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Heureux ceux qui croient sans avoir vu

Posté par diaconos le 12 février 2022

L’incrédulité de Thomas dénoncée par Jésus

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De  l’évangile de  Jésus Christ selon Jean

Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »  Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau :  »La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »  Lun des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui dirent : « Nous avons vu le Seigneur ! Il déclara :  »Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! « 

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit :  »La paix soit avec vous ! « Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! «   Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. « 

1l y eut encore beaucoup d’autres signes que Jésus fit en présence des disciples et qui ne furent pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y furent mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom. (Jn 20,

 L’incrédulité de Thomas dénoncée par Jésus

Dans ce récit sont réunis les éléments fondamentaux du mystère chrétien : l’irruption de Jésus ressuscité dans la communauté et le don de l’esprit Saint. L’évangéliste Jean décrivit clairement les difficultés de la foi et la béatitude des croyants : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20, 29b) Ce qui se passa le premier jour, se renouvela huit jours plus tard dans le même lieu et depuis lors se renouvelle dans nos eucharisties où le Christ est bien présent.

Nous ressemblons tous un peu à l’apôtre Thomas, incrédule devant l’annonce de la résurrection de Jésus. (Jn 20, 25)  Mais lui ressemblons-nous pour affirmer avec lui que Jésus est notre Seigneur et notre Dieu ? )(Jn 20, 28

Thomas est pour nous la figure de l’homme incrédule. Pourtant, Jean dans ce récit nous le présente comme le modèle du vrai croyant. Les autres disciples virent le Christ ressuscité et ils crurent qu’il est bien vivant. Par contre, Thomas est le premier à reconnaître que Jésus, celui qui a ri et bu le vin lors d’un mariage à Cana, qui a pardonné à la femme adultère, qui a pleuré sur la tombe de son ami Lazare, et à présent qu’il touche le corps labouré des cicatrices de sa passion (Jn 20, 27), celui là est Dieu.

« Mon Seigneur et mon Dieu !  » fut le cri de foi de Thomas pour qui le toucher devint inutile. Il comprit que Jésus, même invisible, fut là ! Il comprit que Jésus, invisible était là, présent, à l’heure de ses doutes.

Qui est Jésus Christ pour toi ? Est-il l’idéal de ta vie, le moteur de ta générosité ? Jésus Christ est-il pour toi celui qui te révèle une religion d’amour, de pardon et de justice pour les plus petits ? Si Jésus Christ pour toi n’est que cela, quand ton idéal s’effritera, quand ta générosité diminuera et quand t’auront désabusé les mots d’amour, de pardon et de justice, tout s’écroulera !

Si Jésus n’est pas Dieu, ni sa mort, ni son pardon, ni la paix qu’il promet ne peuvent te sauver. Si Jésus n’est pas ressuscité, s’il n’est pas Dieu, alors notre foi est vaine ! (1 Corinthiens 15)

Cette résurrection du Christ, que signifie-t-elle pour les chrétiens ? Si Jésus n’est pas ressuscité, dit Paul, la foi est vide : « Si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts ? S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.  » (1 Co. 15, 12-14)

Mais s’il est ressuscité, dit aussi Paul, alors c’est l’appel d’air :  « Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ «  »

Si tant de gens croient que Jésus Christ est ressuscité, c’est qu’ils ont perçu que quelque chose a été bouleversé dans leur vie, une sorte de passage de la mort à la vie, une ouverture de l’espérance. En général, ces gens là donnent de leur vie, comme si déjà elle était tout autre, dès maintenant. Puissent nos doutes et nos questions, comme pour Thomas, être chemin de foi !

Diacre Michel Houyoux

♥ Père Natanael Valdenaire : «  Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

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Le figuier stérile

Posté par diaconos le 12 février 2022

Le figuier stérile dans Religion

Déception car le figuier ne porta pas de fruits cette année là

Jésus leur disait encore cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.  Il dit alors à son vigneron : « Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ? » Le vigneron lui répondit : « Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. »

 « Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. »

Les paysans de Palestine avaient l’habitude de planter un figuier dans un coin de leur vignoble  (Lc 13, 6) : cet  arbre, aux larges feuilles brillantes, leur donnait des fruits succulents et aussi de l’ombre où il était agréable de se reposer lors des travaux. Cela avait fait naître la comparaison, courante à l’époque : Israël est la Vigne chérie du Seigneur et le figuier représente le Temple, de Jérusalem dans lequel les croyants peuvent se rendre pour rendre grâce au Seigneur et le remercier de ses bienfaits.

Quelle est la signification morale et religieuse de cette parabole ?

Cette parabole de Jésus visait le système religieux de son peuple : son apparence était parfaite, il fonctionnait avec régularité mais il ne donnait pas les fruits que Dieu attendait ! Les pratiquants se rassuraient par une piété formelle, des liturgies convenables, une honnêteté de surface. Le Temple, avec ses splendides constructions, centre de la vie nationale, lieu des sacrifices et des cérémonies impeccables, était comparable à un figuier qui ne donnerait que de belles feuilles ! Or Dieu exige des fruits : le culte n’a pas sa fin en lui-même mais il doit conduire ses participants à changer de vie, à se convertir.

CHANGER DE VIE, SE CONVERTIR. Voilà le mot d’ordre !

La parabole du figuier stérile nous montre la patience de Dieu. Elle est comme son amour, infinie. Bien que le figuier ne porte pas de fruit, un délai lui est accordé. (Lc 13, 8-9)  Dieu infiniment bon nous accorde de nouveaux délais : Change ta VIE ! Change ton cœur de pierre en cœur de chair ! Il n’est jamais trop tard. .

Jésus Christ est celui qui donne de son temps et de sa peine pour que l’arbre stérile puisse donner du fruit : il nous invite à quitter le chemin de l’indifférence. Si vous ne vous convertissez pas, si vous êtes devenus sourds aux appels des victimes des pouvoirs de toutes sortes, vous communautés chrétiennes seront desséchées !

Dieu donc attend avec la même patience que le vigneron vis à vis de ses vignes. Le vigneron de la parabole, voyant que son figuier ne portait pas de fruit dit :  » Laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. » (Lc 13,8)

Le vigneron, c’est Dieu lui-même qui nous fait confiance : il a remis le monde entre nos mains, à nous d’y travailler pour le rendre meilleur. À côté de l’injustice et de l’égoïsme, faisons naître la tendresse. À côté de l’injustice et de l’égoïsme, faisons naître le don de soi. À côté de l’injustice et de l’égoïsme, travaillons pour un monde plus juste et plus fraternel.

Diacre Michel Houyoux

♥ Abbé Pierre Desroches : « Le figuier stérile »

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Michel Houyoux

   Michel Houyoux, professeur retraité (Biologie, chimie et physique) du  Collège saint Stanislas à Mons (Belgique)  et diacre permanent dans le diocèse de Namur Luxembourg

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Samedi de la cinquième Semaine du Temps Ordinaire — Année C

Posté par diaconos le 12 février 2022

 Samedi de la cinquième Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire dans Catéchèse slide_1

# La multiplication des pains est le nom donné à deux miracles réalisés par Jésus de Nazareth selon les textes des évangiles : Matthieu, chapitre 14, versets 14 à 21, puis à nouveau 15, 32-38 ; Marc 6, 34-44, puis à nouveau Marc 8, 1-9 ; Luc 9, 12-17 ; Jean 6, 5-14. La première multiplication des pains intervint après la mort de Jean-Baptiste sur ordre d’Hérode Antipas pour répondre au désir de sa fille Salomé, et de guérisons de malades.

Une seconde multiplication des pains eut lieu ultérieurement qui impliqua un nombre différent de gens. Matthieu et Marc furent les seuls évangélistes à la relater. Certains exégèses pensèrent qu’il s’agit du même événement raconté deux fois. Toutefois, les deux miracles ne se déroulèrent pas au même endroit, dans un cas il y eut cinq mille personnes, dans l’autre cas il y en eut quatre mille. Le nombre de corbeilles de pains en surplus fut aussi différent. Par la suite, Jésus évoqua les deux miracles en les distinguant clairement (Mt 16,, 9-11).

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ces jours-là, comme il y avait une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. » Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra- t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? »

Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les  donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha. » (Mc 8, 1-10) 

Seconde multiplication des pains

 Jésus se voyant de nouveau entouré d’une grande multitude dans un lieu désert, exprima à ses disciples la compassion qu’elle lui inspira et son désir de lui donner à manger, afin qu’elle ne défaillirent pas en chemin. D’où aurions-nous des pains dans ce désert ? répondirent les disciples. Jésus ayant appris d’eux qu’ils eurent sept pains, ordonna à la foule de s’asseoir ; il prit les pains et rendit grâces, les rompit et les donna à ses disciples qui les présentèrent à la multitude. Quelques poissons furent distribués de même.

Quand les assistants furent rassasiés, l’on recueillit sept corbeilles pleines des morceaux qui restèrent. Or il y eut quatre mille personnes. Jésus repartit aussitôt et se rendit dans le territoire de Dalmanoutha. Lorsque Jésus fut revenu du territoire de Tyr vers la mer de Galilée et qu’il fut arrivé avec ses disciples sur la rive orientale, dans les solitudes qu’il aimait à fréquenter. Ce fut là qu’une grande foule se trouva de nouveau réunie autour de lui .

 Jésus prit l’initiative, tandis que, à la première multiplication, ce furent les disciples qui lui firent remarquer les besoins de la foule :  « Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. » (Mc 6, 35). Matthieu et Luc remarquèrent la compassion de Jésus. Cette tendre compassion envers une multitude qui persévéra depuis trois jours à entendre sa parole, fut la raison de ce  miracle. L’amour de Jésus fut la source de toutes ses œuvres de puissance divine.

Jésus qui a annonça à ces multitudes la parole du royaume, prit le plus tendre intérêt à leurs besoins terrestres ; il ne voulut pas les exposer à défaillir en chemin. Ce fut encore lui qui observa que quelques-uns d’entre eux sont vinrent de loin. Lors de la première multiplication, les disciples objectèrent qu’il faudrait acheter pour deux cents deniers de pain ; mais, ils furent arrêtés par l’impossibilité de se procurer des aliments dans ce lieu désertique.

Dalmanoutha se trouvait dans le voisinage de Magdala, qui se trouve mentionné dans le récit de Matthieu : Quelques interprètes, se fondant sur le fait qu’il ne fut pas cité que Jésus traversa le lac, placèrent cette contrée au sud-est de celui-ci.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Tous mangèrent à leur faim ! (Lc 9, 17a)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Jean-Yves Fortin  : cliquez ici pour lire l’article →  Les gens mangèrent et furent rassasiés

◊ Jardinier de Dieu : cliquez ici pour lire l’article → Le ressenti ou le factuel

♥ Lectio Divina  : « La multiplication des pains »

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