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Mercredi de la trente-deuxième semaine du temps ordinaire – Année B

Posté par diaconos le 10 novembre 2021

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Michel Houyoux
Michel Houyoux  Professeur  retraité du chez Collège saint Stanislas à Mons (Belgique) et diacre permanent
La guérison des dix lépreux est un des miracles de Jésus-Christ rapporté dans l’Évangile selon Luc. Ce miracle souligne l’importance de la gratitude, et aussi de la foi car Jésus ne dit pas : « Mon pouvoir t’a guéri » mais attribua la guérison à la foi des suppliants. Pour le Père Joseph-Marie, ces dix lépreux représentent l’humanité tout entière, prise dans le péché, et par rapport à Dieu oublié. Cependant les lépreux savent encore prier, et Jésus parce qu’ils lui montrent qu’ils veulent suivre sa parole, les guérit.
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Pour autant un seul lépreux croit pleinement au Christ. L’espérance et la foi, deux des vertus primordiales pour l’Église sont dans ce miracle comme dans beaucoup d’autres mises en avant . . Saint Bruno de Segni confirma que ces dix lépreux représentèrent l’humanité. Ce miracle reflète la miséricorde de Dieu. Le lépreux qui vint revoir le Christ est l’image des baptisés. Pour le saint la foi est primordiale : «C’est donc la foi qui sauve, la foi qui justifie, la foi qui guérit l’homme dans son âme et dans son corps » .
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Pour Benoît XVI, il y a bien dans ce miracle deux niveaux de guérison : celle du corps, et celle de l’âme. La lèpre de l’humanité est l’orgueil et l’égoïsme qui créent la violence et la haine. Dieu qui est Amour est le remède face à ses plaies. Et le saint-Père à l’image du Christ de dire : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ( Mc 1, 15) . D’autre part, il est important de noter la nationalité de celui qui croit véritablement et va rendre grâce au Seigneur : c’est un samaritain, non un juif car n’oublions pas de le souligner que le Christ lui-même a dit à la femme samaritaine que le salut vient des juifs (Jn 4, 22).
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S’il se trouve donc que le vrai croyant n’est pas juif, ceci entraîne l’universalité de la foi et du Salut en Jésus qui n’est pas venu comme le Messie des juifs mais le Sauveur du monde entier. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn3, 16) .La lèpre (ou maladie de Hansen est une maladie infectieuse chronique due à Mycobacterium leprae, une bactérie proche de l’agent responsable de la tuberculose, identifiée par le Norvégien Gerhard Armauer Hansen en 1873.
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Celle-ci touche les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, et provoquant des infirmités sévères. Elle est endémique dans certains pays tropicaux (en particulier d’Asie). La lèpre est une maladie peu contagieuse. La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant en 1909, à la demande de la Société de pathologie exotique, « l’exclusion systématique des lépreux » et leur regroupement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie. La maladie est aujourd’hui traitable par antibiotiques ; des efforts de santé publique sont faits pour le traitement des malades, l’équipement en prothèses des sujets guéris, et la prévention. .
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De l’évangile selon Luc

11 Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. 12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance 13 et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » 14 A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. 15 L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.

16 Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. 17 Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? 18 Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » 19 Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » (Lc 17, 11-19)

Les dix lépreux

Comme Jésus poursuivait sa route vers Jérusalem et passait entre la Samarie et la Galilée, dix lépreux le rencontrèrent, et, de loin, implorèrent sa pitié. Dès qu’il les vit, Jésus leur ordonna d’aller se montrer aux sacrificateurs. En y allant, ils furent guéris.. L’un d’eux revint glorifiant Dieu ; et se jetant aux pieds de Jésus, il lui rendit grâces. C’était un Samaritain. Sa conduite inspira à Jésus cette réflexion attristée : Les dix ne furent-ils pas guéris ? Ne se trouva-il aucun des neuf autres qui revinrent, comme cet étranger, pour donner gloire à Dieu ? Puis il dit au lépreux : « Va, ta foi t’a sauvé.

Luc donna une nouvelle indication de ce long voyage de Jésus vers Jérusalem, interrompu et retardé par diverses excursions et de nombreux travaux. Dans ce moment il passait entre la Samarie et la Galilée, en se dirigeant de l’ouest à l’est vers le Jourdain et la Pérée. Il ne suivit pas, pour se rendre à Jérusalem, l’une des deux routes ordinaires, par la Pérée ou par la Samarie.  Ces lépreux, exclus par la loi de toute communication avec la société s’étaient réunis, afin de se rendre mutuellement les soins que tout le monde leur refusait.

Ce fut à cause de la même interdiction qu’ils s’arrêtèrent à distance et durent ainsi élever la voix pour implorer la pitié de Jésus. Les sacrificateurs avaient seuls le droit de constater la guérison d’un lépreux et de le réintégrer dans ses privilèges d’Israélite. Jésus n’estima pas que la guérison miraculeuse dont ils furent l’objet dispensa ces lépreux d’observer la loi ; et, en même temps, comme ils devaient aller en se confiant en sa seule parole, c’était pour eux un exercice de foi.

Ils furent guéris comme ils s’en allaient, dans l’acte même de leur obéissance à la parole de Jésus. Et cette guérison fut si complète, qu’ils n’en eurent aucun doute. Cet homme qui possédait moins de lumières que ses compagnons israélites, les surpassa de beaucoup par son ardente reconnaissance pour un bienfait si inespéré. Il en fit remonter la gloire jusqu’à Dieu, mais il n’oublia pas celui qui le lui a immédiatement conféré ; il lui en rendit grâces avec une profonde humilité.

 « Ne s’est-il trouvé que cet étranger qui soit revenu pour donner gloire à Dieu ?  » (Lc 17, 19) Jésus prononça ces paroles avec la tristesse que lui inspira l’ingratitude des enfants de son peuple. « Les premiers seront les derniers ». Jésus fit ressortir ailleurs le même contraste entre des Juifs et un Samaritain (Luc 10.31-33).  La foi de cet homme, puis sa vive reconnaissance envers Dieu et envers Jésus furent certainement le point de départ d’un développement tout nouveau dans sa vie religieuse, le dernier terme fut le salut le son âme.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux  : cliquez ici pour lire l’article → Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → mercredi de la 32e semaine, année impaire

◊ Chrétiens en marche   : cliquez ici pour lire l’article → Les   dix lépreux

Campus protestant : « Jésus guérit dix lépreux »

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