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Mercredi après l’Épiphanie — Année C

Posté par diaconos le 5 janvier 2022

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Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous

De la première lettre de saint Jean

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.

Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.  (1 Jn 4, 11-18)

Amour des enfants de Dieu les uns pour les autres

.L’amour des enfants de Dieu les uns pour les autres doit être de même nature que l’amour de Dieu envers eux ; il est produit par la connaissance de cet amour. Le Dieu invisible, inaccessible, s’est manifesté à nous par son Fils unique et il se manifeste en nous par la communion de l’amour fraternel qui est une preuve sensible de sa présence, de sa communion intime avec nous.

Son amour est alors accompli en nous, parce que nul ne peut aimer véritablement ses frères, sinon celui en qui Dieu a répandu son amour ; or, là où il a déjà accompli cette œuvre de grâce par la régénération d’un cœur qui s’est ouvert pour recevoir l’amour de Dieu, il la poursuivra jusqu’à sa perfection.

Le signe de notre communion avec Dieu n’est pas différent de celui que donna Jean, car, comme Dieu est amour, son Esprit ne peut produire que l’amour. Jean indiqua le moyen par lequel l’homme arrive à la communion de l’amour avec Dieu, à savoir son Saint-Esprit, qui régénère et purifie le cœur pour verser ensuite le trésor de ses grâces.

D’autres traduisirent : à ce développement de l’amour fraternel par la communication de l’amour divin, nous connaissons que nous demeurons en lui et lui en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit, qui nous conduit dans toute la vérité et qui, par conséquent, nous apprend à connaître l’amour, manifesté dans le don de Christ, comme l’essence de Dieu, la source de tout amour et nous rend certains de la présence de Dieu en nous.

D’autres résumèrent dans ces profondes paroles tout ce qu’il eut dit. L’amour vient de Dieu qui est amour ; connaître et croire cet amour, y croire pour le connaître par expérience, pour le connaître tel que Dieu le manifeste en nous, enfin y demeurer, en faire sa vie habituelle et intime, c’est demeurer en Dieu et avoir Dieu en nous, expression la plus complète de la communion d’une âme avec Dieu.

La confession du nom de Jésus, comme Fils de Dieu, Sauveur du monde, cette confession, fruit de la foi et de l’amour, est aussi un signe très important de notre communion avec Dieu. Là où ce signe manque, il n’y a certainement ni foi, ni amour, ni communion avec Dieu.

Jean résuma dans ces profondes paroles tout ce qu’il eut dit : l’amour vient de Dieu qui est amour ; connaître et croire cet amour, y croire pour le connaître par expérience, pour le connaître tel que Dieu le manifeste en nous, enfin y demeurer, en faire sa vie habituelle et intime, c’est demeurer en Dieu et avoir Dieu en nous, expression la plus complète de la communion d’une âme avec Dieu.

Dans le fait que nous demeurons en Dieu et Dieu en nous, que l’amour est rendu parfait, non seulement en nous personnellement, mais dans nos relations avec nos frères, dans la communauté des croyants. Le but en vue duquel l’amour est ainsi accompli en nous, c’est que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. D’autres traduisirent :  » L’amour est rendu parfait en nous en ce que nous aurons de l’assurance ».

D’autres encore : « Voici comment l’amour est rendu parfait en nous afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement, c’est que tel il est, tels nous sommes ». Cette assurance devant Dieu, nous l’aurons au jour du jugement, au grand jour où notre destinée éternelle sera arrêtée. Jean exhorta ses frères à demeurer en Dieu pour avoir cette assurance.

Il la fit dépendre d’un véritable amour fraternel : privilège de celui qui demeure dans l’amour et par là même demeure en Dieu et a Dieu demeurant en lui. Enfin, cette assurance est motivée par le fait que notre position devient ainsi semblable à celle de Jésus : tel il est, tels nous sommes en ce monde. Tel il est, maintenant dans la gloire du ciel et non tel il était pendant son séjour sur la terre.

L’amour, loin de redouter son objet, le désire et ne demande qu’une communion toujours plus intime avec lui ; plus l’amour grandit et s’approche de la perfection, plus il bannit la crainte. La raison qu’en donna Jean est tout à fait conforme à la nature des choses : la crainte implique châtiment, elle est le sentiment de culpabilité qui est le premier châtiment du péché et qui restera son châtiment éternel, à moins qu’il n’y ait pardon et réconciliation.

Or, il est bien évident que là où cette crainte subsiste encore, la réconciliation n’a pas eu lieu ou n’a pas été pleinement saisie par la foi, la communion n’a pas été rétablie, l’amour ne règne pas, n’est pas parfait.

Diacre Michel Houyoux

Complément

Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article  → Ils le virent marcher sur la mer

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Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article  →   Mercredi après l’Épiphanie

◊ La Croix   cliquez ici pour lire l’article  →  Mercredi après l’Épiphanie (Mc 6, 45-52)

♥ Pasteur Louis Pernot : « Vivre l’amour fraternel »

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The Baptism of the Lord – Year C

Posté par diaconos le 5 janvier 2022

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The baptism of Christ is one of the episodes in the life of Jesus : his baptism in the Jordan by John the Baptist. Recounted in the Gospels of Mark, Matthew and Luke, it is one of the three epiphanies of Jesus, along with the adoration of the Magi and the wedding at Cana. The ‘Baptism of Christ’ is a theme found very often in Christian iconography.

In biblical exegesis, this event is most likely considered authentic because it corresponds to one of the four criteria of historicity defined by scholars : that of ecclesiastical embarrassment, according to which an episode that is more or less embarrassing in terms of Christian apologetics could not have been invented.

This criterion was explained by Simon Claude Mimouni and Pierre Maraval, who took the baptism of Christ as an example. They selected the actions and words of Jesus that created difficulties in their application within the early Christian communities, for example the baptism of Jesus by John the Baptist, recounted by Matthew, because this account places the former in a subordinate position to the latter, putting the Church in difficulty in its conflict with Baptist groups.

The Jordan region has a special significance in the Bible : in the Old Testament it was one of the borders of the Promised Land for the Hebrews led by Moses. Moses was not allowed to enter the Promised Land, so he could not cross the Jordan. John the Baptist did so in the Jordan.

 Jesus’ immersion in the Jordan has to do with sin. The theology developing within Christianity sees the baptism of Jesus as a willingness of Jesus Christ to take on the sin of the world. The account of this baptism describes a theophany, a manifestation of the God of the Trinity : Jesus Christ, the Son, being baptised, a dove symbolising the Holy Spirit and the voice of God the Father.

From the Gospel of Jesus Christ according to St Luke

At that moment the people who had come to John the Baptist were waiting, and they all wondered within themselves whether John was not the Christ. Then John said to them all, « I baptize you with water, but he comes who is stronger than I am; I am not worthy to untie the strap of his sandals. He will baptize you with the Holy Spirit and fire.

 While all the people were being baptised, and while Jesus was also being baptised, he prayed, the heavens opened.  The Holy Spirit, in bodily form, like a dove, descended upon Jesus, and there was a voice from heaven: « You are my beloved Son; in you I rejoice. (Lk 3, 15-16, 21-22)

 The Baptism of the Lord

« When the people were waiting and all were wondering in their hearts about John, whether he himself was not the Christ, » (Lk 3, 15) This observation about the attitude of the people towards John is Luke’s own. Jesus came to the baptism with all the people; as he prayed, the heavens opened, the Spirit descended upon him in visible form, a voice from heaven proclaimed him the beloved Son of God.

 On the other hand, Luke, hastening to the account of the divine manifestations that took place on this occasion, relates them more objectively and explicitly than the other evangelists. He alone reported the remarkable fact that the heavenly revelations took place while Jesus was praying. This was the psychological and religious explanation of the event.

Prayer was the effective intermediary between heaven and earth, between the Father and his Son. While Jesus was praying, he was glorified on the holy mountain and received the same testimony from God his Father : « You are my beloved Son » (Luke 9, 29-35). Luke showed the heavens opening and the Holy Spirit descending in bodily form. He presented this as a real event and could not be considered a mere vision.

 In Luke’s account, as in Mark’s, the divine testimony to Jesus, ‘You are my beloved son’, was addressed directly to him, whereas in Matthew it was addressed to John the Baptist and through him to all men, ‘This is my beloved son’.

 Deacon Michel Houyoux

 Links to other Christian websites

◊ Father Valan : click here to read the post → Homilies – The Baptism of the Lord (Year C)

◊ The Christian Age of    : click here to read the post → The Baptism of the Lord, Year C

♥ The Baptism of the Lord

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