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Le Christ ne s’est fait d’abord connaître à l’Église que par sa voix.

Posté par diaconos le 23 mars 2022

  

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Le printemps est arrivé et la nature se transforme

Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes » (Ct 2,8). Le Christ ne s’est fait d’abord connaître à l’Église que par sa voix. Il a commencé par lancer sa voix devant lui par l’intermédiaire des prophètes ; sans se laisser voir, il se faisait entendre. Sa voix portait dans les messages que l’on annonçait de lui,

Extrait du livre des Cantiques au chapitre deux

La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines,  mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage. Il parle, mon bien-aimé, il me dit : Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…

Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies. Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la  tourterelle s’entend sur notre terre. Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens… Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix ! Ta voix est douce et ton visage, charmant.

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Sulammith, l’une des jeunes filles du ha­rem cé­lébra le bon­heur d’être l’ob­jet des at­ten­tions d’un roi tel que Sa­lo­mon. Elle  en­tendit dans son rêve les pas de son bien-aimé, puis­qu’elle le dé­peignit  sau­tant, bon­dis­sant comme une ga­zelle, ou au faon d’une biche. Cher­chant à voir à tra­vers les fe­nêtres ce qui se passa dans la mai­son. Elle aper­çut son œil brillant, qui perça à tra­vers le treillis qui ornait les fe­nêtres. Le bien-aimé in­vita Sulam­mith à une pro­me­nade pour jouir de toute la beauté d’une jour­née prin­ta­nière.

Le printemps étant arrivé, toute la nature fut transformée, le chant des oiseaux, les  premières fleurs, les premiers fruits et sur les figuiers la première récolte. Tout cela invite à la promenade. Comme Su­lam­mith ne ré­pondit pas,  le bien-aimé la com­para à une co­lombe qui se cacherait dans les fentes des ro­chers ; il dé­sira intensément en­tendre sa voix. Quand le figuier produit ses premiers fruits, on est assuré que l’été est proche, de même le royaume de Dieu est proche : « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte.… »(Mt 24, 32-33)

Note : Le fi­guier porte en Pa­les­tine deux es­pèces de figues : les précoces, qui poussent sur le bois de l’an­née pré­cé­dente et qui sont mûres au mois de juin, et les tardives, qui poussent sur les branches nou­velles de l’an­née et ap­pa­raissent à la base des feuilles, mû­ris­sant suc­ces­si­ve­ment dès le mois d’août, les unes en­core du­rant l’été, les autres res­tant sus­pen­dues à l’arbre pen­dant tout l’­hi­ver et n’é­tant mûres qu’au prin­temps,  seule­ment après l’ap­pa­ri­tion des feuilles. Jésus Seigneur nous invite à le connaître pour mieux le suivre. Le but ultime de cette démarche est notre croissance humaine et spirituelle. Sur le chemin de notre vie, la rencontre avec Jésus doit nous transformer, nous humaniser davantage pour en être comme divinisé.

C’est ainsi que si nous cherchons à le connaître davantage, à en faire un maître et un ami, nous pourrons mieux servir l’humanité souffrante. Faire et répandre le bien sont inscrits dans notre vocation profonde. C’est une manière concrète de vivre et d’incarner notre consécration baptismale. Néanmoins, si le bien ne fait pas de bruit, il porte beaucoup de fruits, comme les grains de blé semés. C’est un travail, un exercice qui est avant tout spirituel. Pour marcher vers cet objectif, nous avons seulement à contempler le Christ. Il est la Parole du Père qui nous donne de le connaître pour que  son nom soit glorifié.

Servons la gloire de Dieu

 Portons ter le nom de Jésus dans notre entourage pour que sa lumière l’éclaire de la clarté pascale. C’est l’un des sens que peut prendre le Carême. Ce temps, pour chercher à mieux connaître le Christ, n’a de sens que s’il est orienté vers Pâques. Cette lumière qui éclaire le monde et nos vies, nous avons à en être les porteurs ; notre monde en a tant besoin. Notre appel à servir le monde, au nom du Christ, nous conduit à nous porter les uns, les autres, d’abord par la prière fraternelle. Offrir à Jésus les personnes qui nous sont confiées et qui partagent notre quotidien, de manière proche ou lointaine, est un impératif. C’est un acte humble, qui ne fait pas de bruit, mais qui doit être le cœur de nos journées.

La vie n’est pas faite que de joies. Il y a aussi les peines, les tristesses, toutes ces croix quotidiennes. Elles nous donnent parfois à être un grain de blé moulu par la dent des bêtes. Tel était fut le souhait d’Ignace d’Antioche. Cependant, nous ne sommes pas tous appelés à la vocation du martyre. Ces croix font parties de la vie. Elles sont parfois douloureuses et difficiles à porter.  La force de Dieu nous est continuellement donnée, mais nous la portons dans des vases d’argile (2 Co 4, 7). Cette fragilité est, en même temps, l’être même de Dieu. De la crèche au tombeau, en passant par sa vie pèlerine, il s’est fait fragile. Il s’est laissé toucher par les détresses des personnes, a communié à leurs blessures pour les assumer, les parachever sur la croix.

 Dieu nous invite à découvrir la grâce de l’incarnation de son Fils. Cet acte d’amour suprême est un marqueur indélébile de notre engagement à la suite du Christ. Entrons donc le cœur léger dans ces dernières semaines avant Pâques qui nous feront découvrir le cœur blessé du Christ. Il est le lieu où nous pouvons lui confier nos manques d’amour, de foi et de charité, et recevoir sa miséricorde.

Diacre Michel Houyoux

♥ Acceptons la volonté de Dieu

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Fourth sunday in the lent of year c

Posté par diaconos le 23 mars 2022

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From the Gospel of Jesus Christ according to Luke

At that time, the tax collectors and sinners all came to Jesus to listen to him. The Pharisees and the scribes complained against him: « This man welcomes sinners and eats with them! Then Jesus told them this parable: « A man had two sons. The younger one said to his father, ‘Father, give me my share of the wealth. And the father divided his wealth between them. A few days later, the younger one gathered up everything he had, and left for a distant country where he squandered his fortune leading a disorderly life. He had spent it all, when a great famine occurred in that country, and he began to find himself in need. He went to be employed by a villager who sent him to his fields to look after the pigs.

He would have liked to fill his stomach with the pods that the pigs ate, but no one would give him anything. The Pharisees and scribes complained against him: « This man welcomes sinners and eats with them! Then Jesus told them this parable : « A man had two sons, the younger of whom said to his father, ‘Father, give me my share of wealth. «  

And the father divided his wealth between them. A few days later the younger son gathered up all that he had and left for a distant country where he squandered his fortune leading a disorderly life. He had spent it all, when a great famine occurred in this country, and he besees and the scribes complained against him : « This man welcomes sinners and eats with them!  Then Jesus told them this parable: « A man had two sons. The younger one said to his father, ‘Father, give me my share of the wealth. And the father divided his wealth between them. »

The son said to him : « Father, I have sinned against heaven and against thee. He went to be employed by a villager who sent him to his fields to look after the pigs. He would have liked to fill his stomach with the pods that the pigs ate, but no one would give him anything. So he came to himself and said to himself: How many of my father’s workers have bread in abundance! And here I am starving ! I will get up and go to my father and say to him: Father, I have sinned against you. I am no longer worthy to be called your son. Treat me as one of your workers. he got up and went to his father.

While he was still a long way off his father saw him and was moved with compassion; and he ran and threw himself on his neck and covered him with kisses. A few days later, the youngest collected everything he had and left for a distant country where he squandered his fortune leading a disorderly life. He had spent it all, when a great famine occurred in that country, and he began to find himself in need. He went to be employed by a villager who sent him to his fields to look after the pigs. He would have liked to fill his stomach with the pods that the pigs ate, but no one would give him anything. The Pharisees and scribes complained against him: « This man welcomes sinners and eats with them! Then Jesus told them this parable: « A man had two sons, the younger of whom said to his father, ‘Father, give me my share of wealth. « 

And the father divided his wealth between them. A few days later the younger son gathered up all that he had and left for a distant country where he squandered his fortune leading a disorderly life. He had spent it all, when a great famine occurred in this country, and he began to find himself in need. He went to be employed by a villager who sent him to his fields to look after the pigs. He would have liked to fill his stomach with the pods that the pigs ate, but no one would give him anything. So he came to himself and said to himself: How many of my father’s workers have bread in abundance! And here I am starving !

 I will get up and go to my father and say to him : Father, I have sinned against you. I am no longer worthy to be called your son. Treat me as one of your workers. i got up and went to his father. While he was still a long way off his father saw him and was moved with compassion; and he ran and threw himself on his neck and covered him with kisses. The son said to him: « Father, I have sinned against heaven and against thee. I am no longer worthy to be called thy son. But the father said to his servants: Quickly, bring the best clothing to clothe him, and put a ring on his finger and sandals on his feet, Go get the fatted calf and kill it, and let us eat and feast, for this son of mine was dead, and has come back to life; he was lost, and is found. And they began to feast.

Now the eldest son was in the field. When he returned and was near the house, he heard music and dancing. He called one of the servants, and asked what was going on. The servant replied: Your brother has arrived, and your father has killed the fatted calf, because he found your brother in good health.   I will get up and go to my father and say to him: Father, I have sinned against you. I am no longer worthy to be called your son. Treat me as one of your workers. i got up and went to his father. While he was still a long way off his father saw him and was moved with compassion; and he ran and threw himself on his neck and covered him with kisses.

The son said to him: « Father, I have sinned against heaven and against thee. I am no longer worthy to be called thy son. But the father said to his servants: Quickly, bring the best clothing to clothe him, and put a ring on his finger and sandals on his feet, Go get the fatted calf and kill it, and let us eat and feast, for this son of mine was dead, and has come back to life; he was lost, and is found. And they began to feast. Now the eldest son was in the field. When he returned and was near the house, he heard music and dancing. He called one of the servants, and asked what was going on. The servant replied: Your brother has arrived, and your father has killed the fatted calf, because he found your brother in good health.

Then the eldest son became angry and refused to enter. His father came out to plead with him. But he answered his father: I have been in your service for so many years and have never transgressed your orders, and you have never given me a son to feast on with my friends. But when this son of yours returned after devouring your property with prostitutes, you had the fatted calf killed for him!

The father replied : You, my daughter, are always with me, and all that is mine is yours. There was need for feasting and rejoicing; for this brother of yours was dead, and has come to life; He was lost, and is found. (Lk 15, 1-3 ; 11-32)

 

We are in the bad habit of listening only to the first part of this passage from the Gospel according to Luke, which we call « the parable of the prodigal son ». We are in the bad habit of listening only to the first part of the Gospel according to Luke, which we call « the parable of the prodigal son ». But it is clearly the Father who is the protagonist: « A man had two sons… ». It is the parable of the prodigal father that we have heard. This father lived a drama in two acts: the conflict between him and his two sons, equally and madly loved. A story that is repeated in many families. Dads and mums in a situation of conflict with one or the other of your children, this is God’s drama you are living. This page of the Gospel gives the most beautiful love story, the most beautiful image of God.

In the first act, the attitude of the Father towards his youngest son reveals that this father is nothing other than gratuitousness, sharing, total and disinterested donation, respectful of the personality of his ungrateful son: he only wants good for him, he loves him without reserve! Through this father, Jesus speaks to us about God. Is this how we think of God ?   This rebellious son, who claims his independence, represents the atheism of all times: taking advantage of God’s goods without recognising Him, being far from Him, doing what one wants without control: neither God nor master. His return home, despite the fine words, is only a sordid calculation to find food and shelter. He has lost the habit of loving… He still thinks only of himself !

« While he was still far away, his father saw him, was moved to pity, ran to throw himself on his neck and covered him with kisses. « It is the Father who does everything here! Four gestures: he sees him, is moved, runs and kisses him! The gesture of running is the strongest of the whole parable: it is not usual in any age for a superior to run to an inferior, especially when the latter has had a scandalous attitude towards him. The father’s behaviour shows that he does not at all care if his son shows true contrition: as soon as he sees him, he runs to him. In this scene, Jesus underlines the gratuitous love of the Father… a Father who forgives before any confession, without conditions !

 The ungrateful son returns, and the party is over. The second act describes the attitude of the father towards the elder son: the father shows the same kindness towards him. The Bible often returns to this theme of the absolute gratuitousness of God’s gifts. There is no injustice in this divine attitude: God loves all men. The attitude of the elder son reveals that he did not see all the love with which he was loved. Through this parable in two acts, we are invited to enter into this love of God and his joy in finding sinners.

In his second letter to the Corinthians, Paul tells them: « Let us be ambassadors for Christ, let us be reconciled to God » (second reading). To become ambassadors for Christ, for his spirit of mercy, is to respond joyfully to God’s call to be reconciled to one another. In the parable of the prodigal son, Jesus Christ revealed to us how God, our Father, is free, generous, selfless, lovin   Jesus has revealed to us the true face of the Father. He is the opposite of an evil, jealous and malicious God. A father prodigal of love! Let us be reconciled to God. Let us ask his forgiveness for all our failures of trust and love.

Deacon Michel Houyoux

Links to other Christian websites

◊   Claretonline : click here to read the post → Fourth Sunday of Lent – Year C 

◊ Young Catholics   :  click here to read the post → 4th Sunday of Lent Year C (2022)

♥ Homily by the Reverend Fr George Ehusani

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Mercredi de la troisième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 23 mars 2022

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# La théologie de la substitution, ou théorie de la substitution, ou super impressionnisme est une doctrine selon laquelle le christianisme se serait substitué au judaïsme dans le dessein de Dieu. Au milieu du IIe siècle, Justin de Naplouse (100-114 – 162-168) défendit le christianisme contre un interlocuteur juif fictif, affirma que l’Église fut le véritable Israël. Pour sa part, au IIe siècle, Marcion préconisait de rejeter en bloc l’influence judaïque sur la foi chrétienne. Le marcionisme a été condamné en 144.

 La théologie de la substitution prit une place énorme chez les Pères de l’Église : considérant qu’Israël ne s’était pas converti, puisqu’il n’avait pas reconnu le Messie, ils affirmèrent que son rôle était terminé, et que les chrétiens devaient le remplacer. Cette doctrine fut développée par plusieurs auteurs, parmi lesquels : Tertullien (né vers 150-160 et mort vers 230-240) à Carthage. Jean Chrysostome (349-407), patriarche de Constantinople, Augustin d’Hippone (354-430). Dans le catholicisme, la paternité de la théologie de la substitution est généralement attribuée à Paul de Tarse. Le concile de Florence au XVe siècle a réaffirmé la théologie de la substitution.

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » (Mt 5, 17-19)

Jésus est venu pour accomplir

Jésus n’est pas venu pour abolir, mais pour accomplir ; aucun trait de la loi divine ne passera jusqu’à ce que tout ait été accompli ; la violer ou l’observer, c’est être petit ou grand dans le royaume des cieux : et ceux-là n’y entreront pas dont la justice ne surpasse pas celle des pharisiens. Quelle est cette justice supérieure, comment faut-il interpréter la loi ? Jésus le montra par une série d’exemples empruntés à la loi morale.

Premier exemple : interprétation du cinquième commandement. La loi dit : « Tu ne tueras point », et le meurtrier est punissable par le jugement. Mais moi je vous dis que la colère ou des paroles de mépris ou de haine contre un frère sont une violation de la loi et méritent la condamnation. Aucun acte de piété n’est possible dans ces sentiments : va premièrement te réconcilier avec ton frère. Sois promptement d’accord avec ton adversaire, tandis qu’il en est temps, de peur que tu ne sois condamné.

Second exemple : interprétation du sixième commandement. La loi dit : « Tu ne commettras pas  d’adultère » ; mais moi je vous dis que regarder une femme avec convoitise, c’est violer le commandement. C’est dans le cœur qu’il faut déraciner le mal, fût-ce par un sacrifice pareil à celui de s’arracher un œil ou de se couper une main. Ainsi encore, la loi permet le divorce ; mais moi je vous dis que quiconque répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère.

Troisième exemple : La loi interdit le parjure et ordonne de tenir fidèlement les serments ; mais moi je vous dis : Ne jurez pas du tout, ni par des objets sacrés, ni par des choses terrestres ; mais contentez-vous d’affirmer la vérité par un oui ou un non. .

Quatrième exemple : Il a été dit : « œil pour œil, dent pour dent » ; mais moi je vous dis : de ne pas résister au méchant, de souffrir des injures et des pertes, de donner et de prêter libéralement.

Cinquième exemple : Il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » ; mais moi je vous dis : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous maudissent et vous persécutent, et priez pour eux, afin qu’ainsi vous soyez fils de votre Père, qui donne à tous des marques de sa bonté. Aimer ceux qui vous aiment, de quelle récompense cela est-il digne ? Le but suprême à atteindre, c’est la perfection même de Dieu.

Si l’on considère que Jésus caractérisa les vrais membres de son royaume, ceux qui ont faim et soif de la justice et dont les hommes doivent voir les bonnes œuvres, et qu’il exposa l’esprit et la pratique de cette justice véritable telle que la formule la loi divine, on se convaincra qu’il existe entre ces deux pensées fondamentales un lien intime.

À ce point de vue on comprend d’autant mieux la déclaration que lui, le Messie, n’est pas venu, pas entré dans son ministère pour abolir la loi ou les prophètes, comme le pensèrent les Juifs, qui s’attendirent à ce que leur Messie transformerait toute la loi. La loi et les prophètes, c’est toute l’économie mosaïque et toutes les révélations de l’ancienne alliance, soit comme institutions, soit comme Écriture sainte.

  1. Il a enseigné, révélé le sens complet et spirituel de la loi divine, que le pharisaïsme avait matérialisée par sa doctrine des observances extérieures (versets 20, 21 et suivants).
  2. Il a lui-même accompli parfaitement la loi par sa vie sainte.
  3. Il a réalisé, par toute son œuvre et surtout par sa mort, l’idée complète de l’ancienne alliance, avec ses types, ses figures, ses sacrifices, ses promesses et ses espérances.

Cet accomplissement, dans un sens plus élevé, plus parfait, l’Évangile de Christ l’opère à son tour dans le cœur des croyants. Ainsi Jésus a accompli la loi et les prophètes d’une manière organique et vivante, comme la fleur accomplit le bouton, comme le fruit accomplit la fleur. Et en portant nos regards plus loin, nous pouvons attendre encore pour l’avenir l’accomplissement de ce qu’il y a de plus excellent dans l’économie présente, notre communion avec Jésus, la joie de ses rachetés : «  Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jn 15,, 11)

Un de ces plus petits commandements, c’est ce que Jésus désigna comme un iota ou un trait de lettre. Le violer ou l’abolir ainsi de fait  et enseigner les autres à le faire, c’est s’exposer à n’occuper qu’un degré très inférieur dans le royaume des cieux.

L’expression dont Jésus se servit : il sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ne signifie pas qu’il sera exclu de la félicité éternelle (Augustin, Luther, Calvin), ce sens est contraire aux termes ; elle ne signifie pas qu’il n’aura qu’une petite part du bonheur à venir (Meyer), car l’Évangile n’enseigne pas qu’il y aura des degrés divers dans ce bonheur. Elle signifie qu’il n’aura qu’une part moindre et un rôle inférieur dans l’établissement du règne de Dieu sur la terre (B. Weiss).

Celui qui croit pouvoir travailler à l’œuvre de ce règne plus efficacement en s’affranchissant de l’obéissance aux commandements qui lui paraissent secondaires, en les abolissant dans sa conduite et ses préceptes, se trompe. C’est la fidélité dans les petites choses, l’accomplissement scrupuleux de l’humble devoir, qui rendent apte au royaume de Dieu. Il faut d’ailleurs envisager ces commandements dans leur esprit et dans leur ensemble, qui forme un tout inviolable, la volonté de Dieu.

Diacre Michel Houyoux

Complément

◊ Diacre Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article → Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements

 

Liens avec d’autres sites Web chrétiens

◊ Père Jacques Fédry s.j. :  cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de 3ème semaine de carême – Jésuites de la …

◊ Catholique.org.  : cliquez ici pour lire l’article → Jésus est venu accomplir la loi

♥   Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand. -Lectio Divina

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