Lundi de la trentième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 25 octobre 2021

Lc 13,10-17 Le jour du Seigneur vécu par une femme courbée - Jardinier de  Dieu

Michel Houyoux  Michel Houyoux fut Professeur de sciences du secondaire à Mons chez Collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et au Burundi (5Afrique centrale). Il est aussi diacre permanent dans le doyenné de Florennes en Belgique.
x

# La parabole du grain de sénevé dénommée aussi le sénevé ou, le grain de moutarde, est une métaphore sur le christianisme. Selon Jean Chrysostome, dans son homélie 46 chapitre 2, le grain de sénevé est en fait l’image des Évangiles, qui ont grandi et sont devenus une des paroles les plus répandues sur toute la terre1. Le grain de sénevé, c’est aussi la foi de tout homme. Le Levain est une parabole de Jésus Christ écrite dans deux Évangiles. Elle est une métaphore qu’il est possible d’interpréter de deux manières opposées. « Certains affirmèrent que le levain représente l’œuvre divine et que le pain est le monde.

x

Selon ce point de vue, l’église est le levain qui agit dans le monde. L’autre interprétation présente une explication tout à fait contraire : c’est plutôt l’influence du monde qui se propagerait à l’intérieur de l’église. Dans l’histoire de l’église, ces deux interprétations eurent leur part de popularité. La majorité des commentateurs bibliques de notre époque préférèrent la première option, c’est-à-dire que l’église exerce une influence comparable à celle du levain dans la pâte – elle pénètre et transforme le monde. » A propos du mauvais levain, Jésus prévint ses disciples : « Méfiez-vous du levain des pharisiens ! » (Mt 16, 6), montrant par là que les disciples reçurent en eux quelque-chose de mauvais au contact des pharisiens. Peut-être des angoisses, peut-être également des signes extérieurs qu’ils furent perfectibles dans leur rôle de prêtres ?

x

En tout état de cause, Jésus chercha à montrer à ses disciples qu’ils eurent le contrôle sur ce qui se passa à l’intérieur de leur cœur. A eux de demander au Seigneur que la paix revienne en eux afin de chasser ce mauvais levain. Après avoir été utilisé dans le cadre de la parabole des talents, le terme d’enfouissement fut employé dans un sens différent, peu après le concile Vatican II : suivant la parabole du levain (Matthieu 13, 33), il s’agissait pour les chrétiens, d’être comme le levain enfoui discrètement et sagement dans la pâte, et de la faire lever.  : Jésus leur dit cette autre parabole : « Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée. ».Cet enfouissement des années 1960-1970 portait la conviction que le monde allait nécessairement dans le bon sens et qu’il fallait précisément se laisser porter pour le bonifier. Dès le pontificat de Jean-Paul II, cette pastorale fut corrigée, en invitant notamment les écoles à faire une annonce explicite de l’Évangile. Ainsi, en 2013, Mgr Castet, évêque de Luçon, déclara : « Le temps de l’enfouissement est dépassé. La foi des chrétiens doit savoir se faire entendre et participer au débat public.».

x

De l’évangile selon Luc

10 Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. 11 Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. 12 Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » 13 Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.

14 Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » 15 Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? 16 Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

17 À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. 10 Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. 11 Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. 12 Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »

13 Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu. 14 Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » 15 Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?

16 Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » 17 À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.  (Lc 13, 10-17)

La puissance du royaume de Dieu

Le miracle. Jésus enseignait dans une synagogue un jour du sabbat, lorsque survint une femme courbée par un esprit d’infirmité depuis dix-huit ans. Jésus lui annonça sa guérison et lui imposa les mains. Elle se redressa et glorifia. Le chef de la synagogue invita les assistants à amener leurs malades les six jours de la semaine et non le sabbat. Jésus rappela à ces hypocrites qu’ils détachaient le jour du sabbat leurs bêtes pour les abreuver et il n’eutt pas le droit de délivrer cette fille d’Abraham du lien qui la retenait depuis dix-huit ans !

Deux paraboles

Jésus conclut de l’acte qu’il vint d’accomplir la puissance du royaume et il la représenta dans deux paraboles : la parabole du grain de sénevé qui montre la puissance d’extension du royaume. La parabole du levain qui montra sa puissance de transformation. L’histoire de cette guérison  fut relatée par Luc seul. Un esprit d’infirmité est un état maladif attribué à un mauvais esprit. Jésus lui-même confirma cette opinion. Le mal parut avoir eu son siège dans le système nerveux ; de là une contraction qui tint cette pauvre femme courbée, et cela, depuis dix-huit ans !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS