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Mardi de la dix-neuvième semaine du Temps Ordinaire – Année impaire

Posté par diaconos le 10 août 2021

Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera

Mardi de la dix-neuvième semaine du Temps Ordinaire - Année impaire dans Catéchèse si-quelquun-me-sert-quil-me-suive-et-la-ou-je-suis-la-aussi-sera-mon-serviteur-si-quelquun-me-sert-le-pere-lhonorera-jean-1226-1

# Le salut est une notion spirituelle qui signifie « délivrance et libération ». Le croyant qui possède le salut se trouve ainsi délivré et libéré du péché, de l’insatisfaction et de la condamnation éternelle (enfer). Il bénéficie d’une relation avec Dieu et a ainsi accès au paradis. La sotériologie est un domaine de la théologie qui étudie les différentes doctrines du salut. Le Salut de l’âme est l’un des thèmes fondamentaux du christianisme. Il permet l’accès au paradis. Son étude se nomme la sotériologie. Le Salut, dans le christianisme, est associé au Christ, considéré comme le rédempteur de l’humanité ; ainsi la sotériologie est-elle liée à la christologie.

Dans le catholicisme, il est offert par la grâce, les sacrements et les bonnes œuvres. Dans le protestantisme et le christianisme évangélique, il est offert par la foi et la grâce seulement. Cette notion recouvre une grande variété de thèmes, qui ont été plus ou moins développés selon les périodes de l’histoire et selon les confessions chrétiennes..

Au IIe siècle, Clément d’Alexandrie, l’un des premiers chrétiens à maîtriser la philosophie classique antique, utilisa de nombreuses images pour décrire le salut apporté par le Christ. Il utilisa celle de la lumière qui donne l’intelligence, ou de la musique qui adoucit les cœurs, apprivoise les animaux sauvages que sont les hommes, et leur redonne la vie.

Au IVe siècle, Athanase d’Alexandrie décrivit le salut comme étant le fait que Dieu, Père, Fils et Esprit habite en l’homme, déjà en cette vie. Au Ve siècle, l’évêque africain Augustin d’Hippone développa le thème du salut dans son livre La Cité de Dieu. Le salut y est exprimé en termes de régénération, commençant au baptême et s’accomplissant à la résurrection.

La théologie médiévale, dominée par la pensée augustinienne, laissa peu de place à la liberté humaine : Thomas d’Aquin tenta d’organiser autour de la pensée d’Augustin un système métaphysique permettant de concilier grâce et liberté humaine. Il lui faut tenir à la fois l’affirmation de l’action divine dans chaque action de l’Homme, et l’affirmation de la liberté de ce même Homme.

Le jansénisme est issu d’un courant théologique s’inscrivant dans le cadre de la Réforme catholique, apparu dans les années qui suivirent le Concile de Trente mais qui puisa ses sources dans des débats plus anciens. il se rattacha à une longue tradition de pensée augustinienne. Jansenius, alors étudiant à l’université puis professeur, entreprit la rédaction d’une somme théologique visant à régler le problème de la grâce en faisant une synthèse de la pensée de saint Augustin.

De l’évangile selon Jean

24 Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. 25 Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. 26 Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.  (Jn 12, 24-26)

Jésus donna sa vie pour le salut du monde

Par opposition à tous les rêves d’un Messie glorieux que les disciples entretenaient encore et à toutes les pensées de sagesse humaine qui pouvaient occuper l’esprit des Grecs, Jésus affirma de la manière la plus solennelle la nécessité absolue de sa mort pour le salut du monde. L’image par laquelle il exprima cette pensée fut pleine de justesse et de profondeur. Il fallut que les grains fussent semés pour germer, donner des plants vigoureux et au moment de la récolte donner un bon rendement de blé.

Ce fut à lui-même que Jésus appliqua cette image. S’il n’avait pas donné sa vie pour le salut du monde, il serait resté de lui quelques grandes vérités religieuses et morales, et les quelques disciples qu’il avait jusqu’alors rassemblés autour de lui ; on n’aurait pas vu se former une Église chrétienne, une humanité nouvelle, et naître à la vie divine les millions d’âmes qui depuis plus de vingt siècles, furent le fruit de sa mort.

Mais si ce principe absolu du royaume de Dieu : par la mort à la vie, fut vrai pour Jésus, il ne le fut pas moins pour tous ses membres. C’est ce que Jésus déclara positivement  en disant :« Celui qui aime sa vie la perd ; et celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. »

L’âme, c’est la vie physique et la vie psychique, naturelle, avec toutes les facultés dont l’activité manifeste cette vie. Celui qui l’aime se refusera à la livrer à la mort comme Jésus livra la sienne, celui qui la hait en ce monde où règne le péché, la sauvera pour la vie éternelle, parce qu’elle sera changée en vie éternelle. Ces paroles s »appliquent à tous les chrétiens, elles eurent pour Jésus, une importance suprême, car elles revinrent fréquemment dans ses discours.

« Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur ; si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » (Jn 12, 26) Il y a dans ces paroles une sérieuse exhortation et une riche promesse.. Servir le Christ, c’est se donner à lui et par conséquent le suivre dans sa vie et dans sa mort.. Ce chemin qu’il a suivi lui-même, conduit avec certitude dans sa gloire. Être avec Jésus là où il est c’est la félicité et la gloire du ciel, et c’est ainsi que sera réalisée parfaitement cette précieuse promesse : « Mon Père l’honorera. »

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

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◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →  Mardi de la 19e semaine, année impaire

  Frère Paul-Dominique Marcovits, dominicain et prédicateur, et Benoît Bourgine, professeur de théologie à l’université catholique de Louvain

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