Septième dimanche du Temps Ordinaire de l’année C

Posté par diaconos le 14 février 2022

Afficher l’image source

Michel Houyoux

  Publié par le diacre Michel Houyoux, professeur retraité (Biologie, chimie et physique) du Collège Saint Stanislas à Mons (Belgique)
# Une des principales lois du judaïsme dicte d’aimer l’Éternel « de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces » Un autre commandement concernant l’amour est « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le judaïsme distingue trois types d’amour : physique, charitable et spirituel. L’amour physique est manifesté dans le récit de la Création où Eve naît à partir d’une côte d’Adam. Le christianisme se définit comme religion du Verbe incarné et de l’amour révélé.
x
La révélation chrétienne tient en ceci :  Dieu est Amour (1Jn4, 8.16). Cet énoncé constitue le cœur du discours chrétien sur Dieu. Dieu interprété comme amour ; en cela consiste l’idée chrétienne. Selon Laurent Gagnebin, dans les religions en général, Dieu commence avant tout par être compris comme un Dieu terrifiant, redoutable, très éloigné du Dieu d’amour révélé par Jésus-Christ et qui caractérise aujourd’hui encore tout le christianisme.
x
Pour certains, l’amour du prochain se définit comme une force intérieure qui pousse un être humain à rechercher la paix et à la partager avec les autres. Le désir d’amour se traduit par celui d’être avec l’autre ou les autres, celui d’accepter de recevoir et de donner, celui de dialoguer, de vivre avec, de comprendre, d’accompagner, etc. Selon saint Paul :  » Si je n’ai pas d’amour je ne suis rien. L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux, il ne se vante point, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien de malhonnête. Il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal.
x
Il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne meurt jamais. L’amour dont parle le christianisme se nomme parfois charité (du latin caritas), terme qui le distingue de l’amour érotique ou de l’amitié, et qui comporte, dans son sens religieux initial, une dimension transcendante. Il ne dépend pas du sentiment, mais de la volonté40 en lien avec l’intelligence.
x
 Benoît XVI proclame : « Ce n’est que dans la vérité que l’amour resplendit et qu’il peut être vécu avec authenticité. Dans les bouddhismes Mahayana et Vajrayana (bouddhismes vietnamiens, chan, zen, lamaïsme), l’Amour est l’une des quatre qualités d’être que le pratiquant doit développer, l’un des « Quatre Infinis » ou « Quatre Incommensurables » : l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité.
x
De l’évangile de Jésus Christ selon Luc 
ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples : «  Je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.   À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique. Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.

   Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.   Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant.    Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ?

Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.    Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. pardonnez, et vous serez pardonnés.

Donnez, et l’on vous donnera :c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous.  » Jé­sus an­nonça à ses dis­ciples qu’ils se­ront haïs et ou­tra­gés, puis il pro­nonça des ma­lé­dic­tions sur le monde en­nemi de Dieu. Ses au­di­teurs au­raient pu conclure de là qure aussi pour vous.  » (Lc 6, 27-38)

Com­man­de­ment de l’a­mour :  »Aimer ceux qui vous haïssent. »

u’il leur fut per­mis de haïr leurs en­ne­mis. Jé­sus, en se tour­nant vers eux, pré­vint leur pen­sée par ces mots : « Mais je vous dis, à vous qui écoutez…  » Il re­vint, des riches ab­sents, à ses au­di­teurs réels.

Jé­sus énonça ce pré­cepte pro­fond qui dé­passe les forces de l’­homme na­tu­rel : « Aimer ceux qui nous haïssent. » Ce com­man­de­ment de l’a­mour, qui ne put être ac­com­pli que sous la loi nou­velle de l’Évan­gile, fut mo­tivé d’une ma­nière dif­fé­rente dans Mat­thieu (Matthieu 5.44-45), où il se trouve di­rec­te­ment op­posé à l’es­prit de la loi an­cienne, et rat­ta­ché à l’a­mour des en­fants de Dieu pour leur Père cé­leste.

Ce fut ainsi que Jé­sus pré­senta ce contraste pro­fond dans le ser­mon sur la mon­tagne. « Si quel­qu’un veut t’ô­ter la tunique, laisse-lui aussi le manteau. » Il supposa un créan­cier qui sai­sit d’a­bord la tu­nique, de moindre va­leur, puis, s’il ne fut pas as­sez payé, ré­clame le man­teau. Jé­sus qui, jus­qu’ici, par­la d’une ma­nière gé­né­rale, au plu­riel, passa brus­que­ment au sin­gu­lier, afin d’o­bli­ger cha­cun de ses au­di­teurs à s’ap­pli­quer in­di­vi­duel­le­ment ces pa­roles. Il en est de même dans Mat­thieu.

 Aimer, faire le bien, prêter, sans rien espérer, c’est agir dans l’es­prit et l’a­mour de Dieu lui-même, c’est prou­ver à nous-mêmes et aux autres que nous sommes ses en­fants. Tel est l’exemple di­vin que Jé­sus nous pro­pose, même dans nos rap­ports avec les ingrats et les méchants. Mat­thieu donna pour preuve de cette mi­sé­ri­corde de Dieu égale pour tous : « Il fit le­ver son so­leil et ré­pandit les pluies du ciel sur tous in­dis­tinc­te­ment. » 

La ré­com­pense pro­mise à l’ac­com­plis­se­ment de ce que Jésus demande à tous, c’est de n’être pas jugés, condamnés mais absous par Dieu lui-même. La mesure de son ju­ge­ment est pui­sée dans le cœur même des gens : « Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez » (Mt 7, 2) La miséricorde de Dieu, tel est le mo­dèle su­blime que Jé­sus pro­posa à ses dis­ciples, ce fut de de­ve­nir les fils de ce Père, en étant mi­sé­ri­cor­dieux comme lui ; et ce fut là leur grande récompense. (Mt 5, 48) conclut la pre­mière par­tie de son dis­cours par une pen­sée ana­logue, mais ex­pri­mée en termes dif­fé­rents : « Soyez donc parfaits, comme votre Père cé­leste est par­fait ».

Luc rap­pe­la la bonté ou la miséricorde de Dieu en­vers tous, c’est bien aussi cette per­fec­tion spé­ciale qu’il nous ex­horte à imi­ter et à at­teindre. Cet es­prit miséricordieux est aussi tou­jours dis­posé à donner ; et par là même il s’at­tire, de la part de Dieu, les plus riches dons de sa grâce. Cette der­nière pen­sée est illus­trée par une image frap­pante, dont les épi­thètes mul­ti­pliées sont des­ti­nées à dé­peindre la ri­chesse de la li­bé­ra­lité di­vine.

L’ex­pres­sion : dans votre ♥, est em­prun­tée à la forme du cos­tume orien­tal qui, très ample sur la poi­trine et res­serré par une cein­ture, four­nit une sorte de poche d’une ca­pa­cité as­sez grande : Jésus dit alors :  » Présente le manteau que tu as sur toi et tiens-le. Elle le tint et il mesura six parts d’orge qu’il chargea sur elle, puis elle retourna à la ville. » (Ruth 3, 15)

Diacre Michel Houyoux

Tout commentaire de votre part, en rapport avec cet article, sera bienvenu et sera publié. Écrivez-le dans le cadre situé sous l’article.

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Regnum Christi : cliquez ici pour lire l’article → Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

◊ Catéchèse du pape François : cliquez ici pour lire l’article → « Miséricordieux comme le Père »: ce n’est pas un « slogan

♥ Abbé Christophe_Hermanowicz : « Dieu nous aime sans cesse à l’infini. »

Image de prévisualisation YouTube

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS