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Vendredi de la deuxième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 18 mars 2022

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De l’Évangile de Jésus Christ selon Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :  » Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne.

Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais on les traita de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !”

Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. « Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? «  On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. »

Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète. (Mt 21, 33-43.45-46)

 La parabole des vignerons

Dans cette seconde parabole, Jésus représenta la conduite des chefs du peuple dans le passé, le présent et l’avenir : « Un maître de maison planta une vigne, y ’donna tous ses soins puis la loua à des vignerons. La saison des fruits étant venue, il envoya ses serviteurs pour les recevoir ; mais les vignerons les maltraitèrent. Il en envoya d’autres qui furent maltraités encore. Enfin il leur envoya son propre fils, pensant qu’il serait respecté. Mais les vignerons, voyant en lui l’héritier, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent pour s’emparer de son héritage »

Mais les vignerons, voyant en lui l’héritier, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent pour s’emparer de son héritage. Que fit le maître ? À cette question, les auditeurs de Jésus répondirent :  » Il fera périr ces misérables et louera la vigne à d’autres. » Ce fut ainsi, reprit Jésus, en appuyant sa déclaration d’une parole de l’Écriture : « Le royaume de Dieu vous sera ôté et qu’il sera donné à une nation qui en produira les fruits. « 

Les sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux-mêmes que Jésus parlait ; ils cherchèrent à se saisir de lui, mais ils craignirent le peuple.  La lutte dans le temple entre Jésus et ses adversaires commença. Le peuple en suivit les péripéties avec intérêt. Sa faveur mit momentanément Jésus à l’abri des entreprises de ses ennemis. Le but de ceux-ci, dans les questions qu’ils lui posèrent, fut de l’amener à des affirmations qui lui aliénèrent la sympathie de la foule et purent servir de motifs de condamnation.

Les principaux sacrificateurs et les anciens faisaient partie du sanhédrin, le conseil souverain, qui avait la plus haute autorité en matière civile et religieuse. Ils vinrent à Jésus comme députation officielle.  Leur double question fut précise : « Quelle est ton autorité ? Et de qui la tiens-tu ? «  dirent-ils :  »Nous ne t’avons pas donné d’autorité : es-tu un envoyé direct de Dieu ? »

Mais qu’entendirent-ils par ces choses que Jésus faisait et qui les offusquèrent ? Était-ce son enseignement, dans lequel ils vinrent l’interrompre, ou toute son action à Jérusalem depuis son entrée royale dans cette ville, ou enfin et surtout la purification du temple ? Les interprètes se divisèrent sur ce point, mais il n’y eut pas de doute que ce dernier acte d’autorité ne fût le principal grief des membres du sanhédrin.

Ils espéraient que Jésus déclarerait qu’il avait le droit de faire la police dans le temple, parce qu’il s’y trouvait dans la maison de son Père (Lc 2.49), étant le Fils de Dieu. Ils savaient quelle répugnance le peuple avait toujours montrée à accepter de Jésus une affirmation catégorique de sa divinité. En la lui arrachant à ce moment, ils pensèrent ébranler, ruiner sa popularité.

Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? Mais eux raisonnaient entre eux, disant : « Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc n’avez-vous pas cru en lui ? » Cette question de Jésus correspondait exactement à la leur. Elle n’était nullement un faux-fuyant ni une manière de les réduire au silence, mais un élément pénétrant de vérité jeté dans leur conscience.

Si le baptême de Jean, c’est-à-dire tout son ministère au sein d’Israël, était de Dieu, alors l’autorité de Jésus ne pouvait être douteuse. Car Jean lui avait rendu témoignage par le Saint-Esprit (Jn 1.19-34). De plus, le baptême de Jean était un baptême de repentance administré à ceux que sa prédication avait convaincus de péché. Si donc les chefs du peuple avaient cru à cette prédication, s’ils s’étaient repentis, ils auraient cru aussi à jésus annoncé par Jean. Les membres du sanhédrin se retirèrent à l’écart et raisonnèrent entre eux.

Ils se débattirent entre les deux termes du dilemme que Jésus leur posa. Ils ne trouvèrent d’autre issue que d’avouer leur ignorance et leur incompétence à se prononcer sur l’une des plus importantes manifestations religieuses de leur temps. La crainte de la foule les retint de se déclarer ouvertement contre Jean-Baptiste. La vénération dont le peuple entourait la mémoire du prophète était si profonde, qu’une telle attitude leur eût fait courir les plus grands risques ; ils furent forcés de se dire : « Tout le peuple nous lapidera » (Lc 20.6).

 Ils se réfugièrent dans cette défaite : «  Nous ne savons » ; aveu humiliant pour eux, les conducteurs spirituels de la nation ; car leur devoir sacré eût été d’examiner la mission de Jean et de la recommander au peuple ou de s’y opposer, selon qu’elle était de Dieu ou des hommes. Quelle confusion pour ces hommes et quel jugement de Dieu dans ce refus.

Diacre Michel Houyoux

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◊  Catholique. org. : cliquez ici pour lire l’article → vendredi, 2ème semaine de Carême. – Homélie

◊Père Gilbert Adam :   cliquez ici pour lire l’article → Vendredi de la 2e semaine de Carême

 Frère Thibaut du Pontavice : « Les vignerons homicides »

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