Dimanche de la dix-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 2 août 2021

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel

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# La manne fut la nourriture des Hébreux dans le désert, d’après l’Ancien Testament, Livre de l’Exode. Selon l’Exode : « Toute la communauté des Israélites se mit à murmurer contre Moïse et Aaron dans le désert . Les Hébreux murmuraient contre Moïse parce qu’ils mouraient de faim. Le soir, il leur tomba des cailles du ciel ; le matin suivant, il se répandit un brouillard ou une rosée ; lorsqu’elle se fut évaporée, « apparut sur la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, de fin comme du givre sur le sol » (Ex 16,14). Moïse leur dit : « C’est le pain que l’Éternel vous donne pour nourriture ». Et plus loin : « la maison d’Israël donna à cette nourriture le nom de manne ».

 La manne tombait du ciel tous les jours, excepté le jour du Chabbat ; la veille de ce jour il en tombait une quantité double. « Les enfants d’Israël mangèrent la manne pendant quarante ans, jusqu’à leur arrivée dans un pays habité ; ils mangèrent la manne jusqu’à leur arrivée aux frontières du pays de Canaan. L’épisode est repris dans le Coran dans la sourate al-Baqara : « Nous fîmes descendre les nuages, pour vous servir d’ombrage : nous vous envoyâmes la manne et les cailles, et nous dîmes, Nourrissez-vous des biens que nous vous offrons» .

De l’évangile selon Jean

41 Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. » 42 Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? » 43 Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.

44 Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

47 Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. 48 Moi, je suis le pain de la vie. 49 Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; 50 mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. 51 Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » (Jn 6, 41-51)

Le Pain vivant descendu du Ciel

Les Juifs, c’est ainsi que Jean désignait ordinairement les chefs du peuple ; voulut -il dire qu’il se trouvait alors des émissaires du sanhédrin dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus parlait ? Jean nommait ainsi ceux des Galiléens qui trahissaient par leurs murmures leur opposition contre Jésus. Ce qui les scandalisait, c’est que Jésus se présenta à eux comme le pain descendu du ciel.

Dans leur ignorance, ils voyaient une contradiction entre cette déclaration et la connaissance qu’ils avaient de la famille de Jésus. Ils murmuraient entre eux, sans exprimer ouvertement leur opposition aux paroles qu’ils venaient d’entendre. Jésus ne répondit pas à l’objection de ses auditeurs, en leur révélant le mystère de sa naissance surnaturelle :car l’origine miraculeuse de Jésus ne put être acceptée que par le cœur déjà croyant. Ces scrupules ne furent pas la cause de leur incrédulité c’est leur incrédulité qui donna naissance à ces scrupules ; Jésus ne s’appliqua pas à les lever.

Il insista sur la nécessité d’une œuvre de la grâce divine qui dut s’accomplir en tout homme qui voulut venir à lui et croire en lui. Personne n’y arrive autrement. C ette œuvre qu’il désigna en ces mots : « Tout ce que le Père me donne viendra à moi », il la caractérisa comme un attrait du Père vers Jésus.  Dieu lui donne les âmes en les attirant à lui.

 Dieu a, dans sa main puissante, mille moyens d’exercer cette action de sa miséricorde sur les âmes. Tantôt ce sont les douloureuses expériences de la vie, la souffrance, la pensée de la mort, qui leur font éprouver avec tristesse le besoin d’un consolateur, d’un Sauveur ; tantôt c’est le sentiment amer du péché qui se réveille en elles et qui leur inspire ce cri d’angoisse : « Que ferai-je pour être sauvé ? » Et dès que Jésus se présente, elles le reconnaissent comme Celui après qui elles soupiraient.

Mais le grand moyen de Dieu pour attirer les hommes à Jésus, c’est sa Parole et son Esprit, qui agit incessamment dans notre humanité et qui saisit les moments favorables pour accomplir son œuvre. L’expérience seule, cette grande conciliatrice des contrastes, peut nous instruire à cet égard ; elle apprend aux humbles à dire avec un réformateur : « Nous voulons, parce qu’il nous est donné de vouloir », et avec l’apôtre Paul : « C’est Dieu qui opère en vous la volonté et l’exécution, selon son bon plaisir, malgré l’apparente contradiction : « Opérez votre propre salut avec crainte et tremblement » (Ph 2.12-13).

Quoi qu’il en soit, dès qu’un pauvre pécheur a ainsi été attiré à Jésus, qui se charge d’achever en lui l’œuvre divine jusqu’à la fin : « Et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » Jésus affirma, avec une joyeuse certitude : « Quiconque a ainsi entendu le Père et a été instruit, vient à lui et trouve en lui son Sauveur. » L’enseignement que les hommes ont reçu de Dieu n’est que préparatoire, destiné à les amener au Fils qui, lui seul, a vu le Père de toute éternité , car il vient de Dieu.

« C’est donc en lui, qui est l’image de Dieu, la splendeur de sa gloire, que les croyants voient Dieu » (Jn 1, 14). Jésus affirma ; « C’est moi qui suis le pain de la vie. » Après cette instruction profonde, provoquée par les murmures des Juifs, Jésus revint à son enseignement sur la vie éternelle qu’il communiqua aux croyants en se donnant lui-même à eux comme le pain de la vie.

Jésus renvoya aux Juifs leur objection : « La manne qui a nourri leurs pères dans le désert ne les a pas empêchés de mourir. » Mais il y a un autre pain qui affranchit de la mort, c’est celui qui est descendu du ciel et qui communique la vie éternelle.

 Jésus résuma tout ce qu’il vint de dire en affirmant : « Je suis ce pain vivant » et par conséquent vivifiant, puisqu’il fait vivre éternellement ceux qui se l’approprient par la foi et par une communion vivante avec lui.

« Le pain de la vie et le pain vivant, celui qui est la vie divine réalisée dans une personne humaine. qui descend du ciel en général et qui est descendu du ciel dans un sens historique et concret, en la personne de Christ  ; l’expression négative : ne meure pas, et la grande affirmation positive : vivra éternellement. »(Meyer)

Par ces paroles, Jésus présenta sa pensée sous un aspect nouveau et passa à la dernière partie de son discours. Dans la précédente, il a parlé, à diverses reprises, du pain de vie, d’un pain descendu du ciel et qui communique la vie éternelle à ceux qui en mangent ; il a déclaré que ce pain vivifiant, c’est lui-même, et que le moyen d’en vivre, c’est de croire en lui.

« Donner sa chair et son sang » ne peut désigner autre chose que sa mort, et une mort violente, dans laquelle son sang qui fut répandu. En effet, la chair et le sang, c’est la nature humaine vivante ; les donner, c’est se livrer à la mort ; les donner pour la vie du monde, de ce monde qui est dans la mort, c’est le racheter et le sauver.

Le moyen, pour nous, de nous approprier les fruits de la mort de Jésus, c’est d’entrer avec lui, par la foi, dans une communion intime et personnelle,.  C’est ce que Jésus exprimer par ses mots : « Manger sa chair et boire son sang  ».

Telle fut l’interprétation de la plupart des exégètes. Il en est une autre qui consiste à voir dans tout ce passage, non la mort de Jésus spécialement, mais sa personne et sa vie en général, qu’il offre à ceux qui croient en lui, comme la source de leur vie spirituelle.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → 19e dimanche du temps ordinaire, année B

◊ Père Jean Compazieu  : cliquez ici pour lire l’article → 19ème dimanche du Temps ordinaire (B) / 8 août 2021

  Lectio Divina : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel »

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Nous irons à la maison du Seigneur

Posté par diaconos le 1 août 2021

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# Noé est un personnage de la Bible qui devint l’objet de légendes dans les traditions juives et chrétiennes. Il figure aussi dans le Coran. Il est considéré comme un des patriarches des religions abrahamiques par la majorité des courants du judaïsme, du christianisme et de l’islam. Selon le récit biblique, Noé a une femme et trois fils : Sem, Cham et Japhet. Sous les ordres de Dieu, il bâtit une arche afin d’échapper au Déluge. Lui et sa famille étant les seuls humains épargnés, Noé et sa femme furent considérés par la tradition comme les ancêtres de toute l’humanité.
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La Genèse lui attribue une vie de 950 ans. Ce récit présente des similitudes avec l’Épopée de Gilgamesh, légende sumérienne de l’ancienne Mésopotamie (Irak moderne). On classe Noé parmi les patriarches bibliques. Le nom de sa femme n’est pas mentionné dans la Bible. Le Livre des Jubilés l’appelle Emzara, des écrits apocryphes chrétiens l’identifièrent à Haykêl, descendante d’Hénoch, et des midrashim (la Genèse Rabba et le Sefer haYashar) à Naamah, fille de Lamech de la lignée de Caïn et de Tsillah (pour le premier), fille d’Hénoch, l’arrière-grand-père de Noé (pour le second).
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Le nom de Noé en hébreu, Noah, est formé des deux lettres Noun et Het. Inversées, ces deux lettres forment le mot ‘Hen, grâce ; les deux mots figurent dans la Genèse : « Mais Noé (Noah, Noun Het) avait trouvé grâce (Hen, Het Noun) aux yeux de Yahvé ». Si Noé se regarde « dans les yeux » de YHWH, il y trouve « grâce », son nom inversé, comme dans un miroir. Dans la deuxième épître de Pierre, Noé est qualifié de « prédicateur de justice »
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L’épisode de l’ivresse de Noé est aussi appelé la Malédiction de Cham. Dans les Manuscrits de Qumrân, cet épisode ne fait état ni d’ivrognerie ni de nudité, ni de malédiction ; il y est question de rendre grâce à Dieu après une fête consécutive à la première vendange après le déluge. La liste des descendants de Noé constitue ce que l’on a appelé la Table des peuples. Le récit de la naissance de Noé est développé dans le livre d’Hénoch et dans l’Apocryphe de la Genèse(en) qui a été retrouvé parmi les manuscrits de la mer Morte.
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 Jésus se présente comme un homme de l’avenir

« Nous irons à la maison du Seigneur. Maintenant notre marche prend fin devant tes portes Jérusalem » ( Ps 121, 1b-2)  Jérusalem représente ici le Royaume de Dieu vers lequel nous  allons. L’année liturgique B nous lirons chaque dimanche un passage de l’Évangile de Matthieu. Le premier dimanche de cette année liturgique nouvelle ouvre le Temps de l’Avent.

 Ce mot vient du latin adventum, qui signifie « avènement – arrivée ». C’est le premier mot de l’Évangile selon saint Matthieu. Jésus ne se présente pas à nous comme un homme du passé mais comme un homme de l’avenir. Il parle de sa venue, de son avènement comme un événement qui va arriver. L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé » (Mt 24, 37) Ces gens vivaient mal. Simplement, comme dans notre monde d’aujourd’hui, il n’y avait pas de place pour Dieu dans leur vie, aussi furent-ils surpris.

Le Christ viendra, comme un voleur : tenons-nous donc prêts pour ce moment. Préparons-nous à l’accueillir dans notre cœur. Nous sommes toujours comme aux jours de Noé : nous croyons solide ce monde dans lequel nous nous sommes habitués à vivre jusqu’au jour ou survient le réveil, d’autant plus brutal que nous n’étions plus inconscients du danger. Nos vies sont bien pleines, trop pleines souvent : quelle place y laissons-nous pour Dieu ?

Il faut le vouloir et s’en donner les moyens si nous voulons pouvoir nous arracher au quotidien et voir, plus loin, l’horizon que Dieu nous prépare, le jour où Il viendra. Dieu nous porte à tout instant dans son cœur. Que nos cœurs lui laissent eux aussi toute sa place. « Deux hommes aux champs : l’un est pris, l’autre laissé. Deux femmes au moulin : l’une est prise, l’autre laissée. » (Mt 24, 40-41) Nous partageons les mêmes activités chaque jour, mais nos cœurs ne sont pas tous habités du même désir de la rencontre avec le Seigneur.

  Youtube : « Histoire sainte : l’arche de Noé »

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Rencontre avec la parole de vie  Auteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0

Format  Broché
EAN13
 Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

Livré chez vous par la poste   Prix 49€

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Rencontre avec la Parole de Vie

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le bon grain et livraie – Dieu et Satan
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◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le déluge : la punition d’un peuple infidèle et méchant
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Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le fils de l’homme est maître du Sabbat
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