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Vendredi de la vignt-neuvième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 22 octobre 2021

 Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?

Luc 12 56aaw

# La question des signes des temps (en latin signa temporum) est une thématique apparue dans l’Église catholique à partir des années 1940 et qui a été fortement mise en avant depuis la période du Concile Vatican II. Selon le théologien Karl Rahner, il s’agit de « l’une des trois ou quatre formules les plus significatives du Concile, au cœur de ses démarches comme à l’initiative de son inspiration ». Élisabeth Lacelle considère que cette formule marque l’« ouverture de la conscience de l’Église à sa dimension historique de dialogue avec le monde ».
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L’expression est apparue dans certains milieux théologiques français2 ; elle est explicitement employée lors du concile dans la constitution Gaudium et Spes qui, à l’article 4, affirme que « l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques » .
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Toutefois, plusieurs auteurs attribuent à Jean XXIII l’introduction de la thématique des signes de temps dans le Magistère, avant la rédaction des textes conciliaires. Ainsi, dans son encyclique Pacem in terris, il utilise la notion sans la nommer, au point que toutes les traductions l’utilisent dans les intertitres2. Selon le théologien Martin Maier, les signes principaux relevés par Jean XXIII sont « la socialisation, la promotion des classes laborieuses, l’entrée de la femme dans la vie publique et l’émancipation des peuples colonisés ».
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Pour Maier, la théologie des signes des temps marque le dépassement d’une vision de l’Église dont la tâche se bornerait à garder le dépôt de la foi, et d’une vision de l’histoire marquée par une coupure nette entre « histoire profane » et « histoire du salut » . Pour André Beauchamp, prêtre et écologiste canadien, les enjeux environnementaux, le sort de la Création et l’état actuel de « notre maison commune » constituent le signe des temps le plus fort de notre époque . Pour Jean Bastaire, l’écologie est aussi un signe des temps pour l’Église. Dans un article paru en 2005 en réponse à l’accusation de Lynn White Jr parue en 1967 dans la revue Science, il montre que l’écologie incite les chrétiens à un retour aux sources de la foi et à un surgissement de l’Esprit pour de nouveaux développements du salut en Christ.

De l’évangile selon Luc

54 S’adressant aussi aux foules, Jésus disait : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. 55 Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. 56 Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? 57 Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?

58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. 59 Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »  (Lc 12, 54-59)

Hypocrites, vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel 

« Hypocrites, vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel ; mais comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ? » (Lc 12, 56)  Là, ce fut une réponse à des pharisiens qui demandèrent un signe du ciel ; et par cette réponse, Jésus évita le piège qui lui fut tendu. De telles images revinrent fréquemment dans les discours de Jésus. Jésus parla des divisions et des luttes provoquées par l’Évangile ; d’où venaient-elles ?  Le plus grand nombre, habile à discerner l’aspect de la terre et du ciel, était aveugle quand il s’agissait de discerner l’importance de  la présence de Jésus et l’immense révolution morale qu’il allait accomplir dans le monde. Jésus vit, dans cette ignorance volontaire, de l’hypocrisie.

Un petit nuage  se levant au-dessus de la mer, leur paraissait un indice certain de la pluie , et cela arrive ainsi. Au contraire, le vent du midi, le simoun, soufflant du désert, amenait infailliblement une chaleur brûlante et la sécheresse.  « 57 Et pourquoi ne jugez-vous pas aussi par vous-mêmes de ce qui est juste ? » (Lc 12, 57) : cette dernière accusation rendit plus saisissante encore celle qui précéda et prépara l’avertissement que Jésus donna.

Dans le domaine spirituel, les auditeurs de Jésus devraient juger par eux-mêmes, sans que personne eût besoin de leur montrer les conséquences à tirer de ces signes des temps. Leur conscience devrait suffire pour les convaincre de ce qui fut juste, de ce qu’il y eut à  faire dans le danger actuel : se repentir de ses péchés et se réconcilier avec Dieu. « Je te le dis, tu ne sortiras point de là, que tu n’aies payé jusqu’à la dernière pite. » (lc 12, 59)  :  ce précepte n’est pas seulement un conseil de prudence à appliquer dans les relations humaines. Dans l’évangile  selon Luc,   plus encore que dans Matthieu, il a la valeur d’une parabole destinée à enseigner la nécessité de la réconciliation avec Dieu.

Dieu est à la fois la partie adverse et le juge. Tous les hommes ont affaire à cette partie adverse, bien plus, ils sont déjà en chemin avec elle.Quel devrait donc être le suprême souci de tout homme coupable ? C’est évidemment d’être libéré de la partie adverse. Matthieu à un autre point de vue, dit : être d’accord avec elle. L’idée fondamentale est celle de la réconciliation, qui ne s’obtient que par le pardon des péchés. Si cette réconciliation n’a pas lieu avant le moment où le coupable comparaît devant le juge, il ne reste que l’inévitable châtiment, la prison. Ce condamné pourra-t-il jamais payer la dernière pite ? Là-dessus, Jésus garda le silence.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel 

◊ La Bible au quotidien  : cliquez ici pour lire l’article → Avoir la foi en Dieu : LE DISCERNEMENT

Pasteur marc Pernot : « Si tu sais ce que tu fais : tu es heureux »

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