Cinquième jour dans l’Octave de Noël — Année C

Posté par diaconos le 29 décembre 2021

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De la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, voici comment nous savons que nous connaissons Jésus Christ : si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui.

Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit, lui aussi, marcher comme Jésus lui-même a marché. Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement.

La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien. Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière. Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute.

Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux. (1 Jn 2, 3-1-1-14)

Le moyen d’obtenir le pardon de Dieu

Jean considéra comme ses enfants ceux auxquels il écrivit, parce qu’ils furent d’une autre génération. Le but de Jean, lorsqu’il présenta la sainteté de la conduite comme un effet nécessaire de la communion avec Dieu et qu’il insista sur le devoir du chrétien de confesser ses péchés avec une humble repentance, fut d’inspirer à ses frères une sainte horreur du péché :  »Je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas. »

Il déclara que les plus avancés eurent toujours besoin de pardon et comme il eut déjà indiqué le moyen d’obtenir ce pardon, le sang de Jésus, il revint sur ce moyen pour l’exposer plus complètement. Quiconque eut péché fut par là même accusé devant Dieu et serait infailliblement condamné si son péché restait sur lui. Jean présenta à l’homme convaincu de péché et de condamnation Jésus et son œuvre sous un double aspect.

D’abord, il lui montra en Jésus un défenseur auprès de Dieu, plaidant par son intercession, ensuite, il lui fit envisager le sacrifice de Christ. Quant à la différence qu’il y a entre l’intercession de Jésus et celle du Saint-Esprit, dont il fut dit qu’il prie pour les saints selon Dieu. (Rm 8, 26)

Connaître, dans l’Écriture et surtout dans le style de Jean, ne signifie jamais une connaissance intellectuelle, théorique, mais une connaissance expérimentale du cœur. Connaître est presque synonyme d’aimer, ou de ces autres termes être en lui,  demeurer en lui. Chacune de ces expressions, entendue dans son sens complet, rend, par un de ses côtés, l’idée de communion avec Dieu, dont Jean traita dans cette première partie de sa lettre.

Il donna à ses frères les signes auxquels ils reconnurent s’ils furent dans cette communion : négativement, ne pas garder ses commandements, de même que marcher dans les ténèbres et prétendre vivre dans cette communion, ce fut mentir ; positivement, garder ses commandements, c’est dire toute sa parole et y conformer sa conduite ; marcher comme il a marché, c’est-à-dire suivre Jésus, l’imiter, lui ressembler en toutes choses et en particulier dans cette communion permanente avec Dieu qui a été le principe de sa vie.

C’est la démonstration seule évidente que nous sommes en communion avec lui et que l’amour de Dieu, notre amour pour Dieu, est véritablement parfait en nous car cet amour seul se plaît dans la volonté de Dieu et seul il peut l’accomplir. Jean considéra la vie chrétienne à son point de vue idéal ; car il ne put pas se mettre en contradiction avec ce qu’il eut dit.

Les ténèbres, c’est l’état de l’humanité avant l’apparition de Christ, c’est la vie de l’homme naturel, où domine l’égoïsme ; la lumière, c’est la révélation de Dieu qui est lumière et spécialement celui qui est le porteur de cette révélation, Jésus-Christ, qui nous rend capables d’aimer.

On peut connaître l’Évangile sans avoir encore éprouvé dans son cœur toute la portée, la beauté, la douceur du commandement de l’amour ; mais que le cœur change, que la vie chrétienne se développe dans la communion de Jésus et du Dieu qui est amour, alors ce commandement divin devient tout nouveau ; il le devient tous les jours davantage et il le deviendra surtout quand l’amour aura atteint la perfection.

 Ce qui prouve encore que cette interprétation est la vraie, ce sont les mots qu’ajouta Jean : ce qui est vrai en lui et en vous, en lui, car Christ a vécu de cette vie nouvelle de l’amour, il l’a créée dans le monde et en vous, car les chrétiens peuvent et doivent la vivre dans la communion avec Christ.  En admettant qu’il s’agit du commandement de l’amour quelques exégètes pensèrent qu’il fut ancien, parce qu’il fut donné par Moïse et nouveau depuis l’Évangile. On a dit qu’il était ancien, parce que Dieu l’implanta au cœur de l’homme, en créant celui-ci à son image.

Aimer ses frères, être avec les enfants de Dieu dans une communion intime, vivante, dévouée, c’est, aux yeux de Jean, une preuve qu’on est et demeure en communion avec Dieu, qui est lumière et amour. La lumière divine nous pénètre elle éclaire notre chemin et nous ôte toute (grec) occasion de chute, toute occasion de pécher, dans nos rapports avec nos frères. Tel est le sens de ce mot.  l’amour quelques exégètes pensèrent qu’il est ancien, parce qu’il fut donné par Moïse  et nouveau depuis l’Évangile. n a dit qu’il était ancien, parce que Dieu l’implanta au cœur de l’homme, en créant celui-ci à son image. Le contraste entre la lumière et les ténèbres désignait ci-dessus (1 Jean 1.5-7)

 En admettant qu’il s’agit du commandement de l’amour quelques exégètes pensèrent qu’il fut ancien, parce qu’il fut donné par Moïse et nouveau depuis l’Évangile. On a dit qu’il était ancien, parce que Dieu l’implanta au cœur de l’homme, en créant celui-ci à son image. Le contraste entre la lumière et les ténèbres désignait ci-dessus l’opposition absolue qu’il y a entre Dieu et le péché dans toutes ses manifestations.

D’autres l’entendirent, avec moins de raison, du scandale que nous donnons au prochain. À côté de l’amour, Jean ne connut que la haine, car pour lui l’indifférence de l’égoïsme ne fut pas autre chose que la communion avec les ténèbres. L’une ou l’autre de ces dispositions décident de la vie morale : celle-ci sera tout entière lumière ou ténèbres, selon que l’une ou l’autre domine.

Celui qui marche dans les ténèbres et risque ainsi de faire une chute, ne sait, d’une manière générale, où il va ; parce qu’il refuse de voir, il est peu à peu privé de la faculté de percevoir la lumière : « Les ténèbres ont aveuglé ses yeux » (Jn 12, 40).

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  Lumière qui se révèle aux nations

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Diocèse catholique de Valleyfield : cliquez ici pour lire l’article → Jeudi octave Noël-: Syméon

◊ Le blog Parole Vivante  : cliquez ici pour lire l’article. → Comment obtenir le pardon de Dieu ? – le blog parolevivante

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