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Lundi de la première semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 6 mars 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. outes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, vous êtes venus jusqu’à moi ” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ? , tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, nous t’avons donné à boire ?

tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison. Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” J’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”

Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. » (Mt 25, 31-46)

La pauvreté spirituelle est définie comme une vertu évangélique

Cette vertu, associée à la promesse du Royaume des cieux, a été abordée par de nombreux auteurs chrétiens. Si le Catéchisme de l’Église catholique indique qu’elle concerne les personnes qui se reconnaissent par « leur qualité de cœur, purifié et éclairé par l’Esprit », de nombreux auteurs chrétiens ont cherché à préciser le sens de cette pauvreté et ce qu’il fallait faire pour l’obtenir. Ainsi, cette « pauvreté dans l’esprit » s’obtient, d’après ces auteurs, par une humilité volontaire face à Dieu, un accueil libre et joyeux de ses faiblesses (morales, physiques, psychologiques), une attention tournée vers Dieu et l’autre.

C’est aussi un chemin de dépouillement de toutes les « richesses intérieures, les dons reçus de Dieu », un renoncement aux consolations et grâces spirituelles que Dieu veut nous donner. Ce renoncement, cet appauvrissement, libre et joyeux est associé, pour les chrétiens, à la promesse de posséder le Royaume des cieux, et donc de « jouir de la présence de Dieu » ; ce bonheur étant possible, d’après certains auteurs, « dès à présent ». Pour sœur Lise, « seul le pauvre d’esprit peut aimer, car pour aimer il faut avoir besoin de l’autre. Être pauvre, c’est être dans un état de réceptivité… comme quelqu’un qui prend un bain de soleil.

La pauvreté radicale arrache la personne à tout ce qui fait obstacle au don total de l’amour. Cette pauvreté est ouverture à l’envahissement… et ça fait peur… s’il fallait que Dieu m’envahisse, que les autres m’envahissent… et pourtant cette disposition conduit à la liberté intérieure. Le vrai pauvre n’est jamais aigri quand il tend la main » Pour le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, la vertu de pauvreté spirituelle permet de purifier la vertu théologale d’espérance, il dit : « C’est dans la pauvreté spirituelle que l’espérance trouve sa pureté qui fait sa perfection. Seule la pauvreté spirituelle peut assurer la perfection de l’espérance.

L’espérance est obtenue par l’élimination de tout le reste, par ce dégagement souverain qu’est la pauvreté spirituelle. ». À ce sujet il cite saint Jean de la Croix : « Moins l’âme possède les autres choses, plus elle a de capacité et d’aptitude pour espérer ce qu’elle désire, et par conséquent plus elle a d’espérance plus la mémoire se dépouille et plus elle acquiert d’espérance ; par la suite, plus elle a d’espérance et plus elle est unie à Dieu. Car plus une âme espère en Dieu, plus elle obtient de Lui. » e père Mas Arrondo, dans son livre Toucher le Ciel indique que dans les 5e demeures17, « on commence à jouir amplement du ciel sur la terre. Beaucoup plus de personnes y vivent qu’on ne peut le penser »18. Et « que chacun reçoit en gage, à l’intérieur de lui-même, le royaume de Dieu. C’est un don gratuit accordé par Dieu le Père »

Du sermon sur la montagne

# Le Sermon sur la montagne est un discours adressé par Jésus-Christ à ses disciples ainsi qu’à une large foule, rapporté dans l’Évangile selon Matthieu aux chapitres 5, 6 et 7. Jésus l’aurait prononcé au début de son ministère, peu après son baptême par Jean le Baptiste, du haut d’une montagne près du lac de Tibériade surplombant Génézareth, non loin de Capharnaüm. Ce discours, qui porte sur l’éthique, est le plus long enseignement oral du Nouveau Testament.

Il comporte notamment les Béatitudes et la prière du Notre Père. Au début du XXe siècle Sante Ferrini, sensible au message de Christ tel que rapporté dans le Nouveau testament, reproche au clergé et aux puissants d’avoir détourné ses préceptes à leur profit. Il illustre son propos dans une parodie sans concession du sermon sur la montagne qu’il imagine pouvoir être prononcé par le Pape, sur la place Saint-Pierre à Rome : « Heureux les forts car ils posséderont la terre !

Heureux ceux qui ont le cœur dur car ils riront des malheurs d’autrui et ne pleureront jamais ! Heureux les violents car ils seront respectés des timorés ! Heureux les injustes car ils auront leurs biens et ceux des autres !  Heureux les mauvais car ils se feront pardonner par la force ! Heureux ceux qui ont l’âme impure et malveillante car ils jouiront des turpitudes humaines ! Heureux ceux qui possèdent, car ils n’ont pas besoin de miséricorde ! Heureux les incrédules car ils ne seront pas trompés ! Amen ! »

Plus récemment, la phrase « Bienheureux les pauvres d’esprit… » a parfois été interprétée à contresens comme « Bienheureux les imbéciles », par exemple par Luigi Cascioli, alors qu’elle ne peut être comprise que dans le judaïsme palestinien de l’époque de Jésus. On connaît dans la Bible certaines « béatitudes » isolées, ou groupées par deux ou trois, rarement quatre4. Une série de huit béatitudes se trouve dans le Siracide« construite suivant un procédé poétique obéissant à des règles précises pour ce genre littéraire (Si 14, 20-27). »

Le même procédé s’applique à l’un des manuscrits de la mer Morte provenant de la grotte 4 (4Q525 2 II)4. Le texte de l’évangile selon Matthieu présente une structure reposant sur le même procédé4. Toutefois, écrit Émile Puech, il s’en distingue par une « nouveauté totale » : la mention du Royaume, proclamé par ce discours inaugural, auquel répondra le dernier discours (Mt 25, 31-46).  Être en souci qui signifie, par son étymologie, être partagé.

Les inquiétudes qui tirent la pensée en sens contraire, sont l’effet d’un cœur partagé entre le ciel et la terre, troublé par le doute au jour de l’épreuve. Le remède à ce mal, c’est la confiance en Dieu que Jésus voulut inspirer à ses disciples. C’est pour cela qu’il leur présenta diverses considérations aussi élevées que puissantes. Premier motif de confiance Puisque la vie est plus que la nourriture qui l’entretient ; le corps plus que le vêtement qui le couvre ; celui qui a donné et conserve le plus, ne donnera-t-il pas le moins ? Paul employa un raisonnement pareil.

Second motif  Les soins admirables de Dieu dans la nature : « Dieu est votre Père ! » Troisième motif L’inutilité, l’impuissance des inquiétudes, qui ne font au contraire qu’énerver les forces de l’âme. Nul ne peut, ajouter une coudée à son âge, une heure au temps de sa vie, objet de ses soucis. Dieu en a déterminé la mesure et n’y peut rien ajouter. l e voyageur vit avec admiration, sur le plateau de la montagne des Béatitudes, au pied de l’éminence d’où il supposa que Jésus parlait d’un magnifique tapis de ces anémones écarlates.

 Le manque de cette foi qui n’est pas autre chose que la confiance du cœur en Dieu, telle est la cause de toutes les inquiétudes. Les païens doivent rechercher ces choses, y mettre leur cœur ou être en souci quand elles leur manquent, parce qu’au lieu du Dieu vivant ils adorent de fausses divinités ou une froide et impitoyable fatalité. « Mais vous qui connaissez votre Père céleste ! Il sait vos besoins cela doit vous suffire pour dissiper vos inquiétudes. »

 Que ce soit là avant tout votre souci, le but de vos efforts, et quand vous aurez trouvé cette grande richesse, le royaume de Dieu et la justice de Dieu, alors votre Père céleste, qui voit que vous avez besoin de toutes ces autres choses vous les donnera par-dessus. On sait que toujours les inquiétudes se portent sur l’avenir. Or, le Seigneur aurait pu nous dire que cet avenir ne nous appartient pas, que nous ne le verrons peut-être jamais.

« Pourquoi veux-tu t’inquiéter au-delà d’aujourd’hui et prendre sur toi le mal de deux jours ? Contente-toi de celui que ce jour t’impose, demain t’apportera autre chose. » (Luther) Cette interprétation est seule en harmonie avec cette dernière parole : au jour suffit sa peine, ou son mal, sa misère. Oui, ce mal de chaque jour suffit ; il est même souvent bien lourd pour notre faiblesse. Quelle compassion Jésus mit dans ce conseil de ne pas y ajouter le mal du lendemain !

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article  → Lundi de la première semaine du Carême de l’année C

◊ Sensum fidelium : cliquez ici pour liez l’article → Le lundi de la première semaine de Carême

KTO : « Heureux les pauvres »

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Soyez fort dans la vie et soyez patient

Posté par diaconos le 6 mars 2022

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L’avènement du Seigneur est proche : « Prenez courage, ne craignez pas, voici votre Dieu… Il vient lui-même et va vous sauver. »   (Is 35,4)    Être sauvé, c’est renaître à la vie et à la joie.  Savons-nous réconforter les personnes fragiles que nous rencontrons et leur redonner le goût de vivre malgré leurs échecs, leurs maladies ou leurs souffrances

Quelle attention portons-nous particulièrement aux aînés souvent mis sur la touche, aux handicapés de nos familles ou dans notre voisinage ? Quelle place leur donnons-nous vraiment dans notre vie sociale ou syndicale ?

Le retour du Christ sera pour eux la pleine délivrance, comme il sera pour les injustes une ruine certaine. Ce moment solennel, où le Seigneur viendra dans son règne, sera la vraie consolation que les apôtres offrent sans cesse dans leurs écrits aux chrétiens éprouvés. Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l’attente de ce jour, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix. (2P 3, 13-14)

« Prenez patience, et affermissez vos cœurs ; car l’avènement du Seigneur est proche. » (1 Jc, 5,7) Comme le cultivateur attend les produits de sa terre avec patience, jusqu’à qu’il ait terminé ses récoltes, ayez de la patience vous aussi. C’est le Seigneur qui donnera toute sa fécondité au délicat travail des semailles pour un monde meilleur. C’est lui, le juge des vivants et des morts, qui se montrera plein d’indulgence envers les personnes qui auront supporté avec patience et amour les duretés et les misères de leurs ascendants et des autres. L’Avent est le temps de cette patience là.

Notre impatience n’empêche-t-elle pas trop souvent certaines choses de lever ? On peut décourager quelqu’un en lui demandant plus qu’il ne peut donner pour le moment. Agissons avec patience et persévérance comme Job, un homme juste, qui se levait chaque matin pour offrir un sacrifice à Dieu et qui priait pour chacun de ses enfants afin qu’ils persévèrent dans leur foi, un homme qui malgré le fait qu’il était riche, manifestait une grande générosité envers les pauvres parce qu’il se rappelait que tout ce qu’il avait, c’était Dieu qui lui avait donné. (Job 1, 1-5)

« Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés : voici, le Juge se tient à la porte. » (1 Jc 5, 9) Affermissez votre cœur ! Entre générations, essayons de nous comprendre, sans nous juger, allons les uns vers les autres, prêts à écouter et recevoir l’autre. La plainte éloigne les autres, nous isole et rend stérile.

De l’Évangile de Matthieu, au chapitre 11

il est écrit :« Heureux est celui qui ne tombera pas à cause de moi. » (Mt 11,6)  Vivre selon l’enseignement de Jésus, c’est ramer contre le courant de l’injustice, du rejet de l’abandon des  plus faibles, c’est aller contre la logique du plus performant. Comment pourrions-nous faire croire que Dieu nous aime si nous maintenons une partie d’entre nous dans la pauvreté ? « La mesure de la grandeur d’une société est donnée par la façon dont elle traite celui qui est le plus nécessiteux, qui n’a rien d’autre que sa pauvreté ! » (Pape François :D iscours dans la favela de Varginha (Rio de Janeiro, le 25 juillet 2013)

La pauvreté du monde est un scandale. Dans un monde où il y a tant de richesses, tant de ressources pour donner à manger à tous, on ne comprend pas comment il se fait qu’il y ait tant d’enfants qui ont faim, tant d’enfants sans éducation, tant de pauvres ! La pauvreté aujourd’hui est un cri. Nous devons tous penser à devenir un peu plus pauvres : cela aussi, nous devons tous le faire. Comment puis-je devenir un peu plus pauvre pour ressembler davantage à Jésus, qui était le Maître pauvre ?

En résumé : il y a dans ces extraits de la Bible, un appel à une conversion radicale de nos pensées, du regard que nous posons sur les autres. Nous sommes encore bien loin de poser sur les autres le regard même de Jésus. Son regard libérait le meilleur dans le cœur de chacun. s de l’Avent dans votre paroisse, priez le Seigneur de vous inspirer l’envie de vivre ensemble. Donnons-vous le goût d’écouter, de parler, avec tous et d’être accueillants aux nouveaux habitants de votre quartier et aux déshérités de la vie.

 Michel Houyoux, diacre permanent

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Troisième dimanche du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 6 mars 2022

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Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’  Mais le vigneron lui répondit : ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas. » Dieu est éternellement présent, Dieu révéla tout son être. Il se révéla comme étant celui qui nous aime tous, sans exception et il est  à nos côtés pour toujours.  Dieu est celui qui est avec nous, il est présent et  par cette présence, c’est son amour à tous, qu’il manifeste. Jésus  a institué l’Eucharistie pour demeurer présent parmi nous après sa résurrection.

 Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour (Ps 103, 8 )

Que pouvons-nous faire, à notre niveau, en famille pour mieux en témoigner ? Dieu est patient  et il nous laisse toujours une chance supplémentaire comme le vigneron de l’Évangile envers le figuier stérile (Lc 13, 6-8) où  Jésus se présente lui-même comme un jardinier patient qui  espère encore des  fruits. Revenons à lui dui de tout notre coeur

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La première lecture est tirée du livre de l’Exode au chapitre trois

Commentaire : Moïse est l’auteur du livre de l’Exode et en est le personnage central. L’histoire d’Israël depuis la mort de Joseph jusqu’à la construction du Tabernacle en est le thème principal. La délivrance (partielle selon la loi mais complète par Jésus) est le mot clé de ce  livre. Dieu se révèle comme le Dieu de la Promesse, fidèle à sa Parole, venant libérer la descendance d’Abraham. IL se présente comme l’ABSOLU: « Je suis celui qui suis » (verset 14a)

Cliquez ici pour en savoir plus sur le livre de l’Exode →  http://fr.wikipedia.org/wiki/Exode

Note 1 : Le Pays de Canaan (en hébreu : כנען Kəná‘an, Kənā‘an – Kená’an, Kná’an) est un terme utilisé dans le récit biblique pour décrire la partie du Proche Orient située entre la mer Méditerranée et le Jourdain (cette région correspond plus ou moins aujourd’hui aux territoires d’Israël, de l’ouest de la Jordanie, du sud de la Syrie et du Liban), avant sa conquête par Josué et les Tribus d’Israël sorties d’Égypte.

En Cliquant sur les mots écrits en gras,  d’autres renseignements sont à votre portée (liens externes)

Note 2  : la lecture de l’Ancien Testament nous révèle Dieu à l’oeuvre autrefois et nous fait espérer qu’il continuera d’agir dans le même sens. Dans la seconde lecture (voir ci-dessous) , l’apôtre Paul nous en donne un exemple.

Texte

Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l’Horeb, la montagne de Dieu. L’ange du Seigneur lui apparut au milieu d’un feu qui sortait d’un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors :   » Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? « 
x
Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! «  Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N’approche pas d’ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte ! Je suis le Dieu de ton père, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu.
x
Le Seigneur dit à Moïse : « Je t’envoie  vers une terre ruisselant de lait et de miel, vers le pays de Canaan. Et maintenant, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre spacieuse et fertile »
x
Moïse répondit : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai : ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? » 
Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS.’ «  Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est YAHVÉ, c’est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’ C’est là mon nom pour toujours, c’est le mémorial par lequel vous me célébrerez, d’âge en âge. »
 x
Psaume 103       (v1 à v4, v6 à  v8, v11)

Commentaire :  ce psaume, attribué à David, est d’une richesse et d’un réconfort transcendant. En résumé , c’est l’être même de Dieu qui est Amour ; l’Amour est une composante même de son Être. De ce magnifique psaume, repris ici en entier, huit versets sont retenus pour la célébration de dimanche prochain. Le mot clé est le verbe bénir que l’on retrouve du début à la fin.

C’est un hymne d’action de grâce pour l’inépuisable bonté de Dieu; un hymne qui s’ouvre par une invitation à le louer (v1 et v2).  Viennent ensuite les motifs de louange en relation avec l’œuvre de Dieu dans la création et l’histoire.(v3 à v14).

Texte

1 Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être !

2 Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

3 Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ;

4 il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse ;

5 il comble de biens tes vieux jours : tu renouvelles, comme l’aigle, ta jeunesse.

6 Le Seigneur fait oeuvre de justice, il défend le droit des opprimés.

7 Il révèle ses desseins à Moïse, aux enfants d’Israël ses hauts faits.

8 Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ;

9 il n’est pas pour toujours en procès, ne maintient pas sans fin ses reproches ;

10 il n’agit pas envers nous selon nos fautes,ne nous rend pas selon nos offenses.

11 Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ;

12 aussi loin qu’est l’orient de l’occident, il met loin de nous nos péchés ;

13 comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

14 Il sait de quoi nous sommes pétris, il se souvient que nous sommes poussière.

15 L’homme ! ses jours sont comme l’herbe ;  comme la fleur des champs, il fleurit :

16 dès que souffle le vent, il n’est plus, même la place où il était l’ignore.

17 Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, est de toujours à toujours, et sa justice pour les enfants de leurs enfants,

18 pour ceux qui gardent son alliance et se souviennent d’accomplir ses volontés.

19 Le Seigneur a son trône dans les cieux : sa royauté s’étend sur l’univers.

20 Messagers du Seigneur, bénissez-le, invincibles porteurs de ses ordres, attentifs au son de sa parole !

21 Bénissez-le, armées du Seigneur, serviteurs qui exécutez ses désirs !

22 Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez-le, sur toute l’étendue de son empire ! Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Première lettre de l’apôtre Paul aux Corinthiens

On peut résumer ce passage de la lettre de Paul comme suit  » Ne vous surestimez pas, personne n’est à l’abri de la tentation ! «  

Dans la jeune communauté de Corinthe, il y avait des « esprits forts » qui se croyaient à l’abri des tentations et prétendaient pouvoir tout voir, tout entendre, raisonner sur tout. Ni leur foi et ni les sacrements les dispensaient d’être prudents et de se défier d’eux-mêmes. L’Ancien Testament est plein d’enseignements à ce sujet. Ne croyons-nous pas, nous aussi, pouvoir tout lire, tout entendre, voir n’importe quel film, jouer les esprits forts ? Ne rejetons-nous pas comme périmés l’effort, le don de soi, la prière, l’humilité, une discipline de vie … ? Ne nous abritons pas derrière notre foi et les sacrements que nous avons reçus pour nous dispenser d’en faire d’avantage.

Histoire  Selon les Actes des Apôtres,  (Ac 18,  1-17), l’apôtre Paul est le fondateur de l’église de Corinthe. Lors de son deuxième voyage missionnaire, il passe 18 mois au sein de cette communauté. Il arrive d’Athènes où il a eu l’occasion de débattre avec les philosophes grecs à l’Aréopage (Ac 16, 17-34). Sur place, il rencontre un Juif du nom d’Aquilas et sa femme Priscille. Paul s’établit chez eux. Ils travaillent ensemble car Priscille et Aquilas sont également fabricants de tentes. Chaque sabbat il se rend à la synagogue où il fait part aux Juifs et aux Grecs de sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ qui est le Messie. Une bonne partie des Juifs ne supporte pas cette vision des choses et le fait savoir durement à l’apôtre. Néanmoins, plusieurs personnes, et parmi elles quelques Juifs, croient à ce message de la Bonne Nouvelle et se font baptiser. C’est le début de l’église de Corinthe.

Note : En cliquant sur les mots écrits en gras, d’autres informations sont à votre portée.(liens externes)

 Texte

1 Je veux que vous vous rappeliez, frères, ce qui est arrivé à nos ancêtres du temps de Moïse. Ils ont tous été sous la

protection du nuage et ils ont tous passé à travers la mer Rouge. 2 Dans le nuage et dans la mer, ils ont tous été baptisés en

communion avec Moïse. 3 Ils ont tous mangé la même nourriture spirituelle 4 et ils ont tous bu la même boisson spirituelle : ils

buvaient en effet au rocher spirituel qui les accompagnait t , et ce rocher était le Christ. 5 Pourtant, la plupart d’entre eux ne furent

pas agréables à Dieu et c’est pourquoi ils tombèrent morts dans le désert .

6 Ces événements nous servent d’exemples, pour que nous n’ayons pas de mauvais désirs comme ils en ont eu. 7 Ne vous

mettez pas à adorer des idoles comme certains d’entre eux l’ont fait. Ainsi que le déclare l’Écriture : « Les gens s’assirent pour

manger et boire, puis ils se levèrent pour se divertir. » 8 Ne nous livrons pas non plus à la débauche, comme certains d’entre

eux l’ont fait et vingt-trois mille personnes tombèrent mortes en un seul jour. 9 Ne mettons pas le Christ à l’épreuve, comme

certains d’entre eux l’ont fait et ils moururent de la morsure des serpents. 10 Enfin, ne vous plaignez pas, comme certains

d’entre eux l’ont fait et ils furent exterminés par l’ange de la mort.

11 Ces malheurs leur arrivèrent pour servir d’exemple à d’autres ; ils ont été mis par écrit pour nous avertir, car nous vivons en un

temps proche de la fin. 12 Par conséquent, que celui qui pense être debout prenne garde de ne pas tomber.

« Copyright AELF – Paris – 1980 – Tous droits réservés ».

De l’Évangile de Jésus-Christ selon Luc

Commentaire: Jésus se sert de deux événements malheureux(v1 et v4) pour proclamer le besoin de pénitence pour tout homme.(versets 1 à 5). Prenons conscience de ce que nous avons accompli depuis le début de ce Carême pour entrer dans la PÉNITENCE suggérée par l’ÉGLISE. De quoi nous sommes-nous privés ?… Quel temps avons-nous consacré à la PRIÈRE ?… Quel partage de notre avoir avons-nous pu réaliser ?…Avons-nous consacré quelques heures à ÉTUDIER le Christ dans sa PAROLE pour le mieux connaître et ajuster notre vie à la sienne ?… Quelle action avons-nous accomplie pour aider et soutenir notre prochain dans sa démarche vers le Christ ?…Dieu nous a choisis pour porter du fruit…(versets 7 à 9)

L’Évangile de ce troisième dimanche de Carême relate des évènements tout aussi tragiques que ceux que nous rencontrons à notre époque, c’était, il y a près de deux mille ans. C’était l’affaire des Galiléens massacrés sur l’ordre de Pilate pendant leur prière ; c’était les dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé. La réaction de Jésus, à qui ces faits furent rapportés, sera à l’opposé de ce que nous aurions dit ou pensé.

Jésus affirma que ces victimes de Pilate et ces pauvres gens ensevelis sous les décombres de la tour de Siloé, n’étaient pas plus pécheurs que les autres et par conséquent qu’ils n’avaient pas mérité ce sort malheureux dont la cause est à chercher ailleurs. C’est le cœur de l’homme qui doit changer pour que les structures sociales s’améliorent.

Copyright 2012 by the author and Südwestdeutscher Verlag für Hochschulschriften. All rights rerseved – Saarbrücken 2012

Auteur → Michel Houyoux     Source → Rencontre avec la Parole de Vie  : Parole de Dieu (Éditions Croix du Salut)

Texte

Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit : «  Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien non, je vous le dis ; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. »
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Archives à consulter

◊ Catéchèse →    Le buisson ardent (Exode 3, 1-15)

◊ Catéchèse →   Le figuier stérile (Lc 13, 6-9)

◊ Homélie →  Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour (Ps 102)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Benoît XVI → La prière est une question  de vie ou de mort

◊ Catéchèse → Moïse et le buisson ardent

◊ Troisième dimanche du Carême →   Le figuier stérile

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 Prédication du pasteur Béatrice Cléro-Mazire : « Le figuier stérile ou la patience de Dieu »

https://youtu.be/1E4uNaPAkVs

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