Deuxième dimanche de l’Avent de l’année C

Posté par diaconos le 29 novembre 2021

Rendez droits les chemins du Seigneur

 Deuxième dimanche de l'Avent de l'année C dans Catéchèse 20201206-01

Michel Houyoux      Michel Houyoux, Professeur retraité  du  Collège saint Stanislas à Mons 5Belgique) et diacre mermanent
 # Jean le Baptiste, fut un personnage majeur du christianisme et de l’islam. Sur le plan historique, son existence fut attestée par un passage de Flavius Josèphe, il fut un prédicateur juif du temps de Jésus de Nazareth. L’Évangile selon Jean localisa l’activité du Baptiste sur les rives du Jourdain et à Béthanie au-delà du Jourdain. Jésus y vécut un temps dans son entourage et y recruta ses premiers apôtres.
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Les Évangiles synoptiques synchronisent le début de l’activité de Jésus avec l’emprisonnement de Jean. L’audience de ce prophète apocalyptique fut tellement importante, qu’elle suscita la réaction d’Hérode Antipas, qui, le voyant rassembler ses partisans, craignit qu’il ne provoqua une révolte. Dans les Évangiles synoptiques, le Baptiste fut tué, parce qu’il avait critiqué le mariage d’Antipas avec Hérodiade.
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Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui annonça la venue de Jésus de Nazareth. Il le a baptisa sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie. Le catholicisme romain en a fit un saint et lui consacra deux fêtes : le 24 juin qui commémore sa naissance, fixée six mois avant Noël pour se conformer au récit d’enfance de l’Évangile selon Luc, et le 29 août qui célèbre la mémoire de sa décapitation. La religion mandéenne en fait son prophète principal. Il est considéré par l’islam comme un prophète descendant de ‘Imrān.
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D’après l’Évangile selon Luc, Jean fut le fils de Zacharie, un prêtre qui assura des fonctions au Temple de Jérusalem. Il appartint à une famille sacerdotale. « Jean est un cohen-prêtre rural qui prôna un pardon des péchés par le baptême et non par les rites du Temple. Il fut surtout un solitaire à l’ascèse proverbiale (Mt 11, 18) non sans parallèle à l’époque » Ses traits et ses mœurs rappellèrent d’assez près ceux de Bannos, dont Flavius Josèphe se fit l’émule dans sa jeunesse. À partir de son analyse des Mandéens qui se donnèrent le nom de nasôrayya (observants) et ce que dirent les Pères de l’Église de la secte des nasaréens..
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André Paul estima que le nom Nasôréens (nasôrayya) fut donné aux disciples de Jean le Baptiste. « En arabe selon T. Fahd dans la notice « Sabi’a » de l’Encyclopédie de l’Islam, natsoraye/observants désigne l’une des deux branches de la secte musulmane des Sabi’un ou sabéens, des baptistes apparentés aux elkasaïtes au VIIe siècle et considérés dans le Coran comme faisant partie des Gens du livre/ahl al-kitab.» L’évangile attribué à l’apôtre Jean localisa l’activité de Jean le Baptiste sur les rives du Jourdain. Les pratiques de Jean et celles des esséniens n’ont que peu de rapports.

De l’évangile de Jésus Christ selon saint Luc

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.

Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ;    et tout être vivant verra le salut de Dieu.» (Lc 3, 1-6)

Le ministère de Jean-Baptiste

Au moment solennel où Jean-Baptiste annonça celle de Jésus, Luc tint à marquer la place de cet événement dans le cadre de l’histoire de son temps. De là ces données chronologiques si précises. Son regard se porta d’abord sur l’empire, puis sur les différentes parties de la terre sainte et de ses environs, enfin sur les autorités théocratiques du peuple juif.Tibère succéda à Auguste le 19 août de l’an 14 de notre ère ; la quinzième de son règne tomba sur l’an 28 ou 29. Jésus, étant né quatre ans avant notre ère avait alors trente-deux ou trente-trois ans.Certains historiens pensèrent que Luc compta les années du règne de Tibère du moment où Auguste l’associa à l’empire, ce qu’il fit deux ans avant sa mort en l’an 26 et Jésus aurait eu trente ans exactement lors de son baptême ; cette manière de compter les années d’un règne est sans analogie chez les historiens anciens.Pilate ne portait alors que le titre d’intendant de l’empereur.

En Judée, comme dans quelques autres districts, ce fonctionnaire était chargé de toute l’administration.Depuis la destitution d’Archélaüs, fils d’Hérode, en l’an 6 de notre ère, la Judée formait, avec la Samarie et l’Idumée, une annexe de la province de Syrie. Pilate y arriva quelques années seulement avant le ministère de Jean-Baptiste et, après un gouvernement de dix ans (26-36 après J.-C.), il fut révoqué (Josèphe, Antiquités Juives, XVIII, 4, 2).

.Hérode Antipas, second fils d’Hérode le Grand, gouvernait la Galilée et la Pérée, avec le titre de tétrarque, qui désignait originairement le souverain de la quatrième partie d’un royaume, mais qui, dans la suite, fut appliqué à de petits princes dépendants des Romains.Hérode Antipas régna depuis la mort de son père en l’an 4 avant Jésus-Christ, jusqu’en l’an 39 de notre ère. Philippe, autre fils d’Hérode et frère du précédent, régnait sur l’Iturée et la Trachonite, auxquelles l’historien Josèphe (Antiquités Juives, XV, 10, 1) ajoute la Batanée et l’Auranitide, provinces situées au nord-est de la Galilée, près des montagnes du Liban. Philippe régna de l’an 4 avant Jésus-Christ jusqu’à l’an 34 de notre ère.L’Abilène, ainsi nommée d’Abila, chef-lieu de cette province que gouvernait Lysanias, avec le titre de tétrarque, était également située près des montagnes du Liban.

Ce Lysanias fut souvent confondu avec un de ses prédécesseurs du même nom, mentionné par Josèphe (Antiquités Juives, XV, 4, 1)Il fut prouvé, par des inscriptions, qu’il existait sous le règne de Tibère un tétrarque Lysanias, descendant de l’ancien prince de ce nom Luc, après ces indications relatives à l’état politique du monde, caractérisa la situation théocratique et religieuse du pays.Anne, beau-père de Caïphe, fut destitué par le prédécesseur de Pilate et Caïphe fut le seul titulaire de la fonction, soit à cause de sa parenté avec ce dernier, soit parce que les Juifs ne voulaient pas reconnaître ces empiétements de l’autorité païenne sur leurs institutions religieuses,

Anne continuait à s’arroger le titre et partageait avec son gendre l’autorité sacerdotale.Les environs du Jourdain faisaient partie de la région désignée d’une manière plus vague par Matthieu sous le nom de « désert de Judée » Ces paroles exprimèrent brièvement tout le sens et le but du ministère de Jésus.« Toute chair verra le salut de Dieu. » (Lc 3, 6) Luc adopta cette paraphrase qui convenait à son but. voir le salut de Dieu, dans les temps évangéliques, c’était voir la manifestation de ses perfections, de sa sainteté, de sa miséricorde.

Ces paroles se trouvent dans un autre passage d’Ésaïe (Is 52.10). Quant à son sens général, la prophétie employa l’image des préparatifs qu’on faisait sur les chemins, en vue du passage d’un roi visitant solennellement ses États. Par cette image fut décrit le changement qui devait s’opérer dans le cœur de l’homme déchu, pour que Dieu et sa sainte volonté puissent y régner : orgueilleux et hautain, il doit être abaissé par la repentance ; engagé dans les voies tortueuses de l’incrédulité ou du doute, ou de la superstition, il doit revenir au droit chemin de la vérité de Dieu, de la sincérité. Du reste, il faut éviter, dans l’interprétation et l’application de ces images, les subtilités où se perd quelquefois l’exégèse ou la prédication

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Le Jésus historique

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