Vingt-deuxième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 23 août 2021

 Vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes

Vingt-deuxième dimanche du Temps Ordinaire de l'année B dans La messe du dimanche

 # Une ablution est une purification rituelle de certaines parties du corps avant certains actes religieux. L’eau est un symbole de purification présent dans de nombreuses grandes religions Dans le judaïsme, le mikvé est un bain rituel utilisé pour l’ablution nécessaire aux rites de pureté. Dans le christianisme, l’eau est utilisée pour le baptême, acte de foi devant une assemblée en reconnaissant Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur de sa vie (immersion partielle ou totale) et réalisé par le prêtre ou pasteur au cours de la messe ou du culte. Le baptisé devient « enfant de Dieu ». Dans l’islam, l’eau est utilisée pour purifier le musulman au cours des ablutions qui précèdent les prières, ou salat, tel que prévu par le Coran et la Sunna. Dans l’hindouisme, l’eau a des pouvoirs de purification.

Dans le shintoïsme, le misogi est une purification par une chute d’eau ou un cours d’eau. Les ablutions et la notion de pureté rituelle sont parmi les héritages du judaïsme et de l’islam alors que le christianisme les a pratiquement abandonnés. Dans le judaïsme, c’est une purification rituelle allant de l’immersion de tout le corps jusqu’à une simple aspersion d’eau sur les mains. La Torah prescrivait une immersion totale dans une source naturelle, une rivière, ou un bain rituel pour purifier les personnes ou les objets rendus impurs par contact avec diverses sources d’impureté comme le sang ou les cadavres. Le bain au mikvé est exigé de la femme niddah pour que son mari puisse avoir des relations avec elle. Le bain au mikvé est également exigé du nouveau converti.

Le christianisme ne retient des ablutions que leur sens symbolique dans le rite du baptême et lors de la célébration eucharistique. Selon l’Église concernée ce rite consiste en une simple aspersion d’eau sur le front ou à une immersion complète dans un bassin. C’est un héritage du rite du baptême pratiqué par Jean-Baptiste et qui existait déjà dans certaines sectes juives de son époque. Lors de la célébration eucharistique, précédent la consécration des deux espèces où le pain et le vin deviendront le corps et le sang du Christ, le prêtre catholique procède au lavement des mains, rituel de purification. Ainsi lorsque le servant de messe verse délicatement sur les mains du prêtre l’eau, le prêtre récite un verset du psaume 51 : « Seigneur, purifie-moi de mon péché et lave-moi de mes fautes » et essuie l’eau avec un linge liturgique (manuterge). L’eau ayant servi aux ablutions du célébrant sera par la suite versée dans un récipient (piscine) prévu pour recevoir l’eau des ablutions ou dans la terre. Car cette eau ne peut être versée dans un endroit quelconque. De même, au moment de l’offertoire, le prêtre mêle un peu d’eau au vin dans le calice. Ce rite a été rendu obligatoire dans l’Église catholique par le concile de Trente, le 13 décembre 1545.

De l’évangile selon Marc

01 Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, 02 et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. 03 – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; 04 et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.

05 Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » 06 Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. 07 C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.

08 Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » 14 Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. 15 Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » 21 Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,

22 adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. 23 Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur.»  (Mc 7, 1-8.14-15.21-23)

Les pharisiens de Jérusalem attaquent Jésus au sujet des ablutions

 Cette réunion des adversaires de Jésus montra l’importance de leur démarche. Celle-ci avait peut-être un caractère officiel. Pourquoi ce ces pharisiens et ces scribes se trouvaient là, venus de Jérusalem, s’ils n’avaient été envoyés par le sanhédrin. quelques-uns de ses disciples mangèrent les pains  avec des mains communes ». Commun se disait par opposition à ce qui était mis à part, sanctifié, consacré.  Il  y eut quelque souillures qui devaient être ôtée par une ablution rituelle..

Marc expliqua leur scrupule à ses lecteurs étrangers aux usages judaïques, en ajoutant cette phrase : « C’est-à-dire non purifiées. » Marc interrompit son récit pour exposer tous ces usages juifs à ses lecteurs qui, convertis du paganisme, les ignoraient. Il attribua ces pratiques aux pharisiens, qui les observaient avec le plus de rigueur, mais à tous les Juifs. Se laver les mains avec le poing veut dire probablement se laver en frottant tour à tour une main ouverte avec l’autre fermée, de manière à enlever de la paume des mains toute impureté.

La tradition des anciens fut opposée aux prescriptions de la loi divine. Il s’agissait des usages fondés sur l’autorité des anciens docteurs juifs et que souvent on mettait au -dessus de la loi elle-même. La place publique était le lieu où le peuple s’assemblait et où se tenait le marché.  En revenant de là, les Juifs ne prenaient pas leurs repas sans s’être purifiés.  Quelques interprètes appliquèrent cette purification aux personnes, aux aliments rapportés du marché.

Le setier est, en grec, en latin et en français, le nom d’une mesure de liquides. Ce mot désigne ici des vases à vin, en bois ou en terre. Les lits étaient ces sortes de divans sur lesquels les anciens prenaient leurs repas, appuyés sur le coude gauche. Selon Matthieu, Jésus répondit à la question des pharisiens par une autre question propre à les confondre ; puis il dit « Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; » et : Que celui qui maudit père ou mère soit mis à mort. ». 

Pendant la discussion, la foule se tint à distance. Comme elle avait entendu l’accusation portée contre Jésus et ses disciples, elle dut entendre aussi la réponse de Jésus ; il la rappela auprès de lui et il revint à la question qui lui fut adressée. « es larcins, les cupidités, les méchancetés, la fraude, la dissolution, l’œil envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. » (Mc 7, 22)

Marc présenta cette énumération des péchés de l’homme avec plus de détails : que les mauvaises pensées sont l’élément générateur0 dont tous les autres péchés ne sont que la réalisation, que les deux premiers termes (adultères, fornications) indiquent les péchés qui ont leur source dans la sensualité, que les meurtres, les larcins, les cupidités proviennent d’une ambition dépravée, à moins qu’on ne veuille attribuer le premier de ces péchés à la haine, que les vices sont des passions mauvaises, indépendantes des actes par lesquels elles se manifestent.

Les méchancetés sont l’effet de cette malice qui se complaît à faire le mal, la fraude exprime ici, moins des actes d’injustice que la duplicité, la fausseté du caractère, tout ce qui est contraire à la droiture. La dissolution indique l’insolence avec laquelle l’homme corrompu s’abandonne à sa dépravation ; l’œil envieux est l’envie méchante qu’on porte à une personne et à laquelle la croyance populaire en plus d’un pays, attribue une influence malfaisante.

La calomnie, pourrait être une parole impie prononcée contre Dieu, mais, comme tout, dans cette énumération, se borna aux rapports des gens entre eux : une parole offensante, outrageante, adressée au prochain.  On peut du reste remarquer que toute passion poussée à l’extrême produit la folie proprement dite.

Il est peu de passages de l’Écriture qui nous révèlent d’une manière plus complète la corruption naturelle du cœur de l’homme, que ce discours de Jésus-Christ. D’où il ne faudrait pas conclure toutefois que tout mal moral dans le monde procède de l’homme. Il y a un royaume des ténèbres qui exerce sur lui son influence, comme aussi une puissance de la grâce divine qui peut le régénérer ; et alors, de ce même cœur d’où sortent les mauvaises pensées et les péchés sortent aussi les bons sentiments et les bonnes actions.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → 22e dimanche du temps ordinaire, année B

◊  Paroisse du Sacré -Coeur (Toulon) : cliquez ici pour lire l’article →  Vingt-deuxième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

   Abbé Pierre Desroches : « Les pharisiens et les traditions qui servent leurs propres intérêts »

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