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Lundi de la quatrième Semaine du Temps Ordinaire — Année Paire

Posté par diaconos le 31 janvier 2022

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Jésus dit : « Esprit impur sort de cet homme  ! « 

De l’évangile selon saint Marc

En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent sur l’autre rive, de l’autre côté de la mer de Galilée, dans le pays des Géraséniens. Comme Jésus sortait de la barque, aussitôt un homme possédé d’un esprit impur s’avança depuis les tombes à sa rencontre ; il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l’attacher, même avec une chaîne ; en effet on l’avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le maîtriser.

Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines, à crier, et à se blesser avec des pierres. Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria d’une voix forte : « Que me veux tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas !  »   Jésus lui disait en effet : «  Esprit impur, sors de cet homme !  »   Et il lui demandait : «  Quel est ton nom ?  » L’homme lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes beaucoup. » Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.

   Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs ui cherchait sa nourriture. Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »  Il le leur permit. Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.    Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.    Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.

   Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé et ce qui était arrivé aux porcs. Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui. l n’y consentit pas, mais il lui dit : «  Rentre à la maison, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. »    Alors l’homme s’en alla, il se mit à proclamer dans la région de la Décapolece que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans l’admiration. (Mc 5, 1-20)

Que me veux – tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ?

 « Que me veux – tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Dans ce passage nous trouvons une description détaillée des rouages du mal. L’homme possédé alla à la rencontre du Christ car en lui il y eut une recherche implicite de Dieu et du bonheur. Mais le rapport à Dieu fut faussé ; au lieu de découvrir avec émerveillement ses dons, le démon se méfia de la bonté dz Dieu et lui demanda : « Que me veux – tu ? »

Il n’accepta pas un Dieu qui fut amour et appela à sa suite. Choisir le Christ, c’est reconnaître que le couronnement de l’existence est dans le don de soi, le service, l’humilité, le sacrifice et la mort pour ses frères. Le péché au contraire tend à posséder, utiliser, s’affirmer, dominer. En rejetant Dieu, le pécheur renonce à la vie selon Dieu, et il entre donc dans les ténèbres de l’égoïsme.

L’homme possédé vivait dans les tombeaux. Le péché conduit à notre désintégration, il nous détruit de l’intérieur, nous mène vers la mort. L’homme de l’Évangile se blessa avec des pierres car en rejetant Dieu, il rejeta également sa personne. Alors qu’aucune chaîne extérieure ne put le lier car il revendiqua une liberté absolue, il fut soumis et aliéné au péché qui le blessa sans arrêt, nuit et jour.

« Esprit impur, sors de cet homme ! » Cet évangile illustre la victoire totale de Jésus sur le mal. Jésus étant sorti de la Galilée juive, il alla vers les païens. Dans ce pays des Géraséniens, qui n’attendirent pas le Messie et n’eurent rien à voir avec lui, l’action du Christ fut puissante.

Jésus n’est pas venu pour un type de problèmes ou un type de personnes seulement, mais pour tous. Si vraiment Dieu se fit fait homme en Jésus-Christ, alors il n’existe pas de problème humain sans réponse. Jésus a pénétré toute notre ♥, et rien de ce qui est humain ne lui est étranger.

« Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire. » Jésus chassa le démon, libéra le possédé qui désira le suivre. Le mal fut balayé par son autorité. Le péché ne peut résister à l’amour créateur et rédempteur de Dieu. Son amour nous fait renaître des situations les plus sinistres. Malgré ce message d’espérance de l’Évangile, une chose reste certaine : Jésus ne forcera aucune personne qui ne l’accueille pas. Ce possédé fut touché par la miséricorde de Jésus.

Seigneur, libère-moi de mon péché ! Tu sais que sans toi je ne♥peux pas me défaire de mes entraves. Viens me donner un cœur nouveau. Reconnaissons que le Christ est plus fort que nos péchés et peut nous les pardonner.

Diacre Michel Houyoux

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♥ Prédication au temple de Malagnou à Genève par le pasteur Marc Pernot

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Cinquième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 31 janvier 2022

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Jésus leur dit  : » Venez à ma suite et  je vous ferai pêcheurs d’hommes »

  De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

   En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.    Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.   Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.    Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »

   Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.  Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient, à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.  »

   En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;    et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : «  Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »   Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.(Lc 5, 1-11)

Pêcheur d‘hommes

# Le terme de pêcheur d’hommes est, selon l’Évangile selon Luc, celui qu’utilisa Jésus-Christ avant d’être ressuscité, au bord du lac de Génésareth. Il exhorta ainsi ses disciples à jeter leurs filets pour convertir les gens. Il faut se référer à la première pêche miraculeuse ainsi qu’à la deuxième pêche miraculeuse pour comprendre la métaphore évoquée par Jésus.  Benoît XVI, en s’adressant aux évêques, précisa que les termes pêcheur d’hommes désignent le fait qu’il faut jeter les filets de l’Évangile afin que nous adhérions au Christ, pour nous tirer hors des eaux salées de la mort et de l’obscurité dans laquelle la lumière du ciel ne pénètre pas.

Grégoire le Grand, quelques siècles plus tôt, aborda le sujet dans son homélie 24 consacrée entièrement au deuxième épisode de la pêche. Il y précisa qu’après la conversion, après avoir été pris dans les filets, il ne faut pas revenir aux péchés, mais suivre les vertus. Être pêcheur d’hommes consiste à faire suivre une vie meilleure à son prochain. La foi en Jésus-Christ se réfère à l’histoire de Jésus de Nazareth, Juif de Galilée, qui apparut au premier siècle dans le cercle de Jean le Baptiste avant de s’engager, entouré de quelques disciples, dans une carrière de prédication itinérante d’un à deux ans et demi, essentiellement en Galilée, en pratiquant guérisons et exorcismes.

Il suscita engouement et ferveur, s’attirant la méfiance des autorités politiques et religieuses, avant d’être arrêté, condamné et crucifié vers l’an 30 à Jérusalem pendant la fête juive de la Pâque, sous l’administration du préfet Ponce Pilate.  Le Papyrus P52, recto. Daté de la première moitié du deuxième siècle, ce document qui contient deux passages de l’Évangile selon Jean est le plus ancien exemplaire connu du Nouveau Testament.

Dans les premières décennies qui suivent la mort de Jésus de Nazareth vers 30, ses disciples se constituèrent en petites communautés autour de deux croyances : celle que Jésus fut le messie attendu par les juifs, et celle qu’il ressuscita et apparut à un certain nombre de témoins.

Ce mouvement des disciples de Jésus, par ses croyances en la messianité et la résurrection de Jésus, constitua alors une secte particulière au sein du judaïsme. La foi en Jésus-Christ fut marquée dès ses débuts par la prédication de Paul de Tarse, l’apôtre des gentils qui ne connut pas pas Jésus, mais qui affirma l’avoir vu après sa résurrection. Le Messie médiateur et rédempteur Le Messie (de l’hébreu מָשִׁיחַ — mashia’h) désigna dans le judaïsme l’oint du Seigneur, personne consacrée par le rituel de l’onction effectué par un prophète. Christos est, en grec, une traduction littérale du mot mashia’h utilisé dans la Septante.

Les soucis du siècle et la séduction des richesses

« D’autres personnes qui reçoivent la semence parmi les épines, ce sont celles qui entendirent la parole  » (Mc 4, 18) Les épines représentèrent d’après Matthieu les soucis du siècle et la séduction des richesses ; à ces deux causes de stérilité Luc ajouta les voluptés de la vie et Marc les convoitises des autres choses, ou les autres genres de convoitises. Une seule de ces passions, persistant dans le cœur, suffisait pour étouffer la parole et la rendre infructueuse. Combien plus quand plusieurs ou toutes entrant dans le cœur étoufferont ensemble la parole.

Ils ne l’entendirent pas une seule fois. Mais souvent, depuis longtemps, ce qui fit qu’en eux la semence eut le temps de grandir, de donner les plus belles espérances et ce ne fut que plus tard que les épines grandissant aussi, l’étouffèrent. Les fruits de la semence avec les fruits de la parole dans la vie religieuse et morale de ceux qui l’ont entendue, a quelque chose de solennel et de frappant. « Jésus il leur disait : Apporte-t-on la lampe pour la placer sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas pour la placer sur le pied de lampe ? » (Mc 19, 22)  Cette image, riche en significations diverses, revient fréquemment dans les évangiles de Matthieu et de Luc, parce que Jésus l’employait souvent dans ses discours, et cela, dans des applications différentes.

Ici il voulut enseigner à ses disciples que la connaissance des vérités de son royaume, qu’il leur communiqua par ses paraboles, ils ne durent pas la cacher à d’autres mais la publier au grand jour. Et tel est le devoir de chaque chrétien. « Ne pensez pas que ce que je vous confie maintenant en secret, doive rester toujours caché ; j’allume en vous la lumière, afin que, par votre ministère, elle dissipe les ténèbres dans le monde entier. » (Erasme) Cette parole a même une portée plus générale. Tout ce qui reste caché à l’homme dans ce monde ne lui est voilé que pour lui être un jour pleinement révélé. « Cela a lieu graduellement dans le siècle présent et s’accomplira pleinement quand la lumière éclairera toutes choses » (1 Co. 4-5)- Bengel

Diacre Michel Houyoux

Complément


◊ Diacre Michel Houyoux   :  cliquez ici pour lire l’article → Jésus rend libre

Liens externes

◊ Croire :  cliquez ici pour lire l’article →   5e dimanche du temps ordinaire C

◊ Père Jean Compazieu   : cliquez ici pour lire l’article → 5ème dimanche du temps ordinaire

  Jean Jaques Sanza : cliquez ici pour lire l’article → Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes

◊ Opus dei  :  cliquez ici pour lire l’article → Convaincre sans vouloir vaincre : dix clés pour communiquer la foi

♥ Pasteurs Florence Blondon et Louis Pernot : « Pêcheurs D’HOMMES ? « 

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Marie … Cana … et le diaconat

Posté par diaconos le 30 janvier 2022

 

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Le directoire pour la formation des diacres écrivit :  «  Les diacres aimeront mettre leur vie et leur ministère sous la protection de la Vierge Marie, humble servante du Seigneur, pleinement disponible aux appels de Dieu et des hommes » Marie à Cana peut-elle fournir une référence pour le diaconat ?

 » Il y eut des noces à Cana de Galilée, la mère de Jésus y était .  Jésus aussi y fut invité, ainsi que ses disciples «  (2Jn 2, 1).  Jésus fut amené  par Marie à agir, attirant son attention sur la situation malheureuse de cette noce : «  Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3)

“Remplissez d’eau ces jarres” … et ils les emplirent jusqu’au bord”. “Puisez maintenant et portez-en au maître du festin” … et ils lui en portèrent. Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de “servants apparut en pleine lumière. Le servant – d’un repas – n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ?  Telle est la situation aujourd’hui dans l’Église, non seulement du diacre, mais de tout ministre su culte : évêque, prêtre … ou apôtre .

La nature du récit, l’allusion au  premier signe  qui fut donné invitent à reconnaître en elle  interprète symboliquement la détresse d’Israël, qui n’en finissait pas d’attendre l’accomplissement des promesses de Dieu.  la réponse que Jésus lui fit, celle-ci ne put passer pour un refus. Leur dialogue poussa Jésus à se tourner vers son Père, le Seul à décider de son Heure, et invita Marie à faire de même. Elle ne s’y refusa pas, mais, anticipant dans sa foi ce qui arriva, elle se tourna vers les servants (les « diaconoï ») de ce repas et leur dit   : « Quoi qu’Il vous dise, faites-le  » .

 Elle reprit la formule du Pharaon investissant Joseph des pleins pouvoirs et invitant le peuple à s’en remettre totalement à lui (Gen. 41, 55). Cette phrase traduit la foi de Marie, qui, par ce détour, désigna aux servants Jésus comme celui que Dieu a investi des pleins pouvoirs à l’égard de son peuple. Eux rempliront leur rôle de servants en accomplissant ponctuellement ce que Jésus leur eut dit. Ainsi, ils furent les témoins d’ulsraëI fidèle, qui, aux moments décisifs,  manifesta sa réponse à l’Alliance en ces termes : « Tout ce que dit le Seigneur, nous le ferons «   (Ex. 19,8; bs. 24, 24).

La foi de Marie a sur eux un effet d’entraînement

Vinrent les deux paroles de Jésus, qui furent des injonctions : «  Remplissez d’eau ces jarres «  Ils les emplirent jusqu’au bord. « Puisez maintenant et portez-en au maître du festin » Et ils lui en portèrent. Dans leur obéissance aux paroles de Jésus, leur rôle de servants” apparaît en pleine lumière. Le servant – d’un repas n’est-il pas celui qui porte à leur destinataire des mets qu’un autre a préparés ? Telle est la situation aujourd’hui dans l’Église, non seulement du diacre, mais de tout ministre  : évêque, prêtre … ou apôtre .  Jean fut très attentif à montrer en Jésus Celui qui envoie comme Lui- même a été envoyé. (Jn 17,18)  Envoyé du Père, il s’appliqua à ne dire que les paroles qu’il entendit de Lui (Jn 12, 50) et à accomplir Ses œuvres. (Jn 5, 19)

En devenant ministres , nous nous trouvons insérés dans cette chaîne-là  (Jn 12, 26)  Marie invita les servants à y entrer sans réticence. Elle les incita à exécuter matériellement les ordres de Jésus, et en épousant l’esprit.  En remplissant les cuves “jusqu’au bord , les servants firent tout ce qui était en leur pouvoir. En accomplissant jusqu’au bout ce que Dieu lui  demanda par ses Prophètes, l’Israël fidèle ouvrit les voies à l’accomplissement plénier des promesses.

 L’eau devenue vin, dont le maître du festin ignora l’origine, connue des seuls servants, montra que la promesse de Dieu  commença à s’accomplir. La fête ialla jusqu’au bout ; non seulement elle répondit à l’attente d’Israël, mais elle la dépassa. Les convives burent un vin meilleur que celui qui fut servi au début. Loin d’être inutile, la foi des anciens porta ses fruits, la foi du peuple Nouveau fut en mesure de produire les siens : déjà les disciples se rassemblèrent autour de Jésus.

Quelque chose réunit les anciens et les nouveaux servants : leur semblable souci de mettre en œuvre pleinement tout ce que le Seigneur put leur dire. Marie les incita  à le faire. Eux, puisèrent l’eau et en portèrent, selon l’ordre de Jésus. Marie se tint on retrait. Pourtant par son assurance si ferme, ils furent portés à être des exécutants fidèles jusqu’au bout. Marie se désigna comme la servante  du Seigneur ( Lc, 1,38 et 48). Nous usons du mot « servante » , sans employer le terme  d’esclaves , celui pourtant par lequel elle se désigna.

Comme Jésus, venu certes pour “servir” (diaconèsaï), mais en allant jusqu’à se dessaisir totalement de sa vie (Mc 10, 45), elle s’appliqua ce terme, qui exprima le dessaisissement total de sa personne, remise sans réserve entre les mains de Dieu pour qu’Il accomplirent librement en elle sa Parole.  Le sang du Christ versé en croix fut à  l’horizon du Signe de Cana. L’heure venue, Marie se tint debout devant Jésus élevé en croix (Jn 19, 25- 27), son abandon total ouvrit alors la voie à la Foi de Jean.. Le diacre a le privilège de signifier au peuple chrétien rassemblé le don total de Jésus, quand il élève la coupe du sang versé et la distribue aux fidèles.

Le sang de la Fête éternelle coule du pressoir de la croix. Jean le dévoila progressivement à travers les signes qui jalonnent son Évangile. Dans le geste du diacre, nous pouvons reconnaître l’expression la plus extrême et la plus profonde de ce qu’il est appelé à signifier par son ministère.

Pour conclure

À Cana, à l’heure où Jésus inaugura son ministère, Marie, par son attitude et ses paroles, invita les servants à se situer, comme les fidèles d’un Israël Nouveau. Tous les servants qui vinrent par la suite furent d’abord invités à reconnaître en Jésus l’envoyé de Dieu et à se faire les fidèles exécutants de ses paroles. La fécondité de leur ministère n’a pas d’autre source.

 À l’heure où tout ce peuple s’engagea, ils furent en situation de passeurs. Marie, qui les précéda sur l’autre rive, leur montra le chemin et les soutint. Tous ceux qui viennent au Christ ont un grand pas à faire, même si leur passé nous permet de dire qu’ils sont proches de la foi. La voie ne s’ouvrira pas sans que les ministres s’engagent personnellement à leur côté.

Le dessein qu’ils servent les dépasse. La disponibilité que requiert leur mission est de nature à conduire celui qui l’accepte jusqu’au don d’une vie dans sa totalité. Ce qu’a fait Jésus accomplit le dessein de Dieu. Ce en quoi sa Mère l’imita ouvrit les voies à tous ceux qui, à l’heure où le Père les y invitera, auront eux mêmes à prendre des décisions plus radicales. Marie ne fournit pas de recette, ni de modèle prêt à porter.  Elle communiqua un esprit, dont toutes ses paroles et attitudes témoignèrent. Si nous sommes appelés au service, c’est en servant dans cet esprit-là que   nous profiterons de son exemple.

Diacre Michel Houyoux

Compléments

◊ Servir cliquez ici pour lire l’article → Questions autour du diaconat

◊ Diaconat  : cliquez ici pour lire l’article →    Diacres appelés à servir – Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier

◊ Site Web du diocèse de Saint Brieuc : cliquez ici pour lire l’article   →  Accueil – Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier

♥ Philippe Duquenoy : « Entretien – Diacre permanent, ça sert à quoi ? »

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Samedi de la troisième semaine du Temps Ordinaire — Année paire

Posté par diaconos le 29 janvier 2022

Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais- toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

# La Tempête apaisée est un miracle attribué à Jésus-Christ. Il est cité dans les trois Évangiles synoptiques. Il est le symbole que le Christ est venu apporter la paix à une humanité prise dans les flots tumultueux de la vie. Cet épisode se situerait sur le lac de Génézareth ou lac de Tibériade, ou encore mer de Galilée ou lac de Kinneret. C’est un lac d’eau douce d’une superficie de 160 km2 situé au nord-est d’Israël entre le plateau du Golan et la Galilée Le Christ endormi pendant la tempête, est une huile sur toile de 51 × 61 cm, réalisée par Eugène Delacroix vers 1853, conservé au Metropolitan Museum of Art à New York.

Delacroix a peint au moins six versions de ce passage du Nouveau Testament : réveillé par ses disciples terrifiés, le Christ les a grondés pour leur manque de confiance en la Providence. Cet épisode est appelé, le Miracle de la tempête apaisée. Le lac de Génézareth ou lac de Tibériade, ou encore mer de Galilée, lac de Kinneret, est un lac d’eau douce d’une superficie de 160 km2 situé au nord-est d’Israël entre le plateau du Golan et la Galilée. Dans les travaux antérieurs, le paysage marin est plus important; dans les derniers, comme ici, la barque du Christ occupe une place plus importante.

Une autre œuvre de la même époque, de composition similaire, huile sur toile de 46 × 54 cm, est conservée au Portland Art Museum. Un autre point de vue, plus éloigné est conservé au Walters Art Museum. C’est aussi une huile sur toile de 60 × 73 cm, réalisée en 1854.

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De l’évangile selon Marc

 Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.    Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?  » (Mc 4, 35-41)

N’ayons pas peur !

  En ce jour là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive » (Mc 4, 35). Ce jour là n’a pas été un jour ordinaire, Pierre s’en est souvenu toute sa vie. Le soir venu, pas seulement la douceur du soir qui descend, mais aussi l’heure de tous les dangers, l’heure des épreuves (Mc 14,17). L’autre rive, pas seulement la rive opposée du lac, mais aussi ce grand passage de l’autre côté, qui est le sort de toute personne, au soir de sa vie, et qui est son grand jour, le jour de Dieu, auquel tous les autres jours le préparent.

 Tu m’invites Seigneur à passer sur l’autre rive, à vaincre ma timidité pour annoncer  la Bonne Nouvelle de l’Évangile, à m’engager au service de mes frères, à rompre avec mes mauvaises habitudes. .Pendant la traversée du lac de Tibériade, Jésus s’était endormi à l’arrière de la barque. Le vent se leva et la force du vent augmenta fortement en amplitude à un point tel que leur barque risquait de couler : « Survient une violente tempête avec des vagues qui se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d’eau. » (Mc 4, 37)

Le lac de Tibériade est réputé pour ses coups de vent inattendus et violents qui descendent en rafales des collines du Golan. Mais, il n’y a pas besoin d’être en mer, pour subir des tempêtes. Toutes les langues du monde utilisent ce mot pour désigner aussi l’épreuve soudaine qui s’abat sur quelqu’un : les moqueries, l’accident, les échecs et rechutes, la peur de perdre un emploi, une maladie grave qui vous est diagnostiquée….

 Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »  (Mc 4, 38b) Voilà une belle prière que nous pourrions faire dans nos moments d’épreuves. Qu’elles sont mes tempêtes ? Dieu va-t-il les apaiser ? Tu sembles dormir Seigneur, je me débats seul, cela ne te fait rien ? « Portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes, ils étaient malades à rendre l’âme. Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur et lui, les a tirés de leur détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues » (Ps 107, 26-29)

C’est du milieu de la tempête que le Seigneur rappela à Job qu’il est le maître, capable de lui imposer des limites et d’arrêter l’orgueil de ses flots. Alors Job s’inclina dans la foi. Les disciples de Jésus, pêcheurs expérimentés étaient épouvantés de se voir perdus. En réalité, il leur manquait seulement la foi, autrement dit la confiance de l’amour, ayant sans doute compris le Christ à notre manière. (2ième  lecture)

Ce n’est pas n’importe quelle foi qui apaise nos tempêtes intérieures, c’est la foi en Jésus Christ, mort et ressuscité. Jésus est près de nous, invisible. Certes, il n’enlève pas nos difficultés, mais, il nous donne la force intérieure de les porter : « Là où le mal abondera, ma grâce surabondera » Toute sa vie, Jésus nous a montré que notre condition ne le laisse pas indifférent. Il nous promet le bonheur. Notre est courte, ne l’oublions pas. Ayons confiance, Jésus nous aidera à accoster au port de l’éternité, là où l’amour fait la fête avec la joie.

Le grand message de cet évangile c’est au plus fort de la tempête que Jésus est là avec nous, avec son Église. Il ne nous abandonne jamais, même lorsqu’il semble dormir et être indifférent à ce qui se passe. Pour nous aider à comprendre cela, voici un commentaire de Saint Augustin : « Quand on dit que Dieu dort, c’est nous qui dormons ; et quand on dit que Dieu se lève, c’est nous qui nous réveillons. En effet, le Seigneur dormait dans la barque, et si elle était secouée, c’est que Jésus dormait. Ta barque c’est ton cœur. Et Jésus, dans la barque, c’est la foi dans ton cœur. Si tu te souviens de ta foi, ton cœur n’est pas agité, mais si tu oublies ta foi, le Christ dort et tu risques le naufrage.. »

Ne nous gênons pas pour appeler le Christ avec force au cœur de nos tempêtes. Les disciples l’ont fait. Ne doutons jamais de la présence du Seigneur même quand tout va mal. Gardons confiance ! N’ayons pas peur ! Rendons grâce au Seigneur ressuscité toujours présent au cœur de nos vies et de nos tempêtes.

 Diacre Michel Houyoux

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◊ Idées-Catétic : cliquez ici pour lire l’arle → La tempête apaisée

◊ Eglise protestante  : cliquez ici pour lire l’article → Marc 4, 35-41 – La tempête apaisée

 Père Michel-Marie Zanotti : « La tempête apaisée Michel Marie 

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