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Samedi de la trente-quatrième semaine du Temps Ordinaire — Année B

Posté par diaconos le 27 novembre 2021

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Michel Houyoux

     Michel Houyoux, Professeur retraité du collège Saint Stanislas à Mons (Belgique) et Diacre permanent
#La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance. Cette venue définitive, eschatologique (à la fin des temps), se distingue de la résurrection de Jésus qui comporte une double promesse, celle de la venue en gloire (sa parousie) et celle de la résurrection des morts. La symbolisation varie entre le catholicisme, où le Christ est en gloire et en majesté, et l’orthodoxie, où l’attente est symbolisée par un trône vide.
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Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes. Adolf Deissmann démontra que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d’un prince ou d’un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence. Le symbole de Nicée, au IVe siècle, professe la parousie en ces termes : « Sedet ad dexteram Patris.
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Et iterum venturus est cum gloria iudicare vivos et mortuos, cuius regni non erit finis. (Il est assis à la droite du Père, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin.) » . Dans la philosophie hellénistique, le mot décrit la présence effective de divinités. Platon l’employa pour désigner la présence des idées dans les choses. Augustin d’Hippone, dans le livre XX de La Cité de Dieu, cita les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament qui évoquent le jour du Jugement.
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Il confirma que le Christ reviendra d’abord pour le Jugement, après quoi les morts ressusciteront. La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps.
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La parousie inaugure les temps messianiques et l’avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d’établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre. Cette seconde venue fut annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l’Évangile selon Jean. Dans la Dogmatique de Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ.
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Karl Barth en distingua trois manifestations : la première figure de la parousie est pour lui l’événement pascal, autrement dit la Résurrection de Jésus ; la deuxième, ou « figure médiane », est le « don de l’Esprit saint » lors de la Pentecôte, l’effusion de l’Esprit à l’Église ; la troisième, la « dernière figure », est l’« arrivée de Jésus-Christ en tant que finalité de l’histoire de l’Église, du monde et de chaque homme »
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. C’est ainsi que Barth définit le « Jour dernier » : la « nouvelle venue » de ce qui est arrivé auparavant, le « nouvel être avec nous de celui qui était avec nous ». Cette triple manifestation de la parousie ne doit pas être décomposée en trois événements distincts ; elle doit au contraire être appréhendée dans son unité.
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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.   Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme.» (Lc 21, 34-36)

L’attente du retour du Christ

De ces grands événements futurs, Jésus ramena la pensée des disciples sur eux-mêmes et sur la vie morale et religieuse qui dut les y préparer. Deux pièges leur furent tendus : les voluptés charnelles qui appesantissent le cœur et les soucis de la vie. Jésus les signala aussi ailleurs (Lc 8, 14)

»Car comme un filet il viendra sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. » (Lc 21, 35) Ce jour-là, le grand jour de l’avènement de Jésus qui vint d’être annoncé et qui, partout dans l’Écriture, est représenté comme inattendu, un objet d’universelle surprise  Jésus adressa ces paroles à ses disciples de tous les temps. Il voulut qu’ils attendirent ce jour-là dans une sainte vigilance, comme pouvant les surprendre à chaque instant ; de là l’ignorance dans laquelle Jésus les laissa sur le temps de sa venue.

L’Église primitive vivait dans l’attente du prochain retour de Christ et cette attente demeure la vraie disposition du chrétien, d’autant plus qu’il est dans l’incertitude de l’heure de sa mort. La vigilance et la prière sont les deux grands moyens d’échapper aux dangers de la dernière épreuve et de subsister en présence du fils de l’homme (Mt, 26.41). Quelle majesté il y a dans cette parole, par laquelle celui qui est le fils de l’homme s’annonça comme le juge du monde !

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Redressez-vous et relevez la tête (Lc 21,28)

Liens avec d’autres sites chrétiens

◊Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Samedi de la 34e semaine, année impaire

◊ Abbé Georges de Nantes : cliquez ici pour lire l’article →  Vivre dans l’ardente attente du retour du Christ

  Pasteur Marc Pernot : « Attendre le Christ ? ou Attendre du Christ ? »

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