• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 28 mars 2022

La reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon

Posté par diaconos le 28 mars 2022

Afficher l’image source

Du livre des rois

En ces jours-là, la reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon, qui faisait honneur au nom du Seigneur. Elle vint donc pour le mettre à l’épreuve en lui proposant des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d’aromates et d’une énorme quantité d’or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui exposa les questions qu’elle avait préparées, mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté.

Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit, les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l’habillement des serviteurs, ses sommeliers, les holocaustes qu’il offrait à la maison du Seigneur, elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c’était donc vrai ! Je ne voulais pas croire ce qu’on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais voilà qu’on ne m’en avait pas appris la moitié !

Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu’à moi. Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse ! Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t’a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d’Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t’a établi roi pour exercer le droit et la justice. »

Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d’or, d’une grande quantité d’aromates et de pierres précieuses ; il n’est plus jamais venu une quantité d’aromates pareille à celle que la reine de Saba avait donnée au roi Salomon.

lwf0003web.gif

Ce fut à la suite des ex­pé­di­tions de la flotte à Ophir, port de mer si­tué dans le voi­si­nage de son pays, que la reine de Séba  en­ten­dit par­ler de la sa­gesse de Sa­lo­mon, ainsi que du nom du Dieu qu’il ado­rait. Cette vi­site ne fut pas la seule de ce genre que Sa­lo­mon reçut : « Tout le monde recherchait la présence de Salomon pour entendre sa sagesse que Dieu avait mise dans son cœur. » (1 R 10, 24)

La reine de Séba entreprit un long et dif­fi­cile voyage pour rencontrer le roi Salomon dont la re­nom­mée parvint jus­qu’à elle. Le sou­ve­nir de cette rencontre se conserva à tra­vers les siècles, même hors des li­mites de la Pa­les­tine, comme le prouvent les lé­gendes que les Arabes et les Abyssins, deux peuples de l’an­ti­quité, composèrent sur ce voyage.  Jé­sus lui-même cita comme exemple à ses au­di­teurs cet épi­sode de l’­his­toire du règne de Sa­lo­mon, rapportée par Matthieu dans son évangile : « La reine du midi se lèvera au jour du jugement avec cette génération, et la condamnera ; car elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon. » (Mt 12, 42)

Dans le Psaume 72, la vi­site de la reine de Séba fut  la base des hom­mages que tous les païens ren­dirent un jour au Mes­sie : « Qu’il domine d’une mer à l’autre mer, Depuis le fleuve jusqu’aux extrémités de la terre. Que les habitants du désert se prosternent devant lui, Et que ses ennemis lèchent la poussière. Les rois de Tharsis et des îles apporteront des dons, Les rois de Schéba et de Séba offriront des présents ; Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront. Car il délivrera le pauvre qui crie à lui Et l’affligé qui n’a personne pour l’aider. Il aura pitié des malheureux et de l’indigent, Et il sauvera la vie des pauvres. Il rachètera leur âme de la violence et de la fraude, Et leur sang sera précieux devant ses yeux. » (Ps 72, 8-14)

Séba, fut une pro­vince de l’A­ra­bie, au bord de la mer Rouge. L’historien Flavius Josèphe identifia Saba au vaste territoire (île de Méroé) compris entre le Nil Bleu et l’Atbara, un de ses affluent (Antiquités judaïques, II, 249). De là le nom de reine du Midi que lui donna Jé­sus. Cette contrée fut très riche en or, en aro­mates et en pierres pré­cieuses, dont elle fit un com­merce important. étendu : « Les rois de Tharsis et des îles apporteront des dons, Les rois de Schéba et de Séba offriront des présents ‘Ps 72, 10)

Les Orien­taux, et sur­tout les Arabes, avaient une remarquable préférence pour les énigmes, les ques­tions épi­neuses et les jeux de l’es­prit. Flavius Jo­sèphe ra­pporta que Sa­lo­mon et Hi­ram se proposèrent l’un à l’autre des énigmes dont le vaincu paya le prix. Lors de sa visite, la reine de Séba as­sista à l’une des cé­ré­mo­nies re­li­gieuses qui se firent avec une grande so­len­nité. La soif de sagesse qui ca­rac­té­risa  la reine du Midi se révéla dans cette ex­cla­ma­tion : « Heureux tes gens, heureux tes serviteurs »

C’est là la dif­fé­rence que fit re­mar­quer Jé­sus entre elle et les Juifs ses contem­po­rains, qui eurent de­vant eux Ce­lui en qui sont ren­fer­més tous les tré­sors de la sa­gesse et de la science  : « La reine du Midi se lèvera au jour du jugement avec les hommes de cette génération, et les condamnera, parce qu’elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon » (Lc 11, 31)

Les pré­sents que la reine de Séba of­frit à Sa­lo­mon furent des pro­duits de son pays : « Et Hiram avait envoyé au roi cent vingt talents d’or. » (1 R 9, 14) Elle offrit à Salomon des fruits de Baumiers, arbres à baume (Dacryodes macrophylla), de la famille des Burseraceae. À cette époque, l’A­ra­bie pro­dui­sit un baume cé­lèbre et, l’historien Flavius Jo­sèphe pré­tendit que la Ju­dée dut à la reine de Séba un arbre à baume qui se mul­ti­plia dans le pays.

Compléments

◊ Catéchèse → Seigneur, apprends-nous à prier ! (Lc 11, 1-13)

◊ Sagesse de Salomon → Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple (1 R 3, 4-13)

◊ Catéchèse → La Sagesse se laisse trouver par ceux qui la cherchent. (Sg 6, 12-16)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Par Saint Louis-Marie Grignion de Monfort →  L’amour de la sagesse éternelle

◊ Info Bible → Salomon et la Reine de Seba (ou Saba) – Info-Bible

La reine de Saba et Salomon

 Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Carême, Catéchèse, comportements, Histoire, Page jeunesse, Religion | Pas de Commentaire »

Lundi de la quatrième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 28 mars 2022

 Lundi de la première Semaine de l'Avent — Année C dans Catéchèse guerison-de-l-enfant-d-un-centurion

Un centurion demanda à Jésus de guérir son serviteur malade

De l’évangile de Jésus Christ selon Jean 

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.

Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

Jésus lui dit : «  Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! «  Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. «  L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.

Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. «  Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison. Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. (Lc 4, 43-54)

 Jésus guérit le fils de l’officier royal

 Jean raconta le retour de Jésus en Galilée et il motiva ce retour en rappelant un proverbe que Jésus avait cité et qui apparaît bien plutôt comme une raison contre ce retour en Galilée. Puis il rapporta comme une conséquence de ce dicton  que Jésus fut bien reçu des Galiléens. Qu’est ce que la patrie de Jésus mentionnée dans ce proverbe ? Plusieurs répondirent : La Galilée. Jésus s’y rendit, parce qu’il sut qu’il n’y obtint pas de succès, mais il chercha soit la lutte (Weiss), soit la retraite (Luthardt, Holtzmann, Schlatter).

Meyer pensa que Jésus, sachant qu’en sa qualité de prophète il ne serait pas dès l’abord honoré dans la Galilée, sa patrie, avait commencé par chercher cet honneur au dehors, à Jérusalem, en Judée. Son calcul ne le trompa pas il fut ensuite  bien reçu des Galiléens, parce qu’ils avaient vu ses miracles a Jérusalem.

L’évangéliste explique le bon accueil que reçut Jésus des Galiléens en rappelant qu’ils avaient été témoins de toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête, à laquelle ils avaient eux-mêmes assisté. Ils avaient été frappés de l’autorité qu’il avait déployée en purifiant le temple, aussi bien que des miracles qu’il avait opérés.

L’évangéliste explique le bon accueil que reçut Jésus des Galiléens en rappelant qu’ils avaient été témoins de toutes les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête, à laquelle ils avaient eux-mêmes assisté. Ils avaient été frappés de l’autorité qu’il avait déployée en purifiant le temple (Jean 2.13 et suivants), aussi bien que des miracles qu’il avait opérés.

C’étaient la des manifestations extérieures qui pouvaient préparer les âmes à la foi, mais qui étaient insuffisantes pour la créer en elles. Un officier royal (grec un royal) peut désigner tout fonctionnaire, civil ou militaire. Il s’agit ici d’un serviteur d’Hérode Antipas, qui régnait sur la Galilée et auquel on donnait le titre de roi bien qu’il ne portât officiellement que celui de tétrarque.

La confiance de cet homme, qui pourtant n’était pas encore disciple de Jésus, s’explique, soit par ce miracle de Cana, dont il avait été peut-être informé, soit par la connaissance qu’il avait eue, lui aussi, de tout ce que Jésus avait fait à Jérusalem. Mais cette confiance s’explique mieux encore par l’angoisse de son cœur de père. Son fils, qui allait mourir, paraît avoir été un fils unique. Il pria Jésus de descendre parce que Cana était situé dans les montagnes.

Tous recherchaient des miracles et Jésus voulait qu’ils crussent en lui par sa parole, qui mettait la vérité en contact immédiat avec leur âme. Il ne nia pas la valeur de ses miracles pour préparer la foi ; il y fit appel lui-même  ; mais ce ne fut pour lui qu’un moyen secondaire et qui resta inutile s’il ne les conduisit directement à lui. il ne refuse pas sa demande à ce père qui l’implora ; il lui donna une instruction qui contribua à l’amener à la vraie foi.

Le père ne se laissa pas rebuter par ce qu’il y eut de sévère dans les paroles de Jésus ; mais, dans son angoisse, il insista, avec une émotion. Jésus répondit à sa confiance en lui accordant plus qu’il ne demanda. Sans aller avec lui à l’instant même, il lui annonça la guérison de son fils par cette parole  : « Va, ton, fils vit. »

Cette manière d’agir de Jésus constitua aussi une nouvelle épreuve pour la foi naissante de l’officier, puisqu’l dut s’en retourner en n’emportant qu’une parole. Comme il descendait vers le lac Code Tibériade, les serviteurs accoururent pleins de joie au-devant de leur maître, afin de lui apprendre plus tôt la bonne nouvelle.

Ils se servirent, pour la lui annoncer, des mêmes termes qu’avait employés Jésus et qui signifia : « Non seulement il n’est pas mort, mais il est guéri. » Le père eut la joyeuse certitude de la guérison de son fils, mais il voulut s’assurer si la parole de Jésus à laquelle il avait cru en a été vraiment la cause unique ; cette constatation acheva d’affermir sa foi.

La septième heure, selon la manière juive de diviser le jour, indique une heure après midi. Dans ce cas, le père  eut le temps de retourner de Cana à Capernaüm le jour même, la distance étant de six à sept heures de marche et l’angoisse de son cœur devant accélérer sa course.

Aussi quand les serviteurs parlent de la guérison comme accomplie la veille (hier), ils s’expriment à la manière des Juifs, qui après six heures du soir désignent le jour écoulé comme le jour d’hier.  Il crut, non seulement à la parole de Jésus, dont il reconnut la puissance divine, mais il crut en Jésus lui-même, comme Messie et Sauveur. Et bientôt toute sa maison, sa famille entière et ses serviteurs, partagèrent sa foi.

Complément

Michel Houyoux : cliquez ici pour lire l’article →  Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements (Mt 19, 17)

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Noël Sémassqa s.j. : cliquez ici pour lire l’article →  Lundi de la deuxième semaine de carême

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Lundi de la quatrième semaine de Carême (

♥ Jésus guérit le fils d’un officier

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Carême, Catéchèse, Histoire, Page jeunesse, Religion | Pas de Commentaire »

Cinquième dimanche du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 28 mars 2022

Afficher l’image source

Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers. Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner. Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là.

« Et toi, que dis-tu ? «  Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre. Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.

Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu. Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. »  Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »   (Jn 8, 14)

La femme adultère

Un grand nombre de manuscrits, Codex Sinaiticus, B, A, C, etc., du quatrième au neuvième siècle, omettent entièrement ce récit et plusieurs de ceux qui l’ont conservé le marquent de signes de doute. Les Pères de l’Église des trois premiers siècles et même Chrysostome, ne le mentionnent pas comme renfermé dans cet évangile. Origène, qui s’est occupé spécialement de l’état du texte, n’en parle pas.

Le style de ce récit n’est pas celui de Jean ; il porte tous les caractères des narrations synoptiques. Aussi la plupart des critiques et des exégètes se refusèrent-ils à considérer ce récit comme faisant partie de l’Évangile de Jean. Ainsi Erasme, Calvin, Bèze Lücke, Tholuck, Olshausen, de Wette Reuss, Hengstenberg, Meyer, MM. Weiss, Luthardt, Keil,

Jérôme, écrivant au quatrième siècle, témoigna (Adversus Pelagium, 2, 17) que cette relation se trouvait « en plusieurs manuscrits, tant grecs que latins. Plusieurs interprètes éminents, Augustin, Bengel, Hug, Ebrard, Stier, Lange, soutinrent-ils l’authenticité de ce fragment alléguant avec Augustin qu’il ne fut pas retranché, à l’origine, que par la crainte de l’influence morale qu’il put exercer à une époque où, d’une part, un grand relâchement des mœurs et, d’autre part, un faux ascétisme s’étaient introduits dans l’Église.

Quant à la vérité historique du fait, on peut dire avec Meyer : « Cette histoire porte un tel cachet d’originalité, il est si évident qu’elle n’est imitée d’aucun autre récit de la tradition évangélique, qu’il est impossible d’y voir une légende d’un temps postérieur, sa vérité interne se justifie facilement par l’exégèse, malgré les doutes qu’on a soulevés. »

Le récit est en tout cas fort ancien, Eusèbe rapporta (Histoire Ecclésiastique 3.39) que l’écrit de Papias sur les évangiles contenait l’histoire d’une femme qui, à cause de ses péchés, fut accusée devant le Seigneur.  Cette histoire, ajouta-t-il, se trouve dans l’Évangile des Hébreux. Cela prouverait que ce récit appartient à la tradition apostolique.

Publié dans Carême, Catéchèse, Histoire, La messe du dimanche, Page jeunesse, Religion | Pas de Commentaire »

 

Salem alikoum |
Eazy Islam |
Josue |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | AEP Gresivaudan 4ieme 2007-08
| Une Paroisse virtuelle en F...
| VIENS ECOUTE ET VOIS