Vingt-huitième dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

Posté par diaconos le 4 octobre 2021

Vingt-huitième dimanche du Temps Ordinaire de l'année B dans Catéchèse

Vends ce que tu as et suis-moi

# Jésus et le jeune homme riche est un épisode de sa vie publique rapporté par les trois Évangiles synoptiques. Il est raconté dans l’Évangile selon Matthieu (Mt, 19,16–30), l’Évangile selon Marc (Mc, 10, 17–31) et l’Évangile selon Luc (Lc, 18,18–30). Dans Matthieu, un jeune homme riche posa la question à Jésus de savoir comment atteindre la vie éternelle. Jésus lui rappela le décalogue et quand son interlocuteur lui répondit qu’il observa cela depuis sa jeunesse.
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Luc contient un épisode similaire et le jugement suivant : « Qu’il est difficile à ceux qui ont les richesses de parvenir dans le Royaume de Dieu, Oui, il est plus facile à un chameau d’entrer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu.» Marc rapporte alors des paroles de Jésus à partir de cet incident qui, comme chez les autres évangélistes, tire une loi générale de celui-ci : « Combien difficilement ceux qui ont des biens entreront dans le Règne de Dieu»
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Camille Focant constata que ces paroles chez Marc, plongent les disciples dans l’effroi et qu’il n’est pas fait seulement mention des riches, «c’est la difficulté en soi d’entrer dans le Royaume des Cieux qui est soulignée. Elle concerne tout le monde. » Que signifie les biens dont Marc parla ? Il s’agit des richesses, de toutes les choses utiles. Plus quelqu’un possède de ces choses, moins il est apte à entrer dans le Royaume de Dieu.
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Même pour celui qui en possède peu, cela n’est possible que grâce à Dieu puisque l’on peut dire, selon l’exégète, que le fait de suivre Jésus et le détachement qui en résultent pourraient devenir des possessions. Le spécialiste de Marc ajouta que depuis 8,34-38, le lecteur attentif de Marc sait que l’homme n’a rien à offrir en échange de sa vie et que vouloir la sauver est le meilleur moyen de la perdre. :
 De l’évangile selon Marc

17 Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » 18 Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.  19 Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

20 L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » 21 Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » 22 Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. 23 Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

24 Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! 25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » 26 De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » 27 Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

28 Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » 29 Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre 30 sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. » (Mc 10, 17-30)

Le jeune homme riche

Comme Jésus se mit en chemin, un homme accourut, se jeta à ses genoux, et, l’appelant : « Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle  » (Mc 10-17). Jésus commença par repousser ce titre. Dieu seul est bon. Puis il renvoya son interlocuteur aux commandements de la seconde table du Décalogue. Cet homme déclara qu’il les observa dès sa jeunesse. Jésus jeta sur lui un regard de profonde tendresse et lui dit de donner aux pauvres ce qu’il possédait et de le suivre. Affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste.

Alors Jésus regardant ses disciples déclara  :  »Les riches entreront difficilement dans le royaume de Dieu. » (Mc 10, 17)  Pour répondre à l’étonnement des disciples, il ajouta qu’il fut difficile que ceux qui se confièrent dans les richesses entrèrent dans le royaume ; un chameau passerait plutôt par le trou d’une aiguille. Ses disciples étant encore plus étonnés et se demandant l’un à l’autre : « Qui peut être sauvé ?  » Jésus leur dit que cela est impossible aux hommes, mais que tout est possible à Dieu.

Pierre constata avec satisfaction qu’eux, les disciples, quittèrent pour suivre Jésus. Jésus déclara que tout sacrifice fait pour lui et pour l’Évangile est récompensé dès maintenant et dans l’éternité, mais plusieurs des premiers seront les derniers et les derniers les premiers.  Matthieu, Marc et Luc rapportèrent ce ces mots à la suite de la bénédiction des petits enfants. Jésus sortit de la maison où il s’était arrêté,  se mit  en route pour continuer son voyage.

  »Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Nul n’est bon sinon un seul, Dieu. » (Mc 10, 18)   Quant au sens de la question de Jésus : Pourquoi m’appelles-tu bon ? et à cette distinction qu’il établit entre lui et Dieu qu’il déclara seul bon, les interprètes différèrent beaucoup, selon qu’ils furent influencés par leurs vues dogmatiques. Ceux qui nièent la sainteté parfaite de Jésus virent dans cette parole un aveu de péché.

Jésus se plaça au point de vue de celui qui l’interrogea et dont la question prouva qu’il eut les idées les plus fausses sur la bonté de l’homme. Se croyant bon lui-même, il dut qualifier ce Maître pour lequel il montra une vénération profonde, bien que pour lui-même, il ne fut qu’un homme supérieur, tout au plus un envoyé de Dieu Telle est, avec quelques différences, l’explication admise dans l’Église catholique, depuis Augustin jusqu’aux réformateurs et jusqu’aux exégètes modernes, Bengel, Olshausen, Ebrard, Lange.

La sainteté est relative et elle l’était même en Jésus, puisqu’en lui s’accomplissait un développement progressif qu’il devait encore  apprendre l’obéissance par les choses qu’il allait souffrir et ainsi  parvenir à la perfection. À ce point de vue, l’idée de la bonté absolue, excluant tout développement et tout progrès, n’appartient qu’à Dieu seul.

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux

◊ Diacre Michel Houyoux   : cliquez ici pour lire l’article →  a.d.a.l. pour le vingt-septième dimanche du temps ordinaire de l’année B

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → 28e dimanche du temps ordinaire, année B

◊ D. Jacques Guilmard  : cliquez ici pour lire l’article → Vingt-huitième dimanche du Temps ordinaire

Père Jean-Marie Parrat : « Le jeune homme riche »

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