Jésus Christ est le roi de l’Univers

Posté par diaconos le 15 novembre 2021

 C’est toi-même qui dis que je suis roi

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La fête du Christ Roi est une fête catholique, instituée par le pape Pie XI, en 1925, par l’encyclique Quas primas, afin de mettre en lumière l’idée que les nations devraient obéir aux lois du Christ. À l’origine, elle était célébrée le dernier dimanche d’octobre qui précédait la Toussaint ; c’est toujours le cas pour ceux qui sont attachés à la forme tridentine du rite romain. Depuis la réforme liturgique de 1969, les catholiques la célèbrent le dernier dimanche du calendrier liturgique, vers la fin du mois de novembre, le dimanche qui précède le premier dimanche de l’Avent, lequel est le début de l’année liturgique). Par ailleurs, l’orientation et le nom même de la fête ont été changés : devenue la fête du Christ Roi de l’univers, elle met l’accent sur l’idée que dans le Christ toute la création est récapitulée.

L’Eglise catholique enseigne que le monde est transformé par la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus-Christ. Cette fête a été instituée par le pape Pie XI en 1925 ; il demanda  onze ans plus tard la dédicace de la première cathédrale sous ce vocable. Il la plaça immédiatement avant la fête de la  Toussaint (symboliquement, le roi entraîne derrière lui ses sujets vers la victoire ; il faut qu’Il règne pour que ses sujets profitent du royaume). Vient ensuite la période de l’Avent, qui précède Noël de quatre semaines.

La fête du Christ Roi fut instituée grâce au dévouement et au travail immense réalisé par Georges et Marthe de Noaillat. À la demande deBenoî XV, puis du pape Pie XI, ils réunirent pendant six années les signatures de centaines d’évêques et de milliers de fidèles réclamant l’institution d’une fête du Christ-Roi accompagnée d’une encyclique proclamant sa « Royauté universelle ».

La volonté du pape fut de préparer ainsi les peuples chrétiens à recevoir la définition solennelle de ce grand dogme si méprisé aux xixe et xxe siècles. Un immense mouvement prit sa source à Paray-le-Monial, la Providence unissant les demandes du Sacré-Cœur à son règne sur toutes les sociétés, et aboutit à la première fête solennelle du Christ Roi et à la promulgation de l’encyclique Quas primas le 11 décembre 1925. Elle est fêtée au plus tôt le 20 novembre au plus tard le 26 de ce mois.

De l’évangile selon Jean

33 Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » 34 Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » 35 Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » 36 Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs.

En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » 37 Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité  écoute ma voix. » » (Jn 18, 33b-37)

Jésus devant Pilate

« Pilate rentra donc dans le prétoire, et il appela Jésus et lui dit : « Toi, tu es le roi Les Juifs ? » (Jn 18, 33) Le ton de ces paroles fut  celui de l’étonnement et de l’ironie. Mais cette question de Pilate que rien ne motiva dans ce qui précède ne se comprend qu’en admettant que les Juifs, malgré leur prétention finirent par articuler leur accusation  qui fut rapportée par Luc.  par Luc. Le chef principal de cette accusation était que Jésus se disait être Messie, Roi.

L’iniquité du procédé des Juifs consista à transformer le grief religieux pour lequel ils  condamnèrent Jésus en une accusation politique, qu’ils renforcèrent de cette calomnie : « Il défend de payer le tribut à César »  Jésus lui répondit :  « Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? » (Jn 18, 34) 

La question de Jésus fut diversement interprétée. Meyer pensa que Jésus fit usage du droit qu’eut tout accusé de connaître ses accusateurs, car il ne pouvait supposer que Pilate prit le titre de roi dans un autre sens que son sens politique. Mais quel eut été le but d’une telle question ? Si Jésus voulut se renseigner sur ses accusateurs, pourquoi demanda-t-il à Pilate : «  Est-ce de toi-même que tu dis cela ?. » D’autres pensèrent que Jésus voulut rendre suspecte, pour Pilate, une accusation qui vint de ses ennemis.

Mais tout cela ne rend pas bien compte de la double question de Jésus.  : il fit  une distinction importante : dans le sens politique qu’un Romain devait donner à ce titre de roi, il put simplement le nier, mais, dans la signification théocratique et religieuse que les Juifs donnaient au nom de Messie, Roi, il se serait bien gardé de le refuser, car il se serait mis en contradiction avec ses propres paroles.

C’est pourquoi il demanda à Pilate s’il fut arrivé par lui-même à le soupçonner d’aspirer à la royauté  ; en ce cas, il aurait répondu par une simple dénégation, certain que ce titre de roi ne pouvait impliquer que des visées politiques. Si cette question fut suggérée à Pilate par le sanhédrin, la franchise fit à Jésus un devoir de  s’expliquer sur ce titre de Messie, qu’il eut réellement revendiqué et sur le sens dans lequel il le prit. Trois fois Jésus prononça avec solennité ce mot mon royaume,  ma royauté. 

 

Par son origine, par sa nature, par son esprit, par son but, elle n’a rien de commun avec les royautés de ce monde ; elle n’émane pas de l’humanité déchue et corrompue, ni d’aucune force qui soit en elle ; mais elle vient d’en haut, du ciel. La preuve que Jésus en donna, ce fut qu’il répudia, pour établir cette royauté, toutes les armes charnelles et terrestres ; ses serviteurs ne combattirent pas pour sa cause ; il n’agira que sur les cœurs, par la puissance de la vérité divine.

Quels furent ces serviteurs ? Ceux qu’il aurait eus, dont il n’aurait pas manqué de se pourvoir, si son règne était de ce monde ; ainsi répondirent quelques exégètes (Lücke, de Wette, Tholuck) ; mais, selon d’autres (Meyer, Weiss, Godet), Jésus entendit par là les serviteurs qu’il eut réellement, ses adhérents, ces multitudes qui l’acclamèrent quelques jours auparavant, lors de son entrée à Jérusalem et qui voulurent le proclamer roi (Jean 6, 15).

Qui dira ce que Jésus, avec son pouvoir sur les masses, aurait pu faire d’elles, s’il avait voulu exciter leur enthousiasme et leurs passions nationales ? L’une et l’autre de ces interprétations sont admissibles. Ce qui ne le fut pas, ce fut d’entendre par ces serviteurs les anges, comme le firent Bengel et Stier, Jésus aurait-il exprimé une telle pensée en présence de Pilate ?

Pilate conclut que Jésus s’attribua réellement une royauté quelconque, dont il ne comprit pas la nature et il s’écria avec étonnement :  « Tu es donc roi ? »  Parla-t-il  avec ironie, ou avec mépris ? Impressionné par les paroles et la dignité de Jésus, devint-il plus sérieux, comme l’indiqua la suite de ces transactions ? Les interprètes furent partagés sur ce point, difficile à décider. Tu le dis est une affirmation directe qui signifie : oui, comme tu le dis. Jésus ajouta avec solennité :  « Je suis roi, en rendant témoignage à la vérité. »

Pilate conclut des paroles qui précèdent que Jésus s’attribue réellement une royauté quelconque, dont il ne comprend pas la nature et il s’écrie avec étonnement : Tu es donc roi ? Parle-t-il encore avec ironie, ou avec mépris ? Ou bien, impressionné par les paroles et la dignité du Sauveur, est-il devenu plus sérieux, comme semble l’indiquer la suite de ces transactions ? Les interprètes sont partagés sur ce point, difficile à décider.

Jésus ajouta avec solennité : Je suis roi et il explique dans quel sens il l’est, en rendant témoignage à la vérité. Être roi par la vérité, c’est la seule royauté véritable.  Être de la vérité, c’est en dépendre, se sentir en harmonie avec elle se soumettre avec joie à son influence , comme être de Dieu, , c’est lui appartenir par le cœur. Jésus désigna ainsi ceux que le Père attire à lui ; et ceux-là écoutent sa voix  et la reconnaissent avec bonheur.

Par ces paroles, Jésus s’expliqua sur sa royauté ; il  déclara qu’il est roi et avec quelle destination il l’est ; d’autre part, quels sont les sujets de son royaume ; et ainsi il a pleinement résolu la question posée par Pilate. ( Meyer) Pilate lui dit : «  Qu’est-ce que la vérité »  Pilate, dans cette question qu’il jeta avec une superbe indifférence, sans attendre de réponse, manifesta toute la présomptueuse légèreté de l’homme du monde, en même temps que la sagesse à courte vue de l’homme d’État, qui ne crut qu’au règne de la violence et de la ruse.

Après cela, Pilate, ne voyant plus en Jésus qu’un exalté fort peu dangereux, le déclara innocent quant à l’accusation politique formulée contre lui. Mais au lieu de le renvoyer libre, par crainte des Juifs, qu’il ne voulut pas s’aliéner davantage, il recourut à divers expédients pour le délivrer. Le premier fut de renvoyer Jésus à Hérode  ; le second fut d’offrir aux Juifs de leur relâcher Jésus, en prenant occasion du privilège qu’ils avaient de demander, à la fête de Pâque, la libération d’un prisonnier.

 Diacre Michel Houyoux

 Compléments

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Le Christ, roi de l’Univers

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Fête du Christ Roi de l’univers

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊ Croire   : cliquez ici pour lire l’article →   Christ Roi : Jésus, roi de l’univers

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