Mercredi de la onzième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 16 juin 2021

Ton Père qui voit dans le secret te le rendra

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# Secte chrétienne de l’Église d’Orient, née aux XIIe – XIVe siècles dans les monastères du Mont Athos, les omphalopsychiques furent surnommés ainsi à cause de leur posture, car ils fixaient pour prier leurs regard sur leur nombril, afin de parvenir à contempler la lumière du Thabor, lors de la Transfiguration d’où leur surnom d’ adorateurs du nombril  par Barlaam le Calabrais qui les accusa de renouveler l’hérésie des Massaliens ou Euchites condamnée à Antioche au IVe siècle, et combattait aussi Grégoire Palamas.
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L’abbé Siméon de Xérocerque, du monastère de Xérocerque à Constantinople3 écrivait au XIe siècle : étant dans ta cellul4, ferme ta porte et t’assieds en un coin: élève ton esprit au-dessus de toutes les choses vaines et passagères ! ensuite, appuie ta barbe sur ta poitrine; tourne les yeux avec toute ta pensée au milieu de ton ventre, c’est-à-dire au nombril . Retiens encore ta respiration, même par le nez; Cherche dans ta poitrine la place du cœur où habitent pour l’ordinaire toutes les puissances de l’âme. D’abord tu n’y trouveras que des ténèbres épaisses et difficiles à dissiper mais si tu persévères dans cette pratique nuit et jour tu trouveras, merveille surprenante ! une joie sans interruption. Car sitôt que l’esprit a trouvé la place du cœur, il voit ce qu’il n’avait jamais vu. Il voit l’air qui est dans le cœur, et il se voit lui-même lumineux et plein de discernement. »
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Cette démarche de prière chrétienne proche du bouddhisme fut très mal comprise et souvent tournée en dérision : « Les moines du mont Athos prétendaient qu’étant en prière il leur sortait du nombril un jet de lumière, une lueur ineffable et incréée qui les plongeait dans de célestes langueurs ; ils la croyaient analogue à la lumière apparue sur le mont Thabor et à quelques autres resplendissantes manifestations de l’éclat divin. Cette doctrine, appuyée chaudement par l’évêque de Thessalonique, mit l’opinion publique dans une si dangereuse fermentation qu’il fallut décider entre les deux partis. L’an 1341 l’empereur Andronic III se rendit en pompe avec tous les grands dans l’église de Sainte-Sophie pour présider un concile au sujet du nombril des moines.
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La dispute fut si longue, si acharnée, le grand discours théologique prononcé par l’empereur contre les adeptes du nombril (omphalopsyches) le fatigua tellement, et il eut tant de dépit de les voir cependant reconnus pour orthodoxes, qu’il se retira malade et ne survécut que peu de jours » Syméon le Nouveau Théologien (949-1022), est un moine grec. Un de ses poèmes, l’Hymneno 29, évoque parfaitement cette recherche de la lumière contenue en eux, dans le cœur et le corps, par les moines grecs, lorsqu’ils se retirent pour prier seuls, assis, dans leur cellule.
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 De l’évangile selon Matthieu

1 « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. 02 Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.

03 Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, 04 afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. 05 Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. 06 Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. 17 Le nombre total des générations est donc : depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ; depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ; depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ,  quatorze générations. 18 Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. (Mt 6, 1-6.16-18)

Réforme de la vie religieuse

Aucun acte religieux ne doit être accompli de manière à être remarqué et loué par les hommes ; il perdrait sa récompense. Appliquant ce principe, Jésus passa en revue les trois principales manifestations de la piété : dans l’aumône, il faut éviter toute ostentation, ignorer soi-même le bien qu’on fait, l’accomplir en vue de Dieu seul : la prière, ne pas la pratiquer sous les yeux des hommes, mais dans le secret, en présence de Dieu ; ne pas multiplier les vaines redites, comme les païens, car le Père connaît nos besoins.

Dans le jeûne, ne pas afficher des airs tristes, mais se montrer dans l’état ordinaire, afin de n’être remarqué que du Père qui lit dans le cœur. La justice du royaume de Dieu, ressortant de la vraie interprétation de la loi, c’est le sujet général du sermon sur la montagne. Avant tout, aucun des exercices de cette piété ne doit être fait devant les hommes dans le but d’être vu par eux, et d’attirer ainsi leur admiration et leurs louanges.

Faire l’aumône, c’est exercer la miséricorde, telle est la signification étymologique du mot grec d’où dérive notre mot aumône. Ce sens indique déjà le motif intérieur d’où doit procéder la bienfaisance. L’exercer avec ostentation, c’est l’affaire des hypocrites. Quelques interprètes pensèrent que chez les Juifs les riches faisaient réellement sonner de la trompette en certains jours pour rassembler les indigents.

Ensuite, faire l’aumône dans les synagogues et dans les rues, n’est pas un mal en soi, mais ce qui en fait un mal, c’est ce but : être glorifié des hommes. C’est là la récompense que cherchèrent les hypocrites, ils l’ont déjà. Que les bonnes œuvres restent ignorées, inconnues, si possible, même de celui qui les fait. Et si elles sont connues malgré tout, peu importe pourvu que leur but unique ait été de glorifier Dieu.

« Plusieurs manuscrits latins portent : te le rendra publiquement ; mais comme nous ne trouvons pas ce mot dans les manuscrits grecs les plus anciens, nous n’avons pas pensé qu’il fallût s’en éloigner. » (Saint Augustin)  La critique moderne  confirma ce jugement. La parole de Jésus implique que nous recevrons une rétribution pour les aumônes que nous aurons faites, il ne faut cependant attacher à celles-ci aucune idée de mérite et de propre justice.

Prier en se tenant debout, même dans les synagogues ou dans le temple, selon l’usage des Juifs, les regards tournés, vers le lieu très sainte n’est pas précisément là ce que blâma Jésus, mais bien encore ce mobile hypocrite, être vu des hommes.  Jésus ne parut pas approuver ce maintien dans la prière. Quant à prier debout dans les rues, selon un usage qui existe encore en Orient, lorsque sonne l’heure de la prière, il le réprouva absolument.

Le mot « chambre » indique tout local clos dans l’intérieur de la maison, par opposition aux synagogues et aux rues.  La prière particulière doit avoir lieu entre l’âme et Dieu seul. Par sa toute-présence il est et il voit dans le secret. Après la prière, le jeûne, autre manifestation de la piété. La justice pharisaïque  était mêlée de cette hypocrisie qui veut paraître.

Cet air triste, ce visage défait n’avait pas d’autre but. Le jeûne sérieux, comme moyen de discipline morale, est tout autre chose. C’est ce qu’on faisait alors pour paraître en public ou à un banquet. Ainsi, en jeûnant, reste dans ton état ordinaire.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 11e semaine, année impaire

◊   Regnum Christi  : cliquez ici pour lire l’article →  Ton Père qui voit dans le secret te le rendra

  Lectio Divina : « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra »

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Twelfth Sunday in Ordinary Time – Year B

Posté par diaconos le 16 juin 2021

Who is it that even the wind and the sea obey him ?

# The storm calmed is a miracle attributed to Jesus Christ. It is mentioned in all three synoptic gospels. It is a symbol that Christ came to bring peace to a humanity caught up in the tumultuous waves of life. This episode is said to take place on Lake Genezareth or Lake Tiberias, or on the Sea of Galilee or Lake Kinneret.

Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais- toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme

It is a freshwater lake with an area of 160 km2 located in north-eastern Israel between the Golan Heights and Galilee Christ Sleeps in the Storm, is an oil on canvas, 51 × 61 cm, by Eugene Delacroix circa 1853, housed in the Metropolitan Museum of Art, New York.

Delacroix painted at least six versions of this New Testament passage: awakened by his terrified disciples, Christ rebukes them for their lack of trust in Providence.

This episode is called the Miracle of the Calmed Storm. Lake Genezareth or Lake Tiberias, or Sea of Galilee, Lake Kinneret, is a freshwater lake with an area of 160 square kilometres located in north-eastern Israel between the Golan Heights and Galilee. In the early works, the seascape is more important; in later works, as here, Christ’s boat is more important.

Another work from the same period, of similar composition, oil on canvas, 46 × 54 cm, is in the Portland Art Museum. Another view, further away, is in the Walters Art Museum. This is also an oil on canvas, 60 × 73 cm, produced in 1854.

# Calming the storm is one of the miracles of Jesus in the Gospels, reported in Matthew8 :23–27, Mark4 :35–41, and Luke8 :22–25 (the Synoptic Gospels). This episode is distinct from Jesus’ walk on water, which also involves a boat on the lake and appears later in the narrative. According to the Gospels, one evening Jesus and his disciples were crossing the Sea of Galilee in a boat.

Suddenly a furious storm came up, with the waves breaking over the boat so that it was nearly swamped. Jesus was asleep on a cushion in the stern, and the disciples woke him and asked, « Teacher, don’t you care if we drown? » The Gospel of Mark then states that : He woke up and rebuked the wind, and said to the sea, « Peace ! Be still !  » Then the wind ceased, and there was a dead calm. He said to them, « Why are you afraid ? Have you still no faith ? » And they were filled with great awe and said to one another,

« Who then is this, that even the wind and the sea obey him ? » Author Michael Keene commented that the Sea of Galilee was known for its sudden and fierce storms and that the Jews were people of the land who were generally uncomfortable at sea, especially since they believed the sea to be full of frightening creatures. The Pulpit Commentary attributes these sudden storms to winds arising on the summits of Mount Hermon, in the Anti-Lebanon mountains to the north.

The Anglican clergyman John Clowes commented that by asking the question « Why are you so afraid? », Jesus was asking his disciples to explore in their own minds the cause and origin of fear, so they would realize that all fear has its roots in natural affection and thought, separate from spiritual affection and thought. And by asking « Do you still have no faith ? » Jesus was manifestly pointing to a defect in their spiritual principles. Clowes further commented that by that last question Jesus was manifestly instructing his disciples, and through them all future generations of mankind, that fear is the constant result of the want of Heavenly principles in the human mind.

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From the Gospel according to Mark

35 When evening came that day, he said to his disciples, « Let us go to the other side.   » 36 Leaving the crowd, they took Jesus, as he was, into the boat, and other boats accompanied him. 37 A violent storm arose. The waves were crashing against the boat, so that it was already filling up. 38 He was sleeping on the cushion in the back. The disciples woke him up and said, « Master, we are lost; do you not care? « 

39 When he awoke, he threatened the wind and said to the sea, « Shut up! » The wind died down and there was a great calm. 40 Jesus said to them, « Why are you so afraid? Have you still no faith? « 41 They were greatly afraid and said to one another, « Who is this, that even the wind and the sea obey him ? « (Mk 4:35-41)

We must not be afraid !

That day, when evening came, Jesus said to his disciples : « Let us go over to the other side » (Mk 4, 35). That day was not an ordinary day ; Peter remembered it all his life. Evening came, not only the sweetness of evening falling, but also the hour of all dangers, the hour of trials (Mk 14, 17). The other shore, not only the opposite shore of the lake, but also that great passage to the other shore, which is the destiny of every person, the evening of his life, and which is his great day, the day of God, for which all other days prepare him.

You invite me, Lord, to cross over to the other side, to overcome my timidity in order to proclaim the Good News of the Gospel, to commit myself to the service of my brothers, to break with my bad habits.

While crossing the Sea of Galilee, Jesus fell asleep in the back of the boat. The wind rose and the force of the wind increased so strongly that their boat was in danger of sinking : « A violent storm came, with waves crashing over the boat, so that it was already filled with water.  « (Mk 4, 37)

The Lake of Tiberias is famous for its unexpected and violent storms that come down from the Golan Heights. But you don’t have to be at sea to experience the storms. All the languages of the world use this word to designate the sudden trial that befalls someone : mockery, accident, failure and relapse, fear of losing one’s job, a serious illness that is diagnosed….

His companions woke him up and shouted : « We are lost; do you not care?  « (Mk 4, 38b) This is a beautiful prayer that we could pray in our times of trial. What are my storms? Will God calm them ? You seem to be sleeping Lord, I am struggling alone, does that not worry you ?

« Carried up to heaven, falling into the abyss, they were sick to their stomachs. In their distress they cried out to the Lord, and he brought them out of their distress, silencing the storm, silencing the waves » (Ps 107:26-29) It was in the midst of the storm that the Lord reminded Job that he is the master, able to set limits and stop the pride of his waves. Then Job bowed in faith.

The disciples of Jesus, experienced fishermen, were terrified of getting lost. In fact, all they lacked was faith, that is, the confidence of love, having undoubtedly understood Christ in our own way. (2nd reading) It is not just any faith that calms our inner storms, it is faith in Jesus Christ, dead and risen. Jesus is close to us, invisible. Of course, he does not take away our difficulties, but he gives us the inner strength to endure them: « Where evil abounds, my grace overflows ».

Throughout his life, Jesus has shown us that our condition does not leave him indifferent. He promises us happiness. Our time is short, let us not forget that. Let us trust that Jesus will help us to dock at the port of eternity, where love celebrates with joy. The great message of this Gospel is that in the midst of the storm Jesus is there with us, with his Church. He never abandons us, even when he seems asleep and indifferent to what is happening.

To help us understand this, here is a commentary by St Augustine : « When we say that God sleeps, it is we who sleep ; and when we say that God rises, it is we who wake up. In fact, the Lord was sleeping in the boat, and if it was shaken, it was because Jesus was sleeping. Your boat is your heart. And Jesus, in the boat, is the faith in your heart. If you remember your faith, your heart is not troubled, but if you forget your faith, Christ falls asleep and you risk being shipwrecked… « 

We do not hesitate to call out Christ forcefully in the heart of our storms. The disciples did so. Let us never doubt the presence of the Lord even when everything goes wrong. Let us trust! Let us not be afraid! Let us give thanks to the risen Lord who is always present at the heart of our lives and our storms.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊  Ignatius Pew Missal  : click here to read the paper → Twelfth Sunday in Ordinary Time in year B

◊  Sunday prep.org : click here to read the paper → Homilies for the 12th Sunday in Ordinary Time (Year B)

   Deacon Roy’s homily for the 12th Sunday in Ordinary Time

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Mardi de la douzième emaine du temps ordinaire-année B

Posté par diaconos le 15 juin 2021

Jésus Aujourd'hui

# La Règle d’or est une éthique de réciprocité dont le principe fondamental est énoncé dans presque toutes les grandes religions et cultures : « Traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Cette forme de morale universelle se retrouve aussi bien dans les préceptes philosophiques de l’Égypte antique et de l’Antiquité grecque que dans les religions orientales (hindouisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme…), proche-orientales ou occidentales (judaïsme, christianisme, islam) ou encore dans l’humanisme athée.

La formulation la plus répandue de la Règle d’or en Occident est « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », commandement de la Torah ou Ancien Testament exprimé dans le Lévitique (Lv 19, 18), développé à l’époque de Jésus de Nazareth par le rabbin Hillel et par les milieux pharisiens, et que Jésus cite (Mt 22, 37-40 comme étant l’essence des six commandements du Décalogue qui se rapportent aux relations humaines (Ex 20 12-17).

Cette règle constitue une source d’inspiration essentielle pour l’approfondissement du concept moderne des droits de l’homme. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même »,est une règle présentée par Hillel, vers le début de l’ère chrétienne, avant les enseignements de Jésus de Nazareth : « Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui. C’est là toute la Torah, le reste n’est que commentaire.

Maintenant, va et étudie. » – Talmud de Babylone, traité Shabbat 31a, à un homme qui lui demande de lui expliquer le sens de la Torah, « le temps de rester debout sur un pied ». C’est cette règle que l’on trouve initialement dans le livre de Tobie (4:15). Sous une forme primitive, la loi du talion est un progrès dans la mesure où elle s’oppose à la vengeance incontrôlée et disproportionnée. La vengeance n’est pas condamnée mais doit être « juste » : « Ne fais aux autres que ce qu’ils t’ont fait ».

De l’évangile selon Matthieu

43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. 44 Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, 45 afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.

46 En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? 47 Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? 48 Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. (Mt 5, 43 -48)

Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi

« Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. » :  La première partie de ce précepte était seule dans la loi , la seconde était une glose du pharisaïsme, qui entendait par le prochain les Juifs, à l’exclusion des hommes de nationalités différentes. Ceux-ci étaient des ennemis qu’on pouvait haïr, et l’on n’hésitait pas à appliquer ce principe à des ennemis personnels. La loi prescrivait tout le contraire et la conduite des Israélites pieux donnait un exemple tout opposé. 

L’amour du prochain, dans sa plénitude, ne fut enseigné que par Jésus, et qu’il est une création de l’Évangile dans le cœur du chrétien. « Bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous outragent et vous persécutent. » .

Jésus prononça ces paroles, qui présentèrent une progression remarquable, à la fois dans le mal à souffrir et dans le bien à faire. D’une part des ennemis qui maudissent, haïssent, persécutent, d’autre part des chrétiens qui aiment, bénissent, font du bien, prient. De part et d’autre on passe des sentiments aux actes.

Voici donc trois degrés de charité envers des ennemis : les aimer, leur faire du bien, prier pour eux. Le dernier est celui qu’on croit pouvoir faire le plus aisément, mais c’est pourtant le plus difficile, parce que c’est celui qu’on fait par rapport à Dieu. Rien ne doit être plus sincère, ni plus cordial, ni plus véritable, que ce qu’on présente à Celui qui voit tout jusqu’au fond du cœur. (Bossuet)

Motif suprême de la morale chrétienne, être en réalité fils de Dieu, animés de son Esprit, lui ressembler comme un fils ressemble à son père, l’imiter dans nos sentiments et notre vie. Votre Père ; jamais Jésus ne dit notre Père, en se comprenant dans ce mot avec ses disciples ; mais toujours mon Père ou votre Père.

Son soleil  : magnifique appellation ! Lui-même a fait le soleil et le gouverne, et le possède en sa seule puissance. (Bengel)  Les bienfaits de Dieu dans la création, même envers ses ennemis, sont offerts à notre imitation. Ces arguments tirés de la nature, qui dévaste aussi et détruit parfois ne suffiraient pas pour nous faire connaître et aimer Dieu comme notre Père, mais ils parlent au sentiment religieux, et Jésus leur prêta son autorité.

Après  avoir motivé l’amour des ennemis par l’obligation d’être fils du Père, Jésus présenta un second motif en faveur du même précepte : Aimer ceux qui nous aiment est naturel au cœur de l’homme et ne saurait prétendre à une récompense. Les péagers mêmes le firent. Les Juifs haïssaient et méprisaient ces hommes qui s’étaient mis au service de la domination romaine pour prélever des impôts détestés, et qui le faisaient souvent avec dureté et injustice. Aussi dans l’Évangile sont-ils nommés avec les pécheurs les plus décriés :  « Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. » (Lc 15, 1)

L’amour divin répandu dans le cœur, ne connaît pas et ne veut pas de bornes. Il tend à une perfection toujours plus idéale et toujours plus complète. Le but étant expliqué par Jésus à ses disciples : « Donne ce que tu ordonnes, Seigneur, et ordonne ce que tu veux ! » (Saint Augustin)

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article  → Mardi de la 12e année impaire

◊ Parle-moi de Dieu : cliquez ici pour lire l’article  →  La parabole du boulet – ou pourquoi est-il normal de parler de Dieu autour de soi ?

  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » – Lectio Divina

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Dodicesima domenica del Tempo Ordinario-Anno B

Posté par diaconos le 15 juin 2021

Chi è che anche il vento e il mare gli obbediscono ?

# La tempesta calmata è un miracolo attribuito a Gesù Cristo. È citato in tutti e tre i Vangeli sinottici. È un simbolo che Cristo è venuto a portare la pace a un’umanità presa dalle onde tumultuose della vita. Si dice che questo episodio abbia luogo sul lago Genezareth o sul lago Tiberiade, o sul mare di Galilea o sul lago Kinneret.

Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais- toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme

È un lago d’acqua dolce con una superficie di 160 km2 situato nel nord-est di Israele tra le alture del Golan e Galilea Cristo dorme nella tempesta, è un olio su tela, 51 × 61 cm, di Eugene Delacroix circa 1853, conservato al Metropolitan Museum of Art di New York.

Delacroix ha dipinto almeno sei versioni di questo passaggio del Nuovo Testamento: svegliato dai suoi discepoli terrorizzati, Cristo li rimprovera per la loro mancanza di fiducia nella Provvidenza.

Questo episodio si chiama il Miracolo della tempesta calmata. Il lago di Genezareth o lago di Tiberiade, o mare di Galilea, lago Kinneret, è un lago d’acqua dolce con una superficie di 160 chilometri quadrati situato nel nord-est di Israele tra le alture del Golan e la Galilea. Nelle prime opere, il paesaggio marino è più importante; in quelle successive, come qui, la barca di Cristo è più importante.

Un’altra opera dello stesso periodo, di composizione simile, olio su tela, 46 × 54 cm, si trova al Portland Art Museum. Un’altra vista, più lontana, è nel Walters Art Museum. Anche questo è un olio su tela, 60 × 73 cm, prodotto nel 1854.

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Dal Vangelo secondo Marco

35 Quel giorno, quando venne la sera, disse ai suoi discepoli: « Andiamo dall’altra parte ».  » 36 Lasciando la folla, presero Gesù, così com’era, nella barca, e altre barche lo accompagnarono. 37 Si alzò una violenta tempesta. Le onde si infrangevano contro la barca, tanto che si stava già riempiendo. 38 Lui dormiva sul cuscino nella parte posteriore. I discepoli lo svegliarono e gli dissero: « Maestro, ci siamo persi; non ti importa? « 

39 Svegliatosi, minacciò il vento e disse al mare: « Taci! « Il vento si placò e ci fu una grande calma. 40 Gesù disse loro: « Perché avete tanta paura? Non avete ancora fede? « 41 Essi erano molto spaventati e si dicevano l’un l’altro: « Chi è costui, che persino il vento e il mare gli obbediscono ? «  (Mc 4, 35-41)

Non dobbiamo avere paura !

 Quel giorno, quando si fece sera, Gesù disse ai suoi discepoli: « Passiamo dall’altra parte » (Mc 4,35). Quel giorno non era un giorno qualunque, Pietro lo ricordò per tutta la vita. Venne la sera, non solo la dolcezza della sera che scende, ma anche l’ora di tutti i pericoli, l’ora delle prove (Mc 14,17). L’altra riva, non solo la riva opposta del lago, ma anche quel grande passaggio all’altra riva, che è il destino di ogni persona, la sera della sua vita, e che è il suo grande giorno, il giorno di Dio, per il quale tutti gli altri giorni lo preparano.

Tu mi inviti, Signore, a passare dall’altra parte, a superare la mia timidezza per annunciare la Buona Novella del Vangelo, a impegnarmi al servizio dei miei fratelli, a rompere con le mie cattive abitudini.

Mentre attraversava il lago di Tiberiade, Gesù si addormentò nella parte posteriore della barca. Il vento si alzò e la forza del vento aumentò così fortemente che la loro barca era in pericolo di affondare: « Venne una violenta tempesta, con onde che si infrangevano sulla barca, tanto che già si riempiva d’acqua.  » (Mc 4, 37)

Il lago di Tiberiade è famoso per le sue inaspettate e violente burrasche che scendono dalle alture del Golan. Ma non c’è bisogno di essere in mare per sperimentare le tempeste. Tutte le lingue del mondo usano questa parola per designare la prova improvvisa che colpisce qualcuno: beffa, incidente, fallimento e ricaduta, paura di perdere il lavoro, una malattia grave che viene diagnosticata….

I suoi compagni lo svegliano e gli gridano : « Siamo perduti; non ti importa ?  » (Mc 4, 38b) Questa è una bella preghiera che potremmo pregare nei nostri tempi di prova. Quali sono le mie tempeste ? Dio li calmerà? Sembra che tu stia dormendo Signore, sto lottando da solo, questo non ti preoccupa ?

« Trasportati in cielo, ricadendo nell’abisso, erano malati di stomaco. Nella loro angoscia gridarono al Signore, ed egli li fece uscire dalla loro angoscia, facendo tacere la tempesta, facendo tacere le onde » (Sal 107, 26-29) Fu nel mezzo della tempesta che il Signore ricordò a Giobbe che Lui è il padrone, capace di porre limiti e fermare l’orgoglio delle sue onde. Allora Giobbe si inchinò nella fede.

I discepoli di Gesù, esperti pescatori, avevano il terrore di perdersi. In realtà, mancava loro solo la fede, cioè la fiducia dell’amore, avendo indubbiamente capito Cristo a modo nostro. (2a lettura) Non è una fede qualsiasi che calma le nostre tempeste interiori, è la fede in Gesù Cristo, morto e risorto. Gesù è vicino a noi, invisibile. Certo, non ci toglie le difficoltà, ma ci dà la forza interiore per sopportarle : « Dove abbonda il male, la mia grazia trabocca ».

Per tutta la sua vita, Gesù ci ha mostrato che la nostra condizione non lo lascia indifferente. Ci promette la felicità. Il nostro tempo è breve, non dimentichiamolo. Confidiamo che Gesù ci aiuti ad attraccare al porto dell’eternità, dove l’amore festeggia con gioia. Il grande messaggio di questo Vangelo è che in mezzo alla tempesta Gesù è lì con noi, con la sua Chiesa. Non ci abbandona mai, anche quando sembra addormentato e indifferente a quello che succede.

Per aiutarci a capire questo, ecco un commento di Sant’Agostino: « Quando diciamo che Dio dorme, siamo noi che dormiamo; e quando diciamo che Dio si alza, siamo noi che ci svegliamo. Infatti, il Signore dormiva nella barca, e se essa era scossa, era perché Gesù stava dormendo. La tua barca è il tuo cuore. E Gesù, nella barca, è la fede nel tuo cuore. Se ti ricordi della tua fede, il tuo cuore non è turbato, ma se dimentichi la tua fede, Cristo si addormenta e tu rischi di naufragare… « 

Non esitiamo a chiamare con forza Cristo nel cuore delle nostre tempeste. I discepoli l’hanno fatto. Non dubitiamo mai della presenza del Signore anche quando tutto va male. Confidiamo! Non dobbiamo avere paura! Rendiamo grazie al Signore risorto che è sempre presente nel cuore della nostra vita e delle nostre tempeste.

Diacono Michel Houyoux

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◊ Qumran : clicca qui per leggere l’articolo → XII DOMENICA DEL TEMPO ORDINARIO (ANNO B)

◊  Badia di Ripoli : clicca qui per leggere l’articolo →  XII DOMENICA DEL TEMPO ORDINARIO (B)

  PadreFernando Armellini  : « Dodicesima domenica del Tempo Ordinario-Anno B »

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