Mercredi de la vingt-et-unième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 25 août 2021

Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes

À l'intérieur, vous êtes plein d'hypocrisie et de mal !»

# Les pharisiens constituent un groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu pendant la même période que les sadducéens et les esséniens en Palestine lors de la période hasmonéenne vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., en réponse à l’hellénisation voulue par les autorités d’alors. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme, ce courant s’inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l’évolution. S’éteignant vers la fin du Ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du XXe siècle ont souligné la difficulté d’en cerner la complexité.
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Leur courant est appelé « pharisaïsme » ou « pharisianisme ». L’étude du mouvement pharisien a longtemps été l’apanage d’approches confessionnelles biaisées soit, du côté judaïque, apologétiques, soit, du côté chrétien, polémiques, sans que soient prises en compte des données chronologiques, avant que des travaux ne s’y intéressent depuis les années 1970 sous un angle plus scientifique. Depuis l’application stricte de critères d’historicité aux sources et l’attitude plus sceptique des exégètes à leur égard, les informations considérées comme fiables sur le mouvement pharisien se sont fortement réduites ; ainsi, paradoxalement, ces progrès exégétiques ont rendu les contours du mouvement plus flous et moins certains. Il convient désormais d’examiner séparément chacune de ces sources en tenant compte de l’époque et du contexte singulier de leur rédaction. .
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Chronologiquement, il s’agit des écrits néotestamentaires des premiers croyants en Jésus de Nazareth, rédigés en grec dans les années 50 à 100 de notre ère, des œuvres de l’historiographe juif Flavius Josèphe, qui écrit en grec à la fin du premier siècle — il constitue la source principale — ainsi que de la littérature rabbinique, plus particulièrement la Mishna et la Tosefta, datées des années 200 à 2203. Plus récemment, une partie significative de la recherche contemporaine a rangé certains Manuscrits de la mer Morte au nombre des sources, où est mentionné un groupe dénommé « Chercheurs d’allègement » ou « de choses flatteuses » qui serait à identifier aux Pharisiens. Flavius Josèphe fut la source principale sur ce qu’il décrit comme une école de philosophe parmi d’autres, aux côtés des sadducéens, des esséniens et de la  quatrième philosophie. Il affirma qu’à l’époque d’Hérode, les pharisiens furent au nombre de plus de six mille. Il livra des éléments sur les Pharisaioi de manière incidente dans quatorze passages isolés au milieu de ses Antiquités, de sa Guerre et de son Autobiographie, dont seuls neuf se penchèrent sur leurs croyances et leurs activités. .
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De l’évangile selon Matthieu

27 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.  28 C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

29 Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes, 30 et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” 31 Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. 32 Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »  (Mt 23, 27-32)

Homélie

Les sépulcres, chez les Israélites, étaient ordinairement des grottes naturelles ou taillées dans le roc et dont l’entrée était fermée par une pierre. Chaque année, au mois d’Adar (mars), ces sépulcres étaient blanchis à la chaux, soit pour leur donner une belle apparence, soit pour que nul ne s’en approchât par mégarde à cause de la souillure légale. Cela n’empêchait pas ces sépulcres d’être au dedans pleins d’ossements de morts et d’impureté ; triste mais énergique image de l’hypocrisie et de l’iniquité que Jésus reprocha à ses adversaires .

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les sépulcres des justes » (Mt 23, 29) :il s’agissait des prophètes et des justes de l’ancienne alliance, dont les Juifs entretenaient et embellissaient les tombeaux.  ; et, par ce travail, ils montraient avec ostentation comme du reste ils le disaient qu’ils répudiaient les actes de leurs pères, actes qu’ils se seraient bien gardés d’accomplir. Ainsi donc, en nommant vos pères ceux qui ont tué les prophètes, vous reconnaissez que vous êtes leurs fils ; et vous l’êtes dans un sens beaucoup plus complet que vous ne pensez, non seulement par la descendance, mais par la disposition de vos cœurs.

Et, ni leurs démonstrations hypocrites à l’égard des tombeaux sacrés, ni leurs protestations peu sincères, ne purent leur faire autres que ce qu’ils furent. Il ne leur resta qu’à combler la mesure de la culpabilité de leurs pères. Serpents ! Race de vipères ! Comment pourriez-vous échapper au jugement de la géhenne ?  Le serpent a toujours été le symbole d’un esprit diabolique.  Jésus prouva par ces paroles que la charité n’exclut pas la vérité, ni la miséricorde la justice.

En envoyant aux pécheurs des messagers de paix, l’intention de Jésus fut de les sauver, non de les condamner ; mais si l’Évangile ne fut pas pour eux une odeur de vie pour la vie, il devint une odeur de mort pour la mort.  Ceux que Jésus appela des prophètes, des sages, des scribes furent toutes les diverses classes de ses serviteurs qu’il envoya dans son règne pour continuer son œuvre ; Il se servit de termes empruntés à l’Ancien Testament pour être mieux compris de ses auditeurs et surtout pour leur faire sentir que ce furent là les vrais prophètes, les vrais sages, les vrais scribes, par opposition à tous ceux qui, alors, prétendaient à ces titres.

Parmi les supplices que la haine des hommes infligea à ses envoyés, Jésus désigna celui-ci : vous les crucifierez, qui a paru étonnant à quelques interprètes, parce que c’était là un genre de mort usité chez les Romains et non chez les Juifs et ces mêmes interprètes en conclurent que Jésus pensait à sa propre mort. Les Juifs purent faire infliger ce supplice par les Romains, comme ils le firent pour Jésus. La tradition rapporte que l’apôtre Pierre mourut sur une croix ; Eusèbe raconta qu’un frère de Jésus, Siméon, fut crucifié ; et combien d’autres disciples le furent dans l’empire romain !

 Jésus lui-même qui s’attribua l’envoi de ses serviteurs, et cela, par ces mots solennels : « Voici, je vous envoie… »  Le sang juste ou sang innocent, : le sang d’Abel fut mentionné comme le premier qui fut répandu sur la terre dans la lutte de l’injustice contre la vérité.  Zacharie était un prophète qui  fut lapidé  dans les parvis de la maison de l’Éternel , ce qui ajoutait encore à l’horreur du crime. Il mourut en disant : « Que l’Éternel voie et recherche » ! Jésus fit allusion à ces paroles. Le meurtre de Zacharie termina la série des meurtres racontés dans les saints livres, comme celui d’Abel l’ouvrit.  L’Évangile des Hébreux, au témoignage de Jérôme, portait l’indication exacte de : fils de Jehojada.

Très souvent dans la vie des peuples, en vertu de leur solidarité morale, on vit telle génération souffrir sous les jugements de Dieu pour les crimes des générations qui l’eurent précédée.   Après avoir fait entendre aux chefs du peuple de sévères vérités, Jésus s’adressa à Jérusalem, à cette ville coupable qu’il visita pour la dernière fois et qui le mit à mort. Votre maison ne signifie pas seulement le temple, comme l’e pensèrent Calvin et d’autres, mais Jérusalem, capitale de toute la théocratie. Cette demeure, favorisée par l’offre de tant de grâces de Dieu et par la présence de Jésus fut laissée déserte, vide, dévastée, désolée, comme toute ville, toute maison, toute âme d’où Dieu se retira.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la 21e semaine, année impaire

◊ Dom Armand Veilleux (Abbaye de Maredsous en Belgique) : cliquez ici pour lire l’article →  Homélie pour le mercredi de la 21ème semaine du Temps Ordinaire

  Monseigneur Cattenoz : « Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes »

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Twenty-second Sunday of Ordinary Time in Year B

Posté par diaconos le 25 août 2021

 You leave aside God’s commandment and cling to human tradition

Beato Angelico, Discorso della montagna

# An ablution is a ritual purification of certain parts of the body before certain religious acts. Water is a symbol of purification found in many major religions In Judaism, the mikveh is a ritual bath used for the ablution necessary for purity rites. In Christianity, water is used for baptism, an act of faith before an assembly in recognising Jesus Christ as Saviour and Lord of one’s life (partial or total immersion) and performed by the priest or pastor during mass or worship. The baptised person becomes a « child of God ». In Islam, water is used to purify the Muslim during the ablutions preceding prayers, or salat, as provided by the Koran and the Sunna. In Hinduism, water has purifying powers.

In Shintoism, misogi is purification through a waterfall or stream. Ablutions and the notion of ritual purity are among the legacies of Judaism and Islam, while Christianity has practically abandoned them. In Judaism, it is a ritual purification ranging from immersion of the whole body to a simple sprinkling of water on the hands. The Torah prescribed total immersion in a natural spring, river or ritual bath to purify persons or objects rendered impure by contact with various sources of impurities such as blood or corpses. Bathing in the mikveh is required of a niddah woman so that her husband can have intercourse with her. Bathing in the mikveh is also required of the new convert.

Christianity retains only the symbolic meaning of ablutions in the rite of baptism and the celebration of the Eucharist. Depending on the Church concerned, this rite consists of a simple sprinkling of water on the forehead or a complete immersion in a basin. It is a legacy of the baptismal rite practised by John the Baptist, which already existed in some Jewish sects of his time. During the Eucharistic celebration, before the consecration of the two species where the bread and wine become the body and blood of Christ, the Catholic priest washes his hands, a purification rite. Thus, when the servant gently pours water over the priest’s hands, the priest recites a verse from Psalm 51: « Lord, cleanse me from my sin and wash away my sins » and dries the water with a liturgical cloth (manuterge). The water used for the celebrant’s ablutions is then poured into a container (pool) for the water of the ablutions or into the earth. Because this water cannot be poured anywhere. Similarly, at the time of the offertory, the priest mixes a little water with the wine in the chalice. This rite was made compulsory in the Catholic Church by the Council of Trent on 13 December 15

From the Gospel according to Mark

01 The Pharisees and some of the scribes who had come from Jerusalem met with Jesus, 02 and they saw some of his disciples eating with unclean, that is, unwashed hands. 03 For the Pharisees, like all the Jews, always wash their hands thoroughly before eating, because they are attached to the tradition of the elders; 04 and when they return from the market, they do not eat until they have sprinkled themselves with water, and they are attached by tradition to many other practices: washing cups, decanters and plates.

05 Then the Pharisees and scribes asked Jesus, « Why do your disciples not follow the tradition of the elders? They eat their meals with unclean hands. 06 Jesus answered them, « Isaiah prophesied well of you hypocrites, as it is written, ‘This people honours me with their lips, but their hearts are far from me. 07 In vain do they worship me; the doctrines they teach are only human precepts.

08 You, too, leave aside the commandment of God and hold to the tradition of men. 14 Calling the crowd together again, he said to them, « Listen to me, all of you, and understand. 15 Nothing that comes out of a man and goes into him can make him unclean. But what comes out of a man is what makes a man unclean. 21 For from within, from the heart of man, come forth evil thoughts: indecency, theft, murder,

22 adultery, covetousness, wickedness, deceit, debauchery, envy, slander, pride, and excess. 23 All this evil comes from within and makes a man unclean.  (Mk 7,1-8.14-15.21-23)

The Pharisees of Jerusalem attack Jesus on ablutions

This meeting of Jesus’ opponents showed the importance of their approach. Perhaps it was an official meeting. Why were these Pharisees and scribes there from Jerusalem, if they had not been sent by the Sanhedrin? Some of his disciples were eating bread with common hands. Common is said in opposition to that which was set apart, sanctified, consecrated.  There was a contamination that had to be removed by ritual ablution.

Mark explained their scruples to his readers, who were strangers to Jewish customs, by adding this phrase: « That is, not purified. Mark interrupts his narrative to explain all these Jewish customs to his readers who, converted from paganism, were unaware of them. He attributes these practices to the Pharisees, who observe them more rigorously, but to all Jews. Washing hands with the fist probably means washing by rubbing one open hand with the other closed, so as to remove all impurities from the palms.

The tradition of the ancients was opposed to the prescriptions of the divine law. These were the customs based on the authority of the ancient Jewish teachers, and were often placed above the law itself. The public square was the place where people gathered and where markets were held.  On their return from there, Jews did not take their meals without purification.  Some interpreters apply this purification to the people, to the food brought back from the marketplace.

Setier is, in Greek, Latin and French, the name of a measure of liquid. This word designates here wine vessels, made of wood or earth. Beds were the kind of couches on which the ancients took their meals, resting on their left elbow. According to Matthew, Jesus answered the question of the Pharisees with another question that would have confused them; then he said, « For Moses said, ‘Honour your father and your mother’; and, ‘Whoever curses his father or mother, let him do it: whoever curses his father or mother, let him be put to death.

During the discussion, the crowd remained at a distance. As they had heard the accusation against Jesus and his disciples, they must also have heard Jesus’ reply; he called them back to himself and returned to the question that had been put to him. He called them back to himself and returned to the question that had been put to him: « Petty theft, covetousness, wickedness, deceit, debauchery, envy, slander, pride, folly ». (Mk 7, 22)

Mark presents this enumeration of man’s sins in more detail: that evil thoughts are the generating element0 of which all other sins are but the realization; that the first two terms (adultery, fornication) indicate sins that have their origin in sensuality; that murder, theft, covetousness come from depraved ambition, unless one wishes to attribute the first of these sins to hatred; that vices are evil passions, independent of the acts by which they are manifested.

Wickedness is the effect of that malice which delights in doing evil; fraud expresses here not so much acts of injustice as duplicity, falsehood of character, all that is contrary to righteousness. Dissolution denotes the insolence with which the corrupt man indulges in his depravity; the envious eye is the malignant envy that one bears towards a person and to which popular belief in more than one country attributes an evil influence.

Slander could be an ungodly word spoken against God, but since everything in this list is limited to relationships between people, it is an offensive word directed at one’s neighbour.  It may be noted, moreover, that any passion pushed to the extreme produces actual madness.

There are few passages in Scripture that reveal to us more fully the natural corruption of the human heart than this speech of Jesus Christ. From this, however, it must not be concluded that all moral evil in the world proceeds from man. There is a kingdom of darkness that exerts its influence on him, as well as a power of divine grace that can regenerate him; and then, from this same heart from which evil thoughts and sins come, good feelings and good deeds also come forth.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊  Catholic Daily Readings : click here to read the paper → Sunday, August 29 2021 – Twenty-second Sunday in Ordinary Time, Year B

◊ Father Hanly : click here to read the paper →  Homily for 22nd Sunday in Ordinary Time, Year B

  Keeping the commandments

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Ventiduesima domenica del tempo ordinario dell’anno B

Posté par diaconos le 24 août 2021

 Lasciate da parte il comandamento di Dio e vi aggrappate alla tradizione degli uomini

Beato Angelico, Discorso della montagna

 

# Un’abluzione è una purificazione rituale di certe parti del corpo prima di certi atti religiosi. L’acqua è un simbolo di purificazione presente in molte grandi religioni Nel giudaismo, il mikveh è un bagno rituale utilizzato per l’abluzione necessaria per i riti di purezza. Nel cristianesimo, l’acqua è usata per il battesimo, un atto di fede davanti a un’assemblea nel riconoscere Gesù Cristo come Salvatore e Signore della propria vita (immersione parziale o totale) ed eseguito dal prete o dal pastore durante la messa o il culto. Il battezzato diventa un « figlio di Dio ». Nell’Islam, l’acqua è usata per purificare il musulmano durante le abluzioni che precedono le preghiere, o salat, come previsto dal Corano e dalla Sunna. Nell’induismo, l’acqua ha poteri purificatori.

Nello shintoismo, il misogi è una purificazione attraverso una cascata o un ruscello. Le abluzioni e la nozione di purezza rituale sono tra le eredità del giudaismo e dell’islam, mentre il cristianesimo le ha praticamente abbandonate. Nel giudaismo, è una purificazione rituale che va dall’immersione di tutto il corpo a una semplice aspersione d’acqua sulle mani. La Torah prescriveva l’immersione totale in una sorgente naturale, un fiume o un bagno rituale per purificare persone o oggetti resi impuri dal contatto con varie fonti di impurità come il sangue o i cadaveri. Il bagno nel mikveh è richiesto ad una donna niddah affinché suo marito possa avere rapporti con lei. Il bagno nel mikveh è richiesto anche al nuovo convertito.

Il cristianesimo conserva solo il significato simbolico delle abluzioni nel rito del battesimo e nella celebrazione dell’eucaristia. A seconda della Chiesa interessata, questo rito consiste in una semplice aspersione d’acqua sulla fronte o in un’immersione completa in un bacino. È un’eredità del rito battesimale praticato da Giovanni Battista, che già esisteva in alcune sette ebraiche del suo tempo. Durante la celebrazione eucaristica, prima della consacrazione delle due specie dove il pane e il vino diventano il corpo e il sangue di Cristo, il sacerdote cattolico procede al lavaggio delle mani, un rito di purificazione. Così, quando il servitore versa delicatamente l’acqua sulle mani del sacerdote, il sacerdote recita un versetto del Salmo 51: « Signore, purificami dal mio peccato e lava i miei peccati » e asciuga l’acqua con un panno liturgico (manuterge). L’acqua usata per le abluzioni del celebrante viene poi versata in un contenitore (piscina) per l’acqua delle abluzioni o nella terra. Perché quest’acqua non può essere versata in nessun luogo. Allo stesso modo, al momento dell’offertorio, il sacerdote mescola un po’ d’acqua con il vino nel calice. Questo rito fu reso obbligatorio nella Chiesa cattolica dal Concilio di Trento il 13 dicembre 1545.

Dal Vangelo secondo Marco

01 I farisei e alcuni scribi, venuti da Gerusalemme, si incontrarono con Gesù, 02 e videro alcuni dei suoi discepoli mangiare con mani impure, cioè non lavate. 03 Infatti i farisei, come tutti i giudei, si lavano sempre accuratamente le mani prima di mangiare, perché sono attaccati alla tradizione degli anziani; 04 e quando tornano dal mercato, non mangiano finché non si sono cosparsi d’acqua, e sono attaccati per tradizione a molte altre pratiche: lavare tazze, decanter e piatti.

05 Allora i farisei e gli scribi chiesero a Gesù: « Perché i tuoi discepoli non seguono la tradizione degli anziani? Mangiano i loro pasti con mani impure. 06 Gesù rispose loro: « Isaia ha profetizzato bene di voi ipocriti, come sta scritto: « Questo popolo mi onora con le labbra, ma il suo cuore è lontano da me ». 07 Invano mi adorano; le dottrine che insegnano sono solo precetti umani.

08 Anche voi lasciate da parte il comandamento di Dio e vi attenete alla tradizione degli uomini. 14 Chiamando di nuovo la folla, disse loro: « Ascoltatemi tutti e comprendete. 15 Nulla di ciò che esce da un uomo e che entra in lui può renderlo impuro. Ma ciò che esce dall’uomo, è ciò che rende l’uomo impuro. 21 Poiché da dentro, dal cuore dell’uomo, escono pensieri malvagi: indecenza, furto, omicidio,

22 adulterio, cupidigia, malvagità, inganno, dissolutezza, invidia, calunnia, orgoglio ed eccesso. 23 Tutto questo male viene da dentro e rende l’uomo impuro.  (Mc 7,1-8.14-15.21-23)

I farisei di Gerusalemme attaccano Gesù sulle abluzioni

Questa riunione degli oppositori di Gesù ha mostrato l’importanza del loro approccio. Forse era una riunione ufficiale. Perché questi farisei e scribi erano lì da Gerusalemme, se non erano stati mandati dal Sinedrio? Alcuni dei suoi discepoli mangiavano il pane con mani comuni. Comune è detto in opposizione a ciò che è stato messo a parte, santificato, consacrato.  C’era una contaminazione che doveva essere rimossa con un’abluzione rituale.

Marco spiegò i loro scrupoli ai suoi lettori, che erano estranei ai costumi giudaici, aggiungendo questa frase: « Cioè, non purificati. Marco interrompe la sua narrazione per spiegare tutte queste usanze ebraiche ai suoi lettori che, convertiti dal paganesimo, ne erano all’oscuro. Egli attribuisce queste pratiche ai farisei, che le osservano più rigorosamente, ma a tutti gli ebrei. Lavare le mani con il pugno significa probabilmente lavarsi strofinando una mano aperta con l’altra chiusa, in modo da rimuovere ogni impurità dai palmi delle mani.

La tradizione degli antichi si opponeva alle prescrizioni della legge divina. Queste erano le usanze basate sull’autorità degli antichi maestri ebrei, ed erano spesso poste al di sopra della legge stessa. La piazza pubblica era il luogo dove la gente si riuniva e dove si teneva il mercato.  Al ritorno da lì, gli ebrei non prendevano i loro pasti senza purificarsi.  Alcuni interpreti applicano questa purificazione al popolo, al cibo riportato dal mercato.

Il setier è, in greco, latino e francese, il nome di una misura di liquido. Questa parola designa qui i vasi da vino, fatti di legno o di terra. I letti erano quei tipi di divani su cui gli antichi prendevano i loro pasti, appoggiandosi sul gomito sinistro. Secondo Matteo, Gesù rispose alla domanda dei farisei con un’altra domanda che li avrebbe confusi; poi disse: « Perché Mosè ha detto: « Onora tuo padre e tua madre »; e: « Chi maledice il padre o la madre, lo faccia: Chi maledice il padre o la madre sia messo a morte.

Durante la discussione, la folla è rimasta a distanza. Come avevano sentito l’accusa contro Gesù e i suoi discepoli, devono aver sentito anche la risposta di Gesù; egli li richiamò a sé e tornò alla domanda che gli era stata posta. La richiamò a sé e tornò alla domanda che le era stata posta: « Piccoli furti, cupidigia, malvagità, inganno, dissolutezza, invidia, calunnia, orgoglio, follia ». (Mc 7,22)

Marco presenta questa enumerazione dei peccati dell’uomo con più dettagli: che i cattivi pensieri sono l’elemento generatore0 di cui tutti gli altri peccati non sono che la realizzazione, che i primi due termini (adulteri, fornicazioni) indicano i peccati che hanno la loro origine nella sensualità, che gli omicidi, i furti, la cupidigia provengono da un’ambizione depravata, a meno che non si voglia attribuire il primo di questi peccati all’odio, che i vizi sono passioni cattive, indipendenti dagli atti con cui si manifestano.

La malvagità è l’effetto di quella malizia che si diletta a fare il male, la frode esprime qui non tanto gli atti di ingiustizia quanto la doppiezza, la falsità di carattere, tutto ciò che è contrario alla rettitudine. La dissoluzione indica l’insolenza con cui l’uomo corrotto si abbandona alla sua depravazione; l’occhio invidioso è l’invidia maligna che si porta verso una persona e a cui la credenza popolare in più di un paese attribuisce un’influenza malefica.

La calunnia potrebbe essere una parola empia pronunciata contro Dio, ma, poiché tutto in questa lista è limitato alle relazioni tra le persone, è una parola offensiva rivolta al prossimo.  Si può notare, inoltre, che ogni passione spinta all’estremo produce la follia vera e propria.

Ci sono pochi passi nella Scrittura che ci rivelano in modo più completo la corruzione naturale del cuore umano di questo discorso di Gesù Cristo. Da questo, però, non si deve concludere che tutto il male morale nel mondo proceda dall’uomo. C’è un regno delle tenebre che esercita la sua influenza su di lui, così come un potere della grazia divina che può rigenerarlo; e poi, da questo stesso cuore da cui provengono pensieri malvagi e peccati, escono anche buoni sentimenti e buone azioni.

Il Diacono Michel Houyoux

Link ad altri siti web cristiani

◊ Qumran : clicca qui per leggere l’articolo → .XXII DOMENICA DEL TEMPO ORDINARIO (ANNO B

◊  Monastero di Bose : clicca qui per leggere l’articolo → Domenica: giorno del Signore

Commento : « XXII Domenica del Tempo Ordinario (Anno B) « 

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La multiplication des pains

Posté par diaconos le 22 août 2021

Élisée — Wikipédia

Le prophète Élisée

# Lorsque David envoie Urie le Hittite à la guerre, afin de séduire son épouse Bethsabée, Nathan vient le rappeler à ses devoirs, lui annonçant aussi qu’en châtiment, ce n’est pas le fils aîné de David qui héritera du trône, mais le fruit de la semence que David a plantée en Bethsabée, au terme de luttes qui décimeront la famille royale. Il lui annonce les guerres intestines qui auront lieu dans la famille royale pour sa succession.
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Au cours de celles-ci, il soutient Yedidia fils de David et Bethsabée qui prendra après son accession au trône le nom de Salomon. Ses actions sont décrites dans le Deuxième livre de Samuel (principalement 2Samuel 7, 2-17 et 12, 1-25), le Premier livre des Rois, les Chroniques et dans le traité talmudique Horayot (en). Par la suite, Nathan continue à conseiller David, l’avertissant sur son lit de mort des intrigues que nourrit Adonias à l’encontre de Salomon, ce qui précipite le couronnement de celui-ci. Nathan joua également un rôle dans la musique du Premier Temple de Jérusalem. Un livre perdu appelé Livre de Nathan le prophète(en) est mentionné dans la Bible.
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Contrairement au prophète Élie, Élisée n’est cité qu’une seule fois dans l’Évangile selon Luc, par Jésus de Nazareth, répondant à ses détracteurs : « Et il y avait plusieurs lépreux en Israël au temps d’Élisée le prophète ; et aucun d’eux ne fut rendu net, sinon Naaman, le Syrien. ». Dans les églises orthodoxes et catholiques, il est vénéré comme un saint. Jean Damascène composa un cantique en l’honneur d’Élisée, et une église fut construite à Constantinople en son honneur.
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Sa fête est fixée le 14 juin (dans l’Église orthodoxe et dans les Églises catholiques orientales. Dans l’Occident chrétien, il est célébré le 14 juin dans l’Ordre du Carmel. Il est également commémoré (le 14 juin) comme un prophète sur le calendrier des saints de l’Église luthérienne – Synode de Missouri. L’empereur romain Julien (361-363) donna l’ordre de brûler les reliques des prophètes Élisée, Abdias et Jean le Baptiste, mais ces reliques furent sauvées par des chrétiens et une partie d’entre elles ont été transférées à Alexandrie.
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Aujourd’hui, les reliques d’Élisée reposent dans le monastère copte orthodoxe de Saint-Macaire de Scété en Égypte. À la suite de travaux de rénovation sous le mur nord de l’église des reliquaires ont été découverts. La présence de ces reliques est confirmée dans des documents du XIe et XVIe siècles retrouvés dans la bibliothèque du monastère . Après le prophète Élie, Élisée est le second (et dernier) père de l’Ordre du Carmel issu des prophètes de l’Ancien Testament. Sa vie et sa spiritualité nourrissent la prière et servent de modèle aux membres de l’Ordre. Au XVIIe siècle, des carmes viennent établir sur les pentes du mont Carmel un monastère et célèbrent des offices dans la « grotte d’Élie ».
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Dieu authentifia ces ministères clés par des signes et des prodiges variés.. Les miracles eurent un rôle pour Moïse. Au buisson ardent, l’Éternel promit à Moïse d’opérer des miracles pour convaincre le peuple de le suivre. Puisque tant de choses étaient nouvelles, une multiplication de signes était nécessaire pour authentifier ces ministères à la base de l’Ancien et du Nouveau Testament.

 Élisée ressembla à un feu d’artifice qui impressionna et émerveilla sur le moment, mais, une fois terminé, laissa le monde dans l’état où il était. Cette constatation sur l’impact insignifiant du ministère d’Élisée concerne non seulement l’histoire générale de la Révélation, mais aussi l’époque particulière du prophète. Les miracles d’Élisée furent souvent gratuits. Prenez Naaman. Certes, un lépreux est guéri, mais ce n’est qu’un lépreux parmi tant d’autres contemporains d’Élisée, Hébreux de surcroît, qui souffraient de la même maladie.

De plus, la guérison du général syrien ne changea en rien les relations tendues entre Israël et son voisin du nord. Après la guérison, le roi de Syrie continua à harasser les Juifs). De même, la célèbre et miraculeuse capture de l’armée syrienne par Elisée suite au siège de Dothan  n’atténua pas l’agressivité des Syriens qui remirent l’ouvrage sur le métier avec les soldats gracieusement libérés par Elisée.

Dans un autre domaine, le miracle du fer de hache qui flotta étonna parce qu’un tel miracle ne se produisit ne se produisit jamais avant ni après, mais aussi par la démesure des moyens employés pour résoudre un problème mineur. Une simple collecte organisée auprès de la communauté des fidèles aurait suffi. Même remarque au sujet de la veuve incapable de payer ses créanciers. Pourquoi ne pas demander aux fils des prophètes de manifester leur solidarité envers la famille de leur camp .

Nous trouvons dans l’Ancien Testament un prototype des miracles de Jésus. Le prophète Élisée multiplia le pain au cours d’une famine. Cette multiplication du pain annonça celle que Jésus eut accompli en faveur de la foule.Dans le Nouveau Testament, Jésus étant passé de l’autre côté du lac de Tibériade, gagna la montagne et là il s’assit avec ses disciples. il était suivi de ses fans, avides de signes de guérisons. Voyant cette foule nombreuse cenue à lui, Jésus éprouva une immense compassion, une immense pitié pour ces gens. Il vit leurs besoins. <le miracle qu’il fit fut un geste d’amour. Jésus dit alors à Philippe : « Où pourrions -nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » ‘Jn 6, 5)

Cette question est toujours d’actualité. Voyons les besoins des pauvres gens sans ressource. Qu’ils reçoivent de l’aide. C »est dans les services ordinaires de nos journées, qu’il nous faut aimer.Avant de nourrir l’esprit et le coeur, Jésus savait qu’il fallait d’abord nourrir leur corps. Donner à manger : c’est une priorité aux pauvres dont parla le pape François.

Diacre Michel Houyoux

         Naaman et Élisée

                               
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 Rencontre avec la parole de vieAuteur  Diacre Michel Houyoux  - 224 pages , publié en français le 06 juillet 2012

EAN 139783841698070 ISBN   978-3-8416-9807-0

Format  Broché
EAN13
 Éditeur  Croix du Salut

Publié à la maison d’éditions Croix du SalutSite Web  http : www. editions-croix.com

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Rencontre avec la Parole de Vie

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Miracles de la multiplication des pains
◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →L’ÂNE DU FERMIER
Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Le fils de l’homme est maître du Sabbat
                                              

 

 

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