Proclamation au Vatican de Cinq nouveaux saints à Rome

Posté par diaconos le 17 mai 2022

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« La sainteté du quotidien témoigne de la puissance de la prière simple , de l’endurance patiente et du don de soi silencieux » (Pape François »,lors de la messe de canonisation de cinq nouveaux saints sur la place Saint-Pierre au Vatican le dimanche 15 mai 2022 : le cardinal John Henry Newman (1801-1890), les sœurs Giuseppina Vannini (1859-1911), Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan (1876-1926) et Dulce Lopes Pontes (1914-1992), et Marguerite Bays (1815-1879), une simple couturière appartenant au tiers-ordre franciscain.

Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal Giovanni Angelo Becciu a lu pour chacun d’eux une courte biographie. Accompagné des différents postulateurs des causes, le haut prélat sarde a demandé au pontife de procéder à la canonisation des cinq bienheureux. Puis, après la litanie des saints, le chef de l’Eglise catholique a autorisé que soient inscrits dans le catalogue des saints les noms du cardinal britannique, des trois religieuses et de la stigmatisée originaire de Suisse.

La sainteté du quotidien

“Remercions le Seigneur pour les nouveaux saints qui ont marché dans la foi et que nous invoquons maintenant comme intercesseurs” (Pape François).  Les trois religieuses témoignèrent selon lui d’un chemin d’amour dans les périphéries existentielles du monde.  Sainte Marguerite Bays montra combien est puissante la prière simple de même que le sont l’endurance patiente et le don de soi silencieux. Il s’agit de la sainteté du quotidien, expliqua le Pape François, dont parla aussi de saint cardinal Newman, qui se convertit au catholicisme en 1845.

“Le chrétien possède une paix profonde, silencieuse, cachée, que le monde ne voit pas” (Pape François) Le chrétien est joyeux, tranquille, bon, aimable, poli, innocent, modeste, a-t-il encore indiqué citant encore le fondateur des oratoriens en Angleterre, il n’a pas de prétentions, son comportement est tellement éloigné de l’ostentation et de la sophistication qu’à première vue on peut facilement le prendre pour une personne ordinaire.

Trois étapes pour la guérison du cœur

Il s’agit en premier lieu d’invoquer le Seigneur. La prière est la porte de la foi, la prière est la médecine du cœur. C’est ensuite sur le chemin de la vie que l’on est purifié. : « La foi grandit avec le don et croît avec le risque”. Nous devons avancer dans la foi par  l’amour humble et concret et par la patience quotidienne.  Le dernier aspect consiste en rendre grâce pour les dons reçus. Il s’agit du sommet du chemin de foi. Remercier n’est pas une question de politesse, de bienséance, mais bien une question de foi : « un cœur qui remercie reste jeune”. (Pape François) Apprenons à remercier Dieu dès le réveil, en pleine journée ou avant de se coucher. .Merci est le mot le plus simple et le plus bénéfique.

Proclamation au Vatican de Cinq nouveaux saints  à Rome dans Catéchèse csm_Marguerite_original_baac383455Marguerite Bavais

Marguerite naquit le 8 septembre 1815 à la Pierra, dans la campagne fribourgeoise, en Suisse. Elle fut la deuxième des sept enfants d’une modeste famille d’agriculteurs. Dès l’enfance, elle aida ses parents aux travaux ménagers et de jardinage. Assez vive et enjouée, elle eut un attrait pour la prière dans la solitude et le silence. Ses contemporains pensèrent qu’elle entrera au couvent mais ce ne fut pas le cas : elle vécut de son métier de couturière tout en embrassant la vie de célibat choisi dans la chasteté.

 Marguerite s’engagea dans tous les mouvements de la paroisse. Elle accompagna de nombreux enfants sur le plan matériel et spirituel : elle confectionna parfois gratuitement des habits pour les enfants les plus pauvres et les emmena se balader le dimanche après-midi à la chapelle de Notre-Dame du Bois ; après un temps de prière  qui ne nous ennuyait pas, elle joua avec eux. Ils l’appelèrent Marraine, signe de l’affection qu’ils lui portèrent. Et, en vraie disciple de Saint François, elle entrae dans le Tiers Ordre franciscain de Romont.

Son rouet chantait tôt le matin, puis Marguerite assistait avec ferveur à la messe quotidienne à l’église de Siviriez. Dans les familles où elle se rendait ensuite, elle eut l’occasion de rencontrer, comprendre des mères de famille souvent soucieuses et chargées de difficultés. Elle les aida avec tant de bonté, de patience et de prière. De plus, elle fut souvent demandée par ces mères à veiller leurs malades, et agonisants qu’elle sut bien préparer à la rencontre avec Jésus.

Marguerite nous laisse le souvenir de sa vie, de son amour de Dieu et des services aux autres, perles qui réchauffent encore nos cœurs : gestes de réconfort, bonté, écoute, grâces accordées.  Et cela se poursuit toujours aujourd’hui.  Restée au domicile paternel, elle veilla à bien participer aux tâches ménagères qui lui incombèrent. Sa belle-sœur Josette ne lui rendit pas la vie facile : femme un peu sévère et indélicate, elle humilia Marguerite et ne la ménagea pas. Marguerite ne lui en voulut pas. Quand Josette arriva en fin de vie, touchée précocement par une maladie, Marguerite prit soin d’elle et la prépara à la mort. Elle fut la seule qu’elle accepta auprès d’elle.

Sa sœur Marie-Marguerite souffrit de la dissolution de son mariage, et revint vivre à la maison. Son frère Joseph, resta célibataire, de caractère excessif et aux mœurs parfois relâchées, finit par purger une petite peine de prison ! Et l’aîné Claude eut un enfant hors mariage, le petit François. Marguerite demanda à ce qu’il le reconnaisse officiellement. Elle prit en charge son éducation. Par contre son frère Jean, comprit mieux la vie mystique de sa sœur et s’inquiéta parfois de sa santé.

Face à ses frères et sœurs, en proie aux situations difficiles de leur vie, jamais Marguerite ne les  jugea d’une manière moraliste. Par son témoignage de vie toute remplie d’amour et de charité, chacun à son tour sentit attiré par le Christ pour entreprendre un chemin de conversion.

Elle avait une grande ferveur pour Marie Immaculée et  pour Jésus. La messe à laquelle elle se rendait chaque jour fut le sommet de sa journée. Elle pria souvent dans la journée. Aux personnes qui lui confièrent leurs misères elle dit ceci : « Priez votre chapelet, vous verrez ça ira mieux après. ». Elle se rendit régulièrement à la Fille-Dieu, où l’on retint de touchants témoignages des moniales qui apprécièrent sa prière, ses conseils. Elle partit plusieurs fois à pied en pèlerinage à Einsiedeln, à quelques 242 km, emmenant dans son cœur les soucis et les souffrances de ses voisins.

Avec sa filleule, Mère abbesse de la Fille-Dieu Lutgarde Menétrey, elle tissa de grands liens d’amitié : l’une et l’autre devinrent de véritables sœurs de cœur, partageant leurs joies et leurs peines sous le regard de Dieu-amour-miséricorde.  Touchée par un cancer, Marguerite pria la Vierge Marie : elle accepta  de souffrir pour Jésus, mais elle souhaita être épargnée des visites médicales qui l’affligèrent dans sa pudeur. Alors qu’elle fut mourante, elle fut guérie miraculeusement le 8 décembre 1854, jour de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Il s’en suit l’expérience de la stigmatisation. Chaque vendredi, Marguerite revit la Passion du Christ dans sa chair. Unie à Jésus, elle offre les souffrances qu’elle endure dans le silence et l’intimité de sa chambre, à l’abri des regards.

 Diacre Michel Houyoux

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