Vingt-cinquième dimanche du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 13 septembre 2021

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# Le Bon Samaritain est une parabole du Nouveau Testament dont se sert Jésus de Nazareth pour illustrer sa définition de l’« amour du prochain ». Il répond à une question qui lui est posée à propos de la « Règle d’or » de l’Ancien Testament : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19:18). Cette parabole ne figure que dans l’Évangile selon Luc (Lc 10:25-37). Dans le domaine de l’exégèse biblique, elle fait partie du Sondergut de cet évangéliste.

xLa question que pose le docteur de la Loi, dans cet épisode du Nouveau Testament, porte sur le sens du mot « prochain » (ou « proche » selon la traduction). Ce terme apparaît dans un passage du Lévitique, 19:17-18 : « Tu n’auras pas dans ton cœur de haine pour ton frère. Tu dois réprimander ton compatriote et ainsi tu n’auras pas la charge d’un péché. Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les enfants de ton peuple. » Ici intervient le précepte : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Lv 19:18). »

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C’est cette phrase que cite l’Évangile selon Luc juste avant la parabole. La tradition juive attache une importance fondamentale à cette prescription, couramment appelée « Règle d’or ». Hillel, au Ier siècle, en fit la source du principe de réciprocité, qui résume toute la Torah, s’il fut complété par l’étude. Rabbi Akiva commenta, au IIe siècle, cette « Règle d’or » : « principe de base de la Torah » et « loi la plus importante », lors de la discussion qui l’opposa à Ben Azzaï, et compara l’emplacement central de ce précepte — au milieu du Lévitique, lui-même au milieu des cinq Livres de la Torah — à l’emplacement du Tabernacle au milieu du cortège des Hébreux.

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Le peuple des Samaritains évoqué dans le Deuxième Livre des Rois11 se dit descendant des Hébreux et en particulier de Jacob. Leur religion se fonda sur le Pentateuque et ils refusèrent la centralité religieuse de Jérusalem. Au retour de leur captivité à Babylone, les Juifs refusèrent de les admettre parmi eux. Depuis lors, les deux communautés évitèrent tout contact.

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De l’évangile selon Marc

30 Partis de là, ils traversaient la Galilée, et Jésus ne voulait pas qu’on le sache, 31 car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » 32 Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. 33 Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »

34 Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. 35 S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » 36 Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit : 37 « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé.   (Mc 9, 30-37)

Jésus enseigne ses disciples

Jésus, après avoir quitté Césarée de Philippe, traversa la Galilée, en cherchant à demeurer inconnu pour pouvoir instruire ses disciples au sujet de sa mort prochaine et de sa résurrection. Eux ne comprirent pas et n’osèrent le questionner. Lequel  fut le plus grand ?  À Capharnaüm, Jésus leur demanda le sujet de leur discussion en chemin. Ils se turent, confus. Jésus leur déclara avec solennité que celui qui veut être le premier sera le dernier, le serviteur de tous. Il entoura de ses bras un petit enfant et dit :  »Celui qui reçoit un de ces petits le reçoit et reçoit Dieu »

Jésus déclara :  »Il vaudrait mieux être jeté dans la mer avec une meule au cou que de scandaliser un de ces petits qui croient en moi. »  La main, le pied, l’œil doivent être sacrifiés, s’ils sont pour nous une occasion de chute, de peur que nous ne tombions dans la géhenne où le ver ne meurt pas, où le feu ne s’éteint pas.  Toute personne sera salée de feu, comme tout sacrifice doit être salé de sel. Le sel est bon pourvu qu’il ne perde pas sa saveur ; ayons du sel en nous-mêmes et demeurons ez en paix entre nous. Étant partis de là, ils traversèrent la Galilée ; et il ne voulut pas que personne le sût.

« Car il enseignait ses disciples, et il leur dit: Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir, et, trois jours après qu’il aura été mis à mort, il ressuscitera. » (Mc 9, 31)  Mais eux ne comprirent pas cette parole et ils craignirent de l’interroger. Sans comprendre cette prédiction, ils y pressentirent quelque chose de douloureux ;  Matthieu dit qu’ils en furent fort attristés ; et ce fut pourquoi ils craignirent de l’interroger.

Dans l’évangile selon Matthieu, ce furent les disciples qui posèrent à Jésus la question : «  Qui est le plus grand ? »  Luc raconta qu’une discussion avait eu lieu entre eux et que Jésus, le sachant, plaça un enfant au milieu d’eux ; selon Marc, il s’informa d’abord du sujet de leur entretien et Marc fit observer que les disciples se taisèrent, parce qu’ils furent confus en sa présence d’avoir agité une question qui trahissait leur ambition. S’étant assis, il appela les douze et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. »  Il y eut quelque chose de solennel dans la manière dont Jésus se prépara à parler.

Jésus n’eut pas dit : que celui qui veut être le premier soit le dernier et le serviteur de tous, mais : il le sera ; il ne donna pas un conseil sur la manière d’atteindre la véritable grandeur ; il montra l’abaissement qui est la conséquence inévitable de l’orgueil, selon ce principe éternel du royaume de Dieu : « Quiconque s’élève sera abaissé  ». Il ne prédit pas un jugement à venir, mais il énonça un fait actuel : l’orgueil est un abaissement, l’humilité est une grandeur.

« Quiconque recevra l’un de ces petits enfants en mon nom, me reçoit ; et quiconque me reçoit, ce n’est pas moi qu’il reçoit, mais Celui qui m’a envoyé. ».(Mc 9, 37) Jésus, en déclarant que celui qui le reçoit, reçoit Dieu lui-même, exprima une pensée qui se retrouve souvent dans l’évangile de Jean, par exemple dans cette parole : «  Moi et le Père sommes un »» Dans le passage parallèle de Matthieu  Jésus donna, à l’occasion du petit enfant qu’il présenta comme modèle, une autre instruction non moins importante.

Diacre Michel Houyoux

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