Lundi de la douzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 21 juin 2021

Enlève d'abord la poutre de ton oeil...

# La parabole de la paille et de la poutre est une parole prononcée par Jésus-Christ, dans son sermon sur la montagne1 telle que le rapporte l’Évangile selon MatthieuMt 7. 3-5. Le discours est assez bref et commence par avertir ses disciples des dangers de juger les autres, déclarant qu’ils seraient eux aussi jugés selon la même norme. Le sermon dans la plaine a un passage similaire dans l’Évangile selon Luc  41-42 ; cette parabole figure également dans l’Évangile de Thomas (Logion 26).
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La morale de cette histoire est d’éviter l’hypocrisie en relevant les petits défauts de son prochain, alors qu’on n’amende pas ses propres travers. Le docteur de l’Église Jean Chrysostome dit dans son homélie XXIII qu’il est facile de critiquer son prochain alors que l’on est soi-même nettement plus dans le péché. Il ajoute en rappelant la parabole de la Dette que c’est avec la mesure qui nous sert de jugement que l’on sera jugé par Dieu.
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Dans certaines éditions de la Bible, ce paragraphe de l’Évangile a pour titre : Ne pas juger. La version de Thomas ne porte pas de jugement de valeur envers celui qui propose son aide pour enlever la paille de l’œil de son frère, alors qu’il est taxé d’hypocrite dans les versions de Matthieu et de Luc. Cette absence de jugement de l’aidant dans le texte de Thomas permet une interprétation différente.
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Pour Jean-Yves Leloup, cette parabole dévoile en effet « les mécanismes de la projection et du transfert » (op. cit. p. 102-103). Si le mécanisme psychanalytique de la projection est en effet bien perceptible dans le texte (attribuer inconsciemment à l’autre ses propres sentiments refoulés), celui du transfert l’est moins. La « paille » que l’on voit dans l’œil de l’autre peut être comprise comme le reflet de la « poutre » que l’on a dans son propre œil.
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Si cette projection prend la forme d’un reproche, il est certain que le défaut reproché à l’autre est l’un de nos propres défauts inavoué. Un tel reproche est souvent présenté comme une aide désintéressée : « je te le dis pour ton bien ». En réalité, le mécanisme étant inconscient, le texte suggère que tant que nous avons une poutre dans l’œil, nous ne sommes d’aucun secours pour autrui, puisqu’elle nous empêche d’y voir clair. Ce n’est que lorsque l’on se connaît soi-même (préalable à la connaissance de la divinité dans la gnose), et que l’on est en paix avec soi, que l’on y voit clair et que l’on est capable de venir en aide aux autres : « alors tu verras clair pour ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère ».
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De l’évangile selon Matthieu

01 « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ; 02 de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera. 03 Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? 04 Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère : “Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? 05 Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Mt 7, 1-5)

La Réforme de la vie religieuse

Le discours de Jésus passa sans transition marquée, à une série d’exhortations qui achevèrent de caractériser la justice du royaume des cieux et la conduite de l’enfant de Dieu. De même que celui-ci dut montrer dans ses rapports avec Dieu un cœur simple et droit, qui ne chercha pas à servir deux maîtres mais qui se confie au Père céleste.

Dans ses rapports avec le prochain, il doit faire preuve de la même simplicité et de la même droiture et être animé de cette charité qui ne soupçonne pas le mal et ne se réjouit point de l’injustice, mais qui excuse tout, croit tout, espère tout. Jésus interdit à ses disciples de se constituer juges de leurs frères, ce qu’ils ne purent faire qu’en oubliant leurs propres péchés et en se mettant à la place de Dieu, à qui seul appartient le jugement. +

C’est à ce jugement de Dieu que Jésus en appela comme motif de son exhortation : afin que vous ne soyez pas jugés.  C’est Dieu qui, dans sa rigoureuse justice, appliquera le même jugement et la même mesure dont ils auront usé, à ceux qui, étrangers à la miséricorde et à la charité, se livrent à cet esprit pharisaïque de jugement. Jésus poursuivit ainsi sa polémique contre la justice des scribes et des pharisiens.

Il faut savoir concilier ce précepte avec le devoir chrétien de discerner et d’apprécier la valeur morale des caractères et des actions, à la lumière de la Parole de Dieu.  Mais ce discernement, sans lequel il n’y aurait point de vie morale en ce monde, ne doit pas nous entraîner à porter sur les hommes et sur les motifs cachés de leur conduite un jugement définitif qui n’appartient qu’à Dieu.

Une paille et une poutre ! : hyperbole destinée à faire sentir la folie qu’il y a à se préoccuper des fautes et des défauts d’autrui, tandis qu’on est soi-même aveuglé par de très grands péchés. Là est l’hypocrisie C’est précisément la poutre qui t’aveugle ; ôte-la premièrement, puis tu verras et tu pourras alors réellement, avec délicatesse et charité, ôter le brin de paille de l’œil de ton frère.

Le devoir de ne pas juger a ses limites, il n’exclut pas celui de discerner. Tel est le seul rapport admissible entre cette parole et celles qui précèdent. Plusieurs interprètes pensent qu’il n’en faut chercher aucun et prétendent que ce verset 6, très authentique d’ailleurs, a été intercalé ici par Matthieu. Cette supposition n’est point inadmissible, mais elle n’est nullement nécessaire.

Ce qui est saint, ou les choses saintes selon nos versions ordinaires, ce sont les vérités de la Parole de Dieu, les expériences produites dans l’âme par l’Évangile et que Jésus compare à des perles précieuses. Il ne faut pas les présenter à des hommes si corrompus que Jésus peut les comparer à des animaux impurs. Ils ne pourraient que les profaner (fouler aux pieds) et elles ne feraient qu’exciter leur haine et leurs violentes persécutions.

L’enseignement de Jésus sur la prière fit partie du sermon sur la montagne, mais il est sûr que Luc, en lui assignant sa place à la suite d’une parabole sur l’efficacité de la prière en fit encore mieux ressortir la beauté et la force. Du reste, c’est là une de ces courtes et importantes sentences qui reparurent plus d’une fois dans les enseignements de Jésus.

Demander, chercher, heurter, trois degrés d’une progression dans la sainte action de la prière, quand Dieu ne l’exauce pas dès l’abord. Ces termes en marquent la persistance et l’intensité croissante. Ce qui doit soutenir l’enfant de Dieu dans ses supplications toujours plus ardentes, c’est d’abord la triple promesse que Jésus ajouta à son exhortation.

Diacre Michel Houyoux

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  Lectio Divina : « Enlève d’abord la poutre de ton œil »

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Treizième dimanche du Temps Ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 21 juin 2021

Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » (Mc 5, 21-43)

# La Femme hémorragique est un miracle de Jésus-Christ raconté dans trois Évangiles. Elle est le symbole de la foi, tout comme le miracle sur la fille de Jaïre, décrit dans le même chapitre. Pour saint Pierre Chrysologue, les deux miracles racontés en même temps (celui de cette femme hémorragique et la fille de Jaïrus), sont tous les deux symboles de la foi1. La foi montrée par cette femme qui se trouve juste digne de toucher le bas du vêtement du Christ ; et, la foi donnée par Jésus en accomplissant des signes évidents démontrant son lien divin, et, par ce fait, l’existence de Dieu. Pour Thierry Murcia, la question du fond historique des récits évangéliques. Deux guérisons un jour de Kippour : l’Hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïre et le possédé de Gérasa/Gadara, dans Judaïsme ancien.

De l’évangile selon Marc

41 Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. 43 Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. » (Mc 5, 21-43)

Ta foi t’a sauvée !

 Marc réunit ici dans un même récit deux histoires imbriquées l’une dans l’autre. Matthieu et Luc ont suivi le même procédé. D’abord deux figures sont en scène. Deux figures féminines : une fillette et une femme. Et dans les deux cas la foi est au cœur des démarches entreprises auprès de Jésus.

Dans le cas de la femme incurable, il n’y a aucune requête. C’est une démarche de foi et d’espérance en Jésus de la part de cette femme qui lui vaudra une guérison immédiate. Et à travers ce récit, je saisis toute l’importance de cette démarche de Foi et d’espérance.

Voyez, c’est la foi qui manque, disait le saint curé d’Ars. Quand nous disons : Mon Dieu, je crois, je crois fermement, c’est à dire sans la moindre hésitation, nous rejoignons la foi de cette femme dont nous a parlé l’évangile aujourd’hui.

Cette femme qui avait des pertes de sang depuis douze ans et qui avait dépensé beaucoup d’argent sans aucune amélioration et dont l’état avait plutôt empiré, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Dans une de ses homélies, le curé d’Ars disait au sujet de la foi :  » Je crois que si nous avions la foi, nous serions maîtres des volontés de Dieu… il ne nous refuserait rien ! « 

L’hémorroïsse pensa que si elle parvenait à toucher le vêtement de Jésus, elle serait sauvée. À l’instant même, l’hémorragie s’arrêta et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal chronique.

Marc, dans son évangile, nous montre la puissance de vie et de salut agissant en Jésus pour les personnes qui ont la foi tandis qu’elle reste ignorée des personnes incrédules.

«  Ta foi t’a sauvée !  » (Mt 9, 22c ; Mc 5,34 ; Lc 8, 48) Cette parole de Jésus met en valeur la signification de l’évènement : au-delà de la guérison physique l’important est la foi qui sauve. Il est important que nous puissions toucher Jésus aujourd’hui.

Oui ! Car ce qui est en jeu, c’est la manière concrète dont nous pouvons vivre le mystère de la résurrection. Tout cet épisode montre que la foi en Jésus parvient même à lui arracher un miracle totalement involontaire.

La remise debout de la fille de Jaïre évoque la résurrection de Jésus. Ce récit dans nos évangiles synoptiques est un témoignage du pouvoir souverain de Jésus sur la vie et sur la mort. Jésus  en effet est pleinement victorieux sur les forces du mal et de la mort.

La parole de Dieu retentit de la même façon pour tous les chrétiens rassemblés, le Corps du Christ distribué à la communion est le même pour tous. Suis-je cet homme ou cette femme qui entend et touche Jésus avec foi ?

Il ne suffit pas d’avoir rencontré le Christ à la messe, nous devons marcher à sa suite et bâtir notre vie avec les moyens qu’il nous donne.

Diacre Michel Houyoux

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  Prédication du pasteur Stéphane Lavignotte

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Douzième dimanche du Temps Ordinaire

Posté par diaconos le 20 juin 2021

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# La foi (du latin fides, « confiance ») désigne étymologiquement le fait d’avoir confiance en quelque chose ou quelqu’un1. En général, cela revient à juger authentiques certains évènements. Dans le domaine religieux, la foi induit souvent une dévotion et des comportements censés traduire cette conviction. La foi est la condition de toute religion et la motivation de sa pratique. Dans un contexte de sécularisation, la foi a souvent pris le sens de simple confiance.
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Ainsi, de nombreux auteurs (ex. : Joseph Murphy) estiment que la « foi » toute-puissante dont il est question dans l’Évangile (« Ta foi t’a sauvé », la « foi qui soulève les montagnes ») est une simple question de confiance dans la vie, et non de confiance en Dieu dans le cadre d’une religion. Étymologiquement, le terme de foi provient du latin fides et se rattache à une racine indo-européenne bheidh, « avoir confiance ».
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Pour les auteurs latins classiques, le mot fides n’a aucune connotation religieuse ; il provient du vocabulaire profane, et évoque la simple confiance que l’on peut avoir en quelqu’un ou, comme une analyse récente le présente comme « la vertu de la fiabilité morale et civique Le terme croyance désigne (par métonymie) ce que l’on croit, c’est-à-dire l’objet d’une croyance. Le concept philosophique de croyance fait partie de la théorie de la connaissance.
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Les croyances, qu’elles soient religieuses, superstitieuses ou autres, sont aussi un objet d’étude de l’anthropologie culturelle. La science, n’étant pas une croyance mais une somme de savoirs vérifiés, partagés et modifiables, ne peut être classée parmi les croyances.
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Dans le bouddhisme, la foi fait référence à un engagement serein dans la pratique de l’enseignement du Bouddha, et à la confiance en des êtres éclairés ou très avancés, tels que les bouddhas ou les bodhisattvas (ceux qui cherchent à devenir un bouddha). Les bouddhistes reconnaissent généralement plusieurs objets de foi, mais beaucoup se concentrent sur un seul en particulier, par exemple un Bouddha précis. La foi ne se limite pas à une dévotion envers une personne, mais elle est liée à des concepts bouddhistes comme l’efficacité du karma et la possibilité d’atteindre l’éveil (bodhi).
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Jésus, j’ai confiance en toi !

De l’Évangile selon saint Marc

Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4, 35-41)
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xAuteur   +PÈRE MARIE LANDRY C+MPS

Seigneur, merci de nous avoir laissé ton Évangile. Merci de nous avoir laissé ces quatre récits de ta vie où nous pouvons suivre tes pas, tes actes, écouter ta Parole, apprendre à te connaître et à t’aimer ! Envoie ton Esprit pour qu’il me dispose à t’écouter avec tout mon être. Fais de moi une bonne terre, rends-moi fidèle à la lecture de ta Parole.
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Seigneur, Maître de toutes choses, à qui obéissent même le vent et la mer, c’est toi qui as créé mon cœur et m’as fait le don de la vie. Accepte l’offrande de mon cœur et de ma vie. Garde-moi, dirige-moi, que je sois à toi pour toujours ! «Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien? »
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Aujourd’hui, par ces temps de tempête, l’Évangile nous interpelle. Tout au long du XXe siècle et à l’aube du XXIe, l’humanité a vécu des drames qui, comme des vagues violentes, se sont jetés sur les hommes et les peuples. Et, parfois, jaillit de notre âme cette question: «Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien ?» (Mc 4, 38) ; si Tu existes vraiment, si vraiment Tu es Père, pourquoi de telles catastrophes ?
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Au souvenir des horreurs des camps de concentration de la IIe guerre mondiale, le Pape Benoît s’interroge: «Où était Dieu en ces jours-là? Pourquoi se taisait-il ? Comment a-t-il pu tolérer pareille destruction ?». Ces questions, Israël se les posaient déjà dans l’Ancien Testament : «Pourquoi dors-tu, pourquoi nous caches-tu ton visage et oublies-tu notre malheur?» (Ps 44, 24-25).
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Dieu ne répondra pas à ces questions: nous pouvons tout lui demander, sauf le pourquoi des choses. Nous n’avons aucun droit de lui demander des comptes. En réalité, Dieu est là et il parle. C’est nous qui ne sommes pas en sa présence et qui n’entendons pas sa voix. «Nous ne pouvons scruter le secret de Dieu, . Nous ne voyons que des fragments et nous nous trompons en nous faisant les juges de Dieu et de l’histoire. Nous ne défendons pas l’homme, mais contribuons alors seulement à sa destruction». (Benoît XVI)
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En effet, savoir si Dieu existe ou n’existe pas n’est pas la question. Tout tient au fait que les hommes vivent comme si Dieu n’existait pas. Et voici la réponse de Dieu : «Pourquoi avoir peur? Comment ce fait-il que vous n’ayez pas la foi?» (Mc 4, 40). C’est ce que Jésus a dit à ses apôtres et c’est ce qu’il a dit à sainte Faustine Kowalska : «Ma fille, n’aie peur de rien; Je suis toujours avec toi, même s’il te semble que non».
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Ne l’interrogeons pas. Prions et respectons sa volonté. Et alors, il y aura moins de drames et, surpris, nous nous exclamerons : «Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?» (Mc 4, 41). Jésus, j’ai confiance en toi.Seigneur, apprends-moi à pacifier mon cœur pour que je puisse entendre ta voix ! Ta providence est présente dans toute ma vie, dans les choix importants comme dans les petits détails.
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Ta providence m’entoure d’amour et de tendresse même si les circonstances sont difficiles et que tu parais absent. Oui, Seigneur, je le crois. Augmente la confiance que j’ai en toi, raffermis-la !Prenons la résolution de faire un acte de foi une ou plusieurs fois dans la journée. Tournons-nous vers Jésus : « Jésus, j’ai confiance en toi, mon Seigneur et mon Dieu ! » 
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Compléments

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  Homélie par le père Paul Malvaux

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Samedi de la onzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 19 juin 2021

Ne vous faites pas de souci pour demain

Ne vous faites pas de souci pour demain »

# Le Sermon sur la montagne est un discours adressé par Jésus-Christ à ses disciples ainsi qu’à une large foule, rapporté dans l’Évangile selon Matthieu aux chapitres 5, 6 et 7. Jésus l’aurait prononcé au début de son ministère, peu après son baptême par Jean le Baptiste, du haut d’une montagne près du lac de Tibériade surplombant Génézareth, non loin de Capharnaüm.

Ce discours, qui porte sur l’éthique, est le plus long enseignement oral du Nouveau Testament. Il comporte notamment les Béatitudes et la prière du Notre Père. Au début du XXe siècle Sante Ferrini, sensible au message de Christ tel que rapporté dans le Nouveau testament, reproche au clergé et aux puissants d’avoir détourné ses préceptes à leur profit.

Il illustre son propos dans une parodie sans concession du sermon sur la montagne qu’il imagine pouvoir être prononcé par le Pape, sur la place Saint-Pierre à Rome : « Heureux les forts car ils posséderont la terre ! Heureux ceux qui ont le cœur dur car ils riront des malheurs d’autrui et ne pleureront jamais ! Heureux les violents car ils seront respectés des timorés ! Heureux les injustes car ils auront leurs biens et ceux des autres !

Heureux les mauvais car ils se feront pardonner par la force ! Heureux ceux qui ont l’âme impure et malveillante car ils jouiront des turpitudes humaines ! Heureux ceux qui possèdent, car ils n’ont pas besoin de miséricorde ! Heureux les incrédules car ils ne seront pas trompés ! Amen ! » Plus récemment, la phrase « Bienheureux les pauvres d’esprit… » a parfois été interprétée à contresens comme « Bienheureux les imbéciles », par exemple par Luigi Cascioli, alors qu’elle ne peut être comprise que dans le judaïsme palestinien de l’époque de Jésus.

On connaît dans la Bible certaines « béatitudes » isolées, ou groupées par deux ou trois, rarement quatre4. Une série de huit béatitudes se trouve dans le Siracide« construite suivant un procédé poétique obéissant à des règles précises pour ce genre littéraire (Si 14, 20-27). » Le même procédé s’applique à l’un des manuscrits de la mer Morte provenant de la grotte 4 (4Q525 2 II)4. Le texte de l’évangile selon Matthieu présente une structure reposant sur le même procédé4. Toutefois, écrit Émile Puech, il s’en distingue par une « nouveauté totale » : la mention du Royaume, proclamé par ce discours inaugural, auquel répondra le dernier discours (Mt 25,31-46).

De l’évangile selon Mathieu

24 Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. 25 C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?

26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? 27 Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? 28 Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.

29 Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. 30 Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? 31 Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”

32 Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. 33 Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. 34 Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 24-34)

Le sermon sur la montagne

Mamona signifie en chaldéen et syriaque richesse, en langue punique, selon saint Augustin, le lucre. Avoir de l’argent et du bien n’est pas un péché, mais ne le laisse pas devenir ton maître ; qu’il te serve, et que tu sois son maître.  (Luther)

Cette partie du sermon sur la montagne qui est dirigée contre les soucis de la vie matérielle, est la conséquence nécessaire de l’incompatibilité qu’il y a entre le service de Dieu et celui de Mammon. La recherche inquiète de notre subsistance comme la possession des richesses nous empêche d’être tout entiers à Jésus. Son service impliqua une confiance absolue aussi bien qu’un complet détachement. Cette idée se retrouve également dans Luc.

Être en souci qui signifie, par son étymologie, être partagé. Les inquiétudes qui tirent la pensée en sens contraire, sont l’effet d’un cœur partagé entre le ciel et la terre, troublé par le doute au jour de l’épreuve. Le remède à ce mal, c’est la confiance en Dieu que Jésus voulut inspirer à ses disciples. C’est pour cela qu’il leur présenta diverses considérations aussi élevées que puissantes.

Premier motif de confiance. Puisque la vie est plus que la nourriture qui l’entretient ; le corps plus que le vêtement qui le couvre ; celui qui a donné et conserve le plus, ne donnera-t-il pas le moins ? Paul employa un raisonnement pareil.

Second motif  Les soins admirables de Dieu dans la nature : « Dieu est votre Père ! »

Troisième motif  L’inutilité, l’impuissance des inquiétudes, qui ne font au contraire qu’énerver les forces de l’âme. Nul ne peut, ajouter une coudée à son âge, une heure au temps de sa vie, objet de ses soucis. Dieu en a déterminé la mesure et n’y peut rien ajouter.

Le voyageur vit avec admiration, sur le plateau de la montagne des Béatitudes, au pied de l’éminence d’où il supposa que Jésus parlait  d’un magnifique tapis de ces anémones écarlates.  Le manque de cette foi qui n’est pas autre chose que la confiance du cœur en Dieu, telle est la cause de toutes les inquiétudes.

Les païens doivent rechercher ces choses, y mettre leur cœur ou être en souci quand elles leur manquent, parce qu’au lieu du Dieu vivant ils adorent de fausses divinités ou une froide et impitoyable fatalité. « Mais vous qui connaissez votre Père céleste ! Il sait vos besoins cela doit vous suffire pour dissiper vos inquiétudes. »

 Que ce soit là avant tout votre souci, le but de vos efforts, et quand vous aurez trouvé cette grande richesse, le royaume de Dieu et la justice de Dieu, alors votre Père céleste, qui voit que vous avez besoin de toutes ces autres choses vous les donnera par-dessus.  On sait que toujours les inquiétudes se portent sur l’avenir. Or, le Seigneur aurait pu nous dire que cet avenir ne nous appartient pas, que nous ne le verrons peut-être jamais.

Pourquoi veux-tu t’inquiéter au-delà d’aujourd’hui et prendre sur toi le mal de deux jours ? Contente-toi de celui que ce jour t’impose, demain t’apportera autre chose. (Luther)

Cette interprétation est seule en harmonie avec cette dernière parole : au jour suffit sa peine, ou son mal, sa misère. Oui, ce mal de chaque jour suffit ; il est même souvent bien lourd pour notre faiblesse. Quelle compassion Jésus mit dans ce conseil de ne pas y ajouter le mal du lendemain !

Diacre Michel Houyoux

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