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Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 16 août 2021

Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire de l'année B dans Catéchèse seigneur-a-qui-irions-nous-tu-as-les-paroles-de-la-vie-eternelle-jean-668

 

# Apôtre désigne un  envoyé  chargé d’une mission, voire l’accomplissement de celle-ci ou les lettres la décrivant1. Dans la Bible grecque des Septante, ce mot est appliqué à des personnes (1R 14,6) ; il traduit l’hébreu shaliah, « envoyé plénipotentiaire » Le Nouveau Testament emploie plusieurs fois le mot . Il s’applique à plusieurs catégories de personnes bien distinctes  les témoins de la Résurrection de Jésus, envoyés pour annoncer cet événement ;un des ministères de l’Église primitive ;deux fois dans les évangiles (Mt 10,2 et Lc 6,13) : le groupe des Douze choisis par Jésus, d’abord pour les envoyer (Mt 10, 5-42), enfin pour être avec lui et pour signifier symboliquement le peuple de la fin des temps (Mt 19, 28). Paul, qui ne fit pas partie des Douze Apôtres, est surnommé l’Apôtre sans autre précision, Ce mot s’applique aussi aux personnes qui enseignent et répandent une religion à la manière des apôtres de Jésus. Par extension, il qualifie aussi les propagateurs d’une doctrine, d’une opinion, d’une cause.
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Dans le vocabulaire familier, « apôtre » désigne une personne qui va écouter aveuglément son maître à penser et qui propage activement ses idées. Cette image fait référence aux apôtres de Jésus Christ. Le Nouveau Testament témoigne aussi d’un apostolat conçu, dans la première Église, comme l’un des ministères essentiels.Les lettres de Paul (par ex. 2 Co 11,13) parlent de « faux apôtres ». Le premier exemple de texte apostolique est sans doute la lettre apostolique envoyée à l’Église d’Antioche à la suite des discours de Pierre (Ac 15, 7-12) et Jacques (Ac 15, 13-21) sur la décision du concile de Jérusalem sur l’observance des règles traditionnelles du judaïsme, notamment la circoncision (vers 50). Les textes ne sont pas toujours explicites sur le contenu de ce ministère, dont on peut penser qu’il comportait une dimension missionnaire itinérante : c’est ainsi que la Didachè atteste leur existence en Syrie au début du IIe siècle. L’apostolat en effet, contrairement à l’épiscopat, ne s’exerce pas sur un territoire circonscrit et précis : il a une dimension universelle.
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Pierre en effet présida d’abord l’Église d’Antioche avant de présider l’Église de Rome. La tradition de l’Église, en suivant les textes des Actes des Apôtres, adopte un collège apostolique modifié depuis la défection et la trahison de Judas l’Iscariote. Elle remplaça celui-ci par Matthias et surtout par Paul (apôtre). Le plus souvent, ces deux apôtres additionnels figurent ensemble parmi les Douze au détriment de l’un des onze appelés par Jésus-Christ. En tout cas Paul figure toujours dans le collège apostolique, à la seconde place après Pierre . La Tradition apostolique a été définie par Hippolyte de Rome au début du IIIe siècle.r l’existence de ce ministère de l’Église antique que Calvin s’appuya pour restructurer les ministères des Églises de la Réforme

De l’Évangile de Jésus Christ saint Jean

Jésus avait donné un enseignement, dans la synagogue de Capharnaüm. Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : «Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ?» Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet.
Il leur dit : «Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit  et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Il ajouta : «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père.»

    À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Alors Jésus dit aux Douze : «Voulez-vous partir, vous aussi ?» Simon-Pierre lui répondit :
« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu.» (Jn 6, 60-69)

 La défection de plusieurs disciples

Jésus avait discuté avec les Juifs, plus ou moins opposés à son enseignement, il quitta la synagogue, suivi de ceux qui, en grand nombre, le suivaient de lieu en lieu pour écouter sa parole et être témoins de ses œuvres. Plusieurs de ceux-ci se manifestèrent. Une crise de la foi se produisit parmi eux.

Jésus connut les secrets murmures des disciples ; il vit aussitôt qu’ils avaient pour cause une défaillance de leur foi :  » Ceci vous scandalise ? C’est là, pour vous, une occasion de chute et de défection ? Pour plusieurs, la fin du discours parut avoir dépassé la mesure de leur intelligence et de leur force. Leur observation : Cette parole est dure, ne signifie pas seulement qu’elle leur parut difficile à comprendre, mais plutôt impossible à accepter : qui put l’écouter et la mettre en pratique ?

Ces disciples ne prirent pas ces paroles de Jésus dans un aussi littéral et matériel que les Juifs ; mais ils trouvaient une pierre d’achoppement dans la pensée que Jésus dût souffrir et mourir pour la vie du monde   et qu’eux-mêmes dussent s’approprier les fruits de sa mort par une communion mystérieuse avec lui. Cela les scandalisait. Cette perspective fut toujours une cause de scandale pour les juifs, et même pour les apôtres, avant qu’ils eussent reçu l’Esprit divin. Il n’en fut pas autrement de nos jours pour bien des personnes. Jésus renvoie donc ses auditeurs scandalisés de ses déclarations précédentes, au temps où il sera retourné dans la gloire qu’il possédait avant son incarnation.

Les uns, considérant que Jésus ne put remonter au ciel qu’en passant    une humiliation profonde et par la mort dont il vint de parler, pensèrent qu’il voulut dire à ses auditeurs : Là vous trouverez de bien plus fortes raisons de vous scandaliser. D’autres, s’attachant exclusivement à l’idée de l’ascension et de la glorification de Christ, ici annoncée, estimèrent qu’il expliqua à ses auditeurs la perspective d’un temps où il le 0sera plus facile de comprendre le sens spirituel de ses paroles, de croire en lui, en un mot, de ne plus se scandaliser (Ainsi Calvin, Stier, Ebrard, Luthardt, Godet, Keil, Holtzmann).

Jésus parla à des auditeurs qui se scandalisaient de son discours. Il voulut dissiper leurs préjugés ; il énonça, à cet effet, trois propositions : ce fut l’Esprit qui vivifie, le Saint-Esprit de Dieu, dont Jésus était rempli sans mesure et qui , par sa parole,régénéra les âmes et communiqua la vie. « Les paroles que je vous ai dites ont Esprit et vie » ; cette double affirmation portèrent avec elles .prit divin et communiquent la vie. Mais, pour cela, il faut que l’âme fut ouverte à la lumière et à la puissance vivifiante de l’Esprit, car sans lui la chair ne sert de rien.

Même la chair de Christ, qu’il donna pour la vie du monde, toute sa personne et toute son œuvre, qu’il s’agit de s’approprier par la foi, ne put vivifier que par l’Esprit, qui seul fait comprendre l’incarnation et le sacrifice de Jésus-Christ et notre union avec lui. À ceux qui s’arrêtèrent à l’extérieur et ne connurent le Christ que selon la chair, Christ lui-même ne servit de rien. « Puisque les paroles que je vous dis sont esprit et vie, ce n’est pas en elles qu’est la raison du scandale qu’elles vous causent, mais cette raison est dans votre incrédulité.

Jésus adoucit cette accusation, en réduisant à quelques-uns le nombre de ceux qui refusaient de croire en lui, de le recevoir tel qu’il venait de se présenter à eux dans ce discours. Et pourtant, par cette observation, Jean expliqua que Jésus ne fut pas surpris par cette crise que subit la foi de ses disciples, qu’il s’y attendait, que, d’avance, il l’avait aperçue dans leurs cœurs.  Bien plus, il savait dès le commencement qui furent ceux qui ne crurent pas et qui fut celui qui le livra.

Que signifia le mot : dès le commencement ?  La plupart des interprètes entendent par là le temps où Jésus entra dans son ministère et commença à rassembler des disciples, mais ce sens ne  s’appliqua à ses auditeurs galiléens qui ne crurent pas. Jésus ne les connaissait pas encore à cette époque. Dès que les premiers germes de l’incrédulité naissaient dans le cœur d’un disciple, dès ce moment déjà Jésus le connaissait jusqu’au fond ? .Dans ce cas, l’observation de de Jean, concernant Judas, ne se rapporterait pas au moment où Jésus l’admit au nombre des douze, mais au temps où l’avarice et l’hypocrisie de ce disciple prirent racine ans son cœur.

Il en est qui ne crurent pas, parce que, tout en suivant Jésus, leur cœur n fut pas prêt à accueillir la Bonne Parole. Jésus dit à ses disciples :  » Voulez-vous, vous aussi, vous en aller ? »  Jésus voulut les éprouver et provoquer en eux une pleine décision, car il réclama un peuple de franche volonté. Il les connaissait assez pour savoir que tous, sauf Judas, lui resteraient fidèles, et leur réponse ne fut  l’objet d’aucun doute, mais il voulut l’entendre de leur part, car la profession de Pierre contribua à l’affermissement de leur foi.

« Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle » ;ces paroles furent dites par Pierre avec une pleine persuasion, un enthousiasme et un ardent amour pour Jésus.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article →   » Vingt-sixième dimanche du temps ordinaire, année B«  dans La messe du dimanche

◊ Père Jean Compazieu : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-et-unième dimanche du temps ordinaire – Année B

  Prédication du pasteur Marc Pernot : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as des paroles de vie éternelle »

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Publié dans Catéchèse, La messe du dimanche, Religion, Temps ordinaire | Pas de Commentaire »

 

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