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Samedi, de la seizième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 24 juillet 2021

Le bon grain et l’ivraie : Dieu et Satan

Le bon grain et l’ivraie, Dieu et Satan

# Le Bon Grain et l’Ivraie est une parabole du Nouveau Testament. Elle fait allusion à l’origine du mal, au tri des âmes lors du jugement dernier1 et à l’importance de porter du bon fruit2 et de ne pas juger. La parabole du filet suit celle du bon grain et de l’ivraie dans le chapitre 13 de l’Évangile selon Matthieu. Le pape Benoît XVI expliqua dans son discours lors de l’Angélus du 17 juillet 2011 : « Jésus compare le Royaume des cieux à un champ de blé, pour nous faire comprendre qu’en nous a été semé quelque chose de petit et de caché qui possède toutefois une force vitale irrépressible. En dépit de tous les obstacles, la graine se développera et le fruit mûrira. Ce fruit sera bon uniquement si la terre de la vie est cultivée selon la volonté de Dieu. C’est pour cela que dans la parabole du bon grain et de l’ivraie (Mt 13, 24-30), Jésus nous avertit qu’après l’ensemencement fait par le maître, «pendant que les gens dormaient», «son ennemi» est intervenu et a semé l’ivraie. Cela signifie que nous devons être disposés à préserver la grâce reçue le jour de notre baptême, en continuant à nourrir notre foi dans le Seigneur qui empêche le mal de s’enraciner. »

Le pape François ajoute, lors de l’angélus du 20 juillet 2014 : « L’enseignement de la parabole est double. Il dit avant tout que le mal qui existe dans le monde ne vient pas de Dieu, mais de son ennemi, le Malin. C’est curieux, le Malin va semer l’ivraie la nuit, dans l’obscurité, dans la confusion; il va là où il n’y a pas de lumière, pour semer l’ivraie. Cet ennemi est rusé: il a semé le mal au milieu du bien, si bien qu’il nous est impossible, à nous, les hommes, de les séparer nettement; mais Dieu, à la fin, pourra le faire. Et nous en arrivons au second thème: l’opposition entre l’impatience des serviteurs et l’attente patiente du propriétaire du champ, qui représente Dieu. Parfois, nous avons une grande hâte de juger, de classer, de mettre les bons ici, les méchants là… Mais souvenez-vous de la prière de cet homme orgueilleux: «Mon Dieu, je te rends grâce parce que je suis bon, je ne suis pas comme le reste des hommes, méchants…» (cf. Lc 18, 11-12). Dieu, au contraire, sait attendre. Il regarde, dans le «champ» de la vie de chacun avec patience et miséricorde: il voit beaucoup mieux que nous la saleté et le mal, mais il voit aussi les germes du bien et il attend avec confiance qu’ils mûrissent. Dieu est patient, il sait attendre. »

 

De l’évangile selon Matthieu

24 Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. 25 Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. 26 Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. 27 Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”

28 Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” 29 Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. 30 Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.”  (Mt 13, 24-30)

Le développement du royaume : paraboles de l’ivraie, du grain de sénevé, du levain

L’ivraie dans le champ

Il arrive dans le royaume des cieux ce qui arriva à un homme qui avait semé de bonne semence dans son champ ; pendant la nuit, son ennemi vint et y répandit de l’ivraie, qui parut dès que l’herbe eut poussé. Ses serviteurs étonnés lui demandèrent d’où vint cette ivraie et lui offrirent d’aller la cueillir. Mais il le leur défendit, craignant qu’en cueillant l’ivraie, ils ne déracinèrent aussi le blé. Il ordonna de les laisser croître ensemble jusqu’à la moisson, et alors aura lieu le triage.Jésus n’enseignait que par des paraboles, accomplissant ainsi la parole d’un prophète.

Quand Jésus eut quitté la foule et fut rentré dans la maison, ses disciples le prièrent de leur expliquer la parabole de l’ivraie. Il leur donna brièvement l’interprétation de chaque verset, puis il tira de là une redoutable prédiction de ce qui se passera au jour du jugement.Jésus proposa  une parabole qui ne fut pas sans analogie avec la précédente, mais qui en agrandit l’horizon en révélant qu’un double ensemencement s’opéra, dont les résultats furent opposés dans le monde entier. Cette instruction souleva des questions fort difficiles..

Ces semailles eurent déjà  lieu au moment où la parabole commença. Toute cette action avait commencé depuis longtemps par la présence de cet homme divin qui semait en tout lieu. Satan eut bien soin que son ivraie fusse parmi le blé. les hommes qui dormaient représentaient les gens en général,  et leur sommeil indiqua que l’action se passa durant la nuit.  L’ivraie est une plante de la famille des graminées (lolium), dont le fruit est malsain et produit une sorte d’ivresse  et qi, ressemble beaucoup au blé.

Les serviteurs prirent intérêt à la moisson future, et leurs deux questions furent l’expression de leur douleur. La raison de cette défense fut facile à comprendre : les racines de l’ivraie et celles du blé sont entrelacées, de sorte qu’on ne peut arracher l’une sans courir le risque de déraciner l’autre. Le maître n’eut pas une telle confiance dans le discernement de ses serviteurs, qu’il ne puisse craindre plus d’une erreur de leur part;

Au temps de la moisson, il n’y aura plus aucun danger d’erreur ; la séparation pourra avoir lieu et elle se fera infailliblement, non par des hommes, mais par des anges. En attendant, il faut les laisser croître tous deux ensemble, et par là même il reste une possibilité que la parabole ne pouvait pas statuer, mais qui est bien réelle dans le règne de Dieu en ce monde : c’est que ceux qui aujourd’hui sont l’ ivraie, demain soient froment. (Augustin)

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Le semeur et l’ennemi qui plante la mauvaise herbe.

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Regnum ChristiDe l’ivraie au blé

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →   Samedi de la 16e semaine, année impaire

  Lectio Divina  : « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson »

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