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Mercredi de la quatrième semaine du temps pascal dans l’année C

Posté par diaconos le 11 mai 2022

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DE l’Évangile de Jésus Christ selon Jean

En ce temps-là, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle.  Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. » (Jn 15, 1-8)

Le cep et les sarments

Les interprètes se demandèrent quelle circonstance extérieure put avoir amené Jésus à se présenter à ses disciples sous l’image d’un cep de vigne. Les uns pensèrent que ce fut la vue de la coupe avec laquelle il venait d’instituer la cène, en prononçant cette parole : «  Je ne boirai plus de ce produit de la vigne. » (Mt 26, 29) d’autres qu’une treille ornait les parois extérieures de la chambre haute et que ses rejetons entraient par les fenêtres. Les exégètes qui admirent que ce discours fut prononcé en plein air, sur les pentes du Cédron (Jn 14, 31), se représentèrent Jésus passant le long d’une vigne.

Mais ce qui est digne de toute notre attention, c’est l’admirable parabole par laquelle il figura son union avec les siens, cette union dont il leur parla (Jean 14.18-23), cette union qui devait être aussi vivante, aussi intime, aussi organique que l’est celle des sarments. Le cep de vigne est une plante sans apparence (Is 53, 2) et sans beauté (Jésus ne prit pas pour image le cèdre du Liban, mais elle est vivace et produit des fruits exquis un vin généreux. Une telle plante donne lieu à une comparaison pleine de vérité de richesse et de beauté.

Mon Père est le vigneronle cultivateur, ajouta Jésus. C’est Dieu  qui planta ce cep au sein de notre humanité, en envoyant son Fils au monde et qui, par l’effusion de l’Esprit, provoquera sa croissance ; c’est Dieu qui amène les âmes à la communion avec Jésus (Jn 6, 37-64) ; c’est Dieu enfin qui, par le travail incessant de sa grâce, purifie et sanctifie les personnes qu’il a attirées à Jésus. Il y a, dans les ceps de vigne, des rejetons sauvages qui ne portent jamais de fruit ; le vigneron les retranche, afin qu’ils n’absorbent pas inutilement la sève. Un homme peut, de diverses manières, appartenir extérieurement à Jésus-Christ en se rattachant à son Église, en professant la foi chrétienne sans avoir part à la vie sanctifiante du Christ.

Tôt ou tard, il se verra retranché, exclu de cette communion apparente avec le Sauveur. Mais les vrais sarments portent du fruit. Ceux-ci, Dieu les nettoie, les purifie. Jésus voulut dire que ces sarments fertiles doivent être débarrassés de tout jet inutile et même d’une partie de leur feuillage qui empêcherait le fruit de mûrir. C’est Dieu encore qui poursuit, dans ses enfants, cette œuvre de purification et de sanctification continue, il l’accomplit par sa Parole, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce. Et si cela ne suffit pas, le céleste cultivateur emploie l’instrument tranchant et douloureux des épreuves, de la souffrance et des renoncements qu’il impose à ses enfants. Car ce qu’il veut à tout prix, c’est qu’ils portent plus de fruit. 

Jésus est le vrai cep, le véritable, celui qui, dans la sphère spirituelle et morale et dans ses rapports avec les âmes, réalise pleinement l’idée du cep dans la nature. Jésus, se tournant vers ses disciples, les rassura au sujet de ce mot sévère : il nettoie tout sarment qui porte du fruit. Jésus exprima ailleurs cette idée profonde et consolante (Jn 13, 10 ; Jn 17, 8 ; Jc 1, 18 ; 1 P 1, 23).

Des paroles précédentes qui dépeignent leur position de sarments unis au cep  découla pour les disciples un devoir absolu que Jésus formula ainsi : demeurez en moi, en renonçant constamment à tout mérite propre, à toute sagesse propre, à toute volonté et à toute force propres, ce qui est la condition d’une communion vivante avec Jésus. Si vous le faites, Jésus demeurera en vous, comme la source intarissable de votre vie spirituelle. Sinon, vous vous condamneriez à la stérilité du sarment séparé du cep. Cette conséquence résulte avec évidence de l’image même employée par Jésus. Jésus établit ainsi clairement la distinction entre la nature et la grâce.

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