui-même des prototypes sumériens. L’iconographie chrétienne figure le Christ , agneau de Dieu, porté par Jean le Baptiste, puis Jésus devint à son tour le Bon Pasteur qui rassemble les brebis égarées.Ce thème a inspiré de nombreux artistes chrétiens. Les Sœurs de Jésus Bon Pasteur forment une congrégation religieuse fondée en Italie au XXe siècle par le père Giacomo Alberione.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous.

De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne  demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »  (Jn 10, 1-10)

Les faux bergers et le vrai berger

La conduite des Juifs qui cherchaient à annuler l’impression produite par la guérison de l’aveugle, soit en niant le miracle, soit en persécutant celui qui en fut l’objet, obligea Jésus de leur dire de sévères vérités sur leur propre aveuglement : « Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles.  Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ?  Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : “Nous voyons !”, votre péché demeure. » (Jn 9, 39-41)

Il s’efforça de faire sentir à ces orgueilleux persécuteurs qu’ils ne furent pas moins coupables comme conducteurs du peuple que comme individus. Ses premiers mots furent  solennels : « En vérité, en vérité. » Cette belle allégorie, que Jésus emprunta aux mœurs pastorales de l’Orient, était familière à ses auditeurs. Afin de préserver leurs troupeaux des bêtes féroces ou des voleurs, les bergers les réunissaient en pleine campagne, dans un bercail à ciel ouvert, entouré d’un mur.

On y ménageait une porte, à laquelle se tenait un serviteur bien armé, qui faisait la garde et ne laissait entrer que les bergers à lui connus. Sur le matin, venaient ces bergers ; chacun appelait ses propres brebis qui, connaissant sa voix, le suivaient pour s’en aller au pâturage. Jésus lui-même exposa, dans son discours, le sens spirituel qu’il attacha à cette allégorie.  Dans l’exposé premier de la parabole sont déjà sous-entendues les applications que Jésus fit des deux traits principaux : la porte et le berger légitime. La porte représente Jésus lui-même ; et le berger, ne peut être un autre que le bon Berger ; de lui seul on peut dire avec vérité que « les brebis lui appartiennent » et « qu’il les appelle par leur nom ».

Le bercail des brebis, c’est le peuple de Dieu, Israël, dont Jéhovah, par l’organe de ses prophètes, s’était proclamé le berger et auquel il avait promis l’envoi de bergers selon son cœurLa porte, par laquelle doit entrer tout vrai berger des brebis, ne représente pas seulement l’autorisation divine donnant l’accès légitime au bercail (Tholuck, Godet et d’autres), mais Christ lui-même. es vrais conducteurs du peuple de Dieu ne peuvent entrer que par lui dans leur vocation ; c’est lui qui les en rend capables et les y appelle ; lui qui établit une relation intime entre eux et les brebis.

Il en fut autrement des pharisiens qui, indépendants de lui, incrédules et ennemis de sa vérité, s’arrogeaient la qualité de conducteurs du peuple de Dieu. Jésus ne se désignait pas encore ici sous cette image de la porte, bien qu’il le fasse ensuite si expressément.  Celui donc qui entre par Christ est berger des brebis, par opposition  au brigand et au voleur. Il en fut autrement quand Jésus lui-même s’appela le bon berger.

Si Jésus commença par relever les conditions que dut remplir tout berger des brebis, afin de montrer que les chefs du peuple étaient des voleurs, sa pensée, sortant de la généralité, s’attacha au seul berger véritable. Le portier est, comme nous l’avons indiqué, ce serviteur armé qui veillait à l’entrée du bercail. Jésus n’ayant point interprété ce trait de la similitude, les exégètes ont voulu suppléer à son silence.

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Quinta domenica del tempo di Pasqua – Anno B

Posté par diaconos le 26 avril 2021

 Chi rimane in me e io in lui, porta molto frutto

Quinta domenica del tempo di Pasqua - Anno B dans articles en Italien 7530428791

# Nella teologia cristiana, si parla di unione mistica quando si descrive lo stretto legame esistenziale personale, la comunione, che unisce il cristiano con Gesù Cristo e per la quale egli partecipa ai benefizi salvifici della Sua vita, morte e risurrezione. Questa comunione è detta « mistica » perché è realizzata in modo misterioso e soprannaturale. Nell’ambito del cristianesimo vi sono diversità di approcci al tema dell’unione mistica. Per il cattolicesimo romano e parte dell’anglicanesimo e del luteranesimo, questo legame è stabilito dal battesimo e nutrito dai sacramenti, essendo considerati lo strumento privilegiato per il quale viene comunicata la grazia.

Il misticismo accentua così tanto l’identificazione di Cristo con il cristiano, che, esso afferma, avviene una sorta di fusione totale dove però rimangono persone distinte. Il razionalismo religioso concepisce Dio come una realtà immanente nel mondo ed in ogni spirito umano. Cristo sarebbe immanente nella natura e nello spirito umano. La salvezza è quindi concepita in modo universalista, indipendentemente dalla consapevole adesione di fede dell’individuo a Cristo. Per questo spesso cita il testo biblico: « Poiché, come tutti muoiono in Adamo, così anche in Cristo saranno tutti vivificati » (1 Corinzi 15:22).

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Dal Vangelo secondo Giovanni

1 «Io sono la vera vite e il Padre mio è il vignaiolo. 2 Ogni tralcio che in me non porta frutto, lo toglie e ogni tralcio che porta frutto, lo pota perché porti più frutto. 3 Voi siete già mondi, per la parola che vi ho annunziato. 4 Rimanete in me e io in voi. Come il tralcio non può far frutto da se stesso se non rimane nella vite, così anche voi se non rimanete in me. 5 Io sono la vite, voi i tralci. Chi rimane in me e io in lui, fa molto frutto, perché senza di me non potete far nulla. 6 Chi non rimane in me viene gettato via come il tralcio e si secca, e poi lo raccolgono e lo gettano nel fuoco e lo bruciano. 7 Se rimanete in me e le mie parole rimangono in voi, chiedete quel che volete e vi sarà dato. 8 In questo è glorificato il Padre mio: che portiate molto frutto e diventiate miei discepoli.

 » (Gv 15,1-8)

Cosa significa essere un cristiano ?

Con questa pagina del vangelo di Giovanni, siamo al cuore della fede : Gesù finisce di spiegare ai suoi discepoli cosa significa essere suo discepolo. Gesù non è solo una guida o un compagno, un amico o un fratello. Lui è la nostra vita. È vivo in ognuno di noi e ci fa vivere con la sua vita divina. Ci insegna che lui è la vera vite, ma non l’unica; lui è la vite, il tronco a cui vuole collegare tutti quelli che porta alla vita : « Io sono la vite e voi siete i tralci.  »  

Nella prima lettura abbiamo l’esempio di qualcuno che si è lasciato potare.  Sulla via di Damasco Paolo fu spogliato di tutto e innestato nella vera vite che era Cristo, di cui doveva essere uno dei tralci più fecondi. Noi cristiani siamo associati a lui attraverso la fede e il battesimo. Ciò che Dio si aspetta da noi è che siamo un ramo vivo che porta frutto. Tutto questo sarà veramente possibile solo se siamo collegati a Cristo ; c’è una parola che compare sette volte in poche righe, ed è il verbo « dimorare ». »Rimanete in me! «  

Gesù ci dice. I cristiani sono uomini e donne che dimorano in Cristo. Allora sorge l’inevitabile domanda : Rimanere in Gesù, sì, ma come ? Come possiamo essere sicuri che lo incontreremo? Non è lo stesso che con il nostro vicino di casa nel quartiere o nel villaggio. Non incontriamo Gesù direttamente, ma attraverso degli intermediari. Abbiamo tre modi per farlo: attraverso la Parola di Dio, attraverso la preghiera e i sacramenti, e attraverso la vita quotidiana.

La via della Parola di Dio: per rimanere in Cristo, dobbiamo rimanere nella sua Parola. Dobbiamo darci il tempo di riceverlo. Questa Parola di Dio ci viene data attraverso la Bibbia, il Vangelo, una rivista, un libro religioso, un programma cristiano alla radio o alla televisione, e anche attraverso la Parola proclamata nella Messa domenicale. Ci diamo il tempo di ricevere questa Parola ? Il secondo modo per rimanere in Cristo è attraverso la preghiera e i sacramenti.

Per rimanere alla sua presenza, dobbiamo parlargli e ascoltarlo. Questa è una preghiera fedele, regolare e frequente, non solo una piccola preghiera di tanto in tanto. Parliamo con Gesù per affidargli qualcuno o per dirgli grazie o per chiedergli di illuminare la nostra vita. La preghiera ci aiuta a rimanere in comunione con Cristo. Questa comunione si realizza anche attraverso i sacramenti, specialmente l’Eucaristia: è la fonte e il culmine di tutta la vita cristiana. Ci permette di essere uniti a Cristo, di diventare uno con lui. Riceviamo il suo amore per viverlo nella nostra vita quotidiana.

La terza via è quella della vita quotidiana: ciò che rende una vita degna di essere vissuta non sono le belle parole ma l’amore reciproco, i gesti di condivisione, di accoglienza e di solidarietà. Non scoraggiamoci quando siamo stati infedeli, quando ci sentiamo come rami secchi. Dio è più grande dei nostri cuori e sa tutto.  Il suo amore misericordioso può sempre legarci alla vera vite e farci portare frutto in abbondanza.

In breve, ciò che Gesù ci chiede è di essere collegati a Lui in ogni situazione della nostra vita. Allora la nostra vita porterà frutto e Dio sarà orgoglioso di noi. È qui che troveremo il vero significato della nostra vita.

Il Diacono Michel Houyoux

Link ad altri siti cristiani

◊ Tempo,di preghiera  2 Maggio: V Domenica di Pasqua – Anno B
◊ Qumran : clicca qui per legerre l’articolo →  Testi – V Domenica del Tempo Ordinario (Anno B) 

  Padre Fernando Armellini : « Quinta domenica del tempo di Pasqua – Anno B »

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Je suis le bon pasteur, le vrai berger

Posté par diaconos le 25 avril 2021

Prière à Jésus le Bon Pasteur - rennes.catholique.fr

#  Michel Houyoux enseigna la biologie, la chimie et la physique dans différents intituts et collèges en Belgique et à l’étranger. Par arrêté royal du 26 novembre 1993 , il reçut la décoration de Chevalier de l’ordre de la Couronne en récompense de plus de trente années de bons et loyaux services dans l’enseignement. Michel Houyoux s’exprime en six langues, il est aussi diacre dans le doyenné de Florennes et est l’administrateur de son blog au rayonnement international. Plus de 2594000 visiteurs depuis la création de son blog. Il ne demande jamais d’argent pour ses articles ; il peuvent copiés pour vos cours, pastorale paroissiale et homélie.

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Le thème des vocations est évoqué dans cet article  : la mission de l’Église consiste à proclamer le salut au nom de Jésus et à annoncer l’Évangile à toutes les nations.  La Bonne Nouvelle de l’Évangile, c’est que par sa résurrection , jésus nous ouvre la Vie.  Jésus ressuscité compte sur chaque personne pour s’associer avec lui : retroussons nos manches et osons nous investir un peu plus à son service.

À l’époque de Jésus, bergers et moutons, faisaient partie de la vie quotidienne. La fonction de berger était un métier de confiance et à risques. On pouvait craindre des brigands , mais aussi des carnivores, comme les loups par exemple, lesquels n’hésitaient pas à s’approcher du troupeau pour s’attaquer à un agneau égarée ou à une brebis affaiblie.  Pour devenir un bon berger, il fallit un long apprentissage sur le terrain. Le berger habitué à vivre avec ses bêtes, les connaissait, les secourait en cas de besoin. Il était pour elles comme un père.

Chaque matin, à son passage, il les appelait et, quittant spontanément leur bergerie, elles le suivaient avec confiance. Jésus parla de deux sortes de berger : à, l’encontre des bergers à gages qui se conduisent par intérêt et abandonnent les brebis devant le danger, Jésus fut en relation personnalisée avec chacune et donna sa vie pour elles. D’autre part, Jésus reconnut pour siennes le brebis qui ne furent pas dans sa bergerie.

Dans l’enseignement de Jésus, la place du berger est importante. Notamment dans les paraboles où  le berger n’hésite pas à abandonner le troupeau pour aller à la recherche de la brebis perdue (Mt 18, 12), ou encore lorsqu’il se se présenta comme celui qui sépare les brebis des boucs. (Mt 25, 32). Jésus perçut sa mission comme celle d’un berger envoyé vers le brebis égarées pour es ramener à la maison du Père. (Mt 15,  24), lui-même comme un agneau sans tâche, tondu et mis à mort.

L’identification du berger avec l’agneau pascal , ce fut la mission que Jésus délégua à ses disciples : « Je vous envoie comme des bergers au,milieu des loups » (Mt 10, 16) et qui restaura lors du triple reniement de Pierre : « Fais paître mes brebis »(Jn 21, 16) Dans ce texte, la relation de pasteur et ses brebis est mise en parallèle avec la relation que Jésus entretint personnellement avec son Père. Jn 10, 14-15)

Jésus, le bon berger, le bon pasteur est à comprendre dans le sens qu’il nous concerne tous, sans exception, comme un bien précieux à, préserver. C’est là la vie et au vrai bonheur qu’il veut nous amener.  Pour Jésus, il n’existe aucune personne perdue, méprisée, malade ou blessée, qu’on ne doive seccourir. Jésus voulut un pasteur universel. Notre vocation ne saurait être moindre. Nous sommes responsables des personnes qui nous sont confiées., vers qui nous sommes envoyés, des  personnes qui attendent une main secourable.

Nous avons tous une tâche personnelle à effectuer. Envers les personnes nont nous sommes responsables (parents, enfants, élèves…), notre attitude devrait être, à l’exemple de Jésus,  celle du vrai pasteur.
Diacre Michel Houyoux

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Diacre Michel Houyoux 252 pages , publié en fran9ais le 09 juillet 2012

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◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire → Quatrième dimanche du Temps Pascal — Année B

 

  Jésus est le bon pasteur

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Quatrième dimanche du Temps Pascal — Année B

Posté par diaconos le 25 avril 2021

Le bon Pasteur

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# Le Bon Pasteur est un des vocables, ou « titres », par lesquels Jésus s’identifie. Il fait partie des sept paroles Je suis… que l’on trouve uniquement dans l’Évangile selon Jean et fait allusion à un aspect de la mission de Jésus : celui qui rassemble, guide, recherche (celui qui est égaré) et donne sa vie pour les autres. Il fait paître ses brebis ou ramène la brebis égarée. Cette appellation est à l’origine du mot « pasteur » en usage dans le christianisme. Le thème du Bon Pasteur connut une large diffusion dans l’art grec antique, où il est appliqué à l’Hermès criophore (du grec κριος, « bélier » et φόρος, « qui porte »), mais aussi aux porteurs d’offrande, puis dans l’art romain au sein duquel il est particulièrement utilisé dans un contexte funéraire, selon des formules dont s’inspire pleinement l’art chrétien naissant.

Ce thème aurait lui-même des prototypes sumériens. L’iconographie chrétienne figure d’abord le Christ « agneau de Dieu », porté par Jean le Baptiste, puis Jésus devient à son tour le Bon Pasteur qui rassemble les brebis égarées3. Il est traditionnellement représenté muni de bandes molletières, vêtu de l’exomide, tenant dans ses mains une houlette, un vase à traire le lait (le mulctra) ou une syrinx. Ce thème a inspiré de nombreux artistes chrétiens.

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De l’Évangile selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » (Jn 10, 11-18)

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Auteur +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS
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Le bon Pasteur
La lecture de ce passage de saint Jean nous parle du Pasteur, cet homme auquel le propriétaire a confié le troupeau pour veiller sur lui et s’en occuper jusqu’au plus petit détail. Les statues qui évoquent ce bon Pasteur représentent souvent un homme portant une brebis sur ses épaules et muni d’un bâton qui lui sert de canne pour avancer sur les terres plus ou moins montagneuses et accidentées. Mais un homme paisible…
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En ces moments de confinement qu’il est difficile de vivre sereinement, accorde-nous la grâce de te savoir toujours avec nous et en nous, comme le bon Pasteur nous accompagnant sur les chemins pierreux du quotidien.
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Aujourd’hui,  nous célébrons le dimanche du Bon Berger. En premier lieu, l’attitude des brebis doit être d’écouter la voix du berger et de le suivre. Écouter avec attention, obéir à sa parole, le suivre avec une résolution qui engage toute l’existence : la compréhension, le cœur, toutes les forces et toutes les actions, en suivant ses pas. De son côté, Jésus, le Bon Berger, connaît ses brebis et leur donne la vie éternelle, de telle sorte qu’elles ne se perdront jamais et, de plus, personne ne viendra les enlever de ses mains.
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Le Christ est le véritable Bon Berger qui a donné sa vie pour ses brebis (cf. Jn 10,11), pour nous, en s’immolant sur la croix. Il connaît ses brebis et ses brebis le connaissent, comme le Père le connaît et comme Il connaît le Père. Il ne s’agit pas d’une connaissance superficielle et extérieure, ni simplement d’une connaissance intellectuelle ; il s’agit d’une relation personnelle profonde, d’une connaissance complète, du cœur, qui finit par se transformer en amitié, car c’est la conséquence logique de la relation de celui qui aime et de celui qui est aimé ; de celui qui sait pouvoir avoir entièrement confiance.
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C’est Dieu le Père qui lui a confié le soin de ses brebis. Tout est le fruit de l’amour de Dieu le Père confié à son Fils Jésus-Christ. Jésus accomplit la mission que le Père lui a confiée, qui est le soin de ses brebis, avec une fidélité qui ne permettra à personne de les arracher de ses mains, avec un amour qui le conduit à donner sa vie pour elles, en communion avec le Père parce que « Moi et le Père nous sommes un » (Jn 10,30).
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C’est précisément ici que se trouve la source de notre espérance : dans le Christ Bon Berger que nous voulons suivre et dont nous écoutons la voix parce que nous savons que c’est seulement en Lui que l’on trouve la vie éternelle. C’est ici que nous trouvons la force face aux difficultés de la vie, nous, qui sommes un troupeau faible et qui sommes soumis à différentes épreuves. Un chrétien seconde ces pasteurs, prie pour eux, les aime et leur obéit.
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Nous aussi, nous sommes les pasteurs de nos frères en contribuant à leur enrichissement par la réception de la grâce et de la doctrine, en partageant leurs préoccupations et leurs joies, en les aidant de tout notre cœur. Nous nous dévouons à tous ceux qui nous entourent et que nous aimons dans notre milieu familial, social et professionnel au point de donner notre vie pour tous avec le même esprit que le Christ. «Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude» (Mt 20, 28).« Je suis le bon Pasteur (…) »
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Jésus reprend ici les paroles prononcées par Ezéchiel (Ez 34, 23) lors de la chute de Jérusalem consécutive non seulement au fait que les rois, les pasteurs et les chefs n’avaient pas pris soin des brebis faibles, malades ou égarées mais s’étaient préoccupés de leur bien-être personnel aux dépens du troupeau.Jésus est le bon Berger : il a été envoyé pour guider et prendre soin du troupeau. Il est venu pour s’occuper du troupeau en général mais, surtout et en particulier, de chacune des brebis qui fait partie de ce troupeau.
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Aujourd’hui comme hier et jusqu’au dernier soir,Jésus est celui qui prend soin de chaque personne, de sa foi, de sa vie : le pâturage sur lequel le troupeau se nourrit est celui qui permet à chacun d’avoir accès au salut éternel. Et nous savons que l’ampleur, la diversité et la qualité des services de Jésus dépassent largement ce qu’on peut attendre d’un simple berger.« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent»
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Le bon Berger est celui qui va empêcher le troupeau de s’engager sur de fausses pistes, d’aller vers de mauvais pâturages et le protège aussi du loup rapace qui guette la brebis plus ou moins solitaire et tranquille. Le Pasteur est là, il est toujours là et veille sur chacun mais souvent les brebis ne cherchent ni à analyser ni à comprendre l’enjeu de la situation dans laquelle elles se trouvent.Le Berger sait que chaque brebis a besoin de se sentir aimée et leur inquiétude se calme si elles restent près du Berger.
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Le Seigneur connaît chaque brebis, ses capacités, ses qualités mais aussi ses défauts et son manque de réflexion. Au milieu des difficultés, des angoisses et des découragements, le Christ nous délivre de toute peur. Il est mort sur la croix pour éliminer toute crainte et tout reniement résultant de notre faiblesse mais aussi, parfois, des tentations démoniaques. Lui, il donne sa vie pour que nous puissions nous réfugier dans la paix et la sérénité que Dieu voulait pour nous lorsqu’il nous a créés.
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Là, nous entrons dans le secret de la miséricorde de Dieu, notre Père. Nous pouvons rejoindre l’amour du Père qui nous tend les bras à chaque instant.« Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. »Ici, le Seigneur évoque la Passion et la croix qu’il va devoir subir. Il sait qu’il est venu parmi nous pour nous ouvrir la voie qui conduit au Père. Le supplice qui vient est terrible mais, au moment de sa mort, Jésus, Dieu fait homme, remettra sa détresse au Père en redisant la longue plainte de l’innocent du psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
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Il dira ces paroles en tant qu’il est homme, mais en tant que Verbe de Dieu, il est conscient d’accomplir la mission de Fils incarné. Saint Pierre dira à son sujet : « Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris. » (1 P 2, 24). Et Jésus nous confirme que derrière ces souffrances, le péché est effacé, la peine est remise.
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Il a vaincu la mort, cause de toutes nos peurs. Sur la croix il donnera sa vie pour que nous puissions, nous aussi, retrouver cette vie dont le péché nous avait privés. Jésus affirme que le Père l’aime car il donne sa vie pour la recevoir à nouveau : il ressuscitera et confirme que sa Parole sera notre nourriture. Mais cette nourriture ne sera pas que sa Parole : en effet, les évangélistes nous décrivent le moment où Jésus a institué l’Eucharistie et leur présentant le pain et le vin comme son corps et son sang leur demandant de manger de ce pain et de boire de ce vin : « nouvelle alliance en mon sang répandu pour vous » (Lc 22, 19-20).
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Seigneur, tu es le bon Pasteur et nous devons te suivre et te trouver partout et en chaque occasion de notre vie ici-bas. Au cours de notre mission de témoins, permets-nous de rencontrer « d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos ». Que nous sachions leur parler et qu’elles entendent ta voix pour qu’il n’y ait plus qu’un seul troupeau avec un seul pasteur.Seigneur, pour le croyant, la croix est difficile à porter et nous cherchons facilement à l’éviter en restant sans réflexes, sans penser au salut de ceux qui nous entourent : accorde-nous ta grâce pour que nous sachions être fidèles à ta loi d’amour et de charité universelle.
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Contact     Marie Landry Bivina

Compléments

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 Un cœur de Bon Pasteur

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