Vendredi de la trentième Semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 29 octobre 2021

Le jour du Seigneur est aussi jour de guérison et de joie!

 Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat ?

Michel Houyoux

Le sabbat ou shabbat (hébreu : שבת) est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent l’Ancien Testament (ou Torah) : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme.

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La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour de repos, souvent nommé « jour du Seigneur », vers le dimanche, jour du repos dominical. Cependant, divers mouvements religieux chrétiens sabbatistes (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) continuent de garder le samedi au lieu du dimanche comme « jour à part ». L’Église éthiopienne orthodoxe connaît aussi dans certaines régions une pratique du « Sabbath », un jour de repos qui ne se confond pas avec le dimanche14. Cette pratique est liée à la revendication du « double sabbat » portée par le mouvement dirigé par Ewostatewos aux XIIIe – XIVe siècles.
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Les adventistes affirment que le sabbat est le «sceau de Dieu». Dans l’énoncé du Quatrième commandement figure ce qu’ils appellent le «sceau de Dieu», c’est-à-dire son titre, son nom et l’espace dans lequel il est valable. Ils opposent ce sceau à la marque de la bête. Ils se fondent sur l’Evangile selon Matthieu 5:17-18 (Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir) pour soutenir l’idée de la continuité du jour de sabbat. Ils affirment également que le sabbat sera toujours en vigueur aux jours de la fin, se référant au chapitre 24 de Matthieu.
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L’Église de Dieu (Septième Jour) est l’héritière de congrégations sabbatariennes venues d’Europe (Angleterre, Hollande, Moravie, Hongrie). L’Église retrace son histoire en remontant aux apôtres, en passant par divers congrégations médiévales gardant le sabbat, comme les Vaudois, apparus avec les disciples de Pierre Valdo, et le paulicianisme. La Guérison de l’homme à la main paralysée est un miracle de Jésus-Christ. Il est raconté dans les trois évangiles synoptiques. Il se veut preuve du divin. Le docteur de l’Église Jean Chrysostome dit sur ce passage de la Bible que par ce miracle, Jésus veut lutter contre l’aveuglement des cœurs.
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Il veut montrer sa compassion, et aussi essayer de faire comprendre par ce miracle, par cette maïeutique que l’humain doit s’appliquer à faire le bien quel que soit le jour. Pour l’époque ce n’était pas évident face à des règles strictes qui ne poussaient pas l’humain à écouter les vertus plus que la loi existante.

De l’évangile selon Luc

01 Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.02 Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. 03 Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » 04 Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. 05 Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » 06 Et ils furent incapables de trouver une réponse. (Lc 14, 1-6)

Repas chez un pharisien

Jésus accepta une invitation un jour de sabbat chez un pharisien. Il y fut observé par les convives. Entré dans la maison, il aperçut un hydropique. Il demanda aux assistants s’il fut permis de le guérir. Ils se turent. Jésus guérit et congédia le malade ; puis il se justifia en alléguant la pratique de ses adversaires qui, malgré le sabbat, retirèrent du puits leur fils ou leur bœuf. Le pharisien qui l’invita avec beaucoup d’autres convives fut désigné comme l’un des chefs de ce parti, à la fois politique et religieux, était membre du sanhédrin. Jésus, selon sa coutume, accepta cette invitation, même en un jour de sabbat.

L’hostilité décidée que manifestèrent alors les pharisiens contre Jésus donna à cette acceptation un caractère tout particulier de support et de charité. Ils l’observèrent ; et d’autres pharisiens, également invités, épièrent Jésus, de même que le fit le maître de la maison, pour le surprendre en quelque faute contre la loi du sabbat. Peut-être même avaient-ils déjà aperçu le malade qui se trouvait là et pensaient-ils que Jésus le guérirait.

Les pharisiens l’avaient fait venir à dessein, afin de lui tendre un piège. Il ne faut pas rendre des pharisiens plus mauvais qu’ils ne sont. Comme cette scène se passa avant qu’on se fût mis à table, on put la placer dans quelqu’une de ces cours intérieures qui, en Orient, précèdent les appartements ; et l’on conçoit que le malade se fût timidement approché jusque-là, espérant être guéri, mais n’osant rien demander, parce que c’était le sabbat et à cause des pharisiens.

Quelquefois Jésus se contenta d’un léger attouchement, quand il ne guérissait pas par sa seule parole, ce qu’il faisait le plus fréquemment. Jésus n’eut pas l’intention de donner à ses convives une leçon de politesse ou de modestie. Tous ces hommes recherchèrent la première place, parce qu’ils furent orgueilleux devant Dieu ; et jamais ils ne devinrent humbles les uns à l’égard des autres, au point que l’un estime l’autre plus excellent que soi-même, avant de s’être humiliés devant Dieu dans le sentiment d’une profonde repentance. Ce fut le commentaire que Jésus donna de sa parabole dans les paroles qui la terminèrent : s’élever devant les hommes a pour conséquence certaine d’être abaissé devant Dieu et l’inverse.

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » (Lc 14, 1-6)

 Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam  Le vendredi 29 octobre 2021 ♦ Vendredi de la 30e semaine, année impaire

◊ Envie de Parole  : cliquez ici pour lire l’article →   Le repas chez Simon Luc 7, 36-50

Prédication du Professeur Marc Boss (Institut de Théologie Protestante)

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