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Mercredi de la quatrième semaine du Carême de l’année C

Posté par diaconos le 30 mars 2022

Jésus Aujourd'hui

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Le sabbat est le jour de repos hebdomadaire dans des religions qui reconnaissent la Torah : le judaïsme, quelques branches du christianisme, du vendredi soir au samedi soir. Il est consacré à Dieu, en souvenir de la création. Des chrétiens dans la suite de l’Église de Jérusalem continuent d’observer les prescriptions de l’Ancien Testament et en particulier le shabbat. On parle alors de judéo-christianisme. La chrétienté, subdivisée en trois principales confessions (catholicisme, orthodoxie et protestantisme), a décalé ce jour vers le dimanche.

Divers mouvements religieux chrétiens (Adventisme, Église de Dieu (Septième Jour), Baptistes du Septième Jour) sabbatistes continuent de garder le samedi. L’Église du Septième Jour est l’héritière de congrégations sabbatariennes venues d’Europe (Angleterre, Hollande, Moravie, Hongrie). L’Église retrace son histoire en remontant aux apôtres, en passant par divers congrégations médiévales gardant le sabbat, comme les Vaudois, apparus avec les disciples de Pierre Valdo, et le paulicianisme. Les adventistes affirment que le sabbat est le sceau de Dieu. L’Église éthiopienne orthodoxe connaît aussi dans certaines régions une pratique du Sabbat

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De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.

Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.

Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.

Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.»  (Jn 5, 17-30)

Jésus faisait du bien le jour du Sabbat

Jésus, pour se justifier d’avoir fait du bien le jour du sabbat, éleva sa pensée vers Celui qu’il nomma son Père, dans un sens que lui seul put donner à ce nom. Il vit son Père exerçant une action immense et intéressante sur tout l’Univers et en particulier sur ses créatures intelligentes, qu’il  veut amener au salut.

Ce fut là ce que Jésus, par une expression populaire, appela le travail de Dieu. Ce travail ne fut pas interrompu par aucun sabbat. Dieu agit non seulement depuis la création du monde d’une manière continue, incessante, mais il agit jusqu’à présent ou jusqu’ici. Par ce dernier terme Jésus désigna le moment actuel, l’instant où se fut accomplie la guérison qu’on lui reprocha et dans laquelle précisément s’est manifestée l’action de Dieu.

Et, se sentant en communauté parfaite de volonté et d’action avec le Père, Jésus ajouta : « Moi aussi je travaille. «  Il travailla, non par simple imitation de Dieu, mais en vertu d’une nécessité morale de sa nature divine. Et en agissant ainsi, il ne viola pas plus le sabbat que Dieu ne le viola, il l’accomplit selon l’esprit et dans l’amour qui  porta Dieu à l’instituer.

Il ne répond pas que la loi de garder le sabbat a été temporelle, et que maintenant elle serait abolie : mais plutôt il nie qu’il ait violé la loi, d’autant que ce qu’il avait fait était une œuvre divine… C’est le point sur lequel Christ s’arrête, que le saint repos qui a été commandé par la loi de Moïse n’est point troublé quand on s’emploie à œuvres de Dieu. Et par cette raison, non seulement il excuse son fait, mais aussi le fait de cet homme qui a chargé son lit. Car c’était une dépendance et comme une partie du miracle, d’autant que ce n’était qu’une approbation d’iceluy. Et puis, si on estime entre les œuvres de Dieu l’action de grâces, et la publication de sa gloire, ce n’était point une profanation du sabbat de rendre témoignage de pieds et de mains de la grâce de Dieu. (Calvin)

Cette dernière réflexion de Calvin réfuta d’avance une objection de M. Weiss qui, estimant la réponse de Jésus déplacée puisqu’on lui reprocha de pousser les autres à violer le sabbat, mit en doute son authenticité. Si Jésus, pour se justifier, invoqua ici sa relation unique avec Dieu, une affirmation semblable était impliquée dans cette parole conservée par les synoptiques : «Le Fils de l’homme est maître du sabbat»Les Juifs articulèrent trois griefs contre Jésus.
  1. Il violait le sabbat ; les adversaires firent entendre que Jésus s’en fit une habitude.
  2. Jésus prétendit que Dieu était son propre Père. Les accusateurs comprirent qu’en disant mon Père, et jamais notre Père, Jésus employa ce mot dans un sens unique, exclusif, et qu’en se disant Fils de Dieu, il s’attribua une dignité qui lui appartint à lui seul.
  3. Jésus se fit égal à Dieu, en ce qu’il déclara que son activité était semblable à l’action créatrice et constante de Dieu, et qu’elle n’était pas limitée par la loi du sabbat. Tout cela constitua, pour des adversaires, un blasphème que la loi punissait de mort ; et cette prétention d’être le Fils de Dieu fut réellement le sujet de la condamnation de Jésus.

Jésus confirma la déclaration qu’il fit en l’expliquant. Pour cela il énonça une pensée négative, puis une grande affirmation. Dans la première, il ne nie pas qu’il n’eut de pouvoir à soi, mais il exprima l’impossibilité morale où il fit rien faire qui ne fut pas  en  harmonie avec la volonté de son Père.

Il fut, comme un fils, qui suivit avec attention tout ce que fit son Père, afin de ne jamais s’écarter de la voie que le Père lui montra. De cette union de nature, de volonté et d’amour, dans laquelle le Fils vit avec le Père, il résulta que  les choses, quelles qu’elles fussent, que le Père fit, le Fils les fit pareillement. Cette déclaration fut une confirmation de la parole qui scandalisa les Juifs.

L’unité d’action du Père et du Fils ne résulta pas seulement de la relation de nature qui les unit en tant que Père et Fils. Jésus eut  soin, dans l’explication qu’il en donna, d’accentuer son caractère moral : ce fut un ineffable rapport d’amour, dans lequel le Père se communiqua au Fils et lui montra tout ce qu’il fit.

Le Fils fut l’objet de la part du Père d’une initiation de tous les instants. Lui, contempla les pensées éternelles de Dieu, qui sont déjà virtuellement des œuvres, et il les accomplit, il les fait passer l’une après l’autre à l’état réel. Mais cette initiation du Fils est progressive, et l’activité qu’il déploie en vertu de cette initiation est de même soumise à une gradation.

Ce dernier mot se rapporta, suivant Monsieur Godet, à la guérison de l’impotent et aux miracles du même genre que Jésus accomplissait, et dont les Juifs furent les témoins ; suivant M. Weiss, il désignerait les œuvres que Jésus accomplissait le jour du sabbat , en prétendant régler sa conduite sur l’activité de Dieu qui ne connaît pas l’interruption du sabbat.

Jésus justifia et expliqua son affirmation que le Père lui montra des œuvres plus grandes, en nommant ces œuvres : ce furent la résurrection et le jugement de l’humanité. Honorer Dieu, avec tous les sentiments de vénération et d’amour qui lui sont dus, c’est l’adorer, et cette adoration revient au Fils comme au Père.

Jésus confirma cette vérité par une déclaration négative qui la rendit plus absolue encore : « ne pas honorer le Fils, c’est ne pas honorer le Père qui l’a envoyé », qui se révéla en lui seul et qui ne fut connu qu’en lui.

Jésus aborda le second point de son discours.  Il décrivit l’œuvre de jugement et de vivification que son Père lui confia. Jésus ressuscita les morts par sa parole, dont la puissance divine créa en eux, tout ensemble, la foi et la vie, une vie impérissable de l’âme, la vie éternelle que posséda dès à présent le croyant et qui se développa jusqu’à la perfection.

La voix du Fils de Dieu, c’est sa parole, dont la puissance créatrice fait revivre les morts. Ceux qui, malgré ces preuves, les appliquent à la mort et à la résurrection corporelle sont forcés d’expliquer ce mot maintenant par les quelques résurrections miraculeuses que Jésus opéra au cours de son ministère.

Le Fils de Dieu ne ressuscita les morts, ne répandit la vie divine dans les âmes, que parce qu’il la posséda en lui-même comme le Père a la vie en lui-même. De même que le Père est la source souveraine de toute vie, de même le Fils a la vie en lui-même et est, lui aussi, dès le commencement, la source de la vie par lui eut lieu la création de l’univers, par lui aussi s’accomplit la création nouvelle dans le monde moral.

Jésus, après avoir repoussé l’accusation portée contre lui par ses adversaires, en s’élevant à une hauteur divine où l’accusé  devint le juge des accusateurs revint  à  cette unité parfaite avec Dieu hors de laquelle il lui fut moralement impossible de rien faire. Il l’affirma en s’attribuant plus directement cette prérogative : il ne dit plus seulement : «Le Fils ne peut rien faire», mais : «Moi je ne puis rien faire».

Tout ce qu’il fit eut pour sanction l’autorité de Dieu même ; quand il jugea . Son jugement fut juste, parce qu’il ne fit qu’accomplir la volonté de celui qui l’ envoya.

Diacre Michel Houyoux

Liens avec d’autres sites web chrétiens

◊ Père Gilbert Adam : cliquez ici pour lire l’article → Mercredi de la quatrième semaine de Carême

◊ Sensus Fidelium  : cliquez ici pour lire l’article → LE MERCREDI DE LA QUATRIÈME SEMAINE DE CARÊME

Mohammed Sanog : « Oui, les promesses de Dieu vont se réaliser dans ta vie ! »

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Fifth Sunday in Lent, Year C

Posté par diaconos le 30 mars 2022

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Jesus forgives the adulterous woman

From the Gospel of Jesus Christ according to John

At that time Jesus went to the Mount of Olives. At dawn he returned to the Temple. While all the people were coming to him, he sat down and began to teach. The scribes and Pharisees brought him a woman who had been caught in adultery. They put her in the middle and said to Jesus, « Teacher, this woman has been caught in the act of adultery. Moses commanded us in the Law to stone such women. What are you saying ? « 

They said this in order to test Him, in order to accuse Him. But Jesus stooped down and wrote on the ground with his finger. When they continued to question him, he straightened up and said to them: « Let him who is without sin among you be the first to throw a stone at her. Again he stooped down and wrote on the ground. When they heard this, they went away one by one, beginning with the elders.

Jesus remained alone with the woman still in the midst. He stood up and asked her : « Woman, where are they ?  Has no one condemned you ? «   She answered : « No one, Lord. » Jesus said to her : « Neither do I condemn you. Go, and sin no more. » (Jn 8, 14)

The Adulteress

A large number of manuscripts, Codex Sinaiticus, B, A, C, etc., from the fourth to the ninth century, omit this story entirely, and many of those who have preserved it mark it with marks of doubt. The Church Fathers of the first three centuries and even Chrysostom do not mention it as being contained in this Gospel. Origen, who was particularly concerned about the state of the text, does not mention it.

The style of this narrative is not that of John ; it bears all the characteristics of the synoptic narratives. Most critics and exegetes have therefore refused to consider this narrative as part of the Gospel of John. Thus Erasmus, Calvin, Lücke, Tholuck, Olshausen, de Wette Reuss, Hengstenberg, Meyer, Messrs Weiss, Luthardt, Keil, Tholuck, Olshausen, de Wette Reuss, Hengstenberg,

Meyer, Messrs. Weiss, Luthardt, Keil,,Jerome, writing in the fourth century, testified (Adversus Pelagium, 2, 17) that this account was found « in several manuscripts, both Greek and Latin. Several eminent interpreters, Augustine, Bengel, Hug, Ebrard, Stier and Lange, have argued for the authenticity of this fragment, stating with Augustine that it was not originally cut out of fear of the moral influence it might exert at a time when, on the one hand, a great loosening of customs and, on the other, a false asceticism had crept into the Church.

Eusebius reported (Ecclesiastical History 3.39) that Papias’ writing on the Gospels contained the story of a woman who, because of her sins, was accused before the Lord.  This story, he added, is found in the Gospel of Hebrews. This would prove that the story belongs to the apostolic tradition. Who were these scribes and Pharisees and what was their mission ? They were often seen as delegates of the Sanhedrin and, consequently, as judges of the unfortunate woman they brought. They came to propose to Jesus a legal question concerning the accused before the trial.

What an appearance that the sovereign council of the Jewish nation, which despised and hated Jesus and had just sent judicial officers to arrest him, wanted to officially submit to him the case of the accused woman whom they were to judge! And how could it seem that Jesus would agree to pronounce on a matter that belonged exclusively to the court !   No, these men only acted under their own individual inspiration and came, as they often did, to propose to Jesus a captious question.

To this end, blinded by hypocrisy and hatred, they presented in public the unfortunate woman who had not yet been judged or condemned. No, these men acted only under their own individual inspiration and came, as they often did, to propose to Jesus a captious question. To this end, blinded by hypocrisy and hatred, they presented the unfortunate woman in public, who was not even in the presence of a lawyer.

 The death penalty was pronounced against adultery (Lv 20, 10; Dt 22, 22) but stoning was inflicted, according to the letter of the law, only on the unfaithful wife (Dt  22, 24). But in fact it was applied when the law prescribed no other. If Jesus had spoken out against stoning, the Pharisees would have accused him before the Sanhedrin as contemptuous of the Law of Moses; if he had spoken out in favour of punishment, they would have denounced him to the Roman authorities as an inciter to usurp a right, that of putting to death, which no longer belonged to him.

Deacon Michel Houyoux

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◊ Young catholics : click hear to read the paper   → 5th Sunday of Lent Year C (2022) 

◊ Fhather Hanloung Catholics : click here to reay   : click  to read the paper → Homily for 5th Sunday of Lent, Year C

♥ Fr Frank Pavone : « Preaching on abortion, 5th Sunday Lent, Year C

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L’Arche d’Alliance

Posté par diaconos le 30 mars 2022

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L’Arche d’Alliance fut le coffre qui, selon la Bible, contint les Tables de la Loi (Dix Commandements) données à Moïse sur le mont Sinaï1. C’était un coffre oblong de bois recouvert d’or. Le propitiatoire surmonté de deux chérubins, qui en forme le couvercle, a été considéré comme le trône, la résidence terrestre de Yaveh (Exode 25, 22). Lorsque le tabernacle fut terminé, l’arche fut mise dans le saint des saints, la partie la plus centrale du Temple de Salomon. (1 Rois 8, 1–8).

Les prêtres transportèrent l’Arche dans le Saint des Saints

Posté par diaconos le 30 mars 2022

Du premier livre des rois au chapitre huit

L’Arche d’Alliance fut le coffre qui, selon la Bible, contint les Tables de la Loi (Dix Commandements) données à Moïse sur le mont Sinaï1. C’était un coffre oblong de bois recouvert d’or. Le propitiatoire surmonté de deux chérubins, qui en forme le couvercle, a été considéré comme le trône, la résidence terrestre de Yaveh (Exode 25, 22). Lorsque le tabernacle fut terminé, l’arche fut mise dans le saint des saints, la partie la plus centrale du Temple de Salomon. (1 Rois 8, 1–8).

En ces jours-là, Salomon rassembla auprès de lui à Jérusalem les anciens d’Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des fils d’Israël, pour aller chercher l’arche de l’Alliance du Seigneur dans la Cité de David, c’est-à-dire à Sion. Tous les hommes d’Israël se rassemblèrent auprès du roi Salomon au septième mois, durant la fête des Tentes.

Quand tous les anciens d’Israël furent arrivés, les prêtres se chargèrent de l’Arche. Ils emportèrent l’arche du Seigneur et la tente de la Rencontre avec tous les objets sacrés qui s’y trouvaient ; ce sont les prêtres et les lévites qui les transportèrent. Le roi Salomon et, avec lui, toute la communauté d’Israël qu’il avait convoquée auprès de lui devant l’Arche offrirent en sacrifice des moutons et des bœufs : il y en avait un si grand nombre qu’on ne pouvait ni le compter ni l’évaluer.

Puis les prêtres transportèrent l’Arche à sa place, dans la Chambre sainte que l’on appelle le Saint des Saints, sous les ailes des kéroubim. Ceux-ci, en effet, étendaient leurs ailes au-dessus de l’emplacement de l’Arche : ils protégeaient l’Arche et ses barres. Dans l’Arche, il n’y avait rien, sinon les deux tables de pierre que Moïse y avait placées au mont Horeb, quand le Seigneur avait conclu alliance avec les fils d’Israël, à leur sortie du pays d’Égypte.

Quand les prêtres sortirent du sanctuaire, la nuée remplit la maison du Seigneur, et, à cause d’elle, les prêtres durent interrompre le service divin : la gloire du Seigneur remplissait la maison du Seigneur ! Alors Salomon s’écria : « Le Seigneur déclare demeurer dans la nuée obscure. Et maintenant, je t’ai construit, Seigneur, une maison somptueuse, un lieu où tu habiteras éternellement. » (1 R 8, 1-7.9-13)

En 960 avant Jésus Christ Salomon construisit un temple à Jérusalem pour Dieu. Son inauguration fut, avec la promulgation de la loi sur le Sinaï, l’un des actes les plus importants de l’histoire de l’Ancienne Alliance. Par cet acte, le nouveau temple construit par Salomon devint ce qu’il devait être, la demeure de Dieu. Cette fête fut l’achèvement de la restauration religieuse commencée par Samuel et poursuivie par David.

Cette fête fut célébrée avec une solennité extraordinaire ; elle dura sept jours et elle laissa un souvenir profond dans l’esprit des jeunes. Ils eurent, le huitième jour, une assemblée solennelle, et, ils célébrèrent la dédicace de l’autel pendant sept jours. Le vingt-troisième jour du septième mois, Salomon renvoya dans leurs demeures le peuple joyeux et le cœur content du bien que le Seigneur fit à David, à Salomon et aux Israélites. Les présidents et les notables de chaque commune (Dt 5, 23), comprenant les chefs des branches principales de chaque tribu, se rassemblèrent pour faire monter de la cité de David l’Arche d’Alliance pour l’installer dans le nouveau temple.

La fête de la consécration du Temple comprit quatre actes : la translation de l’arche et du Tabernacle dans le nouveau temple, le discours adressé au peuple par Salomon à cette occasion, la prière de consécration, la bénédiction de l’assemblée et la grande fête nationale

 La destination de l’arche fut de renfermer et de conserver les tables de la Loi : « L’arche de l’Alliance, entièrement recouverte d’or, dans laquelle étaient un vase d’or, contenait la manne, et la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance. » (He 9 4) Quand les sacrificateurs sortirent du temple, Ils se préparèrent à y rentrer pour offrir du parfum ; ils en furent empêchés par une nuée qui avait rempli l’édifice. Cet évènement marqua la prise de possession de ce temple par Dieu.

Aujourd’hui, les juifs viennent au pied du Mur des Lamentations, qui fut un mur de soutènement de l’esplanade du Temple de Jérusalem, situé dans la vieille ville. Il a été intégré au septième siècle aux murs d’enceinte de l’Esplanade des mosquées, lors de la construction du Dôme du Rocher et de la mosquée al-Aqsa. Les musulmans vont prier dans la mosquée d’Omar édifiée à l’emplacement du Temple.

Quand Jésus entra dans le Temple reconstruit par Hérode, il cria : « Détruisez ce temple, et je le reconstruirai en trois jours » Il parla de son corps. Paul en déduisit que les chrétiens sont aussi le Corps du Christ : « Vous êtes le corps de Christ, et ses membres, chacun en particulier » (1 Co 12, 12-27). Origène (185-253), Père de l’exégèse biblique, disait : »Tu es toujours dans le sanctuaire et jamais tu n’en sors. »

Ce n’est pas dans un lieu qu’il faut chercher le sanctuaire mais dans les actes, la vie, les mœurs. S’ils sont selon Dieu, s’ils s’accomplissent d’après son précepte, peu importe que tu sois dans ta maison ou sur le forum peu importe même que tu te trouves au théâtre : si tu sers le Verbe de Dieu, tu es dans le sanctuaire, n’en aie aucun doute. (Origène homélies sur le Lévitique XII, 4)

Les chrétiens, qui viennent en pèlerinage en Terre Sainte, viennent se recueillir dans les nombreux sanctuaires de la ville : le monastère saint Marc (syriaque-orthodoxe), l’église orthodoxe « Sépulcre de la Vierge Marie », le monastère Saint Jacques de Jérusalem; la cathédrale Saint Jacques (rite arménien), la basilique du Saint Sépulcre (rite catholique), la chapelle de la Condamnation au bord de la Via Dolorosa (rite catholique), L’Église du Pater Noster, sis sur le Mont de l’Ascension (rite catholique), l’église luthérienne du Rédempteur (culte protestant).

Compléments

◊ Histoire →  David et tout le peuple d’Israël firent monter l’arche du Seigneur parmi les ovations

◊ Catéchèse → Jésus chasse les marchands du temple.” (Jn 2, 13-22)

◊ La dignité du corps révélée par Jésus Christ→  Vos corps sont les membres du Christ (1 Co 6, 13c-15a. 17-20)

 Liens avec des sites web chrétiens

◊ Religion → Quelle est la signification de la Fête des Tentes pour les chrétiens ?

◊ Interbible →  La fête des Tentes à Jérusalem

◊ Le mur des lamentations → Découvertes archéologiques au mur des Lamentations

♥ Documentaire : « Le mystère de l’Arche d’Alliance »

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