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Mercredi de la trente-et-unième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire

Posté par diaconos le 3 novembre 2021

Dimanche 8 septembre 2019 23ième DIM TO (C)  « Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple »

Michel Houyoux

# La Tour inachevée est une parabole écrite dans l’Évangile selon Luc. Elle aborde les thèmes de la réflexion, du renoncement et du pardon. Le docteur de l’Église Grégoire le Grand consacre son homélie 37 à ce passage de la Bible. Il a nommé son discours « Les conditions pour être disciple ».

« Si notre âme prend en considération la nature et l’abondance de ce qui lui est promis dans les cieux, elle fera bon marché de tout ce qu’elle possède en cette terre » dit Grégoire le Grand. « Mais on ne peut parvenir à ces grandes récompenses que par de grandes et laborieuses épreuves … Nous devons faire précéder toutes nos actions d’un effort de réflexion ..
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Lavez donc par vos larmes les taches de vos pêchés; effacez-les par les aumônes; expiez-les par le saint sacrifice ». Le saint conclut en disant qu’il faut mettre son espoir dans le Rédempteur et non pas dans les biens matériels . Le dominicain Jean Tauler précise quant à porter sa croix, quant à renoncer : « Il est donc juste que nous pratiquions le plein renoncement pour acquérir le pur bien qui est Dieu, et qu’ainsi nous suivions notre Chef ». Pour lui il faut savoir tout perdre pour Dieu, et en plus souffrir.
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Le trésor caché, ce sont les Évangiles pour Jean Chrysostome2. Le plus important pour un homme est d’avoir la foi. Mais pas en la laissant seule, mais en la nourrissant d’actes qui suivent les valeurs défendues par Jésus comme la charité, le pardon, et surtout rester à l’écoute, spécifie-t-il. Il parle de cela en citant une autre métaphore : la parabole du filet.
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La parabole sur Les Noces donnée par Jésus-Christ se conclut par la phrase devenue célèbre proverbe : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ». Cette sentence résume à elle seule l’explication de la métaphore, et rappelle bien d’autres paraboles du Christ : il faut croire et suivre les vertus de l’Église afin de pouvoir être choisi et accéder au Ciel, et non aux ténèbres de la damnation. Jan Luyken : L’homme sans vêtement de noces, issu de la Bible Bowyer. Cette parabole figure également dans le livre des proverbes.

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De l’évangile selon Luc

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : 26 « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. 27 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

28 Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? 29 Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui : 30 “Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”

31 Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ? 32 S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix. 33 Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.» (Lc 14, 25-33)

Conditions nécessaires pour suivre Jésus

De grandes foules firent cortège à Jésus. Jésus les prévint que pour être son disciple, il fallait être capable de haïr les siens et porter sa croix en le suivant .

Deux paraboles destinées à enseigner la prévoyance

  1. L’homme qui bâtit une tour Jésus invita ceux qui se décidèrent de bâtir une tour, devaient calculer la dépense, de peur de s’attirer les moqueries, s’il ne put venir à bout de son entreprise.
  2. Le trésor caché, ce sont les Évangiles pour Jean Chrysostome 2. Le plus important pour un homme est d’avoir la foi. Mais pas en la laissant seule, mais en la nourrissant d’actes qui suivent les valeurs défendues par Jésus comme la charité, le pardon, et surtout rester à l’écoute, spécifie-t-il. Il parle de cela en citant une autre métaphore : la parabole du filet Qu’ils soient prudents, comme un roi qui n’entreprit la guerre que s’il se sentit de force à vaincre.

Celui qui ne renonce pas à tout ne peut être un disciple de Jésus. Les disciples eurent un beau rôle, celui du sel, mais s’ils ne le remplirent pas, leur condition fut d’autant plus misérable. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. Jésus, après avoir quitté la maison du pharisien reprit la route de Jérusalem.

Parmi ces grandes foules qui faisaient route avec lui se trouvaient des pèlerins qui allaient aussi à Jérusalem pour la fête de Pâques. Il y avait encore chez la plupart un entraînement enthousiaste et charnel ; Jésus, pour dissiper tout malentendu et pour les mettre en garde contre une profession précipitée, leur adressa un avertissement sérieux, sévère même.

 « Et quiconque ne porte pas sa propre croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 27) . Le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même était animé et dont il devait donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances eurent pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort.

« Et quiconque ne porte pas sa propre croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. » (Lc 14, 27) . Le renoncement absolu que Jésus prescrivit ne suffit pas pour faire d’un homme son disciple ; il n’y a pas seulement des affections et des biens à sacrifier, il y a des souffrances à endurer dans cet esprit d’obéissance et d’amour dont Jésus lui-même était animé et dont il devait donner l’exemple jusqu’à son dernier soupir.

Ces souffrances eurent pour emblème l’instrument qui servit au supplice de Jésus. Comme Jésus, chaque disciple a sa propre croix, qu’il doit porter en le suivant. Or, la croix est toujours et pour tous un instrument d’ignominie, de souffrance et de mort.

« Cet homme a commencé à bâtir, et n’a pu achever !  » (Lc 24, 30) Le but de cette parabole, comme de la suivante, est de motiver l’exhortation, impliquée dans la règle précédente, à s’examiner soi-même pour voir si l’on est capable de remplir ces sévères conditions.

Être disciple de Jésus, le suivre, l’imiter en toutes choses, jusqu’à la croix, jusqu’à la mort, est une tâche difficile, bien plus au-dessus de nos forces que bâtir une tour ou une forteresse n’est au-dessus de la fortune d’un pauvre ; ce n’est donc pas avec l’enthousiasme éphémère d’une première émotion religieuse qu’on doit s’engager dans cette difficile carrière.

Il faut s’asseoir, se recueillir, calculer la dépense, avant de faire hautement profession d’être disciple de Jésus. Sans cette précaution, on court le risque de provoquer les moqueries du monde et de devenir une cause d’opprobre pour l’Évangile.

La seconde parabole a le même sens que la première, avec cette nuance que la vie chrétienne n’est plus comparée à une tour dont la construction exige une grosse dépense, mais à une guerre périlleuse contre un ennemi dont les forces sont bien supérieures à celles que nous pouvons lui opposer par nous-mêmes. Mieux vaudrait rester en paix avec cet ennemi, que de s’exposer à de honteuses défaites.

« Plutôt rester un honnête homme religieusement obscur, que de devenir ce qu’il y a de plus triste au monde, un chrétien inconséquent. » (Godet) Telle fut la conclusion de tout ce discours. Il y a quelque chose de saisissant dans ce mot répété pour la troisième fois : ne peut être mon disciple.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Il est spacieux le chemin qui mène à la perdition

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  →  Témoignage de frère Antonio-Ryo Sato

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam  : cliquez ici pour lire l’article  → Mercredi de la 31e semaine, année impaire

◊ Parabole de sagesse    : cliquez ici pour lire l’article  → Construction de la tour parabole - Luc 14.28-30 – Exégèse

Enseignement du Père René-Luc : « Des Paraboles pour mieux aimer Jésus et le faire aimer ! »

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