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Vendredi de la vingt-huitième Semaine du Temps Ordinaire — Année Bmpaire

Posté par diaconos le 15 octobre 2021

 56 Versets Biblique sur le Père - DailyVerses.net

 

# Le sommeil de l’âme ou vision béatifique différée, ou encore mortalisme chrétien, est une notion de la théologie chrétienne selon laquelle l’âme n’est pas d’essence immortelle : l’âme est mortelle ; aussi, au moment de la mort, soit elle périt comme le corps et avec lui (thnétopsychisme) même si Dieu la ressuscite au Jugement dernier, soit elle entre dans une sorte de sommeil entre le moment de la mort et le moment de la résurrection (psychopannychisme). Eusèbe de Césarée : « D’autres gens encore, en Arabie, survinrent à l’époque dont nous parlons [c'est-à-dire le milieu du IIIe siècle], introducteurs d’une doctrine étrangère à la vérité. Ils disaient que l’âme humaine, provisoirement dans la conjoncture présente, meurt avec les corps, au moment du trépas, et qu’elle est corrompue avec eux, mais qu’un jour, au temps de la résurrection, elle revivra avec eux ».
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C’est une allusion à certains auteurs syriaques, comme Aphraate le Sage persan (IVe siècle), Éphrem le Syrien (306-373), qui soutinrent la dormition de l’âme (hypnopsychisme) après la mort. Divers auteurs défendirent le mortalisme, dont le théologien et réformateur anglais John Wycliffe (1320-1384), Martin Luther (1483-1546), l’anabaptiste Michael Sattler (1490-1527), le protestant anglais William Tyndale (1494-1536), le théologien et médecin Michel Servet (1509 ?-1553), le poète John Milton (1588-1670), les philosophes Thomas Hobbes (1605-1682) et John Locke (1643-1727), Isaac Newton (1676-1748). Ce qui était option individuelle devint croyance à l’intérieur d’églises. Le mortalisme fut généralement soutenu par les Millerites de William Miller (1831), l’Église adventiste du septième jour (1860), les Christadelphes de John Thomas (1860), les Témoins de Jéhovah de Charles Taze Russell (1879).
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L’Église catholique condamna le mortalisme, en particulier lors du Ve Concile de Latran (1513), qui proclame l’immortalité de l’âme. La bulle Apostolici regiminis défend la doctrine concernant l’âme humaine immortelle, contre les néo- aristotéliciens : « De nos jours… le semeur de zizanie, l’antique ennemi du genre humain (Mt 13, :25) a osé à nouveau semer et multiplier dans le champ du Seigneur des erreurs très pernicieuses, qui ont toujours été rejetées par les fidèles, au sujet de l’âme et principalement de l’âme raisonnable, à savoir que celle-ci serait mortelle et unique en toutes les personnes. Certains, s’adonnant à la philosophie avec témérité, soutienrent que cela fut vrai, au moins selon la philosophie : Désirant appliquer un remède opportun contre cette peste, avec l’approbation de ce saint concile, Ils condamnèrent et réprouvèrent tous ceux qui affirmaient que l’âme intellective fut mortelle ou unique en tous les hommes, ou qui furent dans le doute à ce sujet.
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De l’évangile selon Luc

1 Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.  02 Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. 03 Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.

04 Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. 05 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. 06 Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. 07 À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux.» (Lc 12, 1-7)

La crainte des hommes et la crainte de Dieu

En présence de la foule qui accourut, Jésus mit ses disciples en garde contre l’esprit d’hypocrisie de ces pharisiens avec lesquels il fut en conflit. Qu’ils s’en préservèrent plus que de tout autre défaut. Tout ce qui fut caché sera découvert : leur activité fut produite en pleine lumière.

Luc en appela dès l’abord au témoignage d’hommes autorisés qui transmirent à l’Église primitive tous ces faits de l’histoire évangélique. Cette transmission ou tradition apostolique eut lieu par la par la prédication. Les hommes qui en furent chargés furent dès le commencement témoins oculaires et ministres de la parole, ils apparurent dès les premiers jours de l’Église revêtus de la double autorité de témoins oculaires et de ministres de la parole.

L’expression : la parole, prise ainsi dans un sens absolu, désigne fréquemment, dans les écrits de Luc, l’Évangile et la prédication de l’Évangile, comprenant à la fois les faits et les doctrines dont il se compose.

Hypocrisie et franchise

À la franchise ils joignirent le courage ; ne pas craindre ceux qui ne purent tuer que le corps, mais celui qui put perdre l’âme dans la géhenne. Sa protection leur fut assurée, puisqu’il prit soin des passereaux et compta jusqu’aux cheveux de leur tête

La récompense du témoin fidèle et le châtiment de l’infidèle et de l’adversaire

Le fils de l’homme confessera, devant les anges de Dieu, qui le confessera devant les hommes, il reniera qui le reniera. Il y a pardon pour qui prononcera une parole contre le fils de l’homme, mais non pour celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit.

L’assistance du Saint-Esprit

Quand les disciples paraîtront devant les juridictions humaines, ils n’auront pas à s’inquiéter de leur défense : le Saint-Esprit la leur inspirera sur l’heure même. « L’hypocrisie des saints et des docteurs d’aujourd’hui sera dévoilée et en retour, vous qui parlez timidement et comme à l’oreille, vous ferez entendre publiquement votre voix. » (Monsieur Godet) L’hypocrisie, leur dit-il, devrait être bannie de votre vie, puisque tout ce qui fut caché dût venir au grand jour et que votre activité ne demeura pas secrète, mais s’exerça en pleine lumière, en présence du monde. Les choses que, dans certaines occasions, vous fûtes dites dans les chambres, furent prêchées publiquement quand la vérité triompha dans le monde. Dans Matthieu, Jésus appliqua cette même prédiction à son propre enseignement.

Luc en appela dès l’abord au témoignage d’hommes autorisés qui transmirent à l’Église primitive tous ces faits de l’histoire évangélique. Cette transmission ou tradition apostolique eut lieu par la par la prédication. Les hommes qui en furent chargés furent dès le commencement témoins oculaires et ministres de la parole, ils apparurent dès les premiers jours de l’Église revêtus de la double autorité de témoins oculaires et de ministres de la parole. L’expression : la parole, prise ainsi dans un sens absolu, désigne fréquemment, dans les écrits de Luc, l’Évangile et la prédication de l’Évangile, comprenant à la fois les faits et les doctrines dont il se compose.

Luc dédia son livre à Théophile, ayant une position sociale élevée et un chrétien riche et puissant de la ville d’Antioche. Ainsi, après ce qu’il eut dit des sources d’où il tira son récit, fondé sur le témoignage apostolique, du soin scrupuleux qu’il mit à examiner tous les faits, afin de pouvoir les exposer dans leur ordre, Luc fut en droit d’espérer que son livre créera chez ses lecteurs la conviction de l’inébranlable certitude de l’Évangile. L’expression : la parole, prise ainsi dans un sens absolu, désigne fréquemment, dans les écrits de Luc, l’Évangile et la prédication de l’Évangile, comprenant à la fois les faits et les doctrines dont il se compose.

 Luc dédia son livre à Théophile, ayant une position sociale élevée et un chrétien riche et puissant de la ville d’Antioche. Ainsi, après ce qu’il eut dit des sources d’où il tira son récit, fondé sur le témoignage apostolique, du soin scrupuleux qu’il mit à examiner tous les faits, afin de pouvoir les exposer dans leur ordre, Luc fut en droit d’espérer que son livre créera chez ses lecteurs la conviction de l’inébranlable certitude de l’Évangile.  Le récit initie à l’épreuve intime d’une pieuse famille de sacrificateurs : Zacharie et Élisabeth, tous deux de la race d’Aaron,furent jusqu’ici privés d’enfants et ils étaient avancés en âge. Une intervention divine mit fin à leur épreuve.

Un ange apparut à Zacharie qui fut appelé à entrer dans le sanctuaire pour offrir le parfum. Pendant qu’il accomplissait cet acte solennel et que la multitude fut dehors en prières, un ange lui apparut. L’ange rassura Zacharie et lui déclara que sa prière fut exaucée, qu’Elizabeth lui enfantera un fils qui se nommera Jean ; sa naissance sera un sujet de joie pour plusieurs. Cette joie fut justifiée, car Jean fut grand devant le Seigneur, austère dans sa vie, rempli du Saint-Esprit ; il exerça une action profonde sur son peuple ; il fut le précurseur de Jésus.

Zacharie demeurant incrédule et demandant un signe, l’ange lui déclara qu’il se nomme Gabriel, qu’il est envoyé de Dieu. Il lui donna un signe qui fut en même temps un châtiment : Zacharie resta muet jusqu’à l’accomplissement de la promesse. Le peuple s’étonna qu’il resta longtemps dans le temple. Quand il en sortit, il fit comprendre par des signes qu’il eut une vision. Après avoir achevé ses fonctions, il s’en retourna chez lui et alors la prédiction de l’ange s’accomplit : Élisabeth devint enceinte : elle se cacha pendant cinq mois, jusqu’à ce qu’il apparut que le Seigneur lui ôta l’opprobre de sa stérilité.

Hérode, surnommé le Grand : le titre de roi de Judée lui fut décerné par le sénat romain. Son royaume comprenait toute la Palestine. Sur cette date, Luc est en parfait accord avec l’évangile selon Matthieu, qui place la naissance de Jésus sous le règne d’Hérode. Il résulte encore de Matthieu 2.19 que Jésus naquit vers la fin de ce règne. Selon Josèphe, la mort d’Hérode eut lieu au printemps de l’an 750 de Rome. Zacharie (ce nom signifie : l’Éternel se souvient) et Élisabeth, sa femme (hébreux : Elischéba, serment de Dieu), appartenaient donc l’un et l’autre à la race sacerdotale. Élisabeth avait même hérité du nom de sa première aïeule, la femme d’Aaron .

Après un silence de quatre siècles, Dieu parla de nouveau, à ce moment décisif de l’histoire. Il ouvrit une ère nouvelle de ses révélations, qui désormais ne furent plus interrompues et s’étendront à l’humanité entière. Mais il relia le présent au passé, en choisissant l’organe de ses communications parmi ceux à qui ce rôle était dévolu autrefois. Comme au siècle de la réformation il prit dans son couvent un moine de l’ancienne Église pour commencer l’œuvre de rénovation, de même il fit naître de la race sacerdotale d’Aaron celui qui fut le plus grand des prophètes et préparer les voies au Messie issu de la race royale de David.

Ce récit attache de l’importance à cette généalogie du précurseur, puisqu’il indique que Jean descendait d’Aaron par sa mère aussi bien que par son père. Luc, pour être plus précis encore, remarque que Zacharie appartenait à la classe d’Abia. Toute la sacrificature était divisée en vingt-quatre classes, dont les membres  fonctionnaient chaque semaine à tour de rôle. Celle d’Abia fut la huitième.

L’usage voulait que, entre les sacrificateurs de service, chacune des diverses fonctions fût attribuée par le sort.De cette manière rien, dans ces fonctions saintes, n’était livré à l’arbitraire humain, rien ne pouvait provoquer des jalousies entre les sacrificateurs. Il échut donc ce jour-là à Zacharie le privilège d’entrer dans le sanctuaire et d’offrir le parfum. Cette offrande avait lieu chaque jour, le matin et le soir, sur un autel spécial situé au fond du sanctuaire, tout près du voile qui fermait le lieu très saint. Pendant que le sacrificateur remplissait cette fonction, le peuple attendait dans le parvis extérieur et adressait à Dieu des prières, dont la fumée de l’encens, montant vers le ciel, était le symbole.

 Avec l’apparition de cet ange s’ouvrit la série des faits surnaturels racontés dans ces premiers récits de Luc. Ceux-là seuls purent les trouver étranges qui ne crurent pas au grand mystère de piété, auquel ces faits se rattachèrent tous :  » Dieu manifesté en chair » (1 Th 3, 16). « Au moment où la Parole éternelle s’unissait à notre humanité (Jn 1.1-14) devaient se produire ces manifestations du monde des esprits qui ne sont point nécessaires en des temps ordinaires. » (Olshausen) Ces détails précis qu’un témoin oculaire conserva d’un fait réel : l’ange lui apparut, se tenant debout, au côté droit de l’autel. Au coté droit, c’est-à-dire au sud, entre l’autel et le chandelier, à la gauche de Zacharie qui entrait dans le sanctuaire.

Bien que l’ange vint annoncer à Zacharie une grâce immense, celui-ci éprouva cette crainte qui saisit l’homme pécheur, chaque fois que quelque manifestation du monde invisible lui donne le sentiment de la présence immédiate de Dieu  .Aussi la première parole que Dieu, dans l’Évangile, adresse au pécheur, c’est cette parole de compassion et d’amour : « Ne crains pas »

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article  →   Sainte Thérèse de l’enfant Jésus (Thérèse Martin : 1873-1897)- Mémoire

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article  → Jeudi de la 28e semaine année Impaire 

◊ Dom Armand Veilleux 5Abbaye de Maredsous (Belgique) : HOMÉLIE POUR LE JEUDI DE LA 28ÈME SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE

Diocèse d’Avignon  :  » Ne craignez pas ceux qui tuent le corps »|

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